Bien le bonjour à tous !

Oui oui, je sais ce que vous allez me dire, j'en ai mis du temps et vous avez raison : j'en ai mis du temps. Je suis sincèrement désolée, mais j'avais VRAIMENT besoin de prendre un peu de vacances niveau écriture donc c'est pour cette raison que j'ai mis autant de temps à mettre à jour. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. Mais entre les cours, l'écriture de plusieurs fics en même temps, la gestion du compte et tout le reste... j'avais vraiment besoin d'arrêter pour souffler 5 minutes.

Bien, comme maintenant les RAR sont interdits dans les histoires, je ne vais pas m'attarder plus et vaisvous laisser à votre lecture. Je trouve ça nul d'ailleurs d'interdire les RAR mais bon... alors pour ceux qui n'ont pas de compte et qui voudraient que je leur réponde (c'est quand même la moindre des choses de remercier ses lecteurs) laissez moi votre adresse mail et je vous répondrai : )

Sur ce, je vous laisse à votre lecture etme vais de ce pas répondre à vos reviews !


Au Delà du Miroir
By Luna(rd)

7 – Entre Haine et Passion

-Tu la vois ?

-Non… Elle a tiré les rideaux… ah, attends ! Elle est sortie sur le balcon !

Le jeune homme écarta les branchages derrière lesquels il était dissimulé et risqua un coup d'œil au travers.

Là haut, sur le balcon baigné de lumière, une jeune fille était accoudée à la rambarde et admirait le ciel étoilé. Il sourit avant de relever la tête vers son compagnon, perché au sommet d'un chêne centenaire. Il lui fit signe de redescendre. L'autre se laissa glisser le long du tronc et atterrit silencieusement dans l'herbe tendre et humide. Petit et d'allure agile, il avait des cheveux blonds un peu ternes, un petit nez pointu et des yeux bruns brillant de malice.

-Bon, tu as bien compris ? Tu surveilles les alentours et au moindre mouvement, tu m'appelles…

-Oui, t'inquiètes… Allez, vas-y avant que quelqu'un n'arrive…

Il lui adressa un clin d'œil complice et alla se choisir un poste d'observation qui lui permettrait de garder un œil sur les environs. Son ami se tourna à nouveau vers la maison. La jeune fille était toujours sur le balcon, les yeux dans le vague. Elle avait l'air de s'ennuyer. La lumière qui filtrait de sa chambre venait caresser sa longue chevelure rousse.

Le garçon se faufila au milieu des arbres et des buissons jusqu'à ne plus être qu'à quelques mètres de la bâtisse. Il la contempla un moment, à moitié caché derrière un grand pin dont la sève s'écoulait le long du tronc comme du sang s'écoulant d'une blessure. L'odeur entêtante de la résine lui faisait tourner la tête. Ou peut-être était-ce la jeune fille qui le troublait ?

-Psstt !

Elle releva la tête, surprise, et sonda les alentours.

-Qui est là ? demanda t-elle avec hésitation. Où êtes vous ?

-Je suis là, Bel Ange, répondit James en avançant à découvert.

-Qui êtes vous ? Que me voulez vous ?

-Qui je suis ? Ne me reconnais tu donc pas ?

D'où il était, le jeune homme la vit froncer les sourcils, en proie à un horrible doute.

-Le devrai-je ?

-Mais voyons Belle Vierge, je suis l'Amour…

La jeune fille, surprise, hésita un moment puis déclara :

-Avancez dans la lumière que je vois votre visage…

James fit un pas en avant et la lumière découvrit les traits de son visage. En le voyant, elle eut un mouvement de recul.

-Je vous reconnais ! Vous êtes ce vagabond qui passe son temps à errer sur les chemins…

-L'Amour est grand voyageur, Pucelle de mon Cœur…

-Qui vous permet de m'appeler ainsi ? Je vous interdit de…

-L'Amour n'a que faire des permissions et des interdictions. Il n'en fait qu'à sa tête ; car il a la chance d'avoir la plus belle amante qui soit… la Liberté…

-Allez vous en… allez vous en ou je crie !

-Mais crie donc Tendre Amour. Fais accourir tes hommes à tes côtés. Ton cri ne sera pour moi ni mon hallali ni la trompette de mon jugement dernier mais le doux chant du cygne avant de m'éteindre en emportant le souvenir de ton regard. Je ne crains pas la Mort. Ton indifférence seule m'effraie…

Troublée, la jeune fille ne sut que répondre. Ses paroles l'avaient touchée, plus qu'elle n'osait se l'avouer.

-Eileen !

Elle se retourna brusquement.

-Par Merlin ! C'est ma mère… Va t'en, je t'en prie, avant qu'elle ne te voit…

Mais James ne bougea pas.

-Qu'attends tu donc ? Tu veux te faire tuer ?

-Que m'importe de mourir puisque j'ai eu le bonheur de te connaître ?

-Eileen !

-Oui, une minute ! Oh, je t'en prie, va t'en ! Si par malheur elle te voyait…

-Je m'en irai mais à une condition…

-Tout ce que tu voudras mais déguerpis vite !

-Promets moi un baiser.

-Quoi ?

-La prochaine fois que je viendrai, je veux que tu me donnes un baiser.

-N'es-tu donc pas fou ?

-Si… Fou de toi, belle Lily

-Je te promets ce que tu voudras mais file d'ici !

A l'intérieur, une porte s'ouvrit dans un léger grincement. Eileen se retourna vivement vers sa fenêtre.

-Eileen, qu'est-ce que tu fabriques ? Où es tu ?

-Je suis là maman !

Une femme apparut sur le balcon. De taille moyenne, assez svelte, elle avait la même chevelure flamboyante que la jeune fille.

-Que fais tu ici ? Et en chemise en plus ! Tu veux attraper froid ?

-Je regardais les étoiles, maman, répondit Eileen en jetant un coup d'œil par-dessus son épaule.

-Qu'est-ce que tu regardes en bas ? s'intrigua sa mère en s'approchant à son tour de la balustrade.

Mais il n'y avait plus personne. Plus rien que l'obscurité de la nuit.

Au loin, deux ombres se faufilaient à travers les arbres et s'éloignaient lentement de la maison.

Eileen suivit sa mère à l'intérieur et ferma la fenêtre derrière elle. Cette nuit-là, elle s'endormit avec le souvenir du visage d'un jeune homme aux cheveux noirs de jais et aux yeux couleur noisette… le visage de l'Amour… Et toujours elle se répétait ce nom qu'il lui avait donné…

Lily

o0°0o

Remus ne put fermer l'œil de la nuit. Trop de choses… il y avait trop de choses qui se bousculaient dans sa tête pour pouvoir dormir. Tout s'était passé si vite. Voilà à peine une jour qu'il était là et déjà il s'était engagé dans une lutte dont il n'avait aucune idée de la manière dont il la mènerait, et il s'était mis à dos un homme qui, dans son monde, faisait pari des personnes à qui il tenait le plus. Comment tout cela était-il possible ? Comment avait-il pu en arriver là ? Il y avait de quoi devenir fou !

Il passa la nuit entière éveillé, se posant des tas de questions qui ne trouvaient aucune réponse. Il avait beau s'entêter, rien n'y faisait. Tous ses problèmes restaient sans solution.

Vaincu par la fatigue, il finit tout de même par s'endormir peu avant l'aube. Il fut gagné par d'étranges rêves, mêlant des bribes de sa vie passée et des possibles passages de sa vie future. Les deux époques se superposaient l'une à l'autre et, à l'image de Sirius, tout sourire et d'une jovialité grisante, s'opposait presque instantanément celle du Noble, au regard froid et suffisant, qu'il méprisait autant qu'il adorait son ami.

Il revit également James et Peter. Avaient-ils eux aussi un équivalent dans ce monde ? Et si oui, étaient-ils bons ou aussi mauvais et méprisables que Black ?

-Monsieur Lupin ? Monsieur Lupin ?

Remus se réveilla en sursaut. Quelqu'un frappait doucement à la porte et l'appelait d'une voix timide qu'il connaissait à connaître à présent. Il se leva et sans prendre la peine de mettre de l'ordre dans sa tenue, alla ouvrir.

-Monsieur Lupin, vous êtes réveillé !

-On dirait oui. Bonjour Maélann…

-Je… Pa…pardonnez moi de vous déranger mais…, commença la jeune fille d'une voix suraiguë en essayant de ne pas rougir de voir le jeune homme dans une telle tenue, ma maîtresse voudrait vous voir…

-Oh, d'accord… Très bien… Dis lui que j'arrive…

Maélann acquiesça et partit d'un pas rapide.

-Au fait Maélann…

Elle s'arrêta et se retourna, la mine craintive.

-Appelle moi Remus, lui dit le garçon avec un clin d'œil.

Elle rougit violemment avant de lui adresser un sourire en retour et de tourner les talons.

Remus referma la porte derrière lui et s'attarda un moment dans la contemplation de sa chambre. Tout y était parfaitement rangé, et par les gigantesques fenêtres filtraient les rayons d'un soleil radieux. Encore tout à ses songes, le jeune homme se rendit sur le balcon et admira les jardins qui s'étendaient à ses pieds. Des esclaves y travaillaient déjà, oeuvrant pour entretenir leur beauté grandiose.

Se rappelant que Maélann voulait le voir, il s'arracha à cette vision féerique et alla se préparer en vitesse. Il sourit en se voyant dans un miroir à pied près de son cabinet de toilette. Il n'était pas encore habitué à la mode vestimentaire de ce monde' et aurait volontiers troqué sa chemise et son pantalon de soie contre son ancienne chemise et son vieux jean troué.

Il ne résista pas à la tentation de se rendre à nouveau sur le balcon baigné de lumière et de chaleur. S'il n'y avait eu cette ombre sur son cœur, la pensée douloureuse que jamais plus il ne reverrait les siens, il aurait presque pu se sentir bien.

Maintenant les siens étaient les Loups-Garous, ceux d'ici qui étaient opprimés. Leur combat était devenu le sien. Il avait fait une promesse ; et il ferait tout pour la tenir. Même si pour cela il devait y perdre la vie. De toute manière, qu'avait-il à perdre ?

-Remus ?

Le jeune homme sursauta.

-Oh… Morgane ! Pardon, je… Je t'avais oublié…

-Ce n'est pas grave. Je me doutais bien que tu n'étais pas perdu, répondit-elle en s'approchant de lui. Et puis je me suis dit que, de toute façon, tu n'aurais pas trouvé le chemin de ma chambre tout seul, donc j'ai préféré venir au devant de toi…

Le regard de Remus balaya l'immense étendue des jardins de Lowell. Quelques minutes plus tard, il se trouvait à les arpenter aux côtés de Morgane, à l'abri sous une ombrelle qui la protégeait des rayons de soleil. Autour d'eux, des esclaves allaient et venaient au milieu des parterres de fleurs. Des papillons multicolores virevoltaient ça et là en un ballet gracieux que les chants d'oiseaux accompagnaient avec ravissement. Un léger parfum fleuri flottait dans l'air. « Une vision idyllique, un jardin d'Eden, songea Remus. Mais situé en plein Enfer » La vue des quelques gardiens qui circulaient entre les allées, surveillant attentivement les esclaves, venait briser ce rêve au moment même où il commençait à naître au cœur de l'imagination du jeune homme. Ils s'inclinaient respectueusement sur leur passage, leurs regards de glace glissant sur Remus, le mettant mal à l'aise. Quant à Morgane, elle les ignorait avec mépris, tout simplement.

-C'est magnifique, finit par déclarer Remus après de longues minutes de silence.

-Oui. Dommage qu'une telle splendeur soit obtenue à un tel prix, soupira la jeune Noble. J'ai de plus en plus de mal à supporter la situation…

-Ne vous inquiétez pas, tout va s'arranger…

-Parce que tu es là ? ne put s'empêcher de réplique Morgane avec une pointe de dédain.

-Je n'aurai pas la prétention de dire ça. Mais j'ai fait une promesse. Et je suis déterminé à la tenir ou à mourir en essayant.

Morgane garda une minute de silence avant de répondre :

-C'est un acte brave et noble de votre part. Pardonnez moi si j'ai pu vous paraître brusque. Mais cette histoire me porte sur les nerfs. Devoir constamment jouer un double jeu. Voir les autres souffrir sans rien pouvoir faire. Et Black, siffla t-elle entre ses dents.

-Excusez mon indiscrétion mais… quelle relation entretenez vous avec lui ?

-Parlez plutôt pour mon père. Ils s'attendent très bien tous les deux. Rapport uniquement basé sur le profit, cela va sans dire. Pour ma part, mes relations avec lui sont uniquement conflictuelles.

Remus eut un petit rire amusé.

-Vous le détestez à ce point ?

-Non, je ne le déteste pas. Je dirai plutôt que ... je le hais… Du plus profond de mon âme, je les hais et le méprise. Il ne m'inspire qu'antipathie et dégoût. Il se croit tout permis. Et cette façon de me courtiser ! … Il me répugne…

-Comment votre père et lui sont rentrés en contact ?

-Tous les Nobles de la région sont plus ou moins en contact les uns avec les autres. Mais je dois dire que Black passe presque plus de temps ici que sur son domaine. Et ce depuis quelques années. Après la mort de ma mère, mon père s'est endetté jusqu'au cou. On a réussi à survivre tant bien que mal seize années durant. Le domaine nous rapportait bien peu à l'époque. Juste assez pour subvenir à nos besoins. Mais à cause d'une sécheresse l'été de mes seize ans, tout a basculé. Dès lors, on a plus eu assez d'argent pour et s'occuper du domaine, et survivre. Il fallait que l'on vende des terres si l'on voulait avoir une chance de ne pas mourir de faim. Cet été a été particulièrement éprouvant. Surtout pour les esclaves.
« Sur ce, Black est venu de la part de son père pour nous proposer une aide financière. Il n'a rien demandé en retour mais je le soupçonne d'avoir conclu un marché avec mon père. Un marché dont je suis le principal… engagement

- "Engagement" ?

-Ma main contre de l'argent.

-Oh, je vois. Et pourquoi Black est-il venu à la place de son père ? Pourquoi n'est-il pas venu en personne ?

-Des rumeurs circulent, affirmant que le vieux Black est souffrant, voire mort. Quoi qu'il en soit, ajouta t-elle alors qu'ils arrivaient en vue des cultures, cet homme est tout ce qu'il y a de plus méprisable sur cette Terre. Tout en lui n'est qu'arrogance…

Ils s'arrêtèrent sous un arbre, en haut d'un tertre surplombant les champs où grouillaient de nombreux esclaves et gardiens. Remus eut une pensée amère à l'évocation de l'arrogance de Black. Son ami en était également rempli. Mais tout autrement.

Ce souvenir l'emplit de bonheur et de douleur mêlés. Sirius… le reverrait-il un jour ? Et James ? Et Peter ? Comment allaient-ils, tous ? Ses parents s'étaient-ils déjà rendus compte de sa disparition ?

Son regard se porta sur l'étendue devant lui et rencontra alors une silhouette familière, située en contre bas. Un jeune homme, torse nu, coupait de grandes gerbes de blé à l'aide d'une faux. Un gardien le surveillait de très près, sa main posée sur sa matraque dans un geste tendu, prêt à s'en servir.

-N'est-ce pas Galaad ?

-Si, répondit Morgane, le regard également tourné vers le jeune homme. Si c'est bien lui…

Sa voix paraissait lointaine, éthérée. En observant le garçon, Remus remarqua une grande cicatrice parcourant son dos de part en part.

-Qu'est-ce que cette marque sur son dos ?

-Un coup de fouet.

-Aussi profond ? s'étonna Remus.

-Galaad ne fait pas parti des dociles. Les hommes de mon père n'ont aucune pitié pour lui.

-Parce qu'ils ont pitié des autres ? répliqua Remus avec dédain.

Morgane haussa les épaules d'un air détaché, comme si, tout à coup, tout cela ne l'affectait plus.

-Ils ont des ordres. Faire obéir les esclaves mais sans les mettre dans l'incapacité de travailler. Souvent ils se contentent de faire siffler leur fouet en signe de menace et ne distribuent des coups qu'aux réticents. Avec Galaad, ils frappent d'entrée de jeu.

-Et celle là, elle doit être récente pour être aussi récente…

-Détrompe toi. Elle date d'il y a plusieurs années déjà. Il est certaines blessures qui mettent plus de temps que d'autres à guérir. Celle-là, il la portera à vie…

Remus fut frappée par la passion présente dans son regard et l'intonation de sa voix. Il comprit alors que l'admiration de Morgane pour le jeune homme révélait quelque chose de bien plus profond… de l'amour…

Il soupira. Entre les histoires de haine et d'amour, tout cela n'allait être décidemment pas facile à gérer…


Voili voulou... Encore désolée du retard, j'espère mettre moins de temps pour le prochain chapitre.

N'oubliez pas de me laisser une petite review, ca fait toujours très plaisir et ça motive grandement : )

Je vous fais de gros bisoux à tous !

Luna(rd) 'Sirius, où es tuuuuuuuuuuuuuuuu !'

Namarië !