Merci à ma fidèle correctrice, Fumseck
Merci aussi à tous ceux et celles qui ont eu la gentillesse de me laisser une review.
Bonne Lecture!
Severus vint voir Harry juste avant l'heure du repas pour lui rappeler de se rendre dans la grande salle. Dumbledore avait insisté pour que tous soient présents lors du souper, c'était le dernier repas avant les vacances. C'était la même chose à chaque année, le directeur en profitait pour souhaiter un joyeux temps des fêtes à tous.
- Tu viens, c'est l'heure de manger.
- Je n'ai pas faim, dit le jeune homme.
Ça faisait maintenant près de deux mois qu'il n'avait pas sauté un repas et Severus s'inquiéta aussitôt.
- Y'a un problème? Lui demanda-t-il en s'approchant pour le prendre contre lui.
- Non rien, c'est correct, répondit le jeune homme en s'éloignant du plus vieux.
- N'essaie pas de me faire croire que tu es bien, je vois bien que tu n'es pas dans ton état normal.
C'était pourtant vrai, mais Harry ne savait pas comment le dire. Il ne se voyait pas du tout demander à Snape s'il était avec lui que pour le sexe. Et surtout… Il ne voulait pas le perdre, il était bien avec lui et il voulait que les choses continuent ainsi.
- Harry, fit Snape doucement, si quelque chose te tracasse, tu peux m'en parler sans crainte.
- Je… C'est sans importance, balbutia-t-il.
- Si c'est important! Puis que ça te perturbe. Tu sais que tu n'as pas à avoir peur de me dire ce qui ne va pas.
- C'est ce que Ron m'a dit…
Severus senti alors la rage monter en lui. Il du se retenir d'aller voir le rouquin sur le champ. Il ne savait pas encore ce qu'il avait pu dire pour retourner le jeune homme ainsi, mais seulement qu'il ait ouvert la bouche était de trop.
- Pourquoi t'occupes-tu de moi? Questionna Harry. Est-ce seulement parce que je te laisse me toucher?
Une larme d'appréhension coula sur la joue du jeune homme. Il avait tellement peur que la réponse soit oui et le blesse.
Snape bouillait intérieurement, c'était vraiment un coup bas de la part du roux d'avoir ainsi essayé de le séparer du jeune homme avec des mensonges.
- Harry, tu es avec moi, dans mes appartements, depuis bientôt quatre mois. Tu me vois aller et agir. Crois-tu sincèrement que je me moquerais de toi ainsi? Je n'ai jamais eu l'habitude de jouer avec les sentiments des autres et surtout pas avec les miens. Je suis avec toi parce que… parce que… je t'aime.
C'était la première fois que ces mots sortaient de la bouche de Severus. Il n'avait jamais osé les dire avant, à aucun de ses anciens partenaires. Pour lui, ces trois petits mots signifiaient beaucoup trop pour les répandre à qui voulait les entendre. Et jamais il n'avait ressenti de sentiment assez fort nécessitant qu'il les dise.
Mais avec Harry c'était différent, il avait l'impression d'avoir trouvé l'âme sœur. Il ressentait le besoin de le protéger et de l'aimer. Comme une force invisible qui le pousserait vers lui ! Cela en était même rendu qu'il ne pouvait supporter l'éloignement, ressentant un vide à l'intérieur de lui qui l'attristait. Il voulait être tout pour le jeune homme, se donner sans compter pour lui et ne lui offrir que le meilleur.
- Mais alors, pourquoi ne me permets-tu pas de te toucher? Réussi à demander le jeune homme.
- Je n'ai jamais pensé que ça pouvait te déranger, répondit l'homme surprit de la question.
- J'aimerais pouvoir te faire plaisir moi aussi, te montrer ce que je ressens pour toi par des caresses.
- Je ne voyais pas les choses ainsi, dit tout bas Snape l'air absent.
Il repensait à ses actions passées. Pour lui, ancien mangemort, se laisser sucer par un autre était un signe de domination. Il ne voulait pas donner l'impression à Harry qu'il était son maître, c'est pour cette raison qu'il ne l'avait jamais laissé faire. Mais lui avouer, c'était admettre qu'il s'était plus d'une fois mis à genou devant le Seigneur des Ténèbres, il ne voulait pas revivre cette humiliation, même juste en en parlant. Pour qui le prendrait Harry, un faible qui s'était abaissé honteusement de la sorte?
- Tu dois me laisser du temps pour me laisser faire, finit-il par dire. J'ai un passé chargé derrière moi et je dois faire avec. Mais je suis certain que je t'aime suffisamment pour me laisser faire et te laisser une chance.
- Pourquoi ne me parles-tu pas de ton passé?
- Parce que je n'en suis pas fier et que je préfère l'oublier, soupira Snape.
Harry se remémora ce que l'homme lui avait déjà dit.
- Pourquoi refusez-vous de parler de ce qui c'est passé? Lui avait demandé Severus.
- Parce qu'il n'y a rien à dire.
- C'est ce que vous croyez, lui avait répondu l'homme. Mais c'est en en parlant qu'on peut passer par-dessus. C'est comme une plaie à l'intérieur de vous. Si vous n'enlevez pas ce qui cause cette plaie, elle s'infectera et vous détruira graduellement. Si vous parlez de ce qui vous ronge, vous vous sentirez mieux à long terme.
- C'est toi-même qui m'as déjà dit : « Le passé est comme une marque sur notre âme, mais nous pouvons faire en sorte qu'elle n'affecte pas notre présent et notre futur. » Et tu avais rajouté que c'est en en parlant qu'on guérit du passé.
- T'as raison, mais ce n'est pas aussi facile que je le voudrais, j'ai peur que tu ne veuille plus de moi ensuite.
- Oh! Parce que toi tu ne voulais plus de moi lorsque je t'ai dévoilé ce que j'avais subit lors de la guerre?
- Non! Ce n'est pas ça…
- Alors fait moi un peu plus confiance, demanda Harry en allant se blottir contre Severus.
- Je ne veux plus que tu t'en fasses avec mes sentiments pour toi, peu importe ce que les gens diront autour de toi, dit Snape en revenant au sujet principal. Je suis un homme honnête et jamais je ne te jouerai dans le dos.
- Je sais, excuse-moi d'avoir manqué de confiance en toi.
- Ce n'est pas de ta faute, je comprends la situation. Monsieur Weasley ne m'a jamais porté très haut dans son cœur et il doit voir très négativement notre relation.
- Il croit que tu n'as besoin de moi que pour ton plaisir personnel et que tu es incapable d'aimer réellement.
- Et pourtant, s'il savait le feu qui brule en moi pour toi, dit l'homme avant d'embrasser le plus jeune.
Le matin de Noël, Harry se fit réveiller par de doux baisers papillons sur le visage. Lorsqu'il ouvrit les yeux, c'est un Severus tout sourire qui était là.
- Bonjour mon petit ange, dit l'aîné.
- Mon petit ange, c'est joli comme surnom… Merci de penser ça de moi.
- Tu es l'ange qui m'a amené le bonheur, expliqua-t-il avant de l'embrasser tendrement. J'ai décidé de nous faire prendre le déjeuné au lit ce matin. J'ai demandé aux elfes le tout juste avant de venir te réveiller.
- Merci, j'ai justement très faim.
Severus déposa le plateau en avant d'eux et se servi une rôtie avec de la confiture et en passa une à son compagnon. Tandis qu'il mangeait, une goutte de confiture tomba sur le torse de l'aîné… Mais avant qu'il ne puisse l'essuyer, Harry passait sa langue pour bien laver le petit dégât. Il laissa ensuite sa bouche se promener sur le haut du corps de son compagnon réussissant à lui tirer quelques complaintes plaisantes.
Voyant que son partenaire se laissait faire, Harry se déplaça pour avoir un meilleur accès à ce corps qu'il pouvait enfin toucher pour la première fois. Il goûta cette peau étonnamment douce et épicé. Il appréciait la possibilité donnée par son compagnon, il décida de pousser un peu plus loin son exploration en descendant lentement vers le bas.
Lorsqu'il arriva vers la ligne de poil noir, il se fit arrêter.
- Non! Pas là, pas maintenant s'il te plait. Il faut que tu me laisses du temps pour ça, dit Snape
Il n'était pas capable d'expliquer au jeune homme que le simple fait de le voir ainsi, lui rappelait qu'il avait déjà fait soumettre de jeunes personnes de cette façon. Il avait honte de ce qu'il avait fait et ne voulait pas avoir l'impression de soumettre Harry.
Harry se releva, un peu déçu mais comprenant la situation. Il était prêt à être patient autant que Severus l'avait été avec lui lors du début de leur cohabitation.
Les deux hommes terminèrent leur déjeuné et ensuite ils se préparèrent à partir pour se rendre chez les Weasley. C'était aujourd'hui qu'ils avaient décidé de partir pour passer trois jours avec la famille.
- Oh! Harry! Je suis si contente de te voir, fit Molly en voyant le jeune arriver. Bonjour Severus.
- Bonjour Madame Weasley.
- Bonjour Molly.
La femme fit une grosse accolade au jeune homme et lorsqu'elle s'approcha pour faire de même au plus vieux, il se recula légèrement.
- Va falloir vous y habituer, dit-elle en riant. Quand on choisi notre famille, y'a certaines marques d'affections qui viennent avec. Puisque Harry est comme notre fils, bienvenu dans la famille.
Wow! Quel cadeau, pensa Severus. Comme si je n'avais pas assez à supporter la bande de rouquin en cour sans en plus être de la famille. Mais comme on dit; on ne choisit pas sa famille, malheureusement.
Tous les autres membres les accueillirent aussi chaleureusement. Snape n'était pas très à l'aise avec cette situation. Il préférait de loin la tranquillité de son chez-soi. Mais il était prêt à n'importe quel sacrifice pour celui qu'il aime. Il s'efforça donc de faire son plus beau sourire, qui avait plus l'air d'une grimace.
- Regarde ce que j'ai reçu d'Hermione comme cadeau, Harry.
Ron lui montrait le dernier bouquin sur les Canons de Churchill qui venaient tout juste de sortir y'a moins d'une semaine.
- C'est fantastique, il y a les plus récentes statistiques et de nouvelles photos.
Harry et lui feuilletèrent le livre durant plusieurs minutes, tandis que Severus discutait avec Arthur à propos des nouvelles dispositions ministérielles depuis la fin de la guerre.
Lorsque le souper arriva, tous s'installèrent à table.
- Tu as eu quoi comme cadeau, Harry?
- Ça a débuté par un réveil merveilleux, ensuite un petit déjeuné au lit avec un homme extraordinaire et ensuite j'ai eu droit à des milliers de baisers et tu ne veux pas savoir où, répondit le jeune homme en riant.
- Harry, je mange, fit Ron. Je n'ai pas besoin d'avoir d'image mental de vos ébats.
- Pas de danger, je garde toujours le meilleur pour moi.
Au moment de se mettre au lit, Harry et Severus se firent installer dans l'ancienne chambre de Percy. Depuis la mort de ce dernier, la pièce était inoccupée et idéal pour le jeune couple.
- Je suis bien content de ne pas passer toutes les vacances ici, fit Severus. J'ai trop besoin de mes choses et de ma tranquillité. Ton copain Ron parle vraiment continuellement!
- C'est sa personnalité, on ne peut pas le changer.
- Une chance que tu n'es pas comme lui.
- Et comment je suis? Le questionna Harry.
- Toi, tu es tout simplement parfait, fit l'homme en l'embrassant passionnément.
Rapidement, les vêtements furent visiblement de trop et furent lancés au travers de la pièce. Severus baladait ses mains avec habileté sur le corps de son compagnon. Harry geignait de plaisir sous les soins et à un certain moment, il avança ses mains à son tour pour les poser sur le torse de son partenaire. Snape l'arrêta et le tira vers lui. Il le serra fort, comme s'il avait peur de le perdre. Une larme coula sur la joue de l'aîné.
- Harry… Il faut que tu saches… Je…
Severus avait des difficultés à s'exprimer convenablement, l'émotion étant trop vive à l'intérieur de lui. Il prit une grande inspiration avant de reprendre.
- Plus jeune, lorsque j'ai voulu devenir mangemort, j'ai du subir une initiation pour prouver ma soumission au Maître. C'est terrible ce qu'ils nous font faire et le pire c'est que personne n'ose s'opposer aux demandes. Il m'a demandé en autre chose de lui servir d'objet sexuel. C'était atroce de sentir ses mains galeuses me tripoter comme si j'étais un morceau de viande fraîche. Le contact de sa langue râpeuse contre ma peau m'était insupportable, mais je ne devais pas le laisser voir. Je devais feindre le plaisir tout au long de la procédure. Mais contrairement à ce que je pensais, ce ne fut pas la seule fois où j'ai du me donner à lui. Régulièrement il me réclamait pour satisfaire ses instincts vicieux. Parfois même en public devant mes compatriotes mangemorts. J'étais dégoûté par cet être monstrueux, mais ma crainte de ses pouvoirs me forçait à lui obéir.
Harry n'avais jamais imaginé qu'une initiation d'ordre sexuelle ait lieu chez les mangemorts, mais à bien y penser, c'était une chose logique tant c'était bas. Ça expliquait très bien maintenant les comportements de son partenaire et c'était admirable de sa part de lui laisser une chance de lui démontrer que l'amour n'est pas qu'une partie de baise dominant/soumis.
- Je comprends maintenant pourquoi tu n'aimes pas que je te touche, fit Harry compréhensif.
- Ce n'est pas parce que tu me répugnes, oh non. C'est simplement à cause des souvenirs que ça me fait revivre. C'est la première fois que j'arrive à en parler. Et j'ai peur que tu ne veuilles plus de moi maintenant que tu sais combien j'ai été faible. J'aurais du l'arrêter et lui faire cesser ces mauvais traitement sur moi, mais je n'ai jamais eu le courage de m'y opposer.
- Tu es plus courageux que tu ne le crois. Tu as été espion pendant si longtemps, risquant ta vie à chacune de tes visites devant lui. Tu mérites tout mon admiration pour ça.
- Mais je l'ai laissé m'utiliser comme une vulgaire poupée, soupira Severus en essuyant une nouvelle larme qui coulait.
- C'est fini maintenant, il n'est plus là et plus personne ne t'utilisera, le rassura Harry. Et je ne te quitterai pas pour ton passé, tout comme je sais que tu ne le ferais pas toi non plus.
- Je me considère chanceux de t'avoir. Merci!
- C'est à moi de te remercier de me laisser une chance, répondit-il en déposant un tendre baiser sur la joue humide de Severus.
C'est blotti l'un contre l'autre qu'ils restèrent, en silence, jusqu'à ce que le sommeil les emporte.
Le lendemain matin, c'est une course dans les escaliers qui réveilla les deux hommes. Severus qui avait eu un sommeil agité, se leva avec une migraine horrible.
- C'n'est pas bientôt fini tout ce bouquant? Grogna-t-il.
- C'est les vacances, c'est normal qu'il y ait un peu d'excitation dans l'air.
- Je préfère le calme au levé.
- Je sais, j'ai remarqué. Tant que tu n'as pas ingurgité tes trois premiers cafés tu as une tête horrible, le taquina Harry.
- Grrrmph, fit Severus en mettant sa tête sous son oreiller pour couper le bruit un peu.
- Allez debout, on va descendre, je suis certain que Madame Weasley t'aura préparé une tasse.
- T'as l'intention de descendre dans cette tenue?
Harry réalisa alors qu'il était encore en sous-vêtements. Il prit alors une belle teinte rosé et se dépêcha de mettre ses jeans et un t-shirt.
- Voilà qui est mieux, fit l'aîné en mettant un ensemble noir. J'aime mieux qu'il n'y ait personne d'autre que moi pour te dévorer du regard.
- Est-ce que j'aurais un copain jaloux, demanda Harry avant d'embrasser Severus.
- Oui… Très jaloux, je n'aime pas qu'on tourne autour de mon compagnon et il n'est pas question qu'on le regarde trop longtemps non plus.
- Tu n'as pas à t'en faire avec moi, j'n'ai pas l'intention de provoquer ton courroux inutilement.
Les quelques jours chez les Weasley passèrent très rapidement et les deux hommes ne furent pas déçus de retourner dans leur petite tranquillité. C'était bien d'être entouré de personnes aimantes, mais rien n'était aussi bon que son lit à soi et sa routine personnelle.
Voilà… Prochain chapitre : le retour en classe et la réaction des autres étudiants… N'hésitez pas à laisser un commentaire, c'est toujours aussi plaisant à lire…
