Chapitre 7 : Disputes et réconciliations

La fin des vacances se passa sans encombres hormis que Nicolas évitait Melody. Celle-ci s'en aperçut et chercha à se réconcilier avec lui. Aussi, la veille de la rentrée, alors que tous les élèves étaient revenus et que la salle commune était presque vide, Melody prit son ami à part, pendant que les autres allaient se coucher.

-"Ecoute Nicolas, je ne voudrai pas que ce qui s'est passé entre Al et moi nuise à nos amitiés, s'excusa Melody.

- Mais c'est pas grave tu sais, se prendre dans les bras c'est le genre de choses qu'on fait à ses amis, non ?

-Oui, enfin…Je voulais surtout parler du baiser. Je sais que ça t'as brisé le cœur, mais pardonne moi s'il te plait.

- Hein…le quoi !!!

- Mais je t'en prie Nicolas, ne t'énerve p…

- Le…baiser !!!

- Mais tu comprends Nicolas, toi et moi c'est pas possible.

- Il a osé !

- Oh ! je t'en prie, ne rends pas les choses plus dures qu'elles ne le sont déjà !!! s'énerva-t-elle.

- Excuse-moi Melody, je dois régler un compte avec M. Albus Dumbledore. Bonne nuit, dit-il d'un ton sec.

- Mais attends, ce n'est pas sa faute !" cria-t-elle en attirant les regards des derniers élèves présents.

Mais Nicolas ne l'entendit pas, il venait tout juste de claquer la porte du dortoir derrière lui.

-"ALBUS DUMBLEDORE !!! hurla-t-il.

Al sortit de la salle de bain, une serviette autour de la taille, une autre dans les mains qu'il utilisait pour sécher ses cheveux blonds mats.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Qu'est-ce qu'il y a ! Qu'est-ce qu'il y a !!! cria-t-il à en faire trembler le château. Il y a mon cher Albus, que tu as sans le faire exprès oublié un tout petit, minuscule, léger et insignifiant détail l'autre jour !!! C'est quoi ces manière d'embrasser les filles sans ma permission, hein ?!? En particulier quand il s'agit de Melody !!!...

- Mais j'ai rien fait !

- Tu as même posé tes mains sur sa taille ! Je veux bien que tu la prennes dans tes bras, mais faut quand pas exagérer ! Il y a des limites !

- C'est elle qui m'a sauté dessus, je n'allais pas la laisser pleurer sur mon épaule !

- Ah oui, et pourquoi pas ! Mais oui, bien sûr ! Tu as raison ! Pour lui remonter le moral, tu l'as embrassé ! dit-il sur un ton ironique.

- Mais c'est elle qui m'a embrassé !

- Ah oui ! Et tu pouvais pas la repousser !

- Facile à dire, t'étais pas à ma place ! C'est impossible, elle a toutes les qualités du monde ! Elle est gentille, douce, atentionnée, touchante, intelligente, et surtout mignonne, très mignonne, très très mignonne, non ! très très très migno…

- Je t'interdis de penser ça d'elle !!! En plus, tu rejettes toute la faute sur elle, mais tu vois pas qu'elle est déjà effondrée !!!

A ce moment là, Melody fit irruption dans la pièce. Elle regarda les deux garçons, rougit et dit :

- Arrêtez de vous disputer ! Je sors avec qui je veux, alors Nicolas arrête ! Tu es dégoulinant de sueur à force de crier ! Et toi Al, désolé, mais ta serviette est…tombée. Maintenant, vous vous taisez, parce que j'en ai marre de vous entendre ! Si vous continuez comme ça, je, je, je…je vous parle plus !"

Elle sortit en claquant la porte.

- Et en plus tu lui montres ton intimité !!!

Les deux garçons se regardèrent et éclatèrent de rire. Puis ils allèrent se coucher – après avoir pris une douche pour l'un et s'être habillé pour l'autre.

Le lendemain, Melody se réveilla de bonne heure.Les autres filles du dortoir dormaient encore. Elle prit sa douche, s'habilla et se coiffa, avant de descendre dans la salle commune, presque vide. Elle prit un livre en attendant les autres. Les trois garçons ne tardèrent pas à arriver, mais Naomy manquait toujours. Melody décida de monter la chercher, mais la jeune fille déclara qu'elle avait mal à la tête, qu'elle allait arriver après. Melody s'en étonna mais n'en montra rien. Elle descendit déjeuner avec les garçons. Dix minutes plus tard, Naomy entra dans la salle. Melody la trouva changée, comme si elle avait fait particulièrement attention à être radieuse ce matin. Elle n'était pas vélane, et pourtant elle égalait de peu Melody en beauté. Souriante, elle vint s'asseoir au côté de son amie.

-"Qu'est-ce que tu t'es fait Naomy ? demanda Miguel, éberlué.

- Rien, pourquoi ?

- Rien, rien."

Le déjeuner fut silencieux pour nos cinq amis. Naomy partit avant les autres, prétextant qu'elle n'avait pas faim

-"Elle est bizarre aujourd'hui", déclara Nicolas.

Les autres approuvèrent.

Dans le couloir, Naomy sourit. Son plan marchait à merveille. Soudain, elle entendit quelu'un derrière elle. Elle se retourna et feignit d'être étonnée en découvrant Michaël Dritich, un Gryffondor de deuxième année qu'elle avait déjà aperçu de nombreuses fois. Il avait des cheveux châtains qui lui retombaient devant les yeux, un peu comme Al. Ses yeux étaient couleur noisette, et ils en faisaient craquer plus d'une. Il était plutôt musclé et occupait le poste de batteur dans l'équipe de Gryffondor, avec Miguel. Ils n'avaient pas eut beaucoup l'occasion de se parler étant donné que les entraînements ne permettaient pas vraiment de discuter. D'ailleurs, le premier match contre les Serdaigles était la semaine suivante.

-"Bonjour Michaël.

- Bonjour Naomy. Qu'est-ce que tu fais seule dans les couloirs ? Ce n'est pas très prudent, surtout pour une jolie file comme toi.

Naomy éclata de rire.

- Ne dis pas n'importe quoi s'il te plait.

- Je ne dis pas n'importe quoi ! Je t'assure que c'est vrai. Bon, je vais te raccompagner dans ton dortoir, on ne sait jamais.

Naomy sourit intérieurement. D'habitude, ce n'est pas lui charmait les filles, c'était les filles qui le charmaient.

- Tu veux sortir avec moi ?

- Je ne sais pas, laisse moi réfléchir.

Elle compta jusqu'à cinq dans sa tête.

- D'accord !

- C'est génial ! Ca fait plusieurs fois que je voulais te le demander.

- On remonte à la salle commune ?

- D'accord."

Lorsqu'ils passèrent le portrait de la grosse dame, ils découvrirent Melody, Al, Nicolas et Miguel qui l'attendaient. Miguel regarda le deuxième année d'un air méfiant mais ne dit rien.

-"Tu commences par quoi Naomy ?

- Botanique.

- Je t'accompagne.

- Ok, attends moi je vais chercher mes affaires.

Miguel, de plus en plus méfiant, regardait le garçon les yeux plissés. Lorsque Naomy revient, le jeune homme la prit par la main et ils sortirent ensemble.

Le soir, ils se retrouvèrent dans la salle commune. Ils s'installèrent tous les deux et il l'aida à faire ses devoirs. Tout à coup, il la prit par la taille, et se pencha vers elle.

-"Attends Michaël."

Elle se déplaça au milieu de la salle commune avec lui, juste devant les quatre autres. Nicolas somnolait, Melody était en train de recoudre la robe de Al trouée (suite à un incident en potions), et Al et Miguel faisait une partie d'échec version sorcier. Là, Michaël l'embrassa tendrement, sous les yeux ébahis de Miguel qui les regardait, bouche ouverte. Manifestement, il voulait dire quelque chose, mais aucun son ne sortait de sa bouche ; il se contentait de l'ouvrir et de la fermer, comme un poisson hors de l'eau. Puis Naomy regagna sa place tranquillement. Miguel se leva d'un coup marcha d'un pas décidé vers le petit copain de son amie. Ses poings se balançaient et donnaient l'impression qu'il voulait le frapper. Mais celui-ci s'en aperçut et se leva, juste à temps pour tendre son bras et arrêter Miguel qui continuaient de marcher sur place, et tentait de frapper son adversaire. Malheureusement, Miguel avait beau être fort pour son âge, il n'en restait pas moins petit. Il avait environ une tête de moins que tous les gens de son âge, ce qui faisait une grande différence avec le deuxième année.

-"Euh…Naomy, qu'est-ce qu'il lui prend à ton ami là ?

- Miguel, arrête s'il te plait.

- Gnark, attends…je vais le taper, je vais le taper.

Les élèves autour d'eux se tordaient de rire, ce qui ne faisait qu'augmenter la fureur de Miguel.

- Naomy, je peux lui casser la tête ? Il m'agace.

- Ne lui fais pas de mal, s'il te plait.

Il prit Miguel par le col en gardant son bras tendu pour ne pas recevoir de coups et alla le déposer dans un fauteuil vide.

- Tu nous laisse tranquille, OK ? Premier avertissement."

Il le lâcha et revint vers Naomy qui regardait Miguel en se mordant la lèvre.

Al n'avait pas bronché lorsque Michaël avait embrassé. Il trouvait un peu louche le comportement de la jeune fille, mais l'esprit féminin ne faisait pas partie des matières qu'il étudiait. Miguel ne bougeait plus et regardait devant lui sans rien dire. Al eut pitié de le voir ainsi. Il était très protecteur avec Naomy, mais il était temps à présent qu'il cesse d'être derrière elle. Les autres élèves avaient cessé de rire et avait repris leur travail. Un silence pesant régnait dans la salle commune, et Al en eut assez. Il sortit en soupirant. Il fut bientôt rejoint par Melody.

-"Où tu vas Al ?

- A la bibliothèque.

- Je suis désolé pour hier soir.

- Ce n'est pas grave.

- Mais qu'est-ce qui t'arrives ? Tu me fais la tête toi aussi ?

- Mais non, bien sûr que non ! Je suis contrarié, c'est tout. Je vais à la bibliothèque chercher une formule pour rendre invisible, pour aller dans le passage de Grindewald.

- Grindewald ? C'est qui ?

- C'est le poufsoufle qui utilise notre passage. Il n'a pas l'air méchant, mais quelque chose m'intrigue.

- Alors allons chercher cette formule !

- Tu ferais mieux de t'occuper de Miguel.

- Tu ne vas pas commencer à faire comme Miguel avec Naomy et à me dire ce que je dois faire ! Je viens avec toi, c'est tout !

- De toute façon je suis trop fatigué pour débattre avec toi.

Ils arrivèrent à la bibliothèque silencieuse. La bibliothécaire, Melle Donelle, était une jeune femme à l'aspect décontracté. Elle punissait rarement et avait pris en affection Melody qui venait régulièrement la voir.

-"Bonjour Melody ! Al ! C'est bien la première fois que je te vois venir ici ! dit-elle en souriant. Vous cherchez quelque chose de spécial ?

- Non Camille, on cherche un livre pour la métamorphose, mais tu me connais, je sais où c'est !!!

- Absolument ! A tout à l'heure !

Ils s'éloignèrent entre les hautes étagères de bois. Après quelques minutes de marche, elle s'arrêta devant un espace entouré d'étagères. Les rayonnages surplombaient une longue table où étaient disposées à intervalle régulier de petites lampes diffusant pourtant une lumière éclatante.

- C'est ici qu'il faut chercher pour les sorts plus complexes et non enseignés en cours.

- Alors mettons-nous au travail dès maintenant !"