Voilà le chapitre trois, pour votre bon plaisir…

Merci à ma fidèle correctrice, Fumseck

Merci aussi à tous ceux et celles qui ont eu la gentillesse de me laisser une review et un merci spécial à "lilou" pour son idée de décrire le monde parfait de Harry...

Bonne Lecture!


Tandis que Harry était concentré dans la confection de son monde minuscule, Severus était dans le cadre de la porte et l'observait. Il avait l'air si calme lorsqu'il travaillait avec tant de passion. Ses jolies petites maisons campagnardes, entourés de fleurs multicolores. Des enfants jouant sur la pelouse avec leurs parents les regardant en souriant. Les gens parlaient ensemble et aucune crainte n'avait l'air d'exister. L'homme remarqua qu'un des personnages était Harry lui-même. Il était tout sourire et volait sur son balai au-dessus du petit montage. C'était vraiment un petit monde parfait. Rien n'était présent pour venir troubler la tranquillité de cette vision.

L'homme en noir aimait regarder Harry travailler ainsi, il aurait bien aimé être présent dans cette petite vision parfaite. Il s'y imaginait avec Harry, le prenant contre lui, l'embrassant et le caressant avec habileté.

Il était conscient du danger qu'il y avait à fantasmer sur le jeune homme alors qu'il était inaccessible pour lui. Mais il était incapable de s'en empêcher. Il aurait tant aimé avoir la chance de partager un peu plus que ses appartements avec lui. Severus en vint à la conclusion qu'il avait désespérément besoin d'un homme dans sa vie avant de commettre l'irréparable sur le jeune homme.

Il tourna les talons, alla prendre sa cape et sortit pour aller boire un verre dans un petit bar qu'il connaissait bien.

Il ne rentra qu'aux petites heures du matin, saoul et seul.


Albus et Minerva discutaient de la situation du jeune Potter dans le bureau du directeur.

- Ça fait maintenant plus d'un mois qu'il est là et rien n'a vraiment changé dans la situation. Il manque toujours autant de concentration et d'intérêt pour ses cours. Je m'interroge à savoir si c'était vraiment la bonne solution pour lui.

- Il a recommencé à manger et il dort la nuit, c'est un bon début. Vous savez, la guérison peut être longue. Il a beaucoup souffert et avait un lourd fardeau à porter.

- Faut voir aussi la réalité, j'ai remarqué que Severus était à nouveau bougon, comme si l'attitude d'Harry l'influençait.

- C'est effectivement le cas, dit le vieil homme en riant. Et plus que vous pouvez l'imaginer.

- Que voulez-vous dire? Questionna Minerva soudainement très curieuse.

- Ce n'est pas par hasard que j'ai décidé de mettre ces deux là ensemble. Ils vont s'aider mutuellement, chacun à leur rythme. Severus est en train de reprendre contact avec des sentiments qu'il a repoussé pendant beaucoup trop de temps. Il commence à éprouver de la pitié et de l'empathie pour le jeune homme. C'est tout nouveau pour lui et c'est normal qu'il se sente un peu dérangé par ces nouveaux sentiments.

Minerva fut surprise, elle n'avait pas réalisé toute l'implication du plan de son directeur et pourquoi il l'avait fait. Elle savait seulement que ça devait aider le jeune homme et elle trouvait que les choses n'évoluaient pas suffisamment rapidement. Mais maintenant qu'elle en savait un peu plus, elle voyait d'un œil différent le cheminement fait par l'idée de Dumbledore.

- Donc si j'ai bien suivi votre idée, les deux devraient graduellement changer pour le mieux.

- Exactement.

L'idée n'était pas si bête que ça finalement et l'enseignante fut d'accord pour poursuivre le cheminement que devait faire les deux hommes. Ça ne ferait certainement pas de tort à son collègue d'avoir la chance de pouvoir éprouver des sentiments un peu plus humain que ce qu'il s'était permis durant la guerre.


- Hey, Mione! Tu crois que si on arrangeait une rencontre avec une fille pour Harry ça pourrait l'aider?

- Je ne suis pas certaine qu'il apprécierait l'initiative Ron.

- Mais avoir une petite copine ça lui ferait du bien, j'en suis convaincu.

- C'est plutôt à lui de choisir lorsqu'il se sentira près à avoir une relation amoureuse.

- Il ne réalise peut-être pas combien ça peut manquer dans sa vie, essaya encore le rouquin.

- Ron, c'est avec lui que tu devrais en parler, conseilla judicieusement la brunette.

- Bonne idée, j'y vais immédiatement, dit-il en se levant.

Ron eu cependant un petit problème, comment aller parler à son ami alors qu'il ne savait même pas où se trouvaient les appartements de Snape, donc par la même occasion, la chambre de son ami. Mais il était déterminé à trouver l'endroit où se terrait Harry. Il se promena donc dans les cachots, frappant sur chacune des peintures qu'il rencontrait dans l'espoir qu'une d'entre elle soit la porte qu'il cherchait.

Après plusieurs minutes de recherches, c'est finalement un Serpentard qui l'avait remarqué, qui lui indiqua l'endroit où était dissimulée la porte menant aux appartements de l'enseignant .

- Salut vieux, je suis venu prendre de tes nouvelles. On ne te voit presque plus et je ne sais pas comment tu vas.

- Je vais bien, dit simplement le jeune homme.

Ron remarqua alors le petit monde miniature que son ami préparait. Ils en discutèrent un bon moment jusqu'à ce que la conversation en vienne à la relation entre Hermione et lui.

- Toi aussi tu devrais te trouver une copine, dit le rouquin.

- Je n'en ai pas vraiment envie pour le moment.

- Ça serait bien mieux que de passer tout ton temps sur une maquette. Parvati est libre, elle ne t'intéresserait pas? Ou bien Lavande?

- Non, ce n'est pas mon genre.

- Y'a plein de fille qui donneraient n'importe quoi pour sortir avec toi, tu as l'embarra du choix. Dis-moi c'est quoi ton genre et je peux t'arranger un rendez-vous avec une d'elles.

Harry avait un dilemme, il ne voulait pas vraiment dire à son ami qu'il était gay, mais devant l'insistance de ce dernier pour qu'il se trouve une copine il ne voyait pas comment s'en sortir. Il souhaitait simplement qu'il ne ferait pas de scène à cause de son orientation sexuelle.

- Ben, je suis plus du genre… gars…

- Très drôle vieux, je sais très bien que tu es un gars, pas besoin de me le préciser, fit le roux qui n'avait rien compris.

- Non, je veux dire que… ben… j'aime les gars…

- Oh!

Il fallu plusieurs secondes avant que l'information se rende au cerveau du rouquin qui ne voulait visiblement pas envisager cette hypothèse comme véridique. Mais en voyant que son copain ne riait pas et ne se moquait pas de lui, il fût obligé d'y croire.

- Mais… ça fait combien de temps que tu es comme ça? Demanda-t-il.

- Je l'ai seulement réalisé lorsque j'étais avec ta sœur. Je ne comprenais pas pourquoi je ne ressentais pas de sentiments plus fort pour elle. C'était comme avec Cho, j'avais l'impression que c'était trop superficiel. Et je rêvais d'homme la nuit. C'est comme ça que j'ai réalisé que j'étais gay. J'ai ensuite rompu avec ta sœur.

- Mais tu n'as jamais rien fait avec un homme?

- Non! Pas encore.

- Alors ce n'est peut-être pas ça, fit le roux soulagé. Peut-être était-ce à cause du stress de la guerre. Essaye encore avec une fille, tu vas certainement te rendre compte de combien elles sont douces à toucher et plaisantes à embrasser.

- Ce n'était pas la guerre Ron, je rêve encore à des gars et j'ai souvent une érection en pensant à ce que je pourrais faire avec eux.

Voilà, Harry en avait dit trop pour le pauvre Ron qui avait rougit d'un coup en entendant la dernière réplique de son ami.

- Dis… tu n'as jamais… ben… tu sais…

- Parle pour que je te comprenne Ron s'il te plait, soupira Harry.

- On est simplement ami, j'aime les femmes, moi!

Harry éclata de rire, il venait de comprendre que son ami avait eu peur qu'il fantasme sur lui.

- Non, pas d'inquiétude, je n'ai jamais rêvé de toi ainsi. Tu es un bon pote et ça restera ainsi.

- Tu me rassures. Surtout qu'on a prit souvent notre douche ensemble après les matchs de Quidditch.

- Et tu as néanmoins de très belles fesses.

C'est à ce moment que le rouquin se sauva en courant, il ne voulait pas en entendre plus. C'était beaucoup trop pour lui de savoir qu'il avait été vu nu par un gay. Il ne voulait surtout pas entendre qu'il avait causé une érection à son ami, alors il préféra partir avant d'en savoir plus.

Severus vint voir Harry pour savoir pourquoi le roux s'était sauvé en courant. Il avait été surpris de le voir partir si rapidement.

- Il a eu de la misère à accepter que je sois gay.

Le cœur de Snape fit un drôle de bond en entendant ça. Il n'avait pas pensé à l'éventualité que le jeune soit du même coté que lui dans ce domaine. Ça lui ouvrait maintenant une nouvelle possibilité qu'il n'avait pas envisagée. Rien qu'en n'y pensant, son membre se fit douloureux.

Oublie ça! Il ne voudrait pas de toi de toute façon. Il choisira quelqu'un de plus jeune, de son âge. Et tu es loin d'être un premier prix de beauté. Faits-toi à l'idée. Il n'est pas pour toi.

Maudite conscience, elle avait peut-être raison, mais Severus aurait mieux aimé ne pas le savoir. Tant qu'il y a de la vie, y'a de l'espoir, disait-on. Et il voulait vérifier cet adage. Surtout que rien, à sa connaissance, n'interdisait les relations professeur/étudiant dans le règlement de l'école.

- Et vous avez un petit ami? Demanda Snape en regrettant aussitôt ses paroles.

De quoi j'ai l'air maintenant? Qu'est-ce qui m'a prit de le questionner comme ça, aussi radicalement?

- Non, je n'en sens pas le besoin présentement.

Yesssssss… il est libre

- Peut-être que ça pourrait vous faire du bien d'avoir un confident, proposa-t-il.

- Possible, mais j'ai pas du tout envie de parler et je serais un boulet plus qu'autre chose.

- Vous dévaloriser de la sorte n'aidera certainement pas à vous sentir mieux…

- Que pourrais-je apporter d'autre que mes problèmes?

- En passant, l'offre de vous écouter est toujours valide si vous désirez parler. C'est la meilleure façon que je connaisse pour régler les problèmes de ce genre.

- Peut-être, mais pas aujourd'hui, soupira Harry.

J'ai des chances, j'ai des chances…jubila Severus intérieurement

- D'accord, quand bon vous semblera.


- Il est gay, Mione. Gay… Je n'en reviens pas. Je n'avais jamais remarqué.

- C'est correct Ron, il a le droit d'aimer les hommes, ce n'est pas interdit.

- Oui mais j'ai pris ma douche avec lui après le Quidditch, il m'a vu nu et il aime mes fesses.

- C'est normal, elles sont très jolies, tes fesses. Moi aussi je les aime bien.

- Mione, arrête de te moquer de moi.

- Je ne plaisante pas, c'est vrai que ton postérieur est à faire rêver.

- Elle a bien raison, fit Dean en rentrant dans la salle commune. Tu as un cul magnifique.

- Mais qu'est-ce que vous avez tous aujourd'hui? Fit le rouquin en se levant et en quittant.

- Qu'est-ce que j'ai dit de mal, demanda Dean.

- Rien, il vient d'apprendre qu'Harry est gay et il ne le digère pas encore, répondit la brunette.

- C'est bien la première fois qu'il ne digèrera pas quelque chose, nargua le Gryffon.


Severus eut toutes les misères du monde à dormir cette nuit-là. Des images assez érotiques le mettant en action avec Potter tournaient en boucle dans sa tête. Il était incapable de ne pas s'imaginer en train de toucher, caresser et découvrir le corps du jeune homme. Il s'imaginait en train de lécher, mordiller ou sucer le membre gonflé de son fantasme. Tout en rêvassant, il passait sa main sur sa propre érection en faisant un mouvement régulier, souhaitant que ce soit la main de l'autre et non la sienne qui le tenait ainsi. Il se caressa jusqu'à ce qu'une libération vienne. Plus d'une fois durant la nuit il dut se soulager ainsi à cause de l'image omniprésente du jeune homme dans sa tête. Il ne se souvenait pas d'avoir autant fantasmé depuis des années.

Au petit matin, il avait une tête horrible à cause du manque de sommeil et c'est en grognassant qu'il alla prendre sa douche matinale. Lorsqu'il sortit de la salle de bain, Harry était installé sur le sofa et l'attendait.

- J'aimerais bien vous parler ce matin, dit-il en allant droit au but.

Il n'avait pas choisi le bon moment, Severus devant être en cours trente minutes plus tard, mais l'homme ne s'en formalisa pas. Il voyait bien dans le visage du jeune homme qu'il avait réellement besoin de se confier, il n'allait quand même pas le repousser. Il avisa donc Albus par cheminette et s'installa ensuite à son tour sur un sofa.

- Je t'écoute, dit-il pour inviter Harry à débuter.

- C'est à propos de ce que vous m'avez dit hier, au sujet d'un petit ami…

Le cœur de Severus manqua un battement, il ne s'attendait pas à avoir une discussion sur ce sujet aussi rapidement.

- Je ne pourrai jamais en avoir un et c'est ça qui me dérange le plus.

- Pourquoi vous ne pourriez pas en avoir un? Questionna Snape.

- Imaginez seulement la réaction des gens en apprenant que leur « héro » est gay. Jamais ils n'accepteraient. Et tel que je connais Ron, il doit probablement l'avoir déjà annoncé à tout le dortoir et la nouvelle a certainement déjà fait le tour de l'école. Je ne pourrai même plus aller à mes cours tranquille. Il ne me reste plus qu'à me terrer quelque part et attendre de mourir.

- C'est là que tu fais erreur, fit l'homme, fier que ce soit à lui que le jeune homme se confie. Dans la communauté magique ce n'est pas rare de voir des sorciers gays. C'est même plus courant que tu ne le penses. Et ils sont vus au même titre que les hétéros. Moi par exemple, je suis gay et personne n'en fait un plat.

- Vous?

- Oui, moi. Depuis toujours, mais ça fait un long moment que je n'ai pas eu la chance de rencontrer quelqu'un. À cause de la guerre, j'ai du mettre de coté ma vie sentimentale.

- Mais maintenant qu'elle est finie, vous avez un petit ami?

- Non, pas encore, mais je ne désespère pas. La personne que je désire n'est pas encore prête à ce que je me dévoile. Lorsque le temps sera venu, je le ferai. En espérant avoir une réponse positive.

- Et comment on fait pour savoir qui est la personne qu'il nous faut?

Harry se sentait de plus en plus en confiance avec l'homme devant lui. Il ne l'avait pas rabaissé en apprenant qu'il était gay et il ne se moquait pas non plus de son ignorance dans ce domaine. C'était la première fois qu'Harry ne se sentait pas si mal de son état et qu'il avait la chance d'avoir une conversation avec un gay comme lui. Et comme l'autre avait l'air ouvert à la discussion, il voulait en profiter pour avoir le plus de réponses possibles à ses interrogations.

- Ça vient naturellement, on se sent bien et on sait qu'on aimerait passer tout notre temps avec cette personne. On est capable de discuter librement avec celle-ci et on sait qu'on peut tout lui confier sans crainte. L'amour ne donne pas de signal d'avertissement lorsqu'il frappe. Ça peut même être une personne pour qui vous aviez de l'aversion dans le passé et que les événements amènent à voir différemment.

- C'est ce qui est arrivé avec vous, la personne que vous désirez, vous ne l'aimiez pas avant mais les choses ont changé et vous attendez qu'elles changent pour lui aussi?

- Exactement, vous êtes perspicace.

- Faudrait que cette personne vous découvre comme vous êtes présentement, vous êtes tellement plus plaisant que lorsque vous êtes en cours.

- Merci du compliment, Harry.

Pour le jeune homme, entendre son prénom de la bouche de son enseignant fit bizarre. Il ne s'était jamais attendu à le voir autrement que l'insultant mais maintenant, il aimait le début d'amitié, s'il pouvait appeler ça ainsi, qui commençait entre eux. De plus, Harry lui trouvait pleins de points en commun avec lui. Deux êtres que la guerre avaient marqués, qui n'avaient pas eu droit à une enfance heureuse, gay et célibataire. Il sourit en pensant qu'il ferait certainement un beau couple tous les deux. Mais il chassa vite cette idée de son esprit. Son enseignant ne voudrait certainement pas d'un jeune comme lui, préférant un homme mature et expérimenté, ce qu'il n'était pas. En plus, il lui avait avoué un peu plus tôt qu'il avait déjà un homme en vue.

Pourtant il sentait qu'il était à l'aise avec l'homme pour discuter, Harry commençait à vraiment apprécier sa compagnie.

Severus, sentant le jeune homme ouvert aux confessions, décida de le questionner un peu plus.

- Prends-tu toujours la potion de sommeil sans rêve?

- Oui, chaque soir, répondit ce dernier.

- Tu sais que ce n'est pas conseillé de la prendre constamment comme ça. Tu vas y devenir accro.

- J'aime mieux prendre ce risque que de revoir ce que j'ai vécu.

- Je te l'ai déjà dit, si tu en parles ça ira déjà beaucoup mieux. Je suis déjà passé par-là et c'est la meilleure façon que j'ai trouvé de faire cesser mes cauchemars.

- Peut-être, mais je ne suis pas prêt à le faire maintenant.

- Plus tu attendras, plus tu t'autodétruiras.

- Peut-être une autre fois, dit Harry en se levant, signifiant ainsi la fin de la conversation.

Lorsque le soir arriva, il s'aperçu que Severus avait fouillé ses choses pour prendre toutes les fioles de potions qu'il lui restait. Il dut donc se mettre au lit sans prendre la concoction qu'il appréciait tant. Et comme il l'avait prévu, les fantômes qu'il ne voulait pas voir vinrent le hanter durant son sommeil au point où à un certain moment, il hurla son désespoir.

Severus se réveilla immédiatement en entendant le cri de son colocataire. Il se précipita immédiatement à son chevet.

Visiblement, le jeune homme était dans un mauvais rêve et revivait certainement un moment de torture qu'il avait eu à subir lors de la guerre. Il se débattait, il était en sueur et gémissait entre deux cris.

L'homme s'approcha de lui encore plus et le prit dans ses bras dans l'espoir de le calmer un peu. D'une voix douce il l'appela en souhaitant le faire revenir à la réalité.

- Harry! Harry! C'est fini, il n'y a plus de danger... Tu es à Poudlard, dans ton lit... Je suis là…

Rapidement, grâce au contact et à la voix douce qu'il entendait, Harry se calma et se réveilla. Snape le garda contre lui en continuant de lui parler à voix basse. Il profitait de cet instant pour faire comprendre au jeune homme qu'il ne risquait plus rien et qu'il pouvait lui faire confiance. Humant au passage l'odeur agréable qu'il venait de découvrir pour la première fois.

Harry resta contre son enseignant. Il était trop orgueilleux pour avouer avoir besoin de contact humain mais il en profiterait le temps que ça durerait. Cependant, il retint les larmes qui menaçaient de sortir, ne voulant pas s'abaisser à ce point.

Au bout de plusieurs longues minutes, Harry fini par se rendormir, confortablement installé dans les bras de l'homme. Il y était bien, se sentait en sécurité et c'est justement ce sentiment qui lui manquait le plus depuis la fin de la guerre. Le sentiment que rien de plus ne lui arriverait et qu'il n'était nullement vu comme le responsable des dommages qu'elle avait causé. C'était justement ce que Severus lui apportait par sa présence, la paix d'esprit qui le réconfortait.


Voilà un nouveau chapitre de terminé… N'hésitez pas à me laisser vos commentaires si vous le désirez, j'aime bien les lire et je m'y réfère souvent lorsque j'écris…