J'espere que l'histoire vous a plu et que vous apprecierez sa fin ... Pas facile en fait de conclure une histoire.

En tout cas merci à tous ceux qui m'ont lu et specialement à ceux qui m'ont reviewer car vous m'avez été d'une grande aide pour faire cette histoire en commentant mes chapitres. J'espere vous retrouver pour une prochaine histoire.


I sent you to sucide lover // C'est moi qui t'ai suicidé mon amour.

Openend up the vein // Moi qui t'aie ouvert les veines.

So you're angel lover // Tu es donc un ange mon amour

Forever and then // Pour toujours et à jamais.

Franz ferdinand et Jane birkin - Sorry angel


Rufus Shinra avait bien survécu à l'attaque de l'arme. Il survécut aussi au météorite qui tomba sur Midgar quelques jours après le départ de Laurelei. Puis ensuite il du se battre contre les géostigmates, arme redoutable qui le détruisait de l'interieur. Il supporta même les incessantes attaques du gang de Kadaj. Rufus Shinra et son équipe était bien comme tout le monde le pensait : indestructibles.

Quant à Laurelei, elle avait perdu toute la confiance qu'elle avait gagnée en integrant les turks. Depuis la mort de Freija, elle vivait dans la crainte que Rufus ne la tue à son tour.

Mais malgré tous ces retournement de situation, la vie avait repris son cours.


Gilda toqua doucement contre la porte du président. Elle laissa passer quelques instants, puis entra.

" Monsieur une jeune femme demande à vous voir."

" Faites la entrer." répondit il, sans même quitter son dossier des yeux.

Il se demandait qui pouvait bien le voir à cette heure tardive. Certainement Elena qui venait faire son rapport pensa-t-il après quelques secondes de reflexion. Il soupira par avance, sachant pertinement le temps que durait les rapports de la jeune turk.

Il se replongea dans son dossier, le temps que Gilda fasse entrer la jeune femme.

Des centaines de pages lui annonçait des montants colossaux, des millions à perte de vue, des gils en moins sur son compte. Jamais il n'aurait pensé que la reconstruction d'une ville lui aurait coûté si cher. Mais il n'avait pas le choix, par acquit de conscience ou par culpabilité, il fallait bien qu'il paye. La population de l'ancienne Midgar avait besoin de lui et il leur devait bien.

Rufus se leva difficilement de son fauteuil, grimacant chaque fois que le tissu de sa chemise effleurait les cicatrices de ses anciennes géostigmates. Il se dirigea à pas lents vers la baie vitrée et contempla la construction de Edge, sa nouvelle mégalopole. Et il serra les dents en repensant aux dégats qu'avait pu faire Bahamut et Kadaj durant leur brève incursion dans la ville.

Le président s'impatienta. Gilda n'était toujours par revenu avec Elena. Il se dirigea à pas pressés vers la grande porte de chêne massif et s'arrêta.

Son esprit fonctionnait à cent à l'heure : habituellement, Elena venait directement le voir, sans passer par Gilda. Quelque chose ne tournait pas rond ... Il se dirigea alors vers son bureau contre lequel il avait posé son fusil.

Puis soudain il entendit la porte s'ouvrir, et une voix...

" Monsieur le président."

Il reconnaissait cette voix. Une voix claire, féminine mais ferme. Il se retourna et dégaina immédiatement son fusil.

" Quel acceuil..." répliqua la jeune femme.

" Te voir ici ne me présage rien de bon, je préfère prévenir qu'agir." répondit il.

" Pourtant cela ne te ressemble pas. " dit la jeune femme en s'approchant doucement du président " cela ne resssemble pas à l'homme qui n'a pas fuit devant l'arme, qui s'est jeté dans le vide pour vaincre le gang de Kadaj. Je trouve ça pathétique ..."

Elle s'arrêta et fixa le président de ses yeux bleus electriques.

" Tu entends ça Rufus, je te trouve pathétique de trembler devant une ex-turk !"

" Que fait tu là Laurelei ?" demanda-t-il.

" Je pense que tu as deviné mes intentions ..."

Soudain, un groupe d"homme entra dans la pièce : des ambassadeurs aux vues de leurs costumes bariolés. Il trouvèrent ainsi, Laurelei et Rufus face à face pointant chacun leur arme vers l'autre. Un mouvement de frayeur les parcourus, ils hésitaient : devaient ils appeler à l'aide, partir en courant ou les regarder se tirer dessus ?

Laurelei prit peur, elle braqua son pistolet sur le groupe :

"Le premier qui l'ouvre se prend une balle dans la tête." siffla-t-elle entre ses dents.

La tension montait, elle n'avait pas prévu que ces hommes débarqueraient. Un long silence s'installa. Rufus paraissait étonnement calme, contrairement à Laurelei qui commencait à douter du bien fondé de son geste. Elle visait tour à tour le président et le groupe d'ambassadeurs, dépassée par la situation.

" Scarlett disait donc vrai ..." soupira-t-il.

" Bien sûr qu'elle disait vrai !! Mais ce qu'elle ne t'a pas dit c'est que j'ai agis sur ses ordres et ceux d'Heiddeger. Tu ne te doutais de rien ?! Darko, entrepot 5, le bal ... Tu ne trouves pas qu'on avait essayé de t'assassiner beaucoup plus souvent depuis que je faisais parti des turks. "

Rufus baissa la tête, visiblement peiné de revoir Laurelei dans un telle situation.

" Pourquoi reviens tu ici maintenant ?" demanda-t-il.

" Je viens accomplir ma mission avant que tu ne m'en empêches. Et venger la mort de Freija..."

" Ce que tu peut être idiote. Je n'ai jamais voulu de mal à ta stupide amie, encore moins à toi. Reno ne t'as rien dit ?"

" N'essaye pas de m'appitoyer Rufus ca ne marchera pas." répondit Laurelei, sentant que son bras faiblir.

Elle enleva le cran de sécurité de son arme. Il ne fallait pas qu'elle faiblisse car il la tuerai si elle ne le faisait. Elle était devenu trop dérangeante à présent.

Elle sentait sa main qui commencait à trembler légèrement. Elle n'y arrivait pas, elle pensait encore à cette période ou tout allait bien entre eux. Elle n'arrivait pas à penser à cette ordure qui avait tuer tant de persones, qui l'aurait tuer si Reno n'était pas venu la sortir de là.

" Tu n'oseras pas tirer." répondit il sarcastiquement, en essayant de garder une certaine contenance.

Il se doutait qu'elle commencait à faiblir. C'était bien son point faible : elle se laissait trop submerger par ses sentiments.

" Madame ne faites rien." lui hurla soudain une petite femme, qu'elle n'avait pas vu dans la foule d'ambassadeurs.

Laurelei fut effrayée par cet éclat de voix, et son doigt glissa sur la gachette. Un coup partit . Rufus sursauta.

" Ce n'est rien... " dit le président dans un toussotement, afin de rassurer ses invités. "... juste une égratignure."

Il appuya sa main contre son bureau pour soutenir le poids de son corps qu'il sentait de plus en plus lourd. Il regarda Laurelei, elle paraissait choquée. Il ferma les yeux et sourit tristement. Toute son histoire avec elle n'avait été que malentendu depuis le début. Il toussa encore une fois et sentit le gout métallique du sang dans sa bouche. Il rouvrit doucement les yeux.

" Ce que tu peux être conne." dit il à l'attention de Laurelei.

Il avanca à pas lourd et lent, sentant ses forces le quitter.

" Ce que tu peux être conne... Tu n'as pas compris... Fallait que tu accomplisses ta putain de mission. Tu n'as pas compris que si tu avais été une turk comme une autre tu serais déjà morte et enterrée. Ce que tu peux être conne."

Le président perdait de sa superbe. Il redevenait humain. Il prit une grande respiration comme s'il essayait d'aspirer quelques minutes de vie en plus.

" Je ne suis pas blessé, une egratignure." dit il aux ambassadeurs.

Mais sa respiration fut de plus en plus difficile

" Je ..."

Il s'ecroula, une tache de sang partant de son coeur se répandait sur son son costume puis sur le parquet. Laurelei réprima un cri en couvrant sa bouche avec se main. Les larmes coulèrent le long ses joues. Elle regardait les amabassadeurs qui accouraient tous autour du corps de Rufus, tous s'afferaient autour du président afin de lui sauver la vie.

Puis elle regarda son arme, qu'elle tenait du bout des doigts. Un M9 de taille moyenne, metallique avec un crosse noire, une capacité de 10 balles normales ou 5 balles explosives, un pendentif representant Hadès accroché à la gachette, censé lui porter chance... Une belle arme qu'elle avait eu en rentrant chez les turks, qui avait remplacé son ancien pistolet, trop usé par les entrainements de Junon.

Elle ne savait plus à présent qui mentait, qui était sincère, elle se sentait juste perdue.

" Mission accomplie." dit elle en fixant le corps de Rufus.

Puis doucement, elle posa le canon froid de son arme contre sa tempe.

Pour la deuxième fois de la journée, un coup de feu retentit dans les nouveaux bureaux de la Shinra.


Elena, Rude, Reno et Tseng étaient tous alignés au garde à vous, bien ajustés dans leurs costumes noirs. Et pour une fois Reno portait une cravate. Ils avaient un air grave et les yeux rouges d'Elena trahissaient ses quelques larmes. Laurelei pensa tout bas.

" Elena ... Une turk ne pleure pas ..."

Ils impressionaient tout le monde, eux, l'élite, et Laurelei sentit son coeur se pincer de fierté.

" Je te trouve bien insolente de te trouver ici à cet instant."

Laurelei se retourné et fit face à Rufus.

" Je viens admirer le spectacle." répondit elle, ironique. " Et toi que fait tu ici ?"

" J'étais curieux de voir qui viendrait."

" Je suis moi même étonnée qu'il y ait autant de monde."

Le silence s'installa quelques minutes. Puis Rufus reprit la conversation :

" Est ce qu'un jour tu pardonneras de ne pas t'avoir tout avouer." hésita-t-il.

Laurelei fit un petit sourire triste, et le regarda dans les yeux.

" Je ne crois pas. Après tout, la vie aurait été tellement plus simple si tout le monde avait été sincère."

Rufus sourit à son tour, de manière plus sarcastique.

" Ca tombe bien, moi non plus je ne te pardonnerai pas mon ange ..."

Dans des torrents de larmes, de souvenirs, de regrets ou de joie pour certains, et devant deux cerceuils de bois blanc, les âmes de Laurelei et Rufus retournèrent au courant de la vie, le Lifestream.


Ah bah râté pas de happy end pour cette histoire ... Au fait précision : les soldats qui ont tué Freija étaient sous les ordres de Scarlett. Je voulais le preciser dans le chapitre mais je n'arrivais pas à le caser. Hop je vais aller changer le statut de mon histoire maintenant : Complete :)