Nanaange1992 : je voulais te remercier dans le chapitre precedent mais je l'ai poster un peu à la va vite. Contente que l'histoire te plaise !!! Ha ces hommes qui ne jugent pas les femmes à leur juste valeur !!! Tu vas encore plus détester Rufus dans ce chapitre !!!

Les choses commencent a s'eclaircir dans l'histoire de nos turks !


I put my cards upon the table // Je joue cartes sur table

I do the speaker I am able // Je prends la parole parce que j' en suis capable

I threw my pistols in the ocean // J'ai jetté mes armes à l'eau

Eyes wide with revelation // Des yeux, écarquillés par la révélation,

Red hot chili peppers - "save the population"


Laurelei dévala les soixantes étages de la tour shinra, ignorant la fatigue et sa respiration sacadée. Sortir. Il fallait qu'elle sorte, qu'elle quitte l'atmosphère pesante la Shinra, ses escaliers de services crasseux et ses secrets d'etat ignobles. Mais l'air et la pollution de Midgar étaient encore plus opressants.

Elle continua à courir sur le parvis puis entra dans le parking. Elle s'engoufra dans sa voiture de service. Ses gestes étaient difficiles et ses mains tremblaient.

" Dites moi que c'est un mensonge. Que c'est un cauchemard ..."

Ses larmes commencèrent à couler, brouillant sa vue. Elle les laissa couler. Ces larmes allaient laver les affronts de la Shinra, les pleurs refoulés, la fatigue accumulée, la révélation de Reno et surtout cette dévotion à Rufus, cet amour à sens unique.

Elle fonca sur la route à toute allure, zigzaguant entre les voitures des conducteurs endormis. Elle saisit son PHS et composa fébrilement le numéro de Freija.

" Woui ?! " répondit Freija, d'une voix pâteuse et endormie.

" Cherche moi l'adresse de l'orphelinat de Midgar." dit Laurelei, la voix entrecoupée de sanglots.

" Ca ne va pas ?"

" Cherche moi cette putain d'adresse." hurla la jeune turk tout en essayant d'essuyer les larmes qui coulaient abondamment sur ses joues.

Laurelei raccrocha et continua à rouler à tombeaux ouverts, attendant impatiemment l'appel de Freija. Celui ci ne se fit pas attendre :

" Sur la plaque superieur, secteur n°6."


Laurelei dégaina son arme et toqua violemment à la porte de la vieille demeure. Les lumières s'allumèrent dans le corridor et une petite femme en robe de chambre lui ouvrit. Elle paraissait déconcertée :

" Qu'est ce que vous faites là ?? Ce n'est pas une heure pour déranger les honnêtes gens !!!"

La turk pointa son M9 entre les deux yeux de la femme :

" Il me faut des informations immediatement."

La vieille dame prit un visage horrifié tout en reculant, manquant de renverser son porte parapluie.

Laurelei entra puis claqua la porte. Elle gardait une expression décidée et un ton ferme. Rien ne pouvait faire présumr que son monde venait de s'écrouler il y a quelques instants.

" Ne faites rien aux enfants. Je vous donnerai tout ce que vous voulez." bredouilla-t-elle en agitant les mains.

" Des informations." répéta Laurelei " C'est tout ce que je veux.

La directrice de l'orphelinat parut se calmer. Elle fit signe à la jeune femme de la suivre dans son bureau.

" Vous voulez peut être un thé ou je ne sais pas ..." demanda-t-elle, sa voix traduisant une certaine anxiété.

Ces soudaines considérations exasperaient Laurelei, elle prefera les ignorer.

La vieille dame fouilla dans ses tiroirs tout en jetant quelques coups d'oeil à la turk.

" Répétez moi votre nom." demandait-elle constamment.

" Laurelei Dagger." répondait elle machinalement.

Dire que les turks lui répétait constamment de cacher la moindre information sur elle. Et elle était là, dans cet orphelinat miteux à raconter les moindre détails de sa ville à une vieille femme en robe de chambre et papillotes.

" Je l'ai !!" hurla-t-elle quelques minutes plus tard, heureuse d'être enfin libérée de cette pression insoutenable.

Le coeur de Laurelei se mit à battre à tout rompre, cognant contre sa poitrine. Mais elle garda un visage de marbre : il ne fallait pas montrer ses sentiments.

" Qu'indique-t-il ?" demanda-t-elle tout en essayant de garder le ton neutre.

Le visage de la femme devint livide, presque blanc. Elle scruta le badge que Laurelei portait toujours à son col. Laurelei remarqua sa gène, elle pointa alors son arme sur le coeur de la directrice de l'orphelinat puis ajouta :

" Je veux tout savoir."

La vieille dame tourna les pages fébrilement et commenca à lire d'un ton peu assuré :

" Vos parents étaient de canyon cosmo. Des archeologues d'après le dossier. Ils ont été tués. Je suis désolée mademoiselle."

" Par qui ?"

Ils avaient donc tous raison : Bugghenaghen, Reno ... Laurelei ferma les yeux et pria pour que la réponse ne soit pas celle qu'elle redoutait.

" Je ... Ils se sont opposés a la shinra vous comprenez." répondit elle, génée.


Rufus tournait en rond dans son bureau de Junon. Jamais le météore n'avait était aussi proche, et à présent la terre se rebellait. Ses armes, monstres envoyés par la terre allaient certainement tuer tout le monde avant que l'invocation de Sephiroth puisse le faire. Il n'osait se l'avouer mais toute sa politique n'avait été qu'un fiasco : il fallait trouver des coupables. Il se leva et marcha dans les couloirs de la base militaire. Puis il s'arrêta devant une grande porte de metal rouillé. Il entra et se trouva face à une jeune femme aux cheveux bruns et un homme à la peau noir dont le bras droit avait été remplacé par une mitraillette. Il les avaient trouvés ses coupables : Avalanche. La population devait les hair après ce qu'il s'était passé au secteur 7. Leur exécution calmerait la panique ambiante et ferait la publicité de la shinra.

" Je croyais que Cloud viendrait vous sauver, Hojo aurait bien voulu le voir aussi ..." commenca-t-il.

" Qu'est ce que tu veux lui faire ?" demanda la jeune femme : Tifa.

" L'alter ego de Sephiroth ... Le météore se rapproche mais ce n'est pas fini... J'ai un boulot pour toi !" dit il en direction de l'homme : Barret.

Il allait achever quand Heiddegger entra dans la pièce :

" Président ! Tout est prêt pour l'exécution publique." dit-il

" L'exécution ?! Qu'est que ca va changer de nous exécuter ?!" hurla Barret.

" Vous devez être exécutés en tant que coupable d'avoir créé cette situation. Les gens n'ont pas grand chose dans la tête. Ils iront mieux s'ils savent que quelqu'un a été puni. Profitez de vos derniers instants." répondit le président.


Laurelei arracha la feuille des mains de la femme et se dirigea vers la porte d'entrée à grandes enjambées. La directrice resta plantée au beau milieu du bureau, elle était bouche bée et semblait completement ahuris avec ses cheveux en bataille.

Elle se dirigea vers sa voiture de service mais fit volte face. La Shinra ... c'était fini, elle n'y retournerait plus pour tout l'or du monde.

Elle regarda passer les voitures sur la grande avenue, puis après quelques secondes de reflexion elle marcha jusqu'au milieu de la route d'un pas décidé. Une première voiture l'évita de justesse et le conducteur ouvrit sa fenêtre pour l'insulter toute en klaxonnant copieusement. Le second conducteur eut le reflexe de braquer son volant et fit un dérapage. Il réussit à s'arrêter à quelques mètres de la jeune femme.

Alors que le chauffeur se remettait de ses émotions, Laurelei se dirigea vers la portière du conducteur. Cette fois ci elle sortit son katana qu'elle sortit. Elle posa le bord tranchant contre le cou de l'homme.

" Sors de cette voiture, elle m'appartient maintenant."

Il s'executa en essayant de rassembler rapidement quelques affaires. Une fois dehors il courrut sans but, juste pour s'éloigner de cette folle au costume de turk.

Laurelei s'assit au volant de la voiture : une mustang qui devait bien avoir quelques années au compteur. Elle prit son PHS et composa à nouveau le numero de l'appartement de Freija. Elle n'eut même pas le temps d'entendre la sonnerie que son amie décrocha immediatemment.

" Laurelei je m'inquietais pour toi !"

" Prépare toutes tes affaires. On dégage de Midgar. Je viens te chercher dans 10 minutes."

" Comment ça ?" cria Freija dans le combiné.

" Je t'expliquerais."


Reno envoya son dossier contre le mur, faisant voler toutes les feuilles dans le bureau. Il resta planter là, à fixer cette maudite pochette alors que son sang bouillonait. S'il avait pu oublier son enfance, le mal que lui avait fait Hojo. S'il avait pu oublier le fait qu'il soit une experience... Et si seulement Laurelei n'avait pas remuer ses souvenirs. Il hurla de rage en envoyant son poing dans la cloison du mur. Puis au fil des minutes il se calma .

Il attrapa son PHS et composa le numéro du president. Qu'elle fut sa collègue ou non, Laurelei était à présent un élément gênant pour la Shinra. Ce fut une femme qui décrocha le téléphone.

" Le président ne peut pas vous parler." dit Scarlett sans même laissé parler Reno.

" Il faut que je lui parle, question de vie ou de mort." répondit Reno sur le même ton dédaigneux que la jeune femme.

" Le président a autre chose à faire qu'écouter vos petites histoires de turk Reno. Nous venons d'essuyer une des attaques des armes."

" Nous venons de perdre un de nos agents." dit Reno, du tac au tac.

Scarlett soupira. Un silence s'installa pendant quelques minutes, puis le président reprit l'appareil.

" Que voulez vous Reno, j'avais spécifié que je ne voulais pas être dérangé."

" Laurelei a quitté les turks."

" Pardon ?" demanda Rufus, sous le choc.

" Elle ..." Reno hésita, il éprouvait de la compassion pour sa collègue malgré tout, puis il continua " ... elle est partie, elle a quitté les turks."

Le président ne répondit pas. Il fixa le cadavre de l'arme qui flottait au loin dans la mer de Junon. Puis il reprit la parole :

" Très bien Reno. Vous pouvez disposer."

Reno ferma le clapet doucement le clapet de son téléphone. Il regarda à nouveau les feuilles qui jonchaient le sol. Et s'il avait fait une erreur sous le coup de la colère ?


La pluie commenca à battre le pavé. De plus en plus fort. Freija attendait devant le batiment C77 des logements de fonction, une gros sac à la main. Le même sac qu'elle avait emmené quand elle avait quitté Junon. A côté d'elle, elle avait posé la valise de Laurelei. Des bagages qu'elle avait fait à la va-vite, comprenant l'urgence de la situation.

Laurelei fut heureuse de voir son amie prète à partir. Elle lui ouvrit la portière et Freija s'engoufra dans la vieille voiture en veillant à ne pas trop toucher l'habitacle qui semblait aussi sale que la route.

Laurelei redémarra la voiture, faisant crisser les pneus.

" Qu'est ce qu'il se passe donc Laurelei ?" demanda-t-elle, en haussant la voix pour couvrir le bruit du moteur.

" Freija, tu te souviens il y a deux ans quand nous sommes partis de Junon. Tu m'as suivi sans rien dire, alors qu'on se connaissait à peine." répondit-elle.

" Oui ?! Et alors qu'est ce que ça a à voir ?" demanda la rousse.

" Je te demande de faire la même chose aujourd'hui."

Freija se tut et fixa ses chaussures toutes trempées par la pluie. La voiture était pratiquement à la sortie de Midgar lorsque elle demanda :

" Pourquoi ne veux tu rien me dire ?"

Laurelei quitta la route des yeux quelques minutes, fixant le visage anxieux de son amie :

" Parce que je voudrais te protéger." répondit elle en souriant tristement.

Freija fit le même sourire puis elle sursauta, effrayée par la sonnerie d'un portable. Laurelei fixa le tableau de bord ou elle avait posé son PHS puis elle l'attrapa.

" Oui." dit elle après avoir décroché.

" Sais tu ce qu'il ait arrivé au dernier membre de la shinra qui a abandonné son poste ... ?! "

Laurelei recconut la vois de Rufus. Elle respira profondémment pour s'empêcher de l'insulter.

" Sais tu ce qu'il est arrivé à la dernière personne qui a osé toucher à un membre de ma famille ?"

Rufus eut un rire fort, faux, presque machiavélique. On aurait dit le diable en personne.

" Ma chère Laurelei je te dirais simplement de faire attention à toi prochainement, il arrive tellement d'accident ces derniers temps ..."

La haine s'emparait de Laurelei. Au fur et à mesure que la colère montait, elle appuyait de plus en plus fort sur la pédale de l'accelerateur.

" Tu sais Rufus un jour toutes tes mauvais actions se retourneront contre toi. Et j'espère que ce jour là je pourra assister à ta descendante aux enfers."

Rufus monta dans l'hélicoptère près à décoller de Junon et s'installa aux côtés du pilote, Rude en l'occurence. Puis il répondit, les machoires crispés :

" En esperant que tu ne sois pas déjà morte."

Laurelei lanca son PHS par la fenêtre, de toutes ces forces, et le regarda se fracasser contre les rochers du désert de Midgar. Mais soudain Freija hurla :

"Attention Laurelei !!!!!!"

Laurelei eut à peine le temps regarder devant elle pour appercevoir un barage formé par les soldats. Elle braqua le volant pour les eviter et la voiture s'encastra dans un énorme rocher.


Oui je sais c'est pas très sympa de vous laisser comme ça dans le suspens ... ;)