Coucou! Avec le succès de mon dernier Snarry, j'ai décidé de remettre ça… Voilà donc ma nouvelle création avec ce couple que j'affectionne grandement… Pour les besoins de mon histoire, Albus Dumbledore n'est pas mort, Harry a vaincu Voldemort mais sombre dans la dépression.
Merci à ma fidèle correctrice, Fumseck!
Je rappelle que les personnages ne sont pas à moi mais bien à JKR...
Bonne Lecture à tous! En espérant que cette fic vous plaira aussi …
Harry avait défait le mage noir depuis maintenant près d'un mois et les cours avaient recommencé normalement depuis deux semaines. Ce n'était pas évident pour les enseignants de faire leur travail avec l'excitation présente depuis la victoire de leur héro. Mais ce dernier n'allait visiblement pas bien et ne tolérait pas vraiment sa popularité. Potter était rendu arrogant et déplaisant pour tous ceux qui l'approchaient de trop près, même ses deux meilleurs amis n'y pouvaient rien et subissaient bien souvent les foudres de ce dernier. Il voulait être seul et rejetait toute aide qui lui était proposée. Il s'enlisait dans une profonde dépression et désirait mourir au plus vite. Malheureusement pour lui (pas pour nous), son courage de Gryffondor l'avait abandonné au moment où il en aurait eu besoin pour pouvoir s'ouvrir les veines. Il se contentait donc d'être insupportable et de prendre n'importe quel risque stupide, comme de s'asseoir sur les bords de fenêtres des plus hautes tours de l'école.
Il assistait aux cours seulement lorsqu'il n'avait rien de mieux à faire. Et lorsqu'il était présent, rarement il y était attentif.
- Potter, vingt points de moins pour Gryffondor, hurla Snape en jetant de la poudre de licorne dans la potion du jeune homme. Vous auriez pu tous nous faire sauter à cause de votre inattention.
Harry se contenta de hausser légèrement les épaules, il s'en foutait, il n'en avait rien à faire des risques qu'il pouvait causer, tout comme il n'était aucunement intéressé à la potion qu'il devait produire. Maintenant qu'il avait vaincu Voldemort, sa vie n'avait plus aucun but et les séquelles que cette guerre avaient eu la gentillesse de lui laisser, il s'en serait bien passé.
Avant de pouvoir venir à bout du mage noir, il avait du subir plusieurs heures de tortures autant physiques que psychologiques. Il avait du affronter mentalement la mort de ses parents, plusieurs fois, la torture que certains mangemorts firent subir à de jeunes enfants et parfois même, il fut le témoin de viols perpétrés par eux. A chaque fois qu'il fermait les yeux, des images remontaient à la surface pour le hanter. Il avait gagné, oui, mais avec quelle récompense! Le reste de sa jeune vie gâchée par des cauchemars dont il aurait bien pu se passer.
Albus avait essayé de savoir ce que le jeune homme avait dut vivre ou voir, mais ce dernier se terrait dans un mutisme concernant les événements traumatisants dont il avait été victime. Même le psychomage avait été envoyé paître par le jeune homme.
- Pourquoi ne le laissez-vous pas quitter l'école comme il le désire? Avait demandé la directrice des Gryffondor au directeur. Il est un danger pour les autres étudiants.
- Il a besoin d'aide, Minerva. Je ne peux pas le laisser dépérir seul, il doit s'en sortir même si cela prend du temps. Il a vécu beaucoup pour un jeune homme de son âge.
- Alors permettez-lui au moins de prendre une pause, conseilla-t-elle.
- Je ne peux pas le faire, si je le laisse à lui-même, il sera encore plus compliqué de le ramener. Mais je crois qu'il ne nous reste malheureusement qu'une solution. Mais le plus compliqué sera de convaincre les deux principaux intéressés.
- Expliquez-vous, questionna l'enseignante, curieuse d'en savoir plus.
Severus grognassait en se rendant au bureau du directeur à la demande de ce dernier. Il n'avait pas vraiment envie de laisser ses potions mais il n'eut pas le choix. De plus, il pressentait que ce dont le directeur voulait l'entretenir ne lui plairait certainement pas. La note avait été courte et concise :
« Dans mon bureau immédiatement, j'ai besoin d'aide d'urgence. Albus »
Ce n'était pas bon signe, il le savait. Le directeur n'avait jamais besoin de lui sauf pour certaines tâches ingrates, comme enseigner l'occlumentie à Potter lors de sa cinquième année. Il se doutait bien que cette fois-ci, la demande ne serait pas plus joyeuse.
Arrivé devant la gargouille qui gardait les quartiers du directeur, Severus donna le mot de passe en grognant.
- Bonbons aux citrons, non mais quand va-t-il apprendre à donner un mot de passe réaliste? Va-t-il penser à autre chose que ses maudites friandises un jour? Il est pire qu'un enfant avec ses bonbons. Y'a autre chose dans la vie que ces sucreries.
Tout au long des marches qu'il grimpa, il râla contre les manies du directeur. Tellement qu'il ne réalisa pas qu'il était maintenant rendu dans le bureau d'Albus et qu'il ronchonnait toujours. Dumbledore le regardait avec un air moqueur.
- Si je change mes goûts, je crains qu'il ne vous reste plus de quoi grognasser et je sais que c'est votre passe temps favori, je ne désire pas vous l'enlever, se moqua ce dernier.
- Grrr… Vous m'avez demandé, alors si on en venait au but de ma présence ici, je pourrai retourner ensuite dans mes appartements, fit Severus d'une voix sèche.
Le directeur souriait. S'il ne connaissait pas si bien son enseignant, il aurait probablement relevé le manque de respect qu'il venait d'afficher dans sa façon de parler mais il savait que c'était dans l'homme de donner l'aspect d'un homme froid et dur.
- Bonbon aux citrons, Severus?
- Albus, soupira l'homme en noir.
- Bien… Je vous ai demandé pour une requête particulière, c'est à propos d'Harry…
- Alors la réponse est non, coupa automatiquement l'enseignant.
- Je n'ai pas le choix, reprit le vieil homme. J'ai retourné la question dans ma tête de toutes les façons possibles et c'est la seule solution logique. Dès ce soir, il cohabitera avec vous dans vos appartements. C'est pour sa protection.
- Quoi? Mais, il n'est pas question que j'endure ce stupide gamin!
- Severus, j'ai toutes les raisons de croire qu'Harry ne va pas bien, je suis certain que vous vous en êtes rendu compte vous aussi. J'aimerais qu'il soit sous surveillance et vous êtes le seul ici qui a assez de pouvoir sur lui et qu'il craigne encore un peu. Harry doit être mit en sécurité et vous êtes le mieux placé pour ça. De plus, votre expérience est grande dans ce domaine et c'est ce qui fait de vous la meilleure personne pour sauver le jeune homme.
- Ce que vous demandez est impossible, vous savez très bien qu'on ne peut pas se sentir ni l'un ni l'autre… Nous allons nous prendre à la tête et les dégâts ne seront pas joyeux.
- Je sais que vous serez raisonnable, Severus, vous l'aiderez du mieux que vous pouvez et je vous remercie d'avoir accepté aussi rapidement.
Le vieux fou, Snape rageait intérieurement, il n'avait jamais accepté! Il savait qu'il n'avait pas le choix de prendre le gamin sous sa protection. Mais il aurait aimé pouvoir en prendre la décision par lui-même au lieu qu'on lui impose. Maintenant, il était condamné à supporter la présence du jeune homme dans ses quartiers. Pire encore, c'était lui qui devait avertir Potter de la décision du vieil homme, donc supporter la crise existentielle qu'il ferait certainement. Il était maudit et il le savait.
Severus entra dans la grande salle et se dirigea immédiatement vers le fils de son ancien ennemi. Il s'arrêta à sa hauteur et lui dit immédiatement.
- Potter, suivez-moi immédiatement, on doit parler.
Le jeune homme fut surprit de la demande de l'homme en noir. Il ne se souvenait pourtant pas avoir eu une retenue avec lui. Ni d'avoir été convoqué. Mais il savait qu'il n'était jamais bon de contrarier l'enseignant, donc il se leva, prit son sac et suivi Snape. De toute façon, il ne mangeait jamais beaucoup depuis la fin de la guerre. Son appétit, déjà petit, avait diminué considérablement, au point où il pouvait sauter plusieurs repas sans peine.
Tout au long du chemin vers les cachots, il s'interrogea pour comprendre pourquoi il avait été demandé. Il repassa dans sa tête tous les événements de la journée, essayant de trouver le faux pas qu'il aurait pu avoir commit. Mais à bien y penser, il s'en foutait aussi, rien de ce que pouvait lui dire l'enseignant ne l'atteindrait, croyait-il. Il ne put pas imaginer combien il avait tort…
Dans la grande salle, les deux amis d'Harry discutaient à voix basse.
- Il est ignoble, toujours prêt à mettre Harry en détention, se scandalisait Ron.
- Ce n'est peut-être pas pour ça qu'il le demande, défendit Hermione.
- Pourquoi alors lui a-t-il demandé de le suivre?
- Je ne sais pas, mais Harry nous racontera sûrement tout à son retour.
- S'il revient, soupira le roux. Snape peut très bien le garder pour toute la nuit et le faire récurer des chaudrons remplit de viscères de crapaud séchés.
- Arrête d'être aussi pessimiste, Ron. Le professeur Snape est sévère mais juste, il ne collera pas Harry sans raison.
- Tu crois que c'est pour sa potion manquée de ce matin?
- Non, il l'aurait averti durant le cours.
Arrivé devant une toile représentant Salazar Serpentard lui-même, Severus s'arrêta et donna son mot de passe et avisa la toile que Harry aurait la permission d'enter dans ses appartements. Le jeune homme se demandait bien à quoi rimait cette drôle de permission. Il avait hâte de savoir enfin pourquoi il avait du suivre l'enseignant.
Dans l'appartement, la décoration surprit grandement le jeune homme qui s'attendait à voir un endroit sombre et sale, mais au contraire, la pièce était rangée et colorée, en vert, évidemment.
- J'ai passé le test, la pièce est à votre goût?
Harry sursauta, il n'avait pas réalisé que son enseignant le regardait depuis maintenant près de cinq minutes pendant qu'il analysait la pièce. Il haussa les épaules mais ne répondit rien, il n'en avait pas envie.
- Puisque vous n'avez pas l'air d'avoir quelques choses d'intelligent à dire, venons-en au but de votre présence ici, fit Severus
Snape expliqua, sans délicatesse et sans utiliser de détour ce que le directeur avait décidé pour la protection du jeune homme. Bien entendu, il eut la réaction qu'avait prévu l'homme en noir.
- Il est hors de question que je sois emprisonné ici avec vous.
- Ce n'est pas une option, vous n'avez pas le choix. Et j'insiste pour que vous suiviez les règles que j'établirai.
- Allez vous faire foutre, fit le jeune homme en se redirigeant vers la sortie.
Snape le retint en verrouillant la porte à distance.
- Je crois que vous ne m'avez pas bien comprit, dit-il. La décision est irrévocable. Je ne suis pas plus enchanté que vous par cette décision.
- Alors pourquoi vous soumettre? Vous n'êtes pas capable de dire non à un vieux fou? Je n'ai pas à rester ici sous votre horrible garde!
Severus bouillait intérieurement, le jeune homme était rendu avec une insolence incroyable. Il avait le goût de l'éliminer lui-même, mais il savait qu'il ne le pouvait pas sans conséquences. Il prit une bonne inspiration avant de répondre à l'insulte qu'il venait d'entendre.
- Mon horrible garde vous est imposée et ce n'est pas un gamin qui viendra s'opposer à la demande du directeur. Mettez-vous ça dans la tête. Rien de ce que vous pourriez faire changera la situation. Le mieux serait de vous y faire rapidement pour qu'on réussisse à en venir à une cohabitation la moins pénible possible. Et je vous conseille de changer votre attitude avec moi, parce que votre insolence ne sera pas tolérée en ma présence. Maintenant que ce point est réglé, vous prendrez la chambre qui est derrière cette porte, dit-il en la montrant du doigt. Vos choses doivent déjà toutes y être.
Minerva convoqua Ron et Hermione. Elle leur expliqua pourquoi Harry ne dormirait plus dans la tour des Gryffondor pour un certain temps.
- Il ne va pas bien depuis la fin de la guerre et le professeur Dumbledore croit que pour son mieux, il devrait être sous surveillance. C'est pourquoi il a été confié au professeur Snape. Il habitera avec lui et il veillera à ce qu'Harry ne cause aucun geste déplorable.
- Mais c'est insensé, fit Ron, ils ne sont pas capables de se supporter. Ils vont s'entretuer.
- Le directeur croit que c'est la meilleure solution pour lui, d'être sous surveillance serrée avec une personne qui a encore un peu de pouvoir sur lui. En plus, le professeur Snape a beaucoup plus d'expérience que vous ne le croyez avec les personnes dépressives. Chez les Serpentard, il n'était pas rare avant d'en voir des cas parmi les enfants de mangemorts qui avaient peur pour leur avenir.
- Combien de temps restera-il là-bas? Questionna Hermione.
- Aussi longtemps qu'il ne reprendra pas du mieux et qu'il agira de façon insouciante, soupira la directrice de maison. J'espère simplement que ce ne sera pas trop long et qu'Albus a raison dans son évaluation de la situation.
Harry n'écoutait pas Snape qui voulait lui dicter les règles à suivre pour les prochaines semaines. Il était concentré sur la porte et essayait, par tous les moyens qu'il connaissait d'enlever le sort de verrouillage mit par l'enseignant. Mais aucune formule ne fonctionnait. Il essaya même de la défoncer à coup d'épaule mais il ne réussit qu'à se faire mal.
- Lorsque vous aurez fini votre petit jeu, Potter, vous pourrez peut-être m'écouter un peu. Je déteste répéter.
Au bout de deux pénibles heures, Harry se laissa choir sur le sol. Rien n'avait fonctionné et il était encore enfermé dans les appartements de son enseignant. Il avait une douleur lancinante qui lui martelait l'épaule.
- Bien, maintenant que vous pouvez m'écouter… Premièrement, je dois savoir en tout temps où vous vous trouvez. Donc, avec la permission du directeur, j'ai déposé sur vous un sort de repérage. Ensuite, il n'est pas question que vous sortiez des murs du château sans mon autorisation et sans que je sois présent avec vous. Même les sorties à Pré-aux-Lards sont temporairement suspendues pour vous. Troisièmement, je veux vous voir dans mes appartements immédiatement après le souper, pas question que vous végétiez dans l'école. Vous avez des cours à rattraper et je suis là pour m'assurer que vous vous mettiez à jour. Dernièrement, je ne tolèrerai pas de comportement insolent ici ou en ma présence. Vous devrez me respecter, si vos amis acceptent que vous les envoyiez paître, c'est leur choix. Moi je demande la politesse en tout temps. Me suis-je bien fait comprendre?
Harry ne répondit rien. Il avait bien écouté et il était scandalisé par les règles à suivre. On le traitait maintenant comme un gamin pré-pubère alors qu'il approchait sa majorité. C'était injuste à son avis, il ne méritait pas un tel traitement après les avoir sauvés d'un mage noir puissant.
- Je vous ai demandé si j'avais été assez clair pour vous, Potter?
L'interpellé se contenta de lever les yeux vers Severus. Il n'avait pas l'intention de répondre et c'était parfaitement visible dans son regard. Ensuite, il se leva et se dirigea vers la chambre qui lui avait été assignée. Toutes ses choses étaient bel et bien dans la pièce, sauf une.
- Mon balai n'est pas là. Où est mon balai? Qu'en avez-vous fait?
- J'ai oublié de vous prévenir que le directeur à peur que vous preniez la fuite avec, donc il est consigné jusqu'à ce que des changements aient lieu dans votre comportement et que vous le méritiez.
- Quoi? Mais je n'ai plus l'âge où on peut me confisquer mes choses depuis fort longtemps. Remettez-moi mon balai immédiatement.
- Je n'ai aucun ordre à recevoir de vous, Potter. Maintenant, je vous conseille de vous coucher de bonne heure pour dormir convenablement. Demain vous débutez avec un double cours de potions et il n'est pas question que vous ne vous présentiez pas.
Harry fit la sourde oreille et claqua même la porte de sa nouvelle chambre. Il était furieux, maintenant, non seulement il était condamné à être sous la surveillance de Snape mais en plus, on lui avait enlevé le seul passe temps qui lui faisait un peu de bien. Il n'avait plus rien maintenant pour se changer les idées et faire le vide à l'intérieur de lui. Il était réduit à demeurer dans sa chambre. Ce n'était finalement pas trop mal, au moins il serait seul et la chambre était quand même mieux que la minuscule pièce qu'il avait chez les Dursley.
Le lendemain matin, Harry fut le premier prêt pour se rendre à son cours de potions. Il n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Il n'en avait pas eu envie, il n'avait même pas fait l'effort de se mettre au lit. Il était resté constamment près de la fenêtre magique à regarder les étoiles.
Severus savait qu'il n'avait pas dormi, mais il ne dit rien pour la première journée. Déjà qu'il ne s'attendait pas à ce que le jeune homme soit près pour son cours, il ne voulait pas le provoquer dès le début. Il le conduisit à la grande salle pour le déjeuné tout en sachant qu'il n'ingèrerait rien. Mais c'est à force de suivre une routine fixe que l'envie de vivre devrait lui revenir.
Harry fit comprendre assez radicalement à ses deux amis qu'il n'avait pas envie de discuter de sa situation. Il avait l'air très morose et grognait au lieu de répondre lorsqu'on lui parlait.
- C'est inquiétant Mione, dit Ron. Il n'a passé qu'une nuit chez Snape et il est déjà rendu grognon comme lui.
- Ron, franchement, le sermonna la brunette. Ce n'est pas comme ça qu'on l'aidera à retrouver son sourire.
- Peut-être en lui trouvant une fille, tu m'as tellement changé. Ce sera peut-être pareil pour lui.
- Ce que tu peux être simple parfois.
Hermione avait bien remarqué que son ami n'avait pas l'air d'avoir d'intérêt fixe pour les filles. Bien sur, il avait eu un béguin pour Cho et pour Ginny. Mais aucune des deux relations n'avait été bien loin. Elle en avait conclu qu'il devait être plus attiré par les hommes que les femmes. Mais ce n'était pas à elle de le dire au rouquin, elle ne voulait pas blesser Harry en dévoilant une chose qu'il n'avait apparemment dite à personne encore.
Aussi surprenant que ça puisse paraître, durant le cours de potions, Harry fit sa potion parfaitement. Il ne fit aucune erreur et n'eu besoin de l'aide de personne. Faut dire qu'il avait envie d'avoir une fiole ou deux de cette potion de sommeil sans rêve. Elle lui serait utile pour le faire dormir sans cauchemar.
Ce n'était pas par hasard qu'il avait eu cette concoction à faire. Snape avait décidé de la leur demander, pour aider le jeune homme sans le faire directement. Il savait que s'il avait donné lui-même cette potion au jeune, elle aurait été refusée. Une fois qu'Harry aurait réussit à avoir un sommeil réparateur, il pourrait peut-être envisager de pouvoir parler un peu de ce qui le travail le plus et aller sur la voie de la guérison mentale.
Le reste de la journée, personne ne vit le jeune homme. Il s'était en effet immédiatement dirigé vers sa nouvelle chambre et avait avalé une fiole de potion. Il avait passé la journée à dormir, allant jusqu'à ronfler fortement. Et grâce à la concoction bien confectionnée, il n'avait eu aucun rêve pour venir troubler son sommeil. Ce n'est que le lendemain, au levé du soleil qu'il daigna enfin ouvrir un œil. Il avait dormi plus de dix-neuf heures consécutives.
- Tien, voilà notre grand dormeur, fit Severus en le voyant. J'espère que ça vous a fait du bien au moins.
Harry resta surprit. Il s'était attendu à ce que Snape le sermonne pour les cours qu'il avait manqué la veille, mais au contraire, il n'avait pas l'air le moindrement offusqué par son attitude.
- Tu avais visiblement besoin de récupérer, dit l'homme lisant la surprise dans les yeux de l'autre.
- Ouaip… et maintenant j'ai faim, dit-il en volant la dernière rôtie qui était dans l'assiette de l'enseignant.
Severus resta sans voix. Il trouva vraiment effronté que le jeune homme se serve à même son petit déjeuné à lui. Mais en même temps, il était content de le voir manger à nouveau. C'était tout un dilemme, s'il l'enguirlandait, il risquait de voir le peu de chemin fait s'écrouler et devoir tout recommencer. Pour réussir à l'aider, il était impératif qu'il gagne la confiance du jeune homme et pour ce faire, il devait éviter le plus possible les disputes entre eux. Il se résigna donc à redemander un repas aux elfes de maison.
Les cours de la journée ne furent pas très intéressant pour le jeune homme, il n'y mit pas sa concentration. Donc au cours de sortilège, il blessa deux étudiants de Poufsouffle en ne contrôlant pas sa force magique.
- C'est un danger public, Albus. Vous devriez au moins suspendre ses cours le temps qu'il se remettre, conseilla Minerva
- Si je fais ça, il se sentira à part et il ne veut rien de plus que de ne pas avoir de statut particulier. Il désire qu'on le traite comme un simple étudiant et non comme le héro de cette guerre. Donc je ne peux pas lui offrir de traitement particulier. Ce sera à vous de vous adapter à son comportement si vous désirez l'aider pour son bien.
- Mais il vient de blesser deux étudiants. Et on ne peut pas priver les autres d'une formation conforme parce qu'un étudiant ne peut pas se concentrer.
- Il y a toujours moyen de modifier son programme sans pour autant priver les autres, dit le vieil homme.
Deux semaines passèrent et le jeune homme prenait toujours sa potion pour dormir. Il avait recommencé à manger à chaque jour mais son intérêt pour les cours n'était toujours pas là. Faut dire qu'après avoir détruit le mage noir de plus puissant de son époque, il considérait qu'il n'avait plus beaucoup à apprendre…
Voilà pour le commencement… N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez…
