Bien le bonjour à tous !
D'abord, je tiens à remercier ceux qui m'ont soutenu pour continuer à mettre à jour cette fic. Ca m'aurait fait mal au cœur de l'abandonner, je l'aime beaucoup, et j'espère qu'il en sera de même pour vous. Je m'en remets donc à vous, et voici et voilà, le chapitre 3 ! Ca commence à devenir vraiment intéressant, les premières histoires de cœur commencent à poindre. Sur ce, je vous laisse à votre lecture…
RAR :
Léa13 : Merci pour tes encouragements, ça fait très plaisir. Ouf… ce n'est donc pas si nul que ça en fin de compte…Je suis contente que ça te plaise. Oui, le sujet de l'esclavage est horrible (c'est peut-être ça qui leur a fait peur ?lol) tout comme le racisme et je pensais que, par le biais des perso et de l'univers de J.K. Rowling, ça sensibiliserait peut-être plus les gens. On est toujours dans le fantastique, mais on garde encore un pied dans la réalité. Parce qu'il faut pas se leurrer : ça a existé et ça existe toujours. En tout cas, merci encore mille fois et j'espère à très bientôt. Kissou !
Milii : Voilà la suite ! Merci beaucoup pour ta review, ça me fait très plaisir de savoir que les gens apprécient ce que j'écris. Aaaahhhh, que va-t-il se passer pour Remus … ? Et bien tu vas le savoir d'ici peu… ; ) Je te fais de gros bisoux et à la prochaine !
Agunforhire : I'm really pleased that you enjoy my story. And I hope it will help you to improve your French. Sorry, my English is not perfect but if you prefer to write your review in English, you can! Except if you really want to improve your French of course. Thanks a lot and see you soon!
Au-Delà du Miroir
3 – La Tanière des Loups
-Où est-ce qu'on va ?
-Je vous l'ai dit : voir quelqu'un qui pourra sûrement vous aider…
Maélann se stoppa net et fixa Remus droit dans les yeux.
-Et avec un peu de chance, ce geste sera réciproque…
Elle se remit en route sans aucune autre explication. Ils marchaient depuis déjà plusieurs minutes, continuant leur route vers l'Est.
Maélann n'était pas revenue sur ses pas et semblait se guider avec une facilité déconcertante à travers les arbres. On aurait dit qu'elle connaissait les lieux comme sa poche.
En levant les yeux vers le ciel, Remus s'aperçut que le soleil était maintenant à son zénith. Fort heureusement, la fraîcheur du sous-bois les protégeait de sa chaleur écrasante.
Tout en marchant, le jeune homme ne cessait de ressasser des idées sombres. Il était perdu dans un lieu qu'il ne connaissait pas et où les règles du jeu ne semblaient pas être les mêmes que celles d'où il venait. Ici, les « siens » étaient méprisés au point d'avoir été réduits en esclavage par des « Nobles ». Qui étaient ces grands seigneurs qui s'octroyaient le droit d'abaisser les gens au rang de bêtes, il l'ignorait. Mais il était bien décidé à en savoir plus.
Jusque là, Maélann s'était montrée peu bavarde. Son comportement était des plus mystérieux depuis qu'ils s'étaient remis en route. Il lui avait posé quelques questions dans le but de la faire parler mais tout ce dont il avait obtenu d'elle fut des réponses évasives au sujet d'un lieu tenu secret et où il aurait de grandes chances de rencontrer « L'Ecarlate ». Elle n'en dit pas plus, ni sur ce lieu secret, ni à propos de cet « Ecarlate ».
Au bout d'une bonne demie heure de marche, ils arrivèrent devant un taillis d'épineux aux branches entremêlées. Maélann jeta un coup d'œil vif et scrutateur autour d'elle avant d'écarter le feuillage…
…pour laisser voir une excavation dans la roche et un chemin qui s'enfonçait dans les profondeurs de la Terre. Remus resta stupéfait.
-Par ici, lui souffla la jeune femme en s'aventurant à l'intérieur.
Le garçon n'hésita pas une seconde : il la suivit aveuglement dans les entrailles du monde, au sens propre comme au figuré. Il ignorait totalement où elle l'emmenait –il ignorait même si c'était pour son bien ou pour son mal- et l'obscurité qui régnait dans le tunnel lui fit l'effet d'être atteint de cécité. Il n'y avait à peine qu'un maigre rayon de lumière qui filtrait à travers les arbustes que Maélann avait pris soin de remettre après leur passage. Puis elle le mena plus profondément dans les Ténèbres et, bientôt, il n'y eut plus aucune trace de luminosité. Remus se guidait à la pâle silhouette de la jeune esclave qui avançait devant lui. Ses haillons blancs, dans le noir, ressortaient dans une étrange luminescence, tel un fantôme dans la nuit.
Quand ses yeux se furent totalement habitués à la pénombre, Remus constata qu'ils marchaient dans un tunnel taillé dans la roche, assez haut pour qu'il puisse tenir debout sans avoir à se courber, et assez large pour permettre à deux personnes de marcher côte à côte.
-Ceci est un passage secret connu des Loups-Garous seuls, expliqua Maélann tout en continuant de marcher. Nous nous en servons régulièrement pour nous réunir, tous les Loups de tous les domaines. L'histoire raconte que ce sont les premiers esclaves qui l'ont creusé pendant leurs « heures de liberté » et que ce sont leurs descendants qui ont repris le flambeau tour à tour après leur mort, jusqu'à ce que le travail soit achevé. Ce n'est pas du grand art, mais c'est amplement suffisant pour nous y cacher…
-Vous avez des « heures de liberté » ? s'étonna Remus, trouvant le concept un peu paradoxal à la situation.
-Quelques heures par jour, à peine… De quoi nous reposer un peu et dormir…
-Mais vous n'êtes pas surveillés en dehors de vos heures de travail ?
-Par chance, non… C'est bien l'un des seuls droits que nous possédons… Si vous appelez ça un droit… Encore heureux que nous ne soyons pas enchaînés et parqués…
-Alors pourquoi n'en profitez-vous pas pour vous enfuir ?
Maélann soupira ; un soupir las.
-Nous ne pouvons sortir du domaine du Maître auquel on appartient. A chaque nouvel esclave, on jette un sort qui le lie à ses Terres jusqu'à sa mort ou bien que son propriétaire le libère. Si on franchit la limite de la propriété dans laquelle nous sommes consignés, nous souffrons dans d'atroces conditions avant de mourir à petit feu… Charmant, n'est-ce pas ? C'est à la fois pour s'assurer que nous ne nous enfuyons pas mais également pour ne pas que nous allions jurer allégeance à un autre Maître…
-C'est tout bonnement révoltant ! Traiter des gens de cette manière… des êtres humains !
-Ce sont les Nobles, il ne faut pas chercher plus loin…
-Mais pourquoi n'essayez vous pas une rébellion ?
Maélann fit brusquement volte face. Même dans l'obscurité, il pouvait voir briller les gemmes d'or dans ses yeux.
-Que croyez vous ? Que nous n'avons jamais essayé ? A chaque fois que nous avons voulu organiser une révolte, tout est tombé à l'eau.
Elle fit une pause avant de reprendre d'un ton plus calme, presque même éthéré et sibyllin.
-Mais aujourd'hui, tout va changer puisqu'elle est là…
-Qui ça « elle » ?
Maélann sourit.
-Venez, dit-elle pour toute réponse.
Ils marchèrent encore quelques minutes avant d'entendre des bruits de pas venant dans leur direction. Maélann tendit le bras pour arrêter Remus. Tous deux retinrent leur souffle.
-Qui s'en vient par là ? demanda la voix grave d'un homme en se répercutant sur les murs de pierre.
Maélann relâcha la pression et poussa un profond soupir de soulagement.
-Deux âmes en peine, répondit-elle presque joyeusement.
-Que cherchez-vous ?
-La Lumière.
-Où la trouverez-vous ?
-Dans les Ténèbres.
-Alors soyez les bienvenus…
Maélann se tourna vers Remus et posa sa main sur son bras dans un geste confiant, un sourire radieux aux lèvres.
-Allons-y…
Il la suivit encore sur quelques mètres avant que de la lumière n'apparaisse au bout du tunnel. Deux minutes plus tard, ils pénétraient dans une petite pièce éclairée par des torches et des bougies. Remus eut l'impression d'être aveuglé par la soudaine luminosité tant il était resté longtemps dans le noir. Il mit sa main devant ses yeux jusqu'à ce qu'ils se réhabituent à nouveau à la lumière puis balaya les lieux du regard.
Taillée grossièrement dans la roche comme le reste du tunnel, la pièce comportait peu de mobilier : seulement une table de bois avec quelques tabourets autour, ainsi qu'une vieille armoire verrouillée et cadenassée en dépit du fait qu'un simple coup de pied suffirait à l'ouvrir tant elle paraissait sous le point de s'écrouler.
Un homme était debout près d'une porte donnant probablement sur une seconde salle, attenante à celle-ci. Grand et musclé, les yeux sombres mais rieurs, il les observait avec un grand sourire peint sur ses lèvres. Une fossette s'était creusée dans ses joues mangées par une barbe naissante. Ses cheveux bruns, mi-longs, retombaient en mèches folles devant ses yeux. Il était assez séduisant et Remus ne put s'empêcher de lui trouver une ressemblance avec Sirius, bien que cet homme paraissait un peu plus âgé que son ami.
-Bonjour Ethan, fit Maélann en enlaçant le concerné.
-Ca fait longtemps que je ne t'avais pas vu, répondit-il en la prenant dans ses bras à son tour.
Remus reconnut la voix du tunnel ; celle qui était venue au devant d'eux pour les interroger. Les deux amis se séparèrent après une brève étreinte.
-Comment tu vas ? s'enquit la jeune femme, l'air grave. Tu me parais plus fatigué que la dernière fois…
-Les Malefoy n'en finissent pas de me faire baver…-Remus tressaillit à l'évocation de ce nom qui ne lui était pas étranger mais personne n'y prêta attention- L'autre jour, j'ai encore reçu une séance de fouet pour avoir simplement aidé un ami à se relever… Mon dos me fait tellement souffrir que je suis obligé de me coucher sur le ventre…
Ethan éclata de rire devant l'expression alarmée de Maélann.
-Ne t'inquiètes pas, je survivrai… J'ai connu pire, tu sais… Si tu me présentais plutôt à ce jeune homme qui t'accompagne que je lui dise quel poison tu es…
Elle se laissa gagner à son tour par le rire puis prit Remus par le bras pour le rapprocher de son ami.
-Ethan, je te présente Remus… Il m'a sauvée des griffes d'un des molosses de Lowell… Sans lui, j'y serai sûrement restée…
Ethan serra chaleureusement la main de Remus.
-Enchanté, je suis Ethan, du domaine des Malefoy… Et toi, d'où es-tu ?
-Euh…
-Remus n'est pas un esclave, Ethan, répondit Maélann. Il n'est pas d'ici… Il est…arrivé tout à l'heure d'une manière assez étrange. Je le conduis à l'Ecarlate…
Ethan hocha gravement la tête, ses yeux bruns plantés dans l'ambre de ceux de Remus.
-Sois le bienvenu dans la Tanière des Loups, Remus… Qui que tu sois et d'où que tu viennes, tu es ici chez toi…
-Merci, répondit Remus, touché par la confiance aveugle qu'on lui accordait.
-Elle est ici, poursuivit Ethan en se tournant vers Maélann. Galaad est avec elle…
Les yeux de la jeune femme semblèrent soudain s'illuminer.
-Allez, vas-y, ajouta Ethan en souriant.
Maélann, soudain aussi trépignante qu'une enfant à qui l'on promet une surprise, se dirigea vers la seconde porte. Elle frappa et attendit qu'on vienne lui ouvrir. Après une brève attente, la porte s'entrebâilla et le visage d'un garçon, à peine plus vieux que Remus, apparut. En apercevant Maélann, son expression soucieuse s'effaça et il ouvrit entièrement la porte. La jeune fille se jeta instantanément dans ses bras et tous deux s'enlacèrent longuement devant les regards respectivement déboussolé et attendri de Remus et Ethan.
-Comme je suis heureuse de te revoir, murmura Maélann, des larmes salées accrochée à ses cils.
-Le temps m'a paru si long sans toi, répondit l'homme que Remus supposait être le dénommé Galaad.
-Galaad, reprit Maélann en s'arrachant à l'étreinte du garçon, je voudrai te présenter quelqu'un…
Elle le prit par la main et le mit face à Remus.
-Galaad, voici Remus… Il m'a sauvé des chiens de Lowell… je lui dois la vie…
Galaad scruta Remus de ses yeux dorés. Il était torse nu, tout comme Ethan, et comme son compagnon, sa peau était parsemée de cicatrices et d'autres blessures en voie de guérison. Ses cheveux châtains dorés retombaient devant ses yeux de la même manière que les siens ou ceux d'Ethan –et, par conséquent, ceux de Sirius.
-Vous avez tout ma gratitude, dit-il en lui serrant la main. Nous vous sommes tous deux reconnaissants et débiteurs de ce geste… Soyez assuré que vous avez mon éternel amitié, Remus…
-Et moi la mienne, Galaad. Je dois la vie à cette jeune femme tout autant qu'elle me la doit. De plus, je n'ai fait que ce qui me semblait être normal de faire. Aucun être humain ne devrait avoir à endurer un tel sort…
Galaad le fixa avec gravité.
-Puisse quelqu'un entendre vos paroles…
Le silence retomba ; un silence lourd et pesant. Tendu.
-Et bien…on ne m'invite pas ? fit soudain la voix d'une femme venant de la pièce voisine.
Dans l'encadrement de la porte se dessina une cinquième silhouette, la silhouette fine et élancée d'une femme. Elle avança dans la lumière et Remus se raidit sur place, comme pétrifié par des foudres divines.
-Bonjour Remus, dit-elle en souriant. Je suis heureuse de te revoir…
Ah ah ! Sadique jusqu'au bout des doigts !
Bien, vous savez ce qu'il vous reste à faire : mesdames, mesdemoiselles zé messieurs les lecteurs (et auteurs !) à vos reviews !
En attendant de vous revoir,
Luna(rd) 'où est-ce que j'ai mis ma muselière ?'
Namarië !
