Merci à ma fidèle correctrice, Fumseck
Merci aussi à tous ceux et celles qui ont eu la gentillesse de me laisser une review.
Ce chapitre contient une petite partie du livre le prisonnier d'Azkaban…
Bonne Lecture!
Le lendemain matin, Harry prit la résolution de faire tout son possible pour finalement "guérir" des traumatismes de la guerre. Il se leva de bonne heure, s'habilla avant d'aller prendre son déjeuné et lors des cours, il mit tous les efforts nécessaires pour se concentrer et suivre ce que l'enseignant disait. C'était beaucoup plus facile pour lui d'écouter dans les cours de potions que les autres car il aimait entendre la voix enivrante de Severus. Par contre, il était beaucoup plus difficile d'avoir de la concentration dans les cours plus pénibles comme l'histoire de la magie ou la divination, il ne comprenait pas pourquoi il les avait encore choisis.
En moins d'une semaine, ses efforts avaient été remarqués de tous les enseignants et Minerva alla voir le directeur pour lui faire part de ses constatations.
- Il est beaucoup plus attentif et s'applique comme il ne l'avait jamais fait auparavant, dit-elle.
- C'est une bonne nouvelle alors. Il lui reste simplement à accepter de s'ouvrir et on pourra juger qu'il est vraiment sur la bonne voix. Tant qu'il ne le fera pas, il y a des risques de rechute majeure.
- On pourrait peut-être lui permettre de retourner dans son dortoir pour récompenser ses efforts, conseilla-t-elle.
- Je ne crois pas, j'ai l'impression qu'il n'aimerait pas et qu'il rechuterait plus rapidement.
- Vous savez quelque chose que je ne sais pas, dit-elle sceptiquement.
- Harry a besoin de sentir qu'il est dans un endroit où il peut se confier dès qu'il le désire. Dans son dortoir ce ne serait pas aussi facile. Et il a tellement vécu de chose qu'il est beaucoup plus mature que la majorité de ses collègues. Il ne se sentirait pas vraiment à sa place parmi ceux de son groupe.
- Mais je ne suis toujours pas convaincu que ce soit avec Severus sa meilleure place.
- Pourtant, moi je sais que les deux redeviendraient moroses si on les séparait. Ils s'aident mutuellement, je vous le rappelle.
- Oh!... D'accord alors, je n'insisterai pas.
Dans sa chambre, Harry dessinait toujours les événements qu'il avait vécus lors de la guerre. Mais ses dessins étaient beaucoup plus complets que les premiers qu'il avait faits. Il y mettait maintenant plus de détails et il essayait de mieux représenter les événements. Et chaque soir, après le repas, il allait montrer à Severus ses œuvres, lui expliquant du mieux qu'il pouvait ce qu'il ressentait face à chacun d'entre eux. C'était bouleversant comme cheminement, mais Harry était déterminé à en finir avec les fantômes qui l'habitaient.
Snape aimait entendre le jeune homme se confier à lui et bien souvent, il devait se retenir pour ne pas laisser aller sa frustration contre ce qu'Harry avait eu à subir. C'était des atrocités de la guerre et bien des fois, il n'avait pas eu à subir le quart de ce que le jeune homme avait eu, même lorsque sa position d'espion avait été découverte.
- Ce qui m'a fait le plus mal, dit Harry, c'est lorsqu'il m'a fait voir comment ma mère et mon père étaient mort. Il m'a envoyé des dizaines de fois par le lien mental que nous avions la mort de mes parents et parfois, il changeait un peu les choses en les faisant parler. Il leur faisait dire que c'était ma faute s'ils étaient morts. Que je n'avais que moi à blâmer.
- Je crois que je peux t'aider à savoir la vérité sur le décès de tes parents. J'y étais, caché sous la cape d'invisibilité de ton père. J'ai assisté à toute la scène. Si tu le désires, je peux te permettre d'utiliser la légimencie pour voir exactement ce qui c'est passé.
- Mais comment? Je ne suis pas assez habile encore pour lancer ce sort contre vous.
- Ne t'inquiète pas, je n'offrirai aucune résistance et je mettrai même ce souvenir en avant plan pour te faciliter la tâche.
Severus expliqua calmement à Harry comment s'y prendre et le jeune homme suivi à la lettre les instructions de son enseignant.
Harry se retrouva dans une rue de Godric's Hollow, devant une maison simple et jolie. Voldemort était devant lui et marchait vers la porte de la résidence. Il était accompagné de deux de ses sbires. Arrivé devant l'entrée, il fit voler en éclat la porte en bois et il entra immédiatement.
- Potter, on se retrouve pour une quatrième fois, mais ce coup-ci, c'est moi qui aurai le dessus sur toi, dit-il au chef de famille qui se tenait dans la pièce.
- Lily! Prends Harry et va-t'en! C'est lui! Va-t-en! Cours! Je vais le retenir…
- Vous ne pourrez pas me fuir très longtemps, vous n'avez plus aucune chance contre moi. Un de mes fidèles m'a tout révélé. Je sais que Dumbledore veut vous cacher de moi, mais comme tu peux le constater, je suis plus puissant qu'il ne le pense et j'ai un fidèle qui l'espionne depuis quelques temps.
James Potter n'écoutait que d'une oreille ce que le Seigneur des Ténèbres lui disait. Ses pensées principales étaient tournées vers sa femme et son fils qu'il tenait à protéger. Il savait que seul il n'était pas de taille contre le mage devant lui mais il n'avait pas eu le temps de demander des renforts.
Voldemort décida de se débarrasser de lui rapidement d'un simple sort mortel. Puis dès qu'il eut atteint le sol, il partit à la rencontre de Lily et son rejeton, celui qui, d'après ce qu'il savait de la prophétie, devait l'anéantir.
- Ce n'est qu'un nourrisson, dès que je me serrai occupé de lui, plus rien ne viendra entraver mon pouvoir, dit-il à un des hommes qui l'accompagnait.
Dès qu'il arriva devant la mère du petit, il leva sa baguette en direction du poupon derrière elle.
- Non, pas Harry! Je vous en supplie… Je ferai ce que vous voudrez…
- Pousse-toi, idiote, allez pousse-toi…
Voldemort lança le fameux sort mortel à la mère pour l'éliminer et il envoya le même sort au petit en riant. Cependant, ce n'est pas ce qu'il avait pensé qui arriva. Au lieu de frapper de plein fouet le bambin et le tuer, le sort rebondit sur lui et se retourna vers le Lord noir.
- Harry! Ça va?
Severus venait de couper le lien qui lui permettait de voir ce qui c'était passé le soir du trente et un octobre.
Il s'approcha du jeune homme qui était parcouru par des tremblements. Il passa ses bras autour des épaules d'Harry et l'approcha de lui.
- Je n'aurais pas du te laisser voir ça. Ce n'était pas une bonne idée finalement, dit-il.
- Non! Je voulais savoir, je voulais le voir, dit Potter.
- Mais regarde dans quel état tu es maintenant.
- Il fallait que je sache réellement ce qui s'est passé cette fameuse nuit où Voldemort a décidé de faire de ma vie un enfer.
Severus ne releva pas le nom de son ancien Maître. Il n'aimait pas l'entendre, mais il savait que ce n'était qu'un nom et qu'il n'avait plus aucun danger à le prononcer.
Harry resta blotti contre l'homme durant de nombreuses minutes sans dire un mot. Il était bien et il voulait profiter du petit moment de réconfort qu'il pouvait tirer de la situation. Lorsque Severus bougea pour enlever ses bras des épaules du jeune homme, ce dernier le retint.
- Non, s'il vous plait, murmura-t-il. Je suis bien lorsque vous me prenez contre vous.
Le cœur de l'homme bondit. Il sut à cet instant qu'il avait des chances d'avoir le jeune homme pour lui. Il serra un peu Harry pour le rassurer, puis il mit une main dans ses cheveux ébène. Il les caressa longuement sans dire un mot, et en profita pour humer l'odeur agréable de son futur compagnon.
Harry était bien installé dans les bras de l'homme et en profitait pour faire un ménage dans sa tête. La vision qu'il avait vue l'avait bouleversé mais c'était une bonne chose à son avis. Il était maintenant capable de mettre de coté ce que Voldemort lui avait fait voir en sachant que c'était une version fausse des événements. Après plusieurs minutes de silence, Harry fut le premier à parler.
- Merci beaucoup, dit-il.
- De rien, si ça peut aider, répondit Severus.
- Ça faisait longtemps que je voulais réellement savoir ce qui s'était passé. Je sais que je ne peux rien y changer, mais c'était quand même important pour moi.
- Le Lord ne t'aurait certainement pas fait voir le courage de ton père pour te sauver, ni comment ta mère avait voulu te protéger. Il aimait beaucoup mieux détruire l'esprit de ses victimes en les affaiblissants.
Harry fut surprit de l'entendre complimenter son père, il aurait pensé le contraire venant de Snape. Surtout s'il se référait au souvenir qu'il avait vu lorsqu'il était entré dans la pensine de l'homme.
- C'est terminé maintenant et tu n'as plus à t'en faire avec lui.
- Je sais bien, mais c'est tellement difficile lorsque je l'entends encore parler dans ma tête comme s'il était encore présent. Merci à vous de m'écouter et de me réconforter comme ça. Je ne voudrais cependant pas être un fardeau pour vous.
- Si je ne voulais pas le faire, je te laisserais à toi-même ou je demanderais à Dumbledore de trouver quelqu'un d'autre pour te surveiller. Mais honnêtement, même si au début j'étais sceptique quant à ta présence ici, je suis très content de pouvoir partager mes appartements avec toi.
- À un certain moment, j'avais demandé au directeur la permission de rejoindre mon dortoir, mais maintenant, je ne voudrais pas y retourner. C'est tellement plus calme et serein ici. Je m'y sens bien et j'apprécie de plus en plus votre présence depuis que j'ai appris à vous connaître un peu mieux.
- C'est la même chose pour moi, je ne laisse plus mes préjugés prendre le dessus et j'ai découvert un jeune homme fantastique et nullement arrogant comme je le croyais à ton arrivée à Poudlard.
- C'est fou comment les choses peuvent changer lorsqu'on laisse tomber les idées préconçues. On m'aurait dit il y a trois mois que j'apprécierais me retrouver en votre présence et je ne l'aurais pas cru.
- Parce que tu apprécies ma présence? Le taquina Severus.
- Mais bien sur, depuis que je ne vous vois plus comme un enseignant froid et rude mais comme un homme qui a été blessé, lui aussi, par la guerre. Y'a pas si longtemps, j'aurais été insulté qu'on me dise que j'ai des points commun avec vous.
- Pourquoi les choses ont-elles changées?
- Tout simplement parce que j'ai réalisé tout ce que vous avez fait pour notre camp, vous méritez une meilleure reconnaissance. On ne devrait pas vous voir seulement comme l'ancien mangemort mais plutôt comme un héro obscure.
- Ce n'est pas tout le monde qui a remarqué comme toi le travail que j'avais fait. Et je ne suis pas certain que la communauté soit prête à me reconnaître en tant que héro. C'est beaucoup plus pratique pour eux de me voir encore comme un méchant.
- Il serait pourtant temps que les gens évoluent un peu. Ils sont parfois si archaïques, soupira Harry.
- Les choses devraient commencer à changer tranquillement. Grâce au talent de sorcières et sorciers venant de familles moldues, comme ton amie, Miss Granger, les gens commencent à voir qu'il est stupide de croire à la pureté du sang. Les mentalités changeront graduellement. Faut laisser le temps faire les choses.
Harry releva la tête et fixa Severus les yeux ronds. Il était tellement surprit d'avoir entendu l'enseignant complimenter sa meilleure amie. Il ne s'était jamais attendu à ça.
Tandis que le jeune homme le regardait, Snape profita de la proximité de leur visage pour franchir la petite distance entre eux et poser ses lèvres contre celles de Potter.
Il l'embrassa doucement et avec hésitation, laissant la chance au plus jeune de le repousser s'il le désirait. Mais à la place, Harry accentua le baiser et passa une main derrière la tête de son aîné pour le rapprocher encore plus de lui.
Severus intensifia légèrement le baiser. Il mit une main dans les cheveux du jeune homme et avec sa langue il taquina les lèvres de son compagnon pour réclamer l'ouverture de celles-ci.
Harry appréciait tant qu'il se bougea un peu pour mieux se positionner sur son aîné. Il entrouvrit la bouche faisant comprendre ainsi à l'autre son désir de continuer.
Severus y mettait beaucoup de passion, dévorant le jeune homme, découvrant son goût unique.
Harry aimait bien ce qu'il ressentait à ce moment, jamais avec Cho ou Ginny il ne s'était senti aussi bien avec un simple baiser. Il ne pouvait pas décrire les sensations ressenties, mais il savait qu'il ne voulait pas que ça cesse.
Toc Toc Toc…
Severus grogna, qui pouvait bien venir les déranger en ce moment? Il se détacha lentement du jeune homme et se leva.
Lorsqu'il ouvrit la porte, il grognassa encore plus.
- Albus, fit-il d'une voix froide.
- Severus, j'espère que je ne vous dérange pas, fit le directeur avec un sourire moqueur. Je suis venu voir comment se porte votre cohabitation avec Harry. Ça fait plus d'une semaine que je n'ai pas eu de nouvelle de vous deux.
- Tout va bien.
- Vous me laisserez certainement entrer pour que je puisse le constater par moi-même, demanda Dumbledore.
Severus se poussa un peu sur le côté pour que le directeur passe.
Harry était toujours bien installé dans sa chambre sur son lit. Il avait reprit ses crayons mais au lieu de dessiner ses cauchemars, il débuta une nouvelle œuvre représentant lui et son enseignant.
- Bonjour Harry, fit le directeur en le voyant.
- Bonjour professeur, répondit-il en cachant le dessin qu'il avait débuté.
- Je passais pour voir comment tu allais.
- Je vais beaucoup mieux qu'au début de l'année, fit évasivement le jeune homme.
- C'est une bonne chose.
Le directeur était maintenant dans la chambre de Potter et fouillait dans les dessins sur le pupitre de celui-ci. Il regardait avec attention les œuvres relatant ce que le jeune homme avait vécu.
- Tu as un joli coup de crayon.
- Merci.
- Ça t'aide de dessiner de la sorte?
- Oui, j'ai l'impression de laisser sortir les souvenirs et ils m'affectent moins ensuite.
- C'est une bonne chose, mais en en parlant tu arriverais au même résultat.
- Je préfère mettre mes souvenirs sur papier avant d'en discuter. C'est un peu un ménage de mes souvenirs que je fais ainsi.
- Oh! Bien alors.
Le directeur le regarda longuement, Harry n'aimait pas beaucoup ça, il avait l'impression qu'il essayait de lire en lui. Après un laps de temps, le vieil homme reprit.
- Le premier match de Quidditch sera dans deux semaines, si tu le désires toujours, ta place comme attrapeur est toujours à toi. Puisque tu vas bien, je propose qu'on te rende ton balai.
- Merci beaucoup, dit le jeune homme avec une voix plus qu'enjouée.
- De rien, je n'avais pas vraiment le choix, le professeur McGonagall me l'aurait reproché toute l'année si je n'avais pas permis à son joueur vedette de jouer, expliqua-t-il en lui faisant un clin d'œil.
Il laissa ensuite le jeune homme seul et alla retrouver Snape qui était installé à sa table de travail dans le salon. Il raturait en rouge des copies d'étudiants.
- N'y allez pas trop fort, dit le directeur, je suis certain qu'ils ne sont pas si mauvais que ça.
- Ils ne sont pas mauvais, ils sont incapables. Une vraie bande de cornichon!
Albus sourit, il savait très bien que les copies n'étaient pas si mauvaises que le prétendait son enseignant mais que c'était plutôt parce qu'il était contrarié qu'il raturait ainsi.
- Bonne soirée Severus et continuez de bien prendre soin de Harry comme vous le faites.
Puis le directeur quitta les appartements en refermant la porte derrière lui.
Il le sait, c'est certain, se dit Severus en repensant au baiser qu'il avait donné au jeune homme. Il faut toujours qu'il soit au courant de tout. Ce que j'aimerais un jour le surprendre au point qu'il avale tout rond ses maudits bonbons aux citrons. Ce n'est pas possible tout savoir comme ça, il y a certainement un truc quelque part…
Severus était bien installé dans ses réflexions contre le directeur lorsqu'Harry sorti de sa chambre et alla le retrouver. Il déposa un parchemin devant l'homme et attendit patiemment que l'homme le remarque, ce qui fut très rapide.
Snape examina le dessin quelques secondes. Il était très révélateur de ce que désirait le jeune homme. Il s'y voyait avec Harry, dans une lande verte, main dans la main et yeux dans les yeux. Puis Severus sursauta lorsque le dessin s'anima. Les deux hommes dessinés s'approchèrent l'un de l'autre et s'embrassèrent.
L'enseignant déposa le dessin et se leva pour se rapprocher du jeune homme. Il avait un sourire au visage très révélateur sur ses intentions. Mais avant qu'il ne puisse poser ses lèvres à nouveau sur celles d'Harry, on frappa à nouveau à la porte.
- Qui est-ce encore, grognassa l'homme.
Cette fois-ci ce fut Harry qui alla répondre. Ce fut une bonne idée, puisque c'était ses deux amis qui venaient pour le voir.
- Bonjour Harry!
- Salut vieux!
- Bonjour vous deux.
- On est venu te voir parce que ma mère veut savoir si tu viendras au terrier pour Noël.
Et oui, Noël approchait à grand pas et c'était bien la première fois qu'il avait une invitation pour aller célébrer cette fête chez les Weasley. Mais maintenant qu'il était évident que quelque chose se passerait entre son enseignant et lui, il n'était pas aussi enthousiaste qu'on l'aurait imaginé face à cette invitation.
- Je peux te donner ma réponse vendredi, demanda-t-il. C'est dans deux jours, j'aurai amplement le temps d'y réfléchir.
- Je croyais que tu aurais accepté sur le champ, fit le rouquin, déçu.
Hermione quant à elle, comprit immédiatement ce qui tracassait son ami. Elle était la seule à savoir qu'il brulait d'envie pour le maître des potions et rien qu'en le regardant, elle lui fit saisir qu'elle comprenait pour son hésitation.
- C'est parfait, on viendra prendre ta réponse dans deux jours, dit-elle pour éloigner Ron et avoir une discussion avec lui.
Dans le couloir vers la tour de Gryffondor…
- Écoute Ron, Harry a vécu de dures épreuves et il n'a peut-être pas envie de se retrouver où il y a beaucoup de monde. Le terrier est petit et il s'y sentirait peut-être un peu étouffé.
- Hermione, c'est comme mon frère, il est de la famille. Je ne vois pas ce qui pourrait le mettre mal.
- Laisse-lui les deux jours de réflexion qu'il demande. On verra sa réponse ensuite.
- Je suis certain que c'est à cause de Snape, on ne le voit presque plus, il le garde constamment dans ses appartements et il ne le laissera certainement pas venir à Noël.
Hermione soupira, le rouquin ne s'imaginait même pas combien il était près de la vérité. C'était effectivement à cause de l'enseignant qu'Harry ne les voyait plus autant qu'avant, mais ce n'était pas par obligation mais par choix. Elle savait qu'il préférait la compagnie de l'homme et qu'il essayait de se rapprocher de lui. Elle le comprenait de vouloir tenter sa chance et rester près de celui qu'il aimait.
- Va dans notre salle commune et attends-moi là, je reviens, dit-elle en revenant sur ses pas.
Dans les appartements du maître des potions…
- Je ne sais pas vraiment quoi répondre, dit Harry. Si je dis non, Ron va m'en vouloir mais en même temps, je ne veux pas rester là deux semaines non plus. J'ai besoin de la tranquillité qu'on retrouve ici et de savoir que je peux vous parler si j'en ressens le besoin.
- Alors pourquoi ne pas décider d'y aller seulement quelques jours pour plaire à Monsieur Weasley? Suggéra Severus, qui même s'il ne le disait pas, aimerait bien garder le jeune homme pour lui lors des vacances de Noël.
On frappa à nouveau à la porte, cette fois ce fut Severus qui alla répondre.
- Que puis-je pour vous, Miss Granger?
- J'aimerais bien voir Harry en privé, si c'est possible, bien entendu, demanda-t-elle avec le maximum de calme dont elle pouvait faire preuve.
Lorsqu'elle se retrouva seule avec le jeune homme, elle alla droit au but.
- Tu lui as dévoilé ce que tu ressentais pour lui, c'est ça? C'est pour ça que tu hésites à venir à Noël?
- Bien… oui et non… Je ne lui ai rien dit encore, mais on s'est embrassé et…
- Ouaaaaaaaaa… Puis, il embrasse comment? Fit-elle avec excitation.
- Très bien, dit Potter un peu embarrassé.
Voilà un nouveau chapitre de terminé… Dans le prochain, vous trouverez la réponse d'Harry pour les vacances de Noël… N'hésitez pas à laisser un petit commentaire pour donner votre opinion…
