Bien le bonjour à tous !
Pour ceux qui en doutaient encore, voici le second chapitre de cette fic.
Merci à Para-San, mon unique revieweuse (pour l'instant j'espère) qui m'a décidée à continuer à la mettre à jour. Après tout, il faut bien un début à tout. Et puis, je me suis dit qu'il y avait peut-être des gens qui étaient trop timides pour laisser une review mais qui liront volontiers la suite. Alors voilà !
Bon, procédons par ordre : RAR puis suite :
Para-San : Merci beaucoup pour ta review, ça m'a fait super-méga-giga plaisir ! J'étais en train de me demander si j'allais la continuer ou non et puis, hop ! une review ! Bon, bah dans ce cas-là… Mille merci à toi et j'espère que la suite te plaira toujours. Quant à Mumus, il devrait pas trop souffrir… En tout cas pas pour l'instant… Lol ; ) Kissou et à bientôt j'espère !
Sur ce, je vous souhaite bonne lecture à tous !
Au-Delà du Miroir
By Luna(rd)
2 – L'Autre Monde
Remus se réveilla avec un horrible mal de tête et la certitude que tout ça n'avait été qu'un mauvais rêve. Cependant, l'absence de son matelas moelleux sous lui, l'odeur d'humus si forte qui emplissait ses narines et le remplacement des bruits familiers de la maison par des sons qui lui étaient totalement étrangers ne lui présagèrent rien de bon.
Il ouvrit les yeux pour constater avec effroi qu'il se trouvait en pleine forêt, allongé sur un lit de feuilles et la voûte d'azur s'étendant au-dessus de lui. D'un bond, il fut sur ses pieds.
Comment cela était-il possible ? Comment était-il arrivé là ? Il n'avait quand même pas pu Transplaner dans son sommeil ! Non, ça n'était pas possible, il devait sûrement encore être en train de rêver. Mais il avait beau se pincer, tout ce qu'il obtint, ce fut une marque rouge sur son bras, comme la preuve irréfutable d'une réalité effrayante. Il devait se rendre à l'évidence : il était perdu et avait affaire à un pouvoir qui le dépassait.
Il se força à garder son calme. Il n'y avait rien à gagner à paniquer. Au bout d'un certain temps de réflexion, il se décida à se mettre en route vers Merlin seul savait où, guidé par une force invisible qui semblait lui indiquer le chemin. Il ne savait pourquoi il la suivait, mais son instinct lui disait que c'était la meilleure chose à faire. Et il écoutait toujours ce que son instinct lui dictait.
Il marcha un long moment sous couvert des arbres. Le soleil montait progressivement dans le bleu limpide d'un ciel totalement dégagé. Une splendide journée d'été.
Il ne savait depuis combien de temps il marchait quand il entendit des bruits et des éclats de voix tout proche. Inconsciemment, il accéléra le pas et ne tarda pas à atteindre la lisière de la forêt. Il écarta les dernières branches. Devant lui s'étendaient des champs à perte de vue où des silhouettes se mouvaient avec lenteur sous le soleil de plomb. A l'horizon, une masure s'élevait, imposante même à cette distance. Remus partit dans sa direction, avec l'espoir d'y trouver quelqu'un qui pourrait l'aider à savoir où il était et comment rejoindre la ville la plus proche.
Il commença à traverser les cultures. Les personnes qui y travaillaient se retournaient sur son passage avant d'être rappelés à l'ordre par des hommes munis de fouets ou de matraques. Hommes, femmes, adolescents… Tous travaillaient comme des bêtes, se faisant houspiller s'ils n'allaient pas assez vite. Certains labouraient des champs, d'autres fauchaient le blé, l'orge ou l'avoine… Les femmes travaillaient en grande partie dans les vergers, cueillant fruits et légumes en grande quantité. Mais tous avaient un point commun : ils semblaient harassés, épuisés et à bout de force. La plupart d'entre eux portaient des cicatrices, souvent récentes, au visage, sur les bras et les jambes, et sur le dos et le torse nus des hommes. Qui que fut celui qui possédait ces terres, il devait être immensément riche, et surtout, très puissant, songea le lycanthrope en accélérant un peu plus.
Le domaine semblait s'étendre à l'infini et, où que le regard se porte, ce n'étaient que champs et vergers à perte de vue. Fruits, légumes et céréales poussaient en abondance, comme nourris par une main divine.
Plusieurs fois, le jeune homme croisa le regard d'acier d'un des gardes et il sentit des frissons lui parcourir l'échine. Quelque chose lui disait qu'il ne valait mieux pas s'y frotter. Aucun d'eux ne chercha à l'arrêter ou à lui poser des questions sur sa présence ici, bien trop occupés à leur besogne.
Tous vêtus de noir, leurs armes pendant à leurs côtés, ils dégageaient une aura de malveillance presque palpable tant elle était forte. Ils beuglaient des ordres d'une voix tonitruante en faisant siffler leurs fouets au dessus de la tête des travailleurs ou en distribuant quelques coups de matraque de-ci de-là. Remus sentit son sang bouillir dans ses veines mais n'osa intervenir. Seul contre tous ces molosses, il ne ferait pas le poids.
Au bout de quelques minutes de marche, alors qu'il quittait les abords d'un champ en jachère, il entendit les cris terrifiés d'une jeune femme. Sans réfléchir, il s'élança dans leur direction et arriva bientôt dans une pommeraie. Là, au beau milieu des arbres, un homme en noir tenait une jeune femme agenouillée devant lui par les cheveux et la secouait comme un forcené. Des pommes étaient éparpillées tout autour d'eux.
-Espèce de sale petite voleuse fainéante ! hurlait l'homme. Tu vas voir ce qu'il en coûte de trahir le Maître !
Il lui assena un coup si violent au visage qu'il l'envoya valdinguer au sol avant d'élever son fouet. Au moment où il allait abaisser son bras, Remus s'interposa entre eux et la lanière vint s'enrouler autour de son poignet. D'un geste, il désarma le garde qui le dévisagea d'un regard de rapace.
-Ecarte toi, étranger ! rugit-il d'une voix tranchante comme une lame.
-Non…
-Je n'ai pas de temps à perdre avec des blancs-becs dans ton genre. Ecarte toi ou je me verrai forcé de te rosser toi aussi !
-Pour ça, il faudra récupérer ceci…
Il lui montra son fouet et le jeta au loin. La lanière de cuir avait laissé une légère morsure sur son bras.
-Qui es-tu donc, étranger, pour oser braver l'autorité du Maître ?
-Et vous, qui êtes vous pour oser frapper une femme, après l'avoir mise à terre qui plus est ? répliqua Remus avec fougue.
L'homme vrilla son regard glacial dans celui, brûlant, de Remus.
-Je n'ai de compte à rendre à personne, excepté à mon Maître. Cette femme a fauté et elle doit être punie. Ecarte toi !
-Non !
-Tu es un têtu, toi, hein ?
L'homme eut un sourire machiavélique.
-Plus pour longtemps…
Il porta la main à sa bouche et émit un sifflement modulé qui se répercuta loin dans les champs. Remus vit plusieurs autres hommes en noir se retourner dans leur direction. Au même moment, une petite main se referma sur son poignet et le tira du côté opposé.
-Viens ! lui ordonna la jeune femme.
Elle se mit à courir comme une dératée, l'entraînant dans son sillage. Ils traversèrent la pommeraie et, en jetant un coup d'œil par-dessus son épaule, Remus constata que les hommes s'étaient lancés à leur poursuite.
La jeune fille quitta le verger pour s'aventure dans un champ de maïs un peu plus loin. Bientôt, des aboiements de chiens furieux se firent entendre et elle resserra sa prise sur la main du garçon avant d'accélérer. Les feuilles des plantes leur fouettaient le visage et les bras. Remus trébucha à plusieurs reprises et il finit par s'étaler de tout son long en se prenant le pied dans une pierre. La jeune fille l'aida aussitôt à se relever et ils reprirent leur course effrénée. Les aboiements des chiens, excités par la chasse, et les cris des hommes sur leurs talons semblaient se rapprocher de plus en plus.
Les deux fuyards sortirent du champ de maïs et s'engagèrent sur un sentier qui menait tout droit dans la forêt que Remus avait quitté un instant plus tôt. S'enfonçant à travers les arbres, ils quittèrent les sentiers battus et coururent sans s'arrêter pendant encore de longues minutes. Les bruits de leurs poursuivants s'éloignèrent peu à peu mais ils ne ralentirent pas l'allure. Toujours, ils couraient sans regarder en arrière, peut-être par crainte de voir un des hommes à leurs trousses ou l'un de leurs molosses leur sauter à la gorge.
Ils traversèrent une rivière pour brouiller les pistes et continuèrent de fuir vers l'Est.
Les bruits des chasseurs avaient disparu depuis longtemps déjà lorsqu'ils se permirent enfin une halte. Ils s'adossèrent tous deux à un arbre et reprirent leur souffle pendant de longues minutes de silence durant lesquelles personne ne dit rien. D'ailleurs, aucun des deux n'étaient capables de penser à quoi que ce soit à se dire, bien trop secoués par leur folle cavalcade.
Enfin, lorsqu'il eut repris un semblant de souffle, Remus se tourna vers sa sauveuse et brisa le silence :
-Merci…
Un mot, un simple mot qui résumait toute sa gratitude et les milliers de mots de remerciements qu'il lui dédiait. Elle lui sourit en retour et il vit une petite étincelle briller dans ses yeux verts d'eau parsemés de gemmes d'or. Un rayon de soleil vint caresser sa chevelure dorée comme les blés qui tombait en cascade sur ses frêles épaules. Elle avait un visage fin et un teint de pêche malgré les égratignures et les hématomes qui s'y étaient formés. Dix huit ans tout au plus, elle était plutôt fluette mais semblait d'une grande résistance, en témoignait la longue course qui venait de se dérouler et ce, après les coups qu'elle avait déjà reçus auparavant.
-C'est à moi de vous remercier, répondit-elle calmement. Sans vous, je serai peut-être morte à l'heure qu'il est…
Elle eut une moue attristée et Remus remarqua soudain à quel point elle paraissait lasse et fatiguée. Ses fines lèvres corail étaient légèrement fendues et un mince filet de sang y avait coagulé.
-Je m'appelle Maélann, continua t-elle en s'avançant vers lui. J'appartiens aux Lowell… Mais vous, je ne vous ai jamais vu auparavant. D'où venez-vous, si étrangement vêtu ?
-« Vous appartenez » ? répéta Remus, surpris, en ignorant la question de la prénommée Maélann. Vous voulez dire que…
-Je suis une esclave, oui, soupira t-elle. A quoi vous attendiez vous ? Avez-vous vu comment je suis vêtue ? Et avez-vous déjà oublié comment cet homme me traitait tout à l'heure ? Est-ce là la manière de traiter une Noble, d'après vous ?
-Pardon, je ne voulais pas…commença Remus, remarquant seulement que la jeune fille portait une vieille robe rapiécée en plusieurs endroits pour tout vêtement.
-Il n'y a pas d'offense, coupa t-elle précipitamment.
Il était difficile de dire lequel des deux était le plus gêné. Remus se rendit soudain compte que sa tenue devait paraître étrange aux yeux de la jeune femme. Maélann fixait avec curiosité son jean déchiré suite à sa chute et sa chemise, autrefois blanche, sérieusement endommagée lors de leur fuite.
-Alors… à qui ai-je l'honneur ?
-Euh…je m'appelle Remus…Remus Lupin…
Maélann se figea instantanément.
-Seriez vous un Noble pour être autorisé à porter un nom de famille ? demanda t-elle avec méfiance.
-Quoi ? Non, enfin…je ne sais pas ce que vous voulez dire par « noble »…Je viens d'une famille tout à fait honorable et très humble…
-Vous êtes donc un « Entre-D'eux » ?
-Un quoi ?
-C'est étrange mais… votre nom m'est familier… et à réflexion, votre visage également… Vous êtes un loup-garou, ça, ça ne fait aucun doute mais…nous serions nous déjà rencontrés ?
-Euh…et bien…non, je ne crois pas, bredouilla Remus, étonné qu'elle ait pu aussi facilement discerner la nature de sa condition. Ecoutez, je ne…
-Il faut dire, je n'ai pas vraiment l'occasion de rencontrer des gens, poursuivit Maélann en l'ignorant à nouveau. Je passe mes journées à trimer pour les Nobles avec trois fois rien en retour… Vous allez me dire que je ne devrai pas m'apitoyer ainsi sur mon sort…que je devrai m'estimer heureuse de ne pas être morte à l'heure qu'il est… Mais en vérité, je souhaiterai presque que ce soit le cas… Le monde est ainsi fait : les Nobles dominent, les Loups-Garous obéissent…
Remus, qui s'apprêtait à dire quelque chose, se ravisa et fixa la jeune fille avec stupéfaction.
-Qu'avez-vous dit ?
Maélann le dévisagea. Pour la première fois depuis qu'ils s'étaient rencontrés, elle sembla se rendre compte qu'il n'était pas d'ici.
-Vous ne savez donc rien de ce qui se passe ici ?
-Non ! Je…je suis arrivé je-ne-sais-comment ! La dernière chose dont je me rappelle, c'est d'avoir brisé un vieux miroir et…je me suis assoupi pour me réveiller dans cette forêt sans rien ni personne pour m'indiquer où je suis !
Maélann le considéra gravement.
-Quel genre de miroir ?
-Je ne sais plus…Vieux, usé…avec des contours de bronze… Pourquoi cette question ?
-Pour tout… Venez, il faut que je vous mène à quelqu'un…
Bon, d'après mon humble avis, c'est à partir du chapitre 3 que ça commence à devenir plus intéressant. Il est déjà écrit, tapé et enregistré, donc… il ne me reste plus que vos reviews pour le poster !
Enorme kissou à tous !
Namarië !
