Disclamer : Subaru appartient aux Clamp.

Décembre 2007 : Chapitre non modifié.

Chapitre 3 : « Souvenirs d'entraînements » (partie 1)

« - Allez! Concentres-toi! PLUS VITE! »

Les balles volaient de tous les côtés, le forçant à se diriger vers le centre de la salle, il fallait trouver un couloir où se cacher et échapper à leur vigilance pendant quelques minutes, le temps de retrouver son souffle car depuis le début c'était sous forme de secondes qu'il reprenait un peu d'énergie. A 50 mètres sur sa droite, une petite embouchure, c'était le moment propice, profitant de l'épaisseur de la brume il fonça sur le petit couloir adjacent de l'embouchure. Les balles percutèrent le mur où il était adossé quelques secondes auparavant. Un étrange silence s'installa soudainement. Avait-il réussi son objectif ou bien était-ce un piège? Sortant de sa poche un couteau dont la lame était rétractive, il se rapprocha le près possible du couloir où quelques instants auparavant ses assaillants se trouvaient. Se servant de la lame comme d'un miroir, il scruta les environs. Personne mise à part la brume qui n'avait pas perdu de sa densité. Restant quand même sur ses gardes, il s'appuya contre le mur du petit couloir afin de reprendre un rythme respiratoire normal. 5 heures. Cela faisait 5 heures non stop qu'il esquivait les balles.

Flash-back

Conduit par une des employés qui s'occupait de lui, il était en route pour son entraînement quotidien. Une salle située au troisième sous-sol, servait de lieu d'entraînement, une surface plate mesurant 2 km sur 2 km, contrôlée par plusieurs ordinateurs qui matérialisaient les murs avant chaque simulation, pouvant ainsi former un nombre incalculable de style de terrain. Il était possible aussi dans cette salle, de matérialiser des personnes en chair et en os ainsi que des conditions climatiques réelles. Chaque jour, pendant en moyenne 5 à 6 heures, il subissait des cours d'endurance afin d'améliorer sa résistance à l'effort physique. On équipait son poignet d'une sorte de montre à écran digitale où le temps qui restait dans la salle s'affichait et en dessous, il pouvait lire ses points d'énergie sous forme de barres verticales. Chaque blessures assez graves lui faisait en perdre mais aussi les coups de fatigue.
A chaque fois un objectif devait être accompli, parfois c'était de tenir le plus de temps possible soit rester en moyenne 5 heures en utilisant tous les moyens pour ne pas perdre trop de barres d'énergie. Ou bien, de neutraliser le plus de hologrammes créés par les ordinateurs de contrôle dans un laps de temps restreint. Cela variait afin de l'habituer à différentes situations.
Mais l'objectif, c'était à lui de le trouver et de l'exécuter. Et parfois cela était très difficile.

Fin du flash-back

Une goutte…deux gouttes…trois gouttes…la brume s'était estompée pour laisser place à une pluie abondante réduisant la visibilité. Cette pluie…cela lui rappelle sa première fois…ici…

C'était il y a 4 ans, il était âgé de 5 ans.
Ils étaient venue le chercher dans sa salle, l'une des employés l'avait prise dans ses bras et il avait été conduit jusqu'ici. Sans la moindre explication, il avait été laisser seul dans un labyrinthe sombre généré par les ordinateurs de contrôles, sous une pluie abondante et glaciale.
Il était resté là, debout, face au gouffre noir qui s'ouvrait à lui. Au bout de vingt minutes, il s'était mit à avancer vers cette pénombre, d'un pas hésitant. Il était trempé jusqu'aux os, la température de son corps tremblant de froid chutait à vive allure. Complètement désorienté, il errait, se perdait au fil des minutes dans cette immensité de murs. Son esprit finissait par s'embrumer, il chancelait parfois. Finalement il trébucha et s'étala de tout son long sur le sol froid, la pluie n'ayant toujours pas cesser de tomber. Lors de sa chute, un petit bruit métallique s'était fait entendre. Prenant appuie sur ses avant-bras, il leva la tête et rétractant ses pupilles il scruta devant lui. A à peine un mètre, une sorte de montre dont l'écran émettait une faible lumière. Se relevant avec difficulté, il s'approcha de l'objet, grâce à la luminosité que dégageait l'écran, celle-ci frappa les bâtonnets des iris de ses yeux, lui permettant ainsi de voir dans ce labyrinthe complètement noir. Ramassant la montre et la mettant à son poignet, il se remit en route. Sur l'écran était affiché : « temps restant: 4 heures ».
Il se stoppa brusquement, une odeur était dissimulée derrière celle de la pluie, une odeur pincée et pourtant douce, une odeur qu'il ne connaissait pas. Ses pupilles toujours rétractées, il huma l'air puis fit pivoter ses « nekomimi » vers la direction d'où provenait l'odeur. Mue par une force étrangère, il avança dans cette direction, d'un pas presque décidé. A à la droite d'un carrefour, était posé contre le mur le corps d'un chien…sans vie.
Ce jour-là il y avait deux odeurs réunit en une seule, celle de la mort et celle d'un animal. S'agenouillant face au corps sans vie du chien allongé sur le flanc, il s'était mit à caresser à sa douce tête. Envahies par ses sentiments, il avait fini par s'allonger sur le sol trempé et glaciale, prenant le chien dans ses bras, il le serra contre lui, voulant lui transmettre de la chaleur, ne prêtant pas attention au millier d'aiguilles glaciales, effet de la pluie, qui s'enfonçaient dans sa chair. Il avait finit par s'endormir. Lorsqu'il s'était réveillé, il était allongé dans son lit, à l'intérieur du dôme de verre de sa salle. Il avait eu une forte fièvre suite à cette expérience et s'était réveillé 6 heures plus tard soit 2 heures après le temps limite.

Ce jour-là, il y a 4 ans, âgé de 5 ans, il avait découvert l'odeur de la mort, de la mort d'un animal.

Toujours adossé au mur, Subaru regarda sa montre: « temps actuel: 5h30m27s »
Cela faisait une demi-heure que les assaillants n'avaient pas tentés quoi que ce soit, ce qu'il voulait dire que c'était à lui de faire le premier pas. Cela faisait une heure qu'ils avaient changé de méthode, au début ils cherchaient à l'effrayer et à le faire courir, visant toujours à côté puis ils ont commencés à tirer vraiment sur lui, l'une balle l'avait d'ailleurs touché à l'épaule droite, grâce à cette petite pause de trente minutes la blessure s'était refermée, donc il fallait esquiver les balles et se frayer un chemin dans la salle d'entraînement et maintenant ils faisaient en sorte de le guider de force vers le milieu de la salle, vers un terrain apparemment à découvert en plus…
Se redressant, les « nekomimis » en alertes, il entama sa marche vers le terrain à découvert que eux voulaient qu'il atteigne.

(à suivre)
Message de l'auteur: « nekomimis » veut dire en japonais: « oreilles de chat » que Subaru possédait en permanence quand il était enfant. Je les présenterais plus en détail dans le prochain chapitre. Pour ceux qui n'aurait pas tout suivi, ce chapitre et le suivant suivent les précédents sauf que nous sommes dans le passé, au temps où Subaru était enfant.