Voilà le deuxième chapitre de mon histoire, j'espère qu'il vous plaira autant que le premier…
Merci à ma correctrice, Fumseck et merci à tous ceux qui ont laisser un commentaire.
Bonne Lecture!!!
Maintenant que le jeune homme mangeait et dormait convenablement, Severus voulait passer à une autre phase de la guérison. Celle qui consistait à parler pour faire sortir ce qui était nuisible. Mais ce n'était pas évident de débuter une conversation si intime avec une personne qui n'a pas confiance en vous. Mais il devait absolument faire avancer les choses.
- Ce soir je mange dans mes appartements, Potter, débuta Snape. Alors je tiens à ce que vous preniez le repas ici, vous aussi.
Pour l'enseignant, c'était la meilleure occasion pour essayer de débuter une discussion avec le jeune homme. Il avait toute la journée pour penser à ce qu'il voudrait bien lui dire et comment lui dire aussi.
Harry soupira, il était content de ne pas avoir à supporter l'inquiétude de ses deux amis envers lui et de ne pas avoir tout le brouhaha de la grande salle pour son repas. Mais manger en tête-à-tête avec son professeur de potion n'était pas non plus une idée réjouissante.
Après son dernier cours de la journée, il rentra directement dans les cachots et s'installa sur le rebord de la fenêtre comme il aimait tant le faire depuis ces derniers jours. C'était rendu son petit coin à lui, comme un petit monde à part ou il rêvassait à des jours meilleurs. Il s'imaginait comme un enfant normal, avec ses deux parents, sans sa célèbre cicatrice et sans la horde de journaliste qui le traquait encore… Un monde où il n'était qu'Harry et où il n'avait pas eu le lourd fardeau de devoir sauver la communauté et souffrir pour elle. Parfois même, il se voyait dans un monde où la magie n'existait pas.
Il était toujours dans sa bulle lorsque Severus vint l'avertir que le repas était servi. Il sursauta en entendant qu'on l'interpellait.
Snape avait dû faire de gros effort pour garder son sang froid alors que ça faisait plusieurs fois qu'il interpelait le jeune homme et que celui-ci ne répondait pas. Mais il devait garder son calme le plus possible, ne pas le provoquer et surtout se montrer patient pour pouvoir l'aider. Il devait aussi enlever son masque froid et dur devant lui, et c'était justement ce point qui allait être le plus difficile.
Albus lui avait conseillé d'utiliser le prénom du jeune homme pour créer des liens avec lui. Mais depuis six ans maintenant il était habitué à le haïr et le rabaisser. Ce n'était pas du jour au lendemain qu'il parviendrait à changer. Il aurait besoin de toute son énergie et tout son contrôle pour réussir. Mais à chaque fois, s'il pouvait ne pas l'interpeller, il le faisait. Ça lui évitait d'avoir à prononcer le prénom du jeune homme.
- Vous ne désirez pas en parler? Demanda Severus durant le repas.
- Parler de quoi?
- De ce qui vous tracasse, de ce que vous avez vécu lors de la guerre.
- Non!
- Pourtant, parler ça fait du bien.
- Je n'en ai pas envie.
- Si vous gardez tout en dedans de vous, vous vous détruirez à petit feu.
- Je n'en ai rien à foutre.
- C'est justement là le problème. Vous ça ne vous dérange pas, mais votre entourage s'inquiète pour vous.
- Qui? Qui peut bien s'intéresser à ce que peut ressentir leur héro… J'ai fait ce qu'on m'a demandé, maintenant je veux la paix.
- Ce n'est pas en vous terrant comme vous le faites qu'on vous laissera tranquille. Au contraire, plus vous déprimerez, plus on cherchera à vous approcher pour vous aider.
- Je ne veux pas d'aide.
- Pourtant vos deux amis voudraient bien vous aider.
- Ils n'ont pas le temps de penser à moi, croyez-moi. Ils sont assez occupés avec leur petite vie d'amoureux sans se soucier de moi.
Severus analysa rapidement qu'il devait changer de tactique s'il voulait réussir à recueillir la moindre confidence du jeune homme. Et lorsqu'il le vit se lever alors que son assiette n'était pas encore terminée, il comprit qu'il n'arriverait à rien cette journée là et que la conversation était maintenant terminée.
- Mione, Harry m'inquiète de plus en plus, dit le rouquin.
- Faut pas, le professeur Snape est là pour veiller sur lui.
- Mais on le voit de moins en moins et lorsqu'il est là, il grogne constamment et refuse de nous parler.
- Il a vécu toute son enfance avec le lourd fardeau qu'il devait tuer un homme. C'est normal que maintenant que ce soit fait, il se retrouve avec un sentiment de vide et qu'il déprime. Il va s'en sortir, faut juste lui laisser un peu de temps.
- Mais je ne suis toujours pas convaincu que de le mettre sous la garde de Snape est la meilleure solution. Qui sait s'il n'en profite pas pour le martyriser et lui faire faire des tâches ingrates pour lui !
- Ron, soupira-t-elle. Quand cesseras-tu de voir le professeur Snape comme un homme horrible et cruel?
- C'est ce qu'il est, Mione.
- Non, Ron! C'est un homme qui a du prendre cette apparence pour préserver son rôle d'espion pour l'Ordre. Si le professeur Dumbledore croit que c'est la meilleure personne pour aider Harry, nous devons lui faire confiance.
- Dumbledore a déjà fait plusieurs erreurs dans le passé, cela en est peut-être une autre…
- De quelles erreurs parles-tu? Questionna la jeune fille.
- De Quirell qui avait l'autre derrière la tête, du faux Maugrey qu'il n'a jamais remarqué, de cette folle d'Ombrage…
- Ça c'est le ministère, ce n'est pas le professeur Dumbledore!
- Peut-être, mais il a quand même fauté quelques fois.
- Il faut vraiment que tu cesses de voir mauvais partout autour de toi. Le professeur Snape est quelqu'un de bien et je ne vois pas pourquoi il maltraiterait Harry. C'est un adulte responsable qui en a vécu beaucoup et il va pouvoir l'aider.
- « Adulte responsable »… C'est comme ça que tu appelles quelqu'un qui passe sa rengaine contre son ennemi sur son fils?
- Ron, soupira Hermione.
- Je sais, j'arrête immédiatement, fit le rouquin. Tu as sûrement raison, mais je suis si inquiet pour lui.
Le lendemain matin, on était samedi, ce qui voulait dire que Harry n'avait pas besoin de se lever à l'aurore pour se préparer pour ses cours. Il décida donc d'en profiter pour rester au lit et végéter une partie de l'avant-midi. Ses devoirs n'étaient pas faits, mais il n'avait aucune intention de les rendre non plus. Il rêvassa de son petit monde tranquille et plaisant, celui qu'il aurait aimé avoir. C'était l'endroit où il se sentait le mieux et il aurait bien aimé le faire vivre.
Juste avant l'heure du dîner, il alla prendre sa douche et s'habilla avec des vêtements simples qu'il affectionnait plus que d'autre. C'était un pantalon de jean, à sa taille, avec une chemise rouge foncé. Il laissa le dernier bouton détaché, il n'aimait pas le sentiment d'avoir la gorge serrée. Surtout depuis qu'il avait eu à subir une bonne dizaine de fois un étranglement de la part des mangemorts sous les ordres de Voldemort. Ce souvenir lui revenait en tête à chaque fois qu'il sentait la moindre pression contre son cou.
Lorsque Severus le vit habillé ainsi, son cœur fit un drôle de bond dans sa poitrine. Ça faisait une traite qu'il n'avait pas ressentit de sentiment comme ça. Il chassa immédiatement l'image de sa tête, mais avec le garçon dans ses appartements, cela ne serait pas aussi facile qu'il le voulait.
Harry ne s'aperçu pas du malaise qu'il avait causé à son enseignant, s'il avait su, peut-être qu'il serait retourné se changer à l'instant. Mais au contraire, ne le sachant pas, il s'approcha de l'homme pour le questionner.
- J'aurais besoin de savoir quelle formule utiliser pour animer des objets miniatures.
Severus fut surpris de la question, et l'érection qui grandissait dans son pantalon lui troublait un peu l'esprit. Il fut donc un peu moins rapide qu'à l'habitude pour répondre au jeune homme. Il dut prendre plusieurs bonnes respirations en faisant mine de penser, tandis qu'au fond, il essayait d'imaginer sa collègue de travail, Minerva, en sous-vêtements pour régler son problème. Après quelques minutes de silence, il fit venir un livre à lui et le tendit à Harry.
- Tiens, tu trouveras les sorts pratiques dans ce livre.
Puis il alla immédiatement dans la salle de bain pour soulager la tension qui ne voulait définitivement pas partir.
Vu qu'il ne pouvait plus voler, Harry du se trouver une nouvelle occupation pour passer le temps. Il décida qu'il serait intéressant de recréer le monde dont il rêvait souvent et de le faire vivre pour lui. C'est ainsi qu'il passa le reste de la journée enfermé dans sa chambre, occupé à la confection d'un village miniature ainsi que de petits personnages. Il était tellement concentré dans son activité, qu'il ne vit pas le temps passer. Il ne le remarqua que lorsque Severus vint l'avertir de l'heure du repas.
- Vous avez finalement trouvé une activité, remarqua l'enseignant. C'est un bon début.
- J'avais une activité avant qu'on me l'enlève!
- C'est pour votre bien que la décision a été prise. Que faites-vous exactement? Demanda Severus pour changer de sujet.
- J'ai eu envie de créer un monde parfait selon mon point de vue.
- Et qu'aurait-il de différent du nôtre?
- Je ne serais qu'Harry, et non le héro de la communauté, celui qui a vaincu. J'aurais mes deux parents comme un enfant normal et je n'aurais jamais eu de psychopathe aux trousses.
S'il pouvait avoir autant d'intérêt en classe ça ne serait pas mal, pensa l'homme. Mais il se retint de le dire à haute voix, il devait gagner la confiance de l'autre et ce n'est pas en le critiquant une nouvelle fois qu'il réussirait.
- C'est une belle utopie, mais il ne faut pas mettre le présent de coté non plus.
- Je hais mon présent, soupira Harry.
- Alors il vous faut trouver comment le changer pour qu'il soit plus à votre goût.
- Pour ça, il faudrait que j'annule mon passé et c'est impossible.
C'est à ce moment que Severus releva sa manche et montra la marque noire sur son bras.
- Croyez-vous que je sois fier de cela? Et pourtant je ne peux l'effacer, je dois vivre avec. Mais j'ai su faire les choix qu'il faut pour ne plus en être esclave. C'est la même chose pour vous. Votre passé est comme une marque sur votre âme, mais vous pouvez faire en sorte qu'elle n'affecte pas votre présent et votre futur.
Snape avait raison, Harry le savait. Mais l'avouer impliquerait qu'il devrait faire des efforts pour se reprendre en main et ça il n'en était pas prêt encore. Il n'était pas prêt à parler de son vécu et à faire face aux conséquences de son passé, aux morts dont il se sentait coupable, aux familles déchirées par ce qu'il considérait sa faute. Il avait tant de remords qui le rongeaient à l'intérieur, il se sentait si sale et si faible. Il ne comprenait pas pourquoi il était vu en héro de tous alors que par sa faute, plusieurs personnes avaient perdu la vie. Il n'avait pas été assez rapide pour les sauver tous.
Mais il ne réalisa jamais que l'homme devant lui ne montrait jamais cette marque honteuse, et que c'était en quelque sorte une marque de confiance qu'il lui avait faite en la lui montrant. Il ne comprit pas que l'homme se confiait à lui dans l'espoir qu'en retour il fasse pareil.
L'enseignant vit la lueur de désespoir passer dans le regard du jeune homme. Il fut triste en la voyant. Elle ne cadrait tellement pas avec la beauté de ses yeux verts.
- Pourquoi refusez-vous de parler de ce qui c'est passé? demanda-t-il.
- Parce qu'il n'y a rien à dire.
- C'est ce que vous croyez. Mais c'est en en parlant qu'on peut passer par-dessus. C'est comme une plaie à l'intérieur de vous. Si vous n'enlevez pas ce qui cause cette plaie, elle s'infectera et vous détruira graduellement. Si vous parlez de ce qui vous ronge, vous vous sentirez mieux à long terme. Et je suis là pour vous écouter même si je n'ai pas vécu exactement la même chose que vous.
- C'est ça, fit Harry en se levant. Je vous raconte tout et vous vous retrouvez avec une nouvelle information pour me rabaisser. Non, merci, ça ne m'intéresse pas.
Puis il sorti de sa chambre et quitta les appartements en claquant la porte.
Severus fut peiné de voir que le jeune homme avait une si mauvaise opinion de lui. C'est vrai que par le passé, il n'avait rien fait pour bien paraître mais c'était pour préserver son rôle d'espion. Depuis la fin de cette guerre, Snape jugeait avoir été plus poli et plus avenant avec le jeune homme. L'avoir traité plus justement et ne plus être toujours sur son dos. C'est certain qu'il avait du se faire tirer l'oreille un peu pour accepter de s'occuper d'Harry, mais au fond de lui, il savait qu'il l'aurait fait même sans la demande express de son directeur.
C'est sur la paroi d'une fenêtre de la tour d'astronomie que Severus retrouva Harry quelques heures plus tard. Voyant qu'il ne revenait pas, il avait utilisé son sort de repérage. Le jeune homme était en pleur pour la première fois depuis sa grande victoire et menaçait de sauter dans le vide.
- Pot… Harry, je n'ai pas l'intention de te rabaisser comme tu peux le croire. Je suis là pour t'aider. J'ai parfois été odieux par le passé avec toi et je m'en excuse. Je n'aurais pas du être si bas et être autant sur ton dos, mais il faut que tu comprennes que j'avais une position d'espion à défendre, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Le jeune homme ne répondit rien, se contentant de balancer d'avant en arrière. Plus rien ne comptait pour lui et il ne voyait pas comment la vie pourrait s'améliorer dans son cas. Tout ce qu'il voulait c'était mourir pour ne plus ressentir la douleur, pour ne plus avoir sur la conscience les morts qui le pointaient du doigt.
- Harry, descends s'il te plait, si tu ne veux pas en parler maintenant, je comprends. Je vais te respecter, mais ne reste pas là.
Toujours aucun mot de la part du jeune homme, tout ce qu'on entendait était des sanglots. Severus décida alors de s'approcher très lentement et rendu à sa hauteur, il passa ses bras autour des épaules de Potter en le tirant vers lui. Harry se laissa faire et suivi docilement l'adulte jusque dans les appartements de ce dernier. Il se rendit jusqu'à sa chambre et se laissa choir, tout habillé, sur le lit et s'endormit rapidement, épuisé d'avoir tant pleuré.
Harry passa les jours suivant à grognasser seul dans son coin. En classe, il s'installait toujours au fond et n'écoutait rien du cours, se contentant de dessiner son monde parfait ou, selon son humeur, ses rages grâce à des dessins remplis de violence.
- Salut, vieux frère, fit Ron
- Allo
- Écoute, faut que je te parle, je m'inquiète de plus en plus pour toi, dit le roux.
- Tu n'as pas mieux à faire avec Hermione que de te soucier de moi, lança méchamment Harry.
- Arrête ça! J'ai toujours cru que j'étais ton ami. Entre ami on est supposé se parler et se supporter mutuellement. Je ne t'ai rien fait qui permet que tu m'envoies paître. Je veux juste t'aider.
- M'AIDER, M'AIDER… Vous voulez tous m'aider mais lorsque j'étais face à Voldemort, personne n'est venu pour m'aider alors que c'est là que j'avais le plus besoin d'aide. Personne n'était là pour empêcher les tortures que j'ai subies, personne n'est venu me délivrer lorsque j'en avais besoin. J'ai tout enduré seul et maintenant qu'il n'y a plus aucun danger, vous voudriez tous être là, mais il est trop tard.
- Harry! Harry! Tenta le roux…
Mais le jeune homme partait déjà, il ne voulait rien entendre. Il voulait s'enfermer et mourir, ne plus avoir à supporter le poids de sa tristesse et ne plus voir la lumière du jour. Il se dirigea vers sa chambre où il s'enferma dans la noirceur. Il ferma les yeux et se laissa aller aux larmes, perdant totalement toutes ses défenses. Il pleura durant plus d'une heure jusqu'à ce que le sommeil l'emporte.
Severus se sentait de plus en plus impuissant face à la tristesse du jeune homme. Il ne savait plus comment s'y prendre pour l'approcher et le mettre en confiance. Surtout qu'en plus, il lui faisait de plus en plus d'effet, ce qui avait pour conséquence de nuire à ses facultés de réflexions.
C'est donc en maugréant contre ses pulsions qu'il se dirigea vers le bureau du directeur.
- Albus, je ne peux plus avoir Harry avec moi dans mes appartements, expliqua-t-il en rentrant dans la pièce.
Il expliqua ensuite honnêtement tout le problème que ses hormones, trop longtemps endormies, avaient fait naître en lui. Comment il vivait la situation, le trouble qu'il ressentait lorsqu'il voyait le jeune homme et comment il devait faire preuve de tout son contrôle pour ne pas sauter dessus.
Dumbledore ricanait en entendant son enseignant parler comme un adolescent en pleine crise hormonale.
- Ce n'est pas drôle, Albus. Je ne peux pas l'aider dans cette situation.
- J'ai toujours pensé que vous étiez le plus qualifié pour cette tâche et je le pense encore. J'ai confiance en votre self-contrôle. Laissez-lui du temps pour vous connaître un peu plus et ensuite, il finira par se confier à vous.
Severus n'était pas content du tout. Ce n'était pas la réponse qu'il aurait voulu avoir. Il était, bien sûr, content de pouvoir garder le jeune homme chez lui, mais il n'était maintenant plus certain de pouvoir lui cacher encore longtemps tout l'effet qu'il lui faisait.
Qui voudrait d'un homme comme toi? Se dit-il mentalement. Il est jeune et pourrait avoir n'importe quelle fille pour lui. Elles sont toutes prêtes à tout abandonner pour leur héro s'il le demandait. Rends-toi à l'évidence, tu fais le double de son âge, il n'a rien à faire avec toi. De plus, rien ne te prouve qu'il aimerait avoir un homme dans sa vie. Il a déjà eu deux copines. C'est peine perdue, rends-toi à l'évidence.
C'est avec ces pensées que Severus retourna dans ses appartements où il trouva un jeune homme endormi sur le sol de sa chambre. En le regardant de plus près, il remarqua qu'il avait beaucoup pleuré. Snape eu un pincement au cœur. Il aurait aimé être là et le prendre dans ses bras pour le consoler. Il sortit doucement de la pièce et referma la porte derrière lui.
Pour se changer les idées, il s'installa à sa table de travail et débuta la correction longue et fastidieuse de copie d'examen. Il s'appliqua à raturer en rouge et supprimer des points précieux à chacune des copies qui passaient sous sa plume. Il était plus sévère qu'à l'accoutumée dans ses corrections, passant sa rage et sa tristesse sur les pauvres copies d'étudiants.
Ce n'est qu'aux petites heures du matin qu'il laissa tomber la correction et qu'il se dirigea vers son lit pour profiter des quelques heures qu'il lui restait. Mais au lieu d'y trouver un sommeil réparateur comme il espérait, il se retrouva avec des images parfois très indécentes d'un jeune homme aux cheveux d'ébènes et aux yeux verts.
Après un certain temps, il en eut assez de ses visions qui réveillaient en lui un désir inaccessible. Il se leva donc avec la ferme intention de prendre une douche froide pour faire redescendre la tension. Lorsqu'il entra dans la salle de bain, il réalisa qu'elle était occupée par l'objet de ses désirs présent sous le jet d'eau. Il se dit qu'il était maudit, son érection prenant encore plus de fermeté. Il ressortit en vitesse avant de se faire remarquer par le jeune homme.
- Hermione, faut faire quelque chose. Ça ne peut plus durer ainsi. Harry s'éloigne de plus en plus de nous. Et j'ai l'impression qu'il est jaloux de moi.
- Pourquoi serait-il jaloux, Ron?
- J'ai l'impression qu'il n'aime pas qu'on soit ensemble toi et moi, répondit le rouquin.
La jeune fille éclata de rire.
- Ne t'en fait pas pour ça, répondit-elle entre deux rires. Tu n'as aucune compétition venant d'Harry.
Puis, elle l'embrassa tendrement pour le rassurer.
Voilà un nouveau chapitre de terminé… On ne se refait pas, j'aime toujours autant recevoir des commentaires…
