Désolé pour les quelques jours de retard, j'ai eu du mal à le finir pour cause de grippe, vous devez connaître ça. Le chapitre en fin de compte ne donne pas trop ce que je voulais, mais à vous de me donner votre avis :) ! Je tiens à m'excuser pour les fautes de frappe et d'orthographe.


Oh no don't be shy // Oh ne soit pas timide

You don't have to go back // Tu n'as pas à faire demi-tour

Hold me, thrill me // Retiens-moi, fais-moi frissonner

Kiss me, kill me // Embrasses-moi, tues-moi

"Hold me, thrill me, kiss me, kill me" - U2


Laurelei détestait etre convoquée seule dans le bureau de Tseng, elle savait pertinemment quu'à la clé elle aurait le droit à des réprimandes ou à une mission peu glorieuse.

" J'espere que vous n'avez rien de prévu ce soir Laurelei, car j'ai une mission pour vous..." commenca le wutaien

Elle se rengaillardie, peut etre qu'elle devrait infiltrer une soirée mafieuse, ou faire une descente dans le QG d'un groupe de terroristes , ou encore ...

" Le président est constamment menacé ces temps ci, et aux vues de vos très bonnes qualités de combat, j'aimerais que vous lui donniez quelques conseils pour qu'il puisse se défendre en cas d'attaque. Vous irez au manoir Shinra, ce soir."

Une mission comprenant le president, ce n'était pas nouveau, elle aurait pu s'en douter.

"Pardon. Pourquoi ça ?" demanda-t-elle

" Bien vous avez les capacités qui prouvent que vous en êtes capable." répondit son superieur

" Je ..."

" Si vous refusez, vous savez comme moi ce qu'il vous arrivera."

" Pourquoi moi ..." Laurelei soupira en sortant du bureau, pensant que Tseng n'entendrait rien.

" Parce qu'il le président l'a demandé personnellement." murmura Tseng.


La musique était à plein volume dans la voiture de service de Laurelei. Elle se pencha sur le volant pour admirer les grands arbres qui entouraient la propriété des Shinra. Le jardin et le manoir devaient être immenses aux vues de ce qu'on appercevait de l'exterieur. Elle arrêta la voiture devant les grilles et sonna à l'interphone :

" Qui êtes vous ?" grésilla la voix dans l'interphone.

" Laurelei des turks."

" Montrez votre badge à la caméra."

Et ça recommencait, les séries de contrôles inutiles pour qu'en fin de compte on lui dise " Ah oui Laurelei des Turks bien sûr mais oui vous pouvez entrer."

Elle fouilla dans ses poches à la recherche de son badge et executa les ordres du garde.

" Pouvez vous réciter votre numéro d'identification sans regarder votre badge."

"# H464" répondit-elle désabusée.

Un soldat arriva. Il portait une petite perche avec un miroir qu'il passa sous la voiture à la recherche d'une bombe. Rien c'était prévu. Puis enfin les grilles s'ouvrirent, laissant Laurelei entrer dans la propriété. Les pneus crissèrent sur le gravier et la voiture démarra en trombe. Le chemin des grilles au manoir était long et cahotique. Moqueuse Laurelei se demanda si cela arrivait au président de se perdre dans cette immensité.

Elle se gara juste devant l'entrée pour être sûre de retrouver sa voiture dans la nuit, puis sonna à la porte. Un soldat ouvrit, cela aurait été étonnant que ce soit le president en personne.

" Qui êtes vous ?" demanda-t-il d'une voix monocorde.

" Laurelei, des turks, numéro d'identification #H464" répondit elle en lui montrant son badge, sachant pertinnement qu'il allait lui demander.

" Avez vous des armes sur vous ?"

" Bien sûr. Je suis une turk." dit elle,, énervée.

" Je vais vous demander de les laisser ici."

Elle soupira et sortit son pistolet et son épée qu'elle posa violemment sur la table. Puis d'un ton aggressif elle demanda :

" A part ça ?"

"Vos gants..."

" Quoi mes gants ?" demanda laurelei en regardant ses mitaines.

" Ils ont des particularités ?"

" Ils ont la particularité d'êtres des gants. Et je ne compte pas les enlever."

" Je suis désolée madame mais ..."

" Mademoiselle tout d'abord ! Et puis après vous croyez que c'est parce que je porte des mitaines que je vais étrangler le président ???"

Elle sentait son sang bouillir : déjà que cette mission ne l'enchantait pas, si en plus tout le monde se mettait en travers de son chemin.

Elle entendut un rire cynique déjà bien connu qui résonna dans son dos.

" Laissez la entrer." dit le président Shinra.

" Je vais quand même devoir vous demander de passer par le portique pour vérifier que vous n'avez plus d'arme sur vous." demanda le soldat, visiblement consciencieux.

D'un pas graçieux Laurelei passa par le portique et se retourna vers les soldat :

" Alors heureux ?"

Elle se dirigea vers l'escalier où se trouvait Rufus avec une pointe d'appréhension. Depuis le bal de la shinra elle ne le regardait plus du même oeil. Arrivée à sa hauteur elle prit une pose proche du garde a vous.

" Bonjour monsieur le president ..." commenca-t-elle

" Suivez moi " dit il en se retournant, sans prêter attention à la turk.

Laurelei executa, elle monta le grand escalier qui lui rappelait etrangement ceux du quartier général de la Shinra. Elle détailla les murs recouverts de tableaux des ancêtres Shinra. Sarcastique elle pensa que les Shinra n'etait qu'une famille de mégalomanes qui vivaient dans un manoir aux allures de palais royaux.

Ils arrivèrent devant une porte de bois blanc qui paraissait tellement simple à côté des meubles fastueux qui ornaient le couloir. Deux gardes se trouvaient de chaque coté, tellement immobiles qu'on auraient pu les prendre pour des décorations.

" Vous pouvez disposez et anoncer aux autres soldats qu'ils peuvent prendre congé." demanda le persident

Les soldats parurent interloqués par cet ordre.

" Mais Mr le president ..." commenca l'un d'eux.

Le president s'approcha du garde et sortit son fusil, puis ajouta :

" Ne contestez pas mes ordres..."

Les deux soldats firent un salut et déguerprient immediatement. Le president ouvrit la porte. Laurelei entra emerveillée : elle découvrit une salle aussi immmense que la serre de combat dans laquelle elle s'entrainait à l'école militaire de Junon.

Le president ferma la porte et soupira :

" Puisque nous sommes là, finissons-en le plus rapidement possible."

Elle n'était pas contre. Elle enleva sa veste et la posa par terre.

" Hé bien je ne sais pas trop votre niveau monsieur le president... Avait vous déjà des notions en combat rapproché ?"

Il y eut un blanc, elle le prit pour une réponse négative.

" Nous commencerons alors par les manoeuvres défensives avant les offensives. Je vais donc essayer de vous attaquer ou de vous bloquer plusieurs fois et vous aller tenter de m'en empecher."

Toujours pas de réponses ... Elle avait vraiment l'impression de parler aux murs. Le president se tenait au milieu de la salle, les bras croisés, le visage fermé. La jeune turk se doutait que cet entrainement ne devait pas être une partie de plaisir pour lui : comment une jeune femme de famille modeste allait elle lui apprendre à se battre, lui le successeur de la Shinra ?!

" Allons y." dit elle avant de lancer la première attaque que le president bloqua plutot habilement.

Elle fut destabilisée, elle avait tellement peu l'habitude de le toucher. Pour elle, il avait toujours été cet présence lointaine et superieur qu'on ne peut atteindre. Le président profita de ce moment de flottement pour l'attaquer à son tour et Laurelei se retrouva bloquée contre un mur, la main du president enserrant sa gorge. Allait il en profiter pour se venger de tous les fiascos qu'elle avait créés ou encore la tuer parce qu'elle avait laissé tuer son père ?

" Monsieur le president je ..." essaya-t-elle de se défendre.

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il l'embrassa, un baiser prolongé et appuyé. Sans qu'elle puisse répliquer, il recommenca. Que pouvait elle faire ? Elle n'arrivait pas à se dégager ... Puis après tout ce n'était pas si désagréable ...


Le matin arriva rapidement et Laurelei se reveilla dans des draps de soie blanc. Elle se retourna à la recherche de Rufus mais le lit était vide. Elle comprit rapidement ce que cela signifiait. Elle se leva et prit ses vêtements de la veille et entreprit de partir au plus vite.

Une fois appretée elle entra dans le salon. Un grand piano tronait majestueusement au milieu de la pièce. Elle s'y installa pour détailler la partition qui y été posée, puis emportée par l'envie elle commenca à jouer.

La mélodie résonnait dans le manoir comme une complainte mélancolique. Laurelei se souvenait bien de cette musique, une berceus qu'on jouait aux enfants, toujours les mêmes accords et ce tempo qui rappelait l'innocence d'une enfance perdue. Elle se sentait emportée par la musique, mais tellement nostalgique.

Les domestiques arrivaient peu à peu mais elle restait là à caresser les touches du piano, habillée sommairement de son costume de turk, plongée dans la lumière orangée de l'aube.

Tout en continuant de jouer elle leva son regard sur l'immense baie vitrée. A travers elle distinguait sa voiture de service garée devant la porte avec cet immense logo rouge sang. Elle voyait aussi les personnes qui s'affairaient dans le jardin, heureux de profiter de cette journée ensoleillée dans ce cadre idyllique. Laurelei les enviait, ils avaient l'air tellement libres ici alors qu'elle se sentait enfermée dans ses fonctions, dans cette grande tour vitrée.

En reflet elle apperçut Rufus qui se tenait dans l'embrasure de la porte, il avait toujours ce regard désabusé et superieur, Laurelei comprit ses intentions avant même qu'il ne les énonce :

" Il est 7 heures, tu ferais mieux de t'en aller."

" Bien sur " répondit elle d'une petite voix.

Elle prit ses quelques affaires et mit sa veste puis elle sortit sans dire un mot. Il fallait qu'elle s'y fasse, une nuit avec Rufus Shinra ne pouvait être qu'un moment éphémère, qui ne se reproduirait pas.

Rufus s'approcha du piano. Il y jouait rarement car les souvenirs ressurgissait quand ils s'y installait : les durs leçons que son père l'obligeait à prendre mais aussi ses soirs ou il entendait une mélodie surgir du salon et découvrait avec bonheur sa mère installée devant le clavier. Il frôla les touches de ses doigts fins tout en pensant :

" Il ne faut pas que ça se reproduise ..."


Laurelei alluma le contact et regarda une dernière fois le manoir, des larmes perlaient sur ses joues sans raison. Un mélange d'amerture, de fatigue et peut etre de regret. Elle ne savait plus. Elle remit le volume de la radio au maximum.

" Ne me dit pas que tout était manigancé..."


A l'origine ce chapitre devait être le chapitre 13 mais comme le 11 et le 12 ne me plaisaient pas du tout j'ai preferé passé tout de suite à celui ci quitte a reecrire les autres pour les mettre après. Il est possible que je mette les chapitres moins rapidement maintenant car juqu'a celui ci j'avais des chapitres d'avance et plus maintenant ... Mais je vais faire mon maximum !