Merci aussi à tous ceux et celles qui ont eu la gentillesse de me laisser une review. J'aime toujours autant lire vos commentaires et m'y référer lors de l'écriture.

Bonne Lecture!


Pour Severus, la situation était extrêmement décourageante. Harry l'avait repoussé lorsqu'il avait voulu le prendre contre lui. Il devait donc reprendre l'opération séduction depuis le début et attendre que son compagnon lui fasse enfin confiance. Une chance que le directeur apporta de bons mots en sa faveur au jeune homme.

- … Tu as défait Voldemort il y a un peu plus d'un an. Tu as sorti briser de cette guerre et tu ne voulais pas en parler, tu te repliais de plus en plus sur toi-même. C'est pourquoi je t'avais confié aux bons soins de Severus. Tu habitais ses appartements et il devait veiller sur toi. Ça n'a pas été facile au début, mais tranquillement, tu t'es mis à parler de ce que tu as vécu. Tu t'es confié à lui. Fait lui encore confiance aujourd'hui, je suis certain que la mémoire te reviendra sous peu…

Dans les appartements, la chambre qu'avait autrefois utilisée le jeune homme fut réinstallée pour lui. Severus y installa le petit monde qu'Harry avait lui-même créé, en espérant que ça l'aide à retrouver la mémoire. Il omit par contre de sortir les dessins qu'il jugeait de mauvais souvenir pour son compagnon. S'il avait oublié les mauvais traitements qu'il avait reçu, ce n'était certainement pas Severus qui lui donnerait les outils pour se les remémorer. Il accrocha cependant sur les murs les dessins d'eux deux, surtout le premier, celui ou ils s'embrassaient tendrement.

Harry était troublé, il avait beau chercher dans ses souvenirs, rien ne lui rappelait sa relation avec son enseignant. Il avait fini ses études, mais n'avait aucun souvenir de sa dernière année. Il demanda à Ron de l'aider à se remémorer, mais ce dernier passa plus de temps à se plaindre de ses frères et de la perte de sa compagne que de temps à répondre aux questions de son ami.

Hermione, quant à elle, fit du mieux qu'elle put pour Harry. Elle lui confirma ce que le directeur avait dit au sujet de la guerre et du comportement d'Harry après celle-ci. Elle lui raconta ce qu'elle savait à propos de lui et Severus, combien ils avaient l'air amoureux ensemble. Elle lui raconta en détail la journée de son anniversaire passé au manoir Snape. Mais tout cela était très beau, mais Harry ne se rappelait de rien.

Le pire pour le jeune homme était la nuit, il avait beaucoup de difficulté à dormir convenablement. Des flash de tortures lui revenaient et le troublaient. Il hésitait à croire que ça puisse être véritablement arrivé puisque c'était tellement traumatisant qu'il ne s'en serait pas sorti vivant à se qu'il croyait. Parfois, certaines nuits, Severus venait le rejoindre comme autrefois dans sa chambre. Il le prenait contre lui pour le rassurer et le consoler. Harry ne comprenait pas comment il faisait pour être si apaisant et si réconfortant, ni pourquoi il se sentait si en sécurité dans les bras de son enseignant.

Peut-être ai-je vraiment vécu une relation amoureuse avec lui, pensa-t-il.

Une journée ou Severus était en cours, Harry s'installa devant son petit monde miniature et l'observa attentivement. Il constata qu'il était paisible et harmonieux. En le regardant de plus près, il remarqua un personnage lui ressemblant étrangement, puis un autre représentant son enseignant. Les deux personnes se promenaient main dans la main. Harry regarda sa main et remarqua pour la première fois un bijou à son annulaire. Un souvenir lui revint alors…

« C'était la vieille du jour de l'an, les deux hommes venait de rentrer de leur séjour chez les Weasley. Harry était blotti dans les bras de son amoureux comme il en avait souvent l'habitude de le faire. Ils étaient devant le feu et regardaient les flammes valser dans le foyer. Puis à un certain moment, Severus sorti une petite boite qu'il offrit à Harry.

- Ce n'est pas grand chose, mais c'est de tout mon cœur, avait-il dit.

Lorsqu'Harry avait ouvert la boite, un anneau tout simple y était. Un bijou fait de deux métaux tressés.

- C'est pour que tu saches que je t'aime vraiment et que tu n'en doute jamais, avait murmuré Severus en passant l'anneau au doigt du jeune homme.

Ils s'étaient embrassés de longues minutes ensuite avant de faire l'amour passionnément devant le feu. »

Comme s'il m'avait fiancé, pensa alors Harry. Je dois lui laisser une chance, peut-être que la mémoire me reviendrait plus rapidement avec son aide.

Il reporta alors son attention sur le petit monde. Son petit lui s'occupait maintenant d'un petit chien tandis que l'enseignant jardinait. Harry se demanda si ce qu'il voyait était des projets pour le futur qu'il avait fait avec Severus ou bien si c'était que pur spéculation. Il décida que le mieux à faire était d'avoir une conversation avec son enseignant et de lui poser tous ses questionnements. Il pourrait avoir ainsi une meilleure idée de ce qu'était rendue sa vie avant son amnésie.


Dans un coin sombre de Poudlard...

- Qu'est-ce qu'on fait, il est revenu à lui.

- On attend de voir s'il retrouvera la mémoire, dit la voix glaciale.

- Ce ne serait pas mieux si nous attaquions au plus vite?

- Chaque chose en son temps. C'est une des erreurs que le Maître à fait et il est réduit à néant aujourd'hui. Je ne veux pas passer par le même chemin que lui, répondit la voix. Je veux la victoire et le pouvoir qui va avec.

- Bien, nous attendrons vos ordres.

- Tachez de ne pas manquer votre coups la prochaine fois.


Ron était déterminé à reconquérir Hermione. Il lui écrivit un grand nombre de lettres, certaines pour lui dire qu'il l'aimait toujours…

« Chère Hermione,

Je ne comprends pas ta décision de vouloir vivre sans moi. Nous avions tellement en commun toi et moi. Tu ne peux pas faire abstraction de ça aussi facilement. Je suis convaincu qu'il te manque quelque chose loin de moi, tout comme moi il me manque ta présence à mes côtés. Ce n'est pas par hasard si nos routes se sont croisées il y a des années, c'est pour que nous soyons heureux ensemble. Tu ne peux pas aller contre le destin qui est le notre.

Reviens-moi vite, je t'attends avec impatience.

Ton Ron chéri »

Parfois c'était des lettres d'insultes qu'elle recevait…

« Hermione,

Tu fais une grosse gaffe en t'éloignant de moi, tu ne pourras jamais connaître le bonheur ainsi. Tu as certainement perdu la tête pour prendre une telle décision, Ste-Mangouste serait la meilleure place pour toi.

Comment peux-tu simplement penser que mes deux frères, qui ne pensent qu'à s'amuser et faire des farces, peuvent être mieux que moi. Je suis de loin plus mature qu'eux. Mon travail est beaucoup plus noble que le leur. Je ne sais pas ce qui t'es passé par la tête, tu n'as pas du réfléchir trop fort non plus.

Tu ne veux plus de moi, parfait. Il y a des filles bien meilleures que toi qui m'attendent.

Ron »

Hermione en avait assez, mais elle ne savait que faire. Elle préférait attendre que le temps arrange les choses. Fred et George la soutenaient du mieux qu'ils le pouvaient, mais ils n'étaient pas toujours là pour intercepter le courrier à sa place. Heureusement, Ron n'eu jamais la bonne idée de lui envoyer une beuglante.


Lorsque Severus eu fini son dernier cours de la journée, il rentra directement dans ses appartements. Il trouva son compagnon installé sur son lit en train d'écrire.

- L'écriture te fait du bien? Lui demanda-t-il.

Harry qui ne l'avait pas entendu rentrer sursauta en l'entendant parler.

- Désolé je ne pensais pas te faire peur, dit Severus.

- Ce n'est rien, répondit le jeune homme. J'attendais justement ton retour.

- Ah! Fit l'enseignant, surpris.

- J'ai des questions à te poser, si ça ne te dérange pas, je ne voudrais pas t'importuner.

- Non, vas-y, je t'écoute.

Harry regarda le papier sur lequel il était en train d'écrire. Il y avait noté les questions à poser à l'enseignant. Mais maintenant qu'il était temps d'interroger, il hésitait, il se sentait mal à l'aise devant l'homme. Il ne se souvenait pas avoir été aussi proche de lui et il avait peur de la réaction de Snape devant son interrogatoire.

Severus s'installa à ses côtés sur le lit. Il prit le morceau de papier et commença à lire les questions.

- Depuis quand je suis gay?

- Comment tout a commencé avec lui?

- Depuis combien de temps ça dure?

- Pourquoi est-il rendu si gentil avec moi?

- Aie-je eu une autre relation avant lui?

- C'est quoi tous ces cauchemars? Est-ce arrivé pour vrai?

Snape sourit en lisant les questions, il eut immédiatement l'image d'un adolescent en plein questionnement. En y pensant bien, c'était justement ce qui ce passait, puisque Harry avait perdu ses souvenirs jusqu'à sa cinquième année. Il était donc revenu à l'époque ou il n'avait que quinze ans, l'âge de la crise d'adolescence.

Voyant qu'Harry ne parlait toujours pas et avait la tête baissé, presque honteusement, Severus mis une main sur son dos et lui dit.

- C'est un questionnement tout à fait normal que tu as là. Tu as tellement perdu de souvenir… Pour répondre à tes questions, tu m'as déjà dit avoir remarqué que tu étais gay après ta relation avec Ginny, la sœur de Ron.

- Quoi? Dit Harry en relevant la tête. J'ai déjà sorti avec Ginny? Mais… mais Ron a certainement voulu me tuer pour ça. Il n'a jamais accepté que quiconque fréquente sa petite sœur!

- Bah! Je ne sais pas comment il a prit la nouvelle, on n'était pas assez proche toi et moi à l'époque. Mais tu m'as dit que ça n'avait pas duré longtemps, quelques mois tout au plus.

- Oh!

- Et ensuite, tu es resté seul parce que tu croyais que c'était mal vu dans la communauté d'avoir un sorcier gay, continua Severus.

- Mais comment…

- Tu as fini par me parler un peu, me confier tes craintes parce que tu savais être gay. C'est là que tu as appris que j'étais gay moi aussi.

-C'est comme ça que tout à commencé entre nous deux? Dit Harry en fronçant les sourcils.

- Non, ça prit un peu plus de temps. Mais c'est comme ça qu'on a commencé à se parler un peu et développer une amitié ensemble. Tu te confiais à moi et moi je te réconfortais. Tu prenais une potion de sommeil profond à chaque soir, lorsque je t'ai enlevé ses concoction, tu as commencé tes cauchemars. J'allais alors t'apaiser comme je le fais présentement.

Plus la conversation avançait, plus Harry se sentait à l'aise avec l'enseignant. Il aimait entre sa voix douce et apaisante. Et surtout, il sentait qu'il pouvait parler de n'importe quoi sans se faire repousser ou avoir l'air idiot.

- Et c'est quoi tous ses rêves, ce n'est pas la réalité que j'ai vécu?

- C'est effectivement les tortures que t'a fait subir le Maître avant que tu ne réussisses à le vaincre. C'était trop pénible d'en parler pour toi au début, tu as commencé par le dessiner et ensuite, nous analysions tes œuvres ensembles. Ça nous a beaucoup rapprochés.

- Mais je ne comprends pas, on a toujours été ennemi. Pourquoi le directeur t'a-t-il choisi pour m'aider?

- Au début, il disait que j'étais le plus apte à faire le travail, vu que j'avais déjà eu des cas de dépression à faire face chez mes Serpentard. Mais je le soupçonne d'avoir deviné que nous finirions ensemble, ça lui ressemble tellement.

- Mais une relation étudiant/enseignant, c'est permis?

- Il n'y a rien dans le règlement qui l'en empêche. Bien sur, si l'étudiant serait un première année on se questionnerait. Mais dans ton cas, on savait que tu étais assez mature pour prendre une telle décision.

- Combien de temps à duré ma déprime?

- Environs quatre mois, ensuite il y a eu un début de changement et quelques progrès dans ton comportement. Mais le plus gros du changement c'est effectué lorsque tu as commencé à me faire assez confiance pour me raconter tes souffrances.

- Tu devais trouver ça pénible d'écouter un gamin qui pleurniche, s'exclama Harry en se souvenant du caractère austère de l'homme.

- Aussi surprenant que ça puisse te paraître, tu n'as jamais été un fardeau pour moi, parce que je suis trop rapidement tombé amoureux de toi. À ce moment, j'espérais que je sois celui à qui tu te confirais et qui t'apaiserais. Je n'ai jamais pris ta douleur pour une pleurnicherie, parce que je savais combien cruel pouvait être le Maître. Malgré que je me sois rendu compte que tu as enduré bien plus que la majorité des gens. J'ai eu souvent mal pour toi et j'ai souvent versé quelques larmes en cachette devant ta détresse.

Harry regarda immédiatement Severus dans les yeux. Il n'arrivait pas à croire ce qu'il venait de lui dire. Il était certain que l'homme le narguait. Il était impossible qu'il ait fait pleurer le maître de potion habituellement si froid et sans émotion… Mais dans le regard de l'autre, il vit la vérité, il vit tout l'amour qui l'habitait. Et devant ce qu'il voyait, il ressenti le besoin d'approcher ses lèvres et quémander un baiser. Il ne savait pas pourquoi il le faisait, mais sa tête s'avança d'elle-même.

Une longue étreinte rempli d'affection s'en suivi et Harry resta blotti contre l'autre de longue minute ensuite. Il y était bien, il s'y sentait en sécurité, il s'y sentait aimé, c'était tout ce qu'il avait besoin.


Harry n'était pas en mesure de reprendre son rôle d'enseignant, ses souvenirs étant trop vague sur la matière. Severus essaya de l'aider tant bien que mal à retrouver la mémoire, il lui donna des cours privés et lui offrit des livres pour remonter les connaissances de son partenaire à un niveau respectable.

Le jeune homme accepta volontiers l'aide de l'aîné, mais dès que Severus s'aventurait à faire des avances, Harry se repliait sur lui-même.

Une journée ou Harry volait sur son balai, Draco vint à sa rencontre.

- Tien le balafré, tu as réussi à te défaire de l'emprise de Snape.

- Qu'est-ce que tu me veux, pas moyen de voler tranquille?

- Je suis venu te dire de faire attention à toi. Je ne suis pas certain que ton copain soit blanc comme neige dans l'attaque que tu as reçue.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là? Questionna Harry.

- Que le groupe de Serpentard qui t'a attaqué avait un chef, Serpentard lui aussi.

- Ce ne peut pas être Severus, marmonna Harry.

- Penses-en se que tu veux, je ne fais que te dire de faire attention à toi.

Puis Draco s'en retourna d'où il venait. Harry resta de longues minutes à tourner en rond sur son balai en réfléchissant.

Severus pouvait-il être responsable de cette attaque? Et que lui était-il arrivé réellement?

Il ne s'en souvenait même pas. Tout ce qu'il savait, s'était qu'il avait été trouvé par Dobby dans un coin sombre de l'école. Il fallait que la mémoire lui revienne au plus vite.

Severus était inquiet lorsqu'Harry n'était pas à ses côtés, il n'aimait pas le savoir seul et loin de lui, surtout depuis qu'il avait été attaqué. Mais il ne pouvait pas non plus le séquestrer dans ses appartements, il devait lui laisser une certaine liberté de mouvement.

Harry avait prit la peine d'avertir Snape qu'il allait voler un peu, mais pour l'homme, ça faisait un peu trop longtemps que le jeune homme était sorti. Il parti donc à sa rencontre. Il le trouva effectivement là ou il devait être, sur son balai.

- Harry! L'interpella-t-il.

Le jeune homme descendit vers le sol mais sans y mettre pied.

- Harry, reprit Severus, ça fait plus de deux heures que tu voles ainsi, c'est bientôt le moment du repas.

- Je n'ai pas vraiment faim, répondit Potter sèchement.

Severus fut surprit par l'attitude de son compagnon. Il n'était visiblement pas dans son assiette mais il ne pouvait pas dire pourquoi.

- Y'a un problème dont tu voudrais discuter, tenta Snape.

Harry hésitait, il se sentait bien lorsqu'il discutait avec l'enseignant, mais si ce que lui avait dit Draco était vrai, il ne devait pas lui faire confiance.

- Non, y'a rien, j'ai juste envie de voler encore un peu.

- Ne rentre pas trop tard s'il vous plait, demanda l'enseignant avant de reprendre sa route vers le château.

Dans un coin sombre de Poudlard…

- Il ne devrait plus être un embêtement très longtemps, il se retrouvera rapidement seul, dit une voix glaciale.

- Vous êtes certain qu'il ne retrouvera pas la mémoire?

- Pas si nous lui en offrons une toute monté pour lui, reprit la voix.

- Comment voulez-vous faire ça?

- En semant la confusion dans ses certitudes, expliqua le chef du groupe.

Harry rentra seulement à la tombé de la nuit et il n'était pas plus avancé dans ses réflexions. Il ne savait toujours pas s'il devait faire confiance à Severus ou à Draco. Il ne savait plus ou il en était et sa tête lui élançait douloureusement. Il se dirigea immédiatement vers son lit et se laissa choir. Il s'endormi aussitôt.

Voilà un autre chapitre de terminé… Je désire toujours avoir votre opinion, alors vous pouvez me laisser un petit commentaire, c'est toujours apprécié…