Chapitre un peu plus long que d'habitude et de forme différente. Bonne lecture ! Et merci de continuer à me lire ;)
Oh no, not me // Oh non pas moi
I never lost control // Je n'ai jamais perdu le contrôle.
You're face to face // Tu es face à face
With the man who sold the world // Avec l'homme qui a vendu le monde.
"The man who sold the world" - Nirvana
6h00 // Les Turks.
Comme chaque matin le réveil de Laurelei sonna vers les 5 heures. Il ne faisait pas jour et le soleil ne se leverait que dans quelques heures, pourtant elle devait déjà se hâter. Encore toute engourdie par le sommeil elle se leva. La désagréable sensation du carrelage froid, le manque de lumière dans l'appartement et la discussion qu'elle avait eu avec Rufus ne lui donnait pas envie de travailler, pourtant elle n'avait pas le choix ... Elle alluma la machine à café et pris sa douche en attendant que l'eau chauffe. Puis elle prit un petit déjeuner rapide tout en pestant contre sa colocataire qui dormait toujours. Et elle partit un takana dans la main droite, un pistolet caché dans son sac et un badge shinra accroché à la poche de son uniforme.
3h30 puis 4h00 puis 5h30. Encore une fois Rude avait passé une nuit courte, mais il commencait à s'y habituer. Depuis son entrée dans les turks il dormait de moins en moins, récemment ses nuits ne comptait que deux à trois heures. Il regarda vaguement l'heure : 5h30. Cela ne servait à rien de se recoucher, ni de commencer une quelconquee activité. Il soupira et décida de se préparer pour aller travailler. Qu'importe s'il arrivait beaucoup trop tôt, ce ne serait pas la première fois. En une vingtaine de minute il était près à partir, sans savoir quand il rentrerait.
Reno n'avait pas passé la nuit seul. Mais qui s'en etonnait après tout. Il se réveilla vers 6 heures en s'étirant comme un chat, manquant de peu de frapper sa compagne de la nuit. Il la détailla : elle était brune cette nuit, et plutôt belle. Avec un petit sourire de contentement il se leva et partit en quatrième vitesse. Il n'allait pas la réveiller d'un charmant baiser, ni encore lui servir le petit déjeuner au lit, ce n'était pas son genre. Il allait simplement s'en aller en esperant que la demoiselle comprendrait que leur histoire serait classée sans suite.
Le réveil sonna à 5 heures comme tous les matins. Et comme tous les matins une main féminine le frappa violemment. Un jour il ne sonnerait plus, à force. Elena se servit un café noir afin de passer la journée sans coup de fatigue. Elle savait pourtant que ce seul café ne lui suffirait pas et quand moins de 12 heures elle aurait déjà fini une cafetière entière. Elle était très sportive et ne rechignait pas devant l'effort, cependant travailler chez les turks n'était pas forcément reposant. Il arrivait qu'ils travaillent plusieurs jours de suite en ne dormant que le strict minimum. Elle bénit tous les dieux que ce ne soit pas le cas aujourd'hui. Il était l'heure il fallait bien partir.
A 6 heure Tseng etait déjà sur le pont. Il ne dormait pas beaucoup non plus, il avait appris à être operationnel malgré la fatigue. Ces jours ci il avait énormément de travail. Depuis la mort du président Shinra et la reprise de l'entreprise par Rufus, il devait en faire 3 fois plus. Ce n'était pas grave, au fond, à part son travail il n'avait pas vraiment de vie. Les dossiers s'ammoncelaient sur son bureau, les turks auraient beaucoup de travail pendant les jours à venir. Il se concentra sur son dossier, il devait le finir avant l'arrivé de ses hommes. Mais soudain la porte du bureau s'ouvrit à la volée :
" Monsieur Tseng, monsieur tseng ??" demanda une voix avec un fort accent mideelien : la voix de Gilda la secrétaire de Rufus.
Il essaya de rester de marbre malgré qu'elle l'ait effrayé.
" Que se passe-t-il ?" demanda-t-il d'une voix monocorde.
" Monsieur le président n'est pas dans son bureau" dit elle essouflée.
Tseng regarda sa montre : il n'était même pas encore 7 heure. Certes le président était souvent là de bonne heure, mais ce n'était pas un drame s'il était un peu en retard. Il le fit remarquer à Gilda :
" Gilda, il doit être encore dans ses appartements. Ne vous inquietez pas."
" Mais c'est bien ça le problème : son majordome dit qu'il n'est pas chez lui et son chauffeur ne sait pas où il est."
Le fait que le président découche n'était pas non plus un drame...
" Gilda attendons un peu. Nous nous inquieterons en temps voulu."
6h00 // Président Shinra
Rufus s'éveilla de son demi sommeil. Il entendait des bruits dans le manoir, certainement les domestiques qui s'attelaient à leurs taches quotidiennes. Plus question de dormir, il détestait être dérangé. Il préféra se préparer pour arriver au QG avec un peu d'avance. Il prit une douche rapide et s'habilla de son éternel costume blanc. Il jeta un coup d'oeil désabusé dans la glace et sortit de sa chambre. Le couloir était noir et les bruits avaient cessé. Bizarre, il avait peut être revé au fond. Tant pis, il se mit en marche quand à la hauteur de la porte d'entrée une vive douleur à la nuque le fit s'ecrouler. Inconscient.
9h00 // Les turks.
Les turks arrivèrent avec plus ou moins de ponctualité. Et se mirent à la tache avec plus ou moins d'ardeur. Elena rêvassait devant la machine à café, les yeux rivés sur Tseng. Ce n'était plus un secret pour personne : Elena avait le béguin pour son supérieur.
Laurelei avait besoin d'une pause, elle la rejoignit donc.
" Tu veux encore un peu de café dans ton sucre Elena ?" lui dit-elle
Elena regarda son goblet et rougit : elle avait tellement sucré son café que le sucre ne se diluait plus.
" Qu'elle idiote, mais qu'elle idiote."
Une journée habituelle se profilait.
9H00 // Président Shinra
Rufus sentait le froid l'envahir, il était allongé par terre dans le froid et la poussière. Il essaya d'ouvrir les yeux mais il avait un tel mal de tête qu'il sentait battre son coeur à l'interieur de sa boîte cranienne. Après maints efforts il put les ouvrir. une lumière aveuglante lui fit plisser les yeux. Il n'était plus chez lui.
Il tenta de se lever mais des chaînes entravaient ses poignets, le maintenant au sol. Il regarda à gauche puis à droite et ne vit que des ordures et des canalisations désafectées, il devait être dans un entrepot. Il tenta de rassembler ses souvenirs mais rien ne venait : plus aucun souvenir à partir de son réveil. Il essaya de se dégager. Sans succès. Il chercha alors à trouver son téléphone portable : il ne l'avait plus. Tout comme son fusil.
10h00 // Les turks
Reno dormait sur son siège : il haïssait la paperasse, c'était un homme de terrain. Rude essayait de se concentrer mais lui aussi n'aimait pas trop la paperasse et les rapports. Tseng ne se laissait pas déranger, tout comme les deux femmes. Quant à Gilda elle n'osait plus les déranger, malgré que le président soit toujours absent.
10h00 // Président Shinra
Depuis près d'une heure le président Shinra essayait de trouver une solution. Qu'avait il pu bien lui arriver ? Personne à l'horizon. Encore une fois il essaya d'enlever ses chaînes en essayant de faire glisser la menotte par sa main. Il força jusqu'à en saigner mais ne réussi pas à l'enlever.
Mais il n'était pas du genre à appeler à l'aide, alors il n'allait pas hurler. Il allait attendre. Peut être qu'un jour ou l'autre les équipes qu'il avait tellement payé pour s'entrainer déciderait de venir l'aider.
11H00 // Les turks.
Le ventre d'Elena commencait à gargouiller : son petit déjeuner n'avait été qu'un café. Elle eut le droit à quelques remarques de Reno. Rude lui s'était enfin mit serieusement au travail. Tseng regardait par la fenêtre soucieux tandis que Laurelei nettoyait son takana. Quel ennui ...
11H00 // Président Shinra
Quel gachis se dit-il mentalement : il avait des milliers de soldat, et une bande de turks surentrainés. Mais cela ne l'empêchait pas d'être prisonniers dans un entrepot.
Il entendit des pas et tenta de se redresser. Il devait se préparere à tout : ami ou ennemi.
"Rufus Shinra ..." dit une voix nasillarde.
Rufus n'arrivait pas à distinguer qui cela pouvait être, il ne voyait qu'une vague silhouette cachée dans l'hombre. L'homme eut un petit rire sournois puis s'approcha. L'homme continua de parler :
" Non ne cherche pas qui je suis, tu ne me connais pas. Mais moi..." il s'arrêta et sortit la lame de son petit cutter puis reprit "... je ne te connais que trop bien."
Il n'était pas seul. Une bande de molosse l'accompagnait. Il en reconnut quelques uns, qui avaient servis de garde du corps à Don cornéo.
" Mon petit Rufus, grâce à toi mon père est mené à la faillite. Avec tes grandes idées, et celle de ton feu père..." dit-il dans un rire nerveux "... nous ne vendons plus d'électricité. Tout le monde préfère se rallier à la grande Shinra, et les petites entreprises honnêtes ne tournent plus"
Il s'approcha et tenu le président par le col. Ils étaient tellement proches que Rufus pouvait sentir son haleine putride et détailler ses yeux vitreux.
" Tu as jusqu'a 18h00 pour nous filer une rancon de 1 millions de gils ou nous serons obligés de te tuer très lentement."
12h00 // Les turks
Les bruits du ventre d'Elena allant en s'intensifiant elle décida d'aller manger. Laurelei ayant fini ses dossiers pour la matinée décida de l'accompagner.
Elle se levèrent toutes le deux de leur bureau quand le portable de Tseng sonna. Tous se retournèrent vers leur responsable, qui semblait troublé. La conversation avec son interlocuteur ne dura que quelques secondes puis il fermit le clapet de son téléphone. Il se leva et se retourna vers ses recrues avec son air sérieux des grandes missions et ajouta :
"Je crois que nous avons un problème."
12H00 // Président Shinra
L'homme à la mauvaise haleine avait en main le téléphone de Rufus. Il semblait ébahi par toute cette technologie mais ne savait même pas comment téléphoner avec. Au bout d'une vingtaine de minutes il réussit à appeler en prenant un numéro au hasard. Il s'était dit que le président était tellement important que n'importe qui accepterait de payer pour lui. Rufus redressa légerment la tête et distingua le nom de la personne qu'il allait appeler : Tseng. Il se rallongea avec un sourire satisfait : peut être qu'un jour ou l'autre les turks décideraient de venir le chercher.
L"homme colla le téléphone contre l'oreille de Rufus. Tseng décrocha :
" Tseng. Responsable des turks."
" Tseng rapportez un millions de gils devant ..." commença le président.
Rufus s'arrêta et regarda l'homme avec insistance. Celui ci dit :
" Entrepot 5, secteur 3."
" Vous avez entendu Tseng. Et ne faites pas d'histoire." reprit il
L'homme reprit le téléphone et raccrocha satisfait puis demanda :
"Qui c'est Tseng ??"
" Ma secrétaire " répondit Rufus alors qu'il pensait tout bas : Amateur.
14h00 // Les turks.
Tseng avait enfin compris que l'absence de Rufus n'était pas normal et il se sentait mal à l'aise de ne pas s'en etre inquiété plus tôt.L'équipe avait tout prévu et ils étaient armés jusqu'aux dents. Tseng avait chercher un plan du coin au département de l'urbanisme et avait tout calculé pour que les turks puissent sortir le président de cette mauvaise passe sans trop de casse.
14h00 // Président Shinra.
L'heure tournait sans que Rufus puisse surveiller sa montre. A tout hasard aurait-il dû prévenir que l'argent devait être apporté avant 18H? L'homme s'impatientait, on sentait qu'il etait à fleur de peau et qu'il n'hésiterait pas à attaquer au moindre désagrément.
Soudain une déflagration se fit entendre, comme un coup de feu. L'homme se leva, dégaina son arme et se dirigea vers l'entrée de l'entrepot. Rufus tourna la tête vers la porte mais sa nuque lui faisait toujours mal. Il reposa la tête contre le sol et vit sur la verrière du plafond de l'entrepot Laurelei qui lui faisait signe.Rufus regarda autour de lui et ne vit aucun garde, il lui fit signe. Elle enleva un grand carreau de la verrière et se glissa dans l'entrepot. Rufus pu distinguer Rude qui assurait la descente en corde de Laurelei. En quelques secondes et sans bruit elle était par terre.
Toujours aucun garde, ils étaient certainement tous en train de chercher d'où venait la déflagration qui était en fait une diversion de Reno. Avec une tige en fer la jeune turk réussit à ouvrir la serrure des menottes. Tout en gardant un oeil sur sa montre elle enleva rapidement le baudrier qu'elle portait et le donna à Rufus pour qu'il le mette. En quelque minutes il était hissé par Rude et Laurelei restait en bas. Elle sortit son takana de son fourreau et chercha ses collègues des yeux: c'était au tour des turks de jouer à présent.
18h00 // QG de la Shinra.
Reno, Rude, Elena et Laurelei était tous trois assis devant le bureau du président et avaient tous la désagréable impression de se retrouver au temps de l'école, quand ils étaient convoqués chez le directeur.
" Je n'en suis pas sûr mais j'ai cru entendre le président nous traiter d'incapables quand nous sommes rentrés à la shinra." commença Rude.
" On n'y peut rien. C'est Tseng qui n'a rien fait." ajouta Reno.
" Est ce que le président peut renvoyer Monsieur Tseng ? " demanda Elena.
" On m'a soupconné de tentative de meurtre du président sans me renvoyer. Par déduction j'imagine non." dit Laurelei.
Tseng sortit du bureau du president avec une mine grave. Tous essayèrent de trouver une raison à cette expression mais Tseng ne leur en laissa pas le temps:
" Dépechez vous nous avons énormément de travail"
Non on ne pouvait pas renvoyer Tseng. Journée banale en somme...
Pour répondre à Zephyree le Rufus X OC va commencer à se développer ... dans le chapitre suivant !!
