Bien le bonjour à tous !
Qu'est-ce que j'ai dans mon chapeau ? Un nouveau chapitre ! Ouais ! J'espère qu'il vous plaira. Je pense que la fin est très intéressante… Enfin vous verrez ! ; )
Sinon, encore merci à vous pour votre soutien. Je suis très contente que cette fic vous plaise. Le chapitre 6 est tapé et je pense le mettre en ligne le week-end prochain (bah ouais, pas tout en même temps quand même ; ) ) Le chapitre 7 est, quant à lui, en cours d'écriture. J'adore le début mais… la suite bloque un peu. M'enfin, espérons que les vacances remédieront à cela.
Les RAR et puis la suite :
Milii : Comme tu dis, que d'interrogations. Mais je suis désolée, je n'y répondrai pas sinon ça t'enlèverait le plaisir de lire la suite. Je te laisse donc la savourer toute seule ! ; ) Merci beaucoup pour ta fidélité, ça me fait énormément plaisir de savoir que ça te plait toujours. Je te fais de gros poutous et à très bientôt j'espère !
Karuin : La meilleure ? A ce point là ? Ouah… ça me fait vraiment plaisir… Pour un peu j'en rougirai ! –Hum… c'est déjà fait… - Euh… ouais… enfin bref… donc, je suis très contente que ça te plaise. Tu écris ? Bah parfait, j'irai jeter un coup d'œil alors. Je suis en vacances demain, ça devrait me laisser le temps ! ; ) Remarque, avec ces profs vicieux que j'ai, j'ai déjà deux tonnes de devoirs à faire… M'enfin, entre deux dissert'… ; ) Bon, sur ce, gros kissou et à la revoyure !
Diabolikvampyr : Merci beaucoup, ça me fait très plaisir que tu aimes ! J'espère qu'il en sera de même pour la suite. Je te fais de 'ros kissoux à pluche !
Wéthilde : Ah oui, je veux bien que tu assommes mes profs, ça m'arrangerait. Lol. Je te laisse le choix de l'arme, c'est comme tu préfères. Peut-être que tu te sens mieux avec l'une ou l'autre. Enfin je te laisse faire ! Bon, ça va, j'ai pas été trop étouffée sous les devoirs cette semaine (sauf pour les révisions galère en philo et en histoire) Le chapitre 6 devrait pas être long à venir (en plus c'est les vacances !). Quant au 7… inspiration, où es-tu ? Lol. Bon, je crois que c'est tout. Ah non, une dernière chose : vive la Mumus addict ! Lol. Bizzzzz !
Voilà. Et merci aussi à Dame Arwen Black et Marimy pour m'avoir mis dans leurs favoris, ainsi qu'à Enola83 pour m'avoir mis dans ses alertes (très pratique la section « Stats » du compte d'auteur; ) )
Bien, je vous souhaite bonne lecture à tous !
Au-Delà du Miroir
By Luna(rd)
5- L'Ecarlate
-Vous êtes l'Ecarlate, n'est-ce pas ?
Morgane se tourna vers Remus et lui sourit.
-C'est exact. C'est le surnom que les autres m'ont donné. Cela leur permet de parler de moi à couvert. Mais quant à savoir pourquoi…
-Ca me parait pourtant évident : quelle autre couleur que le rouge pour vous décrire ?
La jeune femme sourit à nouveau et continua à marcher. Ils avançaient dans le tunnel par lequel il était arrivé avec Maélann –de toute façon, il n'y avait pas d'autre issue, la salle dans laquelle ils se trouvaient précédemment formant un cul-de-sac. Cependant, maintenant que Morgane l'éclairait à l'aide de sa baguette, il pouvait mieux y voir et il constata que le passage possédait de nombreux renfoncements ouvrant la voie sur d'autres chemins qui s'enfonçaient dans l'obscurité.
-Tous ces tunnels mènent à différents points des différents domaines nobles, expliqua Morgane. Ainsi, tous les esclaves peuvent venir jusqu'ici…
-Je croyais qu'ils ne pouvaient sortir des terres de leur maître attitré, fit remarquer Remus.
-C'est vrai. Mais ce lieu a la particularité de n'appartenir à aucun Noble. Les différentes familles n'ont jamais réussi à se mettre d'accord sur qui posséderait cette partie des Terres. C'est donc devenu une sorte de no man's land situé au carrefour de tous les domaines. S'ils s'étaient doutés que cela aurait pu servir, ils se seraient empressés de trouver un propriétaire, crois moi !
Ils parcoururent encore quelques mètres en silence. Maélann les suivait, la tête basse, des sillons laissés par les larmes sur son visage poussiéreux.
-En haut, ce ne sont que des friches, continua Morgane. Il est impossible d'y mettre les pieds. Les seuls qui s'y sont risqués ne sont jamais revenus…
-Des Loups-Garous je suppose ?
-Ce sont des cobayes assez faciles pour les Nobles. Aucun Loup-Garou ne s'y serait aventuré de son plein gré. Nous sommes désespérés, mais pas au point de… et bien de nous jeter dans la gueule du loup, sans mauvais jeu de mot… Ils ne craignent donc pas que nous nous réunissions là… Mais s'ils savaient ce qu'ils se passent sous la Terre…
Remus devina aisément le sourire réjoui de Morgane devant lui.
-Et vous, qui êtes-vous ? Vous n'êtes pas une esclave, si j'en juge par votre tenue.
Morgane eut un nouveau de ses sourires mystérieux dont Remus n'arrivait pas à savoir la signification.
-Je suis une Noble… Mon nom est Morgane Lowell. Je suis la fille de Kurt Lowell.
-Une Noble ?
-Ne croyez pas que ma situation m'enchante. Ce titre ne signifie rien pour moi. Qu'est-ce qu'un Noble ? Nous sommes des êtes humains avant tout, tous autant que nous sommes : Nobles, Loups-Garous, « Entre D'Eux »… Je ne fais aucune distinction entre les gens…
-Et votre père sait-il que vous êtes… ici ?
-Grand Dieu, non ! Et même s'il le savait, il préférerait fermer les yeux dessus et jouer la sourde oreille plutôt que de croire que sa petite fille chérie est à la tête d'un mouvement de révolution des esclaves… Il ne s'en remettrait pas…
-Et votre mère dans tout ça ?
Morgane laissa passer quelques secondes avant de répondre.
-Elle est morte… quelques jours après ma naissance…
-Oh, je suis désolé…
-Tu n'as pas à l'être… Je ne l'ai jamais connu. Et elle n'aura jamais rien su de ma lycanthropie. C'est mieux comme ça…
Un silence pesant retomba sur la petite compagnie. Maélann ne disait mot, encore bouleversée par la promesse de Remus.
-Après son décès, mon père n'a jamais consenti à se remarier, reprit Morgane. Je suis donc son unique héritière. C'est sans doute la raison pour laquelle je n'ai pas été reniée après avoir été mordue. J'avais sept ans. Mon père a tout fait pour garder ce secret. Il a placé beaucoup d'espoir en moi… pour prendre sa suite au domaine. Il espère que j'épouse un Noble riche et puissant pour assurer sa descendance… Vieux fou !
Elle s'arrêta soudain devant l'un des tunnels situé à leur gauche.
-C'est par ici… Venez…
-Euh… Morgane ? hésita Maélann, ouvrant la bouche pour la première fois depuis qu'ils avaient quitté la salle.
-Quoi ? Qu'y a-t-il, Maélann ?
-Je devrai retourner travailler…
-Après ce qu'il s'est passé tout à l'heure ? Hors de question ! Si les hommes de ton père t'attrapent, tu es bonne pour la corde. Et ne fais pas ces grands yeux surpris, ajouta t-elle devant l'expression étonnée de Maélann. Bien sûr que je suis au courant. Erwan est venu me prévenir peu de temps avant que tu n'arrives…
-Oh, Morgane, je suis désolée…
-Ne t'excuse pas, ma belle… J'approuve totalement ta réaction.
-Tu crois que je vais avoir des ennuis ?
-Et bien, si se faire corriger et être poursuivie par les hommes de mon père ce n'est pas déjà avoir des ennuis… Ne t'en fais pas, je dirai à mon père que tu étais avec moi tout ce temps. Il préfèrera croire sa fille plutôt que ces idiots de gardes. Et puis… il fallait recevoir notre invité…
Elle se tourna vers Remus et lui adressa un sourire complice.
-Personne ne pourra rien contre toi tant que tu seras sous ma protection, fit-elle d'un ton soudain grave et sérieux. Celui qui attaque un invité va au devant de gros problèmes. D'autre part, il serait préférable que les autres esclaves croient que vous êtes vraiment le Remus de ce monde. Leur foi n'en sera que plus forte.
Remus acquiesça.
-Bien… Maintenant allons-y…
Ils la suivirent dans le tunnel adjacent et atteignirent bientôt un escalier de bois. Ils gravirent les marches. L'humidité du sous-sol les rendait légèrement glissantes. Morgane souleva une trappe et ils s'extirpèrent hors d'ici chacun leur tour.
Ils se retrouvèrent dans une petite salle exigu ; le garde manger à en juger par la quantité de nourriture qui y était entreposée.
La jeune Noble referma précautionneusement la trappe qui disparut aussitôt.
-Sortilège d'Invisibilité, répondit Morgane à la question muette de Remus.
-Ingénieux…
-Seuls les esclaves sont au courant. Par conséquent, ceux qui travaillent en cuisine aussi… Les surveillants ne viennent que très rarement. Ils descendent même peu ici. Et de toute façon, ils ne peuvent pas la détecter…
Ils sortirent de la pièce, traversèrent les cuisines en effervescence, et empreintèrent un escalier à vis avant de déboucher dur un long corridor. Remus fut littéralement soufflé.
-C'est magnifique, murmura t-il, impressionné.
Le décor lui rappelait un peu celui de Poudlard. Des tentures aux couleurs chatoyantes, d'immenses tableaux dont les personnages se mouvaient, des lustres de cristal, des statues de marbre et des armures étincelantes qui s'inclinaient sur leur passage… Tout ici n'était qu'enchantement !
-Ah ! M'dame Morgane ! Je vous cherche partout !
Ils se retournèrent tous les trois pour voir une femme accourir dans leur direction. Petite, plutôt replète, elle avait une figure ronde et joviale. Ses cheveux grisonnants étaient retenus dans un chignon serré et ses yeux bleus délavés montraient une profonde contrariété.
-Que se passe t-il, Mary ? demanda Morgane, une pointe d'exaspération perçant dans sa voix.
-Votre père est furieux, M'dame Morgane. Des heures qu'il vous cherche partout ! Et comment est-ce que je vous retrouve ? Est-ce que c'est une tenue pour une demoiselle ?
-Nous sommes allés faire une ballade à cheval, répliqua Morgane.
-Et alors ? Est-ce que c'est une raison pour négliger votre retenue ? Regardez moi vos cheveux. Moi qui me donne bien de la peine à les entretenir. De si beaux cheveux… Et je vous ai déjà dit qu'il n'était pas convenable pour une dame de porter un pantalon…
-Mon père me cherche dis-tu ? coupa la jeune Noble. Que me veut-il ?
Mary la considéra avec effarement.
-Mais le dîner, M'dame Morgane ! Vous avez oublié que Monsieur…
-Oh non ! Ca m'était complètement sorti de l'esprit !
-Vous feriez mieux d'aller vous préparer M'dame Morgane…
-Oui, j'y vais de suite… Maélann, tu m'accompagnes. Mary, je te prierais de préparer une chambre pour Monsieur Lupin et de lui montrer où il pourrait se rafraîchir et se changer avant le dîner. Il est mon invité…
-Monsieur… Lupin… ?
Mary tourna des yeux ronds vers Remus qu'elle dévisagea, bouche bée. Visiblement, la mémoire lui était revenue plus vite que les autres.
-Serait-ce…
-Oui, c'est lui, répondit Morgane sans même lui laisser le temps d'achever sa phrase. Tu comprends maintenant pourquoi je suis en retard, ajouta t-elle avec un regard appuyé à l'intention de la servante.
-Oui… oui, bien sûr… Je le conduis à sa chambre de suite… Monsieur Lupin, veuillez me suivre s'il vous plaît…
Trépignante, Mary partit d'un pas vif. Avant que Remus ne lui emboîte le pas, Morgane le retint par le bras.
-N'oublie pas que tu es le Remus Lupin de ce monde pour eux… Tu représentes leur dernier espoir…
Remus hocha la tête et suivit la servante qui gambadait presque dans ce dédale de couloirs. Elle lui ouvrit la porte d'une chambre spacieuse, comportant un grand lit à baldaquin, une armoire remplie de vêtements élégants, un bureau aux fines boiseries et une bibliothèque impressionnante. Il ne put résister à l'envie de feuilleter quelques uns des manuscrits qu'elle contenait. Les grandes fenêtres donnaient sur les jardins d'où émanait un doux parfum de rose.
-Si Monsieur Lupin désire se rafraîchir, fit Mary en lui montrant un petit cabinet de toilette à côté.
-Merci Mary, répondit Remus en reposant le livre qu'il avait dans les mains.
-Si Monsieur Lupin n'a plus besoin de rien…
-Non, merci Mary… j'ai tout ce qu'il me faut…
Mais la femme ne bougea pas.
-Euh… vous… vous pouvez disposer, hasarda le jeune homme, ne sachant trop si c'était ce qu'elle attendait et s'il s'agissait de la formule appropriée.
Mary acquiesça et se retira. Avant de partir, elle se retourna une dernière fois vers Remus.
- Je suis contente que vous soyez revenu, Monsieur Lupin…
Remus ne sut que répondre. Il se contenta de lui sourire en retour avec un imperceptible hochement de tête puis elle s'en alla pour de bon, le laissant seul dans cette grande chambre. Quand la porte se fut refermée, il se retourna et balaya les lieux du regard. Il n'était pas habitué à autant de luxe. Même à Poudlard, les dortoirs n'étaient pas aussi somptueux. Il soupira. Il était éreinté et le souvenir de Poudlard et de ses amis, qu'il ne reverrait sans doute jamais, tout le temps qu'ils avaient passé ensemble et tous les mauvais coups qu'ils avaient fomentés…tout cela lui brisait le cœur…
Une fois qu'il se fut lavé et changé, un autre serviteur vint le chercher pour le mener à la salle à manger. En chemin, il tenta tant bien que mal de mémoriser le trajet pour pouvoir y revenir la prochaine fois sans qu'on ait besoin de l'y accompagner. Il détestait ne pas pouvoir faire les choses par lui-même. Cela lui donnait l'impression d'être un enfant à qui l'on dicte la conduite. Et surtout, cela le mettait mal à l'aise d'être considéré comme un être supérieur à qui l'on doit obéissance. A part les elfes de maison, il n'avait jamais vu personne se conduire de cette manière. La tâche se révéla cependant plus ardue qu'il ne l'avait escompté en considérant la grandeur de la demeure des Lowell.
Enfin, après avoir traversé de nombreux couloirs sans fin dont il croyait ne jamais venir à bout, il arriva devant de grandes portes de bois finement sculptées qui s'ouvrirent pour le laisser passer. Il n'y avait personne dans la salle hormis quelques serviteurs et un homme qui lui tournait le dos, debout face à une imposante fenêtre.
-Ah, Monsieur Lupin, fit-il en se retournant pour venir à sa rencontre. Je suis enchanté de vous voir. Je suis Kurt Lowell, vous devez vous souvenir de moi… ?
-Vaguement, répondit Remus avec hésitation en serrant la main qui lui était tendue.
-Notre dernière rencontre n'a pas été joyeuse, hélas, poursuivit Lowell. Mais je suis ravi de vous revoir parmi nous… bien que vous ne devriez pas être là. Mais, entre nous, cela ne me pause aucun problème. Et puis vous êtes l'invité de ma fille et j'aurai tort de m'y opposer.
-C'est trop aimable à vous…
-Notre invité devrait arriver d'une minute à l'autre. Quant à ma fille, il lui faut son temps pour se préparer. Vous savez ce que c'est, les femmes et la coquetterie… Vous prendrez bien un verre avec moi en attendant ?
-Volontiers.
Lowell remplit deux verres de vin rouge et en tendit un à remus. Ils trinquèrent et le lycanthrope profita du moment de silence dans pendant lequel ils burent pour observer son hôte à la dérobée.
De taille moyenne, légèrement bedonnant et le visage potelé, ils avaient des yeux bruns pétillant de malice et de gaieté. Il paraissait être entre deux âges, malgré ses cheveux poivre et sel qui le vieillissaient un peu.
Au moment où Remus finissait son verre, les portes s'ouvrirent à nouveau sur l'entrée de quelqu'un, probablement le fameux invité de Lowell songea le jeune homme. Il se retourna et pour la deuxième fois de la journée, son cœur cessa de battre.
Un sourire charmeur aux lèvres, des mèches brunes retombant avec désinvolture devant ses yeux anthracites, Sirius se tenait face à lui dans toute son arrogance…
Tindin ! Le retour du grand, du beau, de l'inégalable Sirius Black ! Yeah !
Et bien voilà… un nouveau chapitre d'achevé… N'oubliez pas de laisser une review pleeeeeaaaaaaassssssseeeee !
Grosses lichouilles de loup-garou schizophrène ! (qui a dit « Oh non ! Beurk ! » ?)
Luna(rd), 'c'est quoi ton string astrologique ?'
Namarië !
