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associée à la partie 1 : « Unexpected
discovery »
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associée à la partie 2: « Zuko,
hopeless »
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pouvez voir les images en cliquant sur mon profil, ensuite sur le
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DeviantArt.
Note aux
Zutarian : il y a dans cette partie un moment très
« Zutara », profitez-en car cela ne durera
pas !!! ;)
PARTIE 2 : La blessure
La nuit est déjà bien entamée. Aang a ramené plusieurs grosses racines et un tas d'herbes sèches. Cela devrait leur permettre d'improviser un petit feu de camp pour chauffer leur nourriture et passer le reste de la nuit confortablement. Il rejoint Katara auprès du corps toujours inanimé de Zuko. Elle a réussi à refermer la plupart des plaies de son torse, de ses bras et de son visage et elle ausculte maintenant le parcours de son Shi pour voir s'il reste des lésions en profondeur.
« Katara, tu dois être exténuée, tu devrais te reposer un peu…» dit Aang.
Sokka s'agite à côté d'eux en cognant deux cailloux, espérant y faire jaillir une étincelle pour leur feu de camp. Cela fait un moment qu'il essaye, en vain. Il jette un coup d'œil du côté de Katara, et plaisante :
« Tu ne pourrais pas demander à ton nouvel ami de nous allumer un feu ? Cela sera plus rapide qu'avec ces satanées pierres ! »
Aang n'a pas vraiment apprécié le « nouvel ami » et Katara se tourne vers son frère, prête à lui faire regretter ses paroles, quand le corps de Zuko commence à bouger et attire son attention. Il n'a pas l'air d'être conscient, mais il s'agite comme s'il faisait un terrible cauchemar. L'instant d'après, un cri déchire la nuit. En proie à une panique intérieure, Zuko vient de se relever et de reprendre brutalement conscience. Un long silence s'ensuit.
Katara et
Aang ont fait un bond en arrière et se trouvent presque dans
les bras de Sokka, qui regarde la scène avec un air ahuri.
Ayant repris ses esprits, Aang attrape son bâton et adopte de
suite une pose défensive.
Zuko
respire avec difficulté et les regarde tous les trois, l'un
après l'autre, sans dire un mot. Il ne semble pas comprendre
où il se trouve et être très étonné
de les voir autour de lui. Quand il souhaite faire un mouvement, il
se rend finalement compte qu'il a les mains et les pieds solidement
attachés.
« J'ai
oublié de le bâillonner ! » hurle Sokka
au désespoir, les mains sur la tête. « Cette
erreur pourrait nous être fatale…» ajoute t-il pour
lui-même.
Aang se
rapproche de Zuko, toujours dans une pose défensive et avec un
regard mauvais.
Zuko finit
par baisser la tête pour éviter de croiser les regards
fixés sur lui et demande avec une voix cassée :
« Qu'est-ce
que vous faites ici ? »
Katara
semble partagée entre la peur et l'envie de répondre
quelque chose, mais elle décide de rester silencieuse.
« C'est
plutôt à toi de nous le dire ! » répond
Sokka «on t'a trouvé dans ce désert de pierre,
à demi-mort. N'étais-tu pas parti avec ta crapule de
sœur à la conquête des dernières citées
qui résistent encore afin de les asservir au nom de ton père,
le seigneur Ozai ? »
Zuko grimace, mais ne répond pas. Il tourne la tête du côté de la paroi rocheuse et reste silencieux. Il ne semble pas chercher à se délivrer des liens. Un long silence s'ensuit.
Le seul bruit qu'on entend dans l'abri est celui de Sokka, qui a recommencé à frapper les deux pierres au dessus du foyer, avec une certaine frustration. Au bout d'un moment où rien ne se passe, Aang baisse ses bras et Katara décide de s'approcher prudemment. Elle s'adresse à Zuko avec autant de gentillesse que la situation le permet.
« Rien ne t'oblige à nous en dire plus pour le moment, mais peux-tu nous promettre de ne pas nous attaquer ? Tu es blessé et j'ai essayé de soigner tes blessures au mieux. Puis-je te faire confiance ?»
Elle attend une réaction du prince banni, mais il reste silencieux. Soudain, il se retourne violemment et regarde Katara droit dans les yeux avec une certaine colère retenue. Il inspire et une traînée de flammes jaillit de sa bouche. Aang fait un brusque mouvement pour parer l'attaque avant de comprendre que les flammes sont dirigées vers le foyer qui se trouve à côté de lui et ne vont blesser personne. Les racines s'enflamment et une lumière chaude illumine l'abri. Zuko se laisse retomber par terre puis se retourne violemment du côté de la paroi rocheuse en grognant. Sokka lâche enfin ses deux pierres puis échange un sourire nerveux avec Aang.
« J'imagine qu'il faut prendre cela pour un oui » dit Aang, qui s'assoit par terre, exténué par tant de tensions et d'incertitude.
La petite troupe est réunie autour du feu et la nourriture qu'ils partagent ravive leur gaîté. Zuko n'a pas bougé depuis plus d'une heure, ni prononcé un seul mot. Ils l'entendent tousser de temps en temps.
« Je
vais lui apporter quelque chose à manger. » dit Katara.
Aang se lève en même temps qu'elle.
« Je
reste à tes côtés, on ne sait jamais… ».
Katara voudrait dire quelque chose mais Sokka approuve la décision
de Aang : « Je n'ai pas confiance, moi non plus. »
Katara prend un bol de riz avec des filets de poisson, ainsi qu'une gourde, puis se rapproche de Zuko. Aang l'escorte. Elle pose la nourriture à côté du prince banni et lui demande :
« Si
je détache tes mains pour te permettre de manger un peu, tu ne
tenteras rien ? »
Zuko
répond, sans se retourner et en appuyant chacun de ses
mots:« Je
- n'ai - pas - faim.»
Juste à
ce moment-là, le bruit de son estomac affamé se fait
entendre.
Aang
ironise :
« Il
vaudrait mieux que tu laisses ta fierté de côté
un moment…»
Zuko se
sent un peu bête, mais ne répond pas. Cette situation
l'agace. Oui, il a faim et soif, mais accepter quoi que ce soit de
l'Avatar ou des ses amis lui paraît juste…impossible.Katara et
Aang sont toujours aux côtés de Zuko et ne savent pas
trop comment débloquer la situation.
Sokka,
plutôt amusé, ajoute, de loin:
« Décide
toi vite avant que ma sœur ne t'oblige à nouveau à
boire de son eau magique ! »
L'instant
d'après, il reçoit un bon
coup du fouet d'eau que Katara n'a pas réussi à
réprimer. Aang rit. Mais la remarque a suffisamment blessé
Zuko dans son amour-propre pour qu'il se décide à se
retourner vers eux et à se relever. Il souffle de la fumée
par les narines pour évacuer la colère qui le ronge de
l'intérieur. Aang s'approche avec prudence et lui délie
les mains, puis rejoint Sokka et Katara auprès du feu, sans
perdre de vue le moindre de ses mouvements.
Zuko évite
toujours le regard de l'assistance et commence à manger en
silence avec des gestes brusques et les sourcils froncés. Le
silence est retombé sur la grotte.
« Zuko, pourrais-tu nous dire ce qu'il t'es arrivé ? Nous ne t'avons pas revu depuis…Ba Sing Se…» tente Katara.
Il
lève un court moment les yeux de son bol de riz, mais ne
répond pas.
« Pas
très bavard. » finit par marmonner Sokka. « Sympatique
compagnie… »
Zuko repose le bol de riz puis boit un peu d'eau à la gourde. Une nouvelle quinte de toux le secoue violemment et sa vision se trouble. Il tombe à terre avec un bruit mat et ne bouge plus. Il semble de nouveau inconscient et comme parcouru de frissons.
Katara
se rapproche de lui, suivie de prêt par Aang. Elle pose
sa main sur le front du prince banni puis se tourne vers Aang,
anxieuse.
« Il
est brûlant…»
Elle
se lève et apporte sa couverture en peau d'animal qu'elle
pose sur le corps inerte de Zuko. Aang baisse la tête, il ne
ressent maintenant qu'une sorte de tristesse diffuse pour leur
ennemi blessé.
« Je vais aussi lui détacher les jambes. Je veillerais à notre sécurité pour cette nuit.»
La nuit paraît interminable. Sokka ronfle bruyamment, mais cela ne dérange Katara, qui avait grand besoin de sommeil. Appa et Momo dorment paisiblement l'un sur l'autre. Aang esquisse un sourire en les regardant, puis il tourne la tête du côté de Zuko. Ce dernier gît toujours dans la même position.
Il ne reste plus que quelques braises rougeoyantes dans le foyer et l'ensemble de l'abri est plongé dans l'obscurité. Le temps semble s'écouler de plus en plus lentement et les yeux de Aang se referment doucement aux premières heures du jour. Il est somnolent quand un craquement retentit derrière lui et le tire de son sommeil. Il risque un œil discret sur le côté, et il aperçoit Zuko, titubant, qui est en train de quitter l'abri. Ce dernier essaye de faire le moins de bruit possible et il n'a pas compris que Aang l'a repéré. Il continue d'avancer lentement, avec une démarche incertaine.
« Où
vas-tu ? » demande Aang, sans le regarder. Derrière
lui, Zuko s'arrête net et se tourne lentement dans sa
direction.
« Loin.»
répond-t-il rapidement, puis il continue de s'avancer vers
la sortie de l'abri, sans plus essayer de camoufler le bruit de ses
pas.
« Dans
le désert? Dans cet état?» rétorque
Aang, avant de se lever d'un bond et de faire face au prince du
feu. Cette nuit sans sommeil l'a complètement épuisé
et il est sur les nerfs. Il n'a pas du tout envie de discuter mais
il aimerait savoir s'il y a un danger possible pour lui ou ses
amis.
« N'essaye
pas de m'en empêcher, Avatar. Où je pourrais…»
commence Zuko, en prenant une position de
combat.
« Où
tu pourrais, quoi ? » l'interrompe Aang qui
n'apprécie pas du tout être appelé «Avatar »
et encore moins de se sentir menacé. Il sent toute la colère
accumulée resurgir d'un coup, attrape son bâton et se
place devant Zuko, l'air féroce.
Le volume
de sa voix a réveillé Sokka et Katara.
« Qu'est-ce
qui se passe, nous sommes attaqués ? » demande
Sokka qui se jette sur son boomerang en un mouvement.
« Zuko,
tu nous as mentis ? » demande Katara, déçue,
qui essaye de comprendre ce qui s'est passé en regardant
tour à tour les positions d'attaque de Aang et de Zuko.
Zuko ne
répond rien mais baisse ses bras. Aang serre les dents, jette
son bâton par terre et commence à expliquer:
« Il
voulait s'enfuir en silence. Je ne sais pas où, mais peu
importe. »
Il se
tourne vers Zuko, et lui dit, avec une voix pleine de colère :
« Vas-là
où tu veux, tant que c'est loin de mes amis. Si tu veux
mourir dans ce désert, c'est ton choix. Mais ne croise plus
jamais mon chemin. »
Zuko baisse les yeux pour éviter les regards interrogateurs de Katara et de Sokka. Dans un premier temps, il semble complètement perdu, comme harcelé par des sentiments contradictoires, puis une expression de lassitude s'installe sur le visage.
«Pourquoi
m'avoir soigné ?» demande-il enfin.
« Je…»
commence Aang, interrompu d'un geste de la main par Katara.
« Zuko,
tu connais déjà la réponse à cette
question...Si seulement tu nous en disait un peu plus sur ce qui
t'est arrivé…»
Zuko
se retourne du côté de la paroi de rocher et serre ses
poings avec colère, puis il finit par se calmer et il
frissonne. Il n'a plus du tout un air dangereux, mais ressemble
d'avantage à un animal blessé qui se résigne
lentement à son sort.
Aang
commence à se calmer un peu. Sokka juge qu'il n'y a pas de
danger et lâche son boomerang. Katara avance d'un pas dans
la direction de Zuko.
« N'avance
pas. » dit Zuko, mais sa voix cassée devient
instable et trahis les larmes. Elle
s'arrête puis fait un signe à Aang et Sokka pour leur
faire comprendre qu'il serait souhaitable de les laisser seuls un
moment.
Aang a le
cœur lourd et met plus de temps que Sokka à quitter l'abri.
Un long silence s'ensuit. Les épaules de Zuko tremblent un
peu et Katara en déduit qu'il fait le maximum d'effort
pour retenir ses larmes. Elle continue d'avoir un peu peur, mais
elle décide quand même de se rapprocher d'un pas. La
tension psychologique est au maximum, si seulement Zuko se décidait
à lâcher un peu ce qui pèse sur son cœur…
« Il
n'y a pas de honte à laisser tes larmes couler…»
commence Katara avec une voix calme « J'en ai eu besoin
lorsque j'étais capturée dans les sous-sols de Ba
Sing See et totalement impuissante…Tu semble avoir beaucoup
souffert... ».
Comme Zuko
ne répond pas, elle continue : « Mais le mal
que tu nous as fait nous sépare. Azula a porté un
coup qui aurait pu être fatal à Aang. J'ai du utiliser
l'eau magique pour le soigner. J'aurais pu guérir ta
cicatrice si seulement tu avais fait un autre choix… »
Zuko
se décide enfin à répondre, mais en gardant le
dos tourné :
« Rien
ne guérira cette cicatrice. Je suis marqué à
jamais. Je serais toujours le prince banni et brûlé par
Ozai, celui qui ne mérite que la haine et le mépris
d'autrui. »
Katara
ouvre des yeux étonnés, elle ne savait pas que c'était
le père de Zuko qui lui avait brûlé
le visage, puis condamné à l'exil. Dans le feu de
l'action, ils n'avaient pas eu le temps d'interroger Iroh à
ce propos et les sujets autour de Zuko étaient devenus sujets
tabou après ce qui s'était passé…
Encore
choquée par cette révélation inattendue, Katara
fait un bilan mental du peu qu'elle connaît de la famille
royale du royaume du feu. Les pièces du puzzle s'assemblent
et il lui vient spontanément une nouvelle question :
« Est-ce ta soeur qui t'a blessé aussi gravement ? »
Zuko
crie « oui !!!» et il
donne un coup de poing contre le rocher. Il retire sa main blessée
et baisse la tête avant d'ajouter : « J'aurais
préféré mourir… »
Cette
fois-ci, il n'essaye même plus de retenir les larmes qui
coulent de son œil valide.
Katara
fait le dernier pas qui la sépare encore de lui et pose sa
main sur son épaule. Surpris, il frisonne, mais ne la repousse
pas.
