Bien le Bonjour à tous !

Je suis sincérement désolée, ça fait un moment que je n'ai pas mi à jour, mais j'avoue que j'ai été un peu en mal d'inspiration pour ce chapitre. J'essairai de faire mieux la prochaine fois.

J'ai eu moins de reviews pour le dernier chapitre que pour les autres. Y aurait-il eu quelques chose qui vous aurait déplu ? Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le dire, c'est à ça que ca sert les reviews : ) Et je suis preneuse de toute remarque qui pourrait être constructive pour la suite.

Voilà, je vous laisse à la lecture de ce chapitre long à venir. Bonne lecture à tous !


Au-Delà du Miroir
By Luna(rd)

8 – Rencontre avec Sirius Black

Le soleil déclinait peu à peu à l'Ouest et le domaine tout entier était parsemé d'ombres et de lumières mordorées. Morgane était assise sur le tertre en haut duquel elle était venue avec Remus dans la matinée. Il n'y avait plus personne dans les champs à présent, tous les esclaves avaient été regroupés dans les immenses granges qui leur faisaient office d'abri. La jeune femme pensait à tous ses hommes, femmes et enfants qui devaient vivre dans des conditions si pénibles, dormant dans la paille et se serrant les uns contre les autres pour se tenir chaud. Chose inutile par ce temps de canicule mais la chaleur n'en était que plus désagréable puisqu'elle restait enfermée dans les bâtisses de bois et rendait l'atmosphère étouffante et irrespirable. Et parmi tous les esclaves se trouvait celui pour qui elle accordait le plus d'importance. Celui qu'elle admirait pour son courage et sa témérité. Celui qu'elle aimait. Galaad.

- Qu'est-ce que tu fais encore dehors à cette heure-ci ?

Morgane se retourna et vit son père qui arrivait d'un pas lent dans sa direction. Elle se leva et lui fit face.

- Je réfléchissais un peu…

-Ne réfléchis pas trop ma chérie, tu sais que cela peut paraître inconvenant pour une femme aux yeux de certains…

-Comme Black ? répliqua Morgane avec dédain avant de se retourner vers le soleil couchant, tournant ainsi le dos à son père.

Lowell soupira en secouant la tête d'un air désolé.

- Je suis navré que tu ne voies pas l'homme bon qu'il est…

- Et le mari idéal qu'il pourrait représenter pour moi ?

- Il nous a sorti de la misère au moment où nous en avions besoin. Il est d'un bon parti. Il fait parti d'une famille de Noble très respectée, son domaine est très florissant… Sans compter qu'il est plutôt bel homme.

- Il est arrogant, prétentieux, égocentrique et méprisable…

-Il t'a choisie !

- Et je dois en être honorée ?

- Beaucoup de femmes donneraient cher pour être à ta place.

-Et moi je donnerai cher pour ne plus l'être !

Lowell dévisagea sa fille avec une expression à la fois surprise et perplexe.

- N'as-tu pas tout ce dont tu désires ici ? N'es tu pas choyée ? Protégée ? Aimée ?

-Oui, et obligée de faire souffrir des gens qui sont comme moi. N'oublie pas que je suis moi aussi…

- Non, tais-toi Morgane ! coupa Lowell avec un geste vif de la main.

- Pourquoi est-ce que tu refuses de l'entendre ? Tous tes subterfuges peuvent bien convaincre les gens mais moi non. Et tous les mois je m'en rends un peu plus compte…

- Si j'ai fait ça c'est pour ton bien…

- Et surtout pour le bien de ta réputation, répliqua Morgane avec férocité. Que diraient les gens s'ils apprenaient que Morgane Lowell, l'unique héritière de Kurt Lowell, était un loup-garou ?

- Je t'aime Morgane, tu es ma fille ! répondit Lowell d'un ton désespéré en amorçant un geste dans sa direction ; mais Morgane se recula d'un pas.

- Sauf les soirs de pleine lune. Ces soirs-là tu me maudis du plus profond de ton être, te demandant pourquoi faut-il que ça soit sur toi que ça soit tombé. Je vais te dire une chose : peu m'importe que tu m'ais promis à Black et que tu espères voir le domaine revivre. Je me fiche de ses terres !

Morgane voulut tourner les talons mais son père la rattrapa par le bras.

- Voudriez-vous me faire croire, Morgane Lowell, que la terre ne signifie rien pour vous ? Mais la terre c'est la seule chose qui vaille que l'on peine pour elle, que l'on se batte, que l'on se sacrifie pour elle. Parce que c'est la seule chose qui dure…

- Père, vous parlez comme un irlandais.

- Et je ne suis pas peu fier d'être né en Irlande. N'oubliez pas que vous êtes vous aussi à moitié irlandaise ma mignonne. Et que pour tous ceux qui ont une goutte de sang irlandais dans les veines, la terre sur laquelle ils vivent est pour eux comme une mère. Allons allons, tu n'es encore qu'une enfant. Tu connaîtras ça toi aussi, la passion de la terre. On n'y échappe pas quand on est irlandais…

o0°0o

Remus revenait des jardins lorsqu'il aperçut un fiacre posté en bas des marches de la demeure des Lowell. Il eut comme un pressentiment sur son propriétaire et il serra les poings avec hargne. Alors qu'il s'avançait vers l'escalier, la porte d'entrée s'ouvrit et un homme sortit sur le perron. Un homme qu'il reconnut immédiatement.

- Ah, Monsieur Lupin… Je suis heureux de vous revoir, déclara Black d'une voix acide qui indiquait tout de suite qu'il lui en voulait beaucoup pour les événements de la veille. Nous n'avons pas pu continuer notre petite conversation hier, vous nous avez quittés bien précipitamment.

- Je n'ai plus rien à vous dire, répliqua Remus avec fougue.

- Mais moi si. J'ai vraiment envie d'en savoir plus sur vous. Vous êtes quelqu'un d'absolument fascinant, le saviez vous ?

- Qu'est-ce que vous me voulez exactement ?

- Allons, laissons un peu de côté les anciennes querelles. Oublions le passé et tournons nous vers le futur. Pour ma part, j'ai déjà oublié tout ce que vous avez pu faire ou dire jusqu'à minuit hier.

- C'est trop aimable à vous, fit Remus d'un ton sarcastique.

Black le dévisagea un moment, les sourcils froncés, l'air pensif à son sujet. Remus lui renvoyait un regard brûlant de colère et de haine, les mâchoires et les poings serrés à l'en faire souffrir.

- Vous semblez être très méfiant à mon égard, reprit finalement Black d'un ton calme et posé. Que puis-je faire pour vous prouver ma bonne foi ?

- Votre bonne foi ? J'ignorai son existence même jusqu'à cet instant…

Sirius sourit, mais derrière son sourire Remus décelait de la rancœur et du mépris.

- Vous avez une force de caractère qui me plaît beaucoup. Venez donc dîner un soir chez nous. Vous verrez que nous savons très bien recevoir des hôtes comme vous

- Je ne dîne pas avec le Diable…

- Très bien alors demain soir, 19 heures. Mon cocher passera vous chercher. Soyez ponctuel !

Et sans laisser Remus protester contre cette invitation forcée, il descendit les quelques marches restantes et monta dans le fiacre. Le lycanthrope resta planté là, au beau milieu de l'escalier et regarda la diligence s'éloigner.

o0°0o

- Je t'en prie Remus, ne me dis pas que tu as l'intention d'y aller !

- Je n'en sais rien encore…

La jeune femme planta ses yeux ambre dans ceux de Remus. Elle semblait agitée depuis que Remus lui avait raconté sa conversation avec Black, un peu plus tôt dans la soirée. Visiblement, l'idée de le voir partir seul pour dîner chez les Black ne l'enchantait guère.

- Tu ne dois pas faire confiance à Black. C'est un homme perfide. Il n'a pas apprécié la façon dont tu lui as parlé hier. Il cherchera à te le faire payer.

- Je sais cela. Mais… ce dîner pourra peut-être m'être utile…

Morgane fixa Remus d'un air interrogateur.

- Quand on engage une lutte contre quelqu'un, mieux vaut connaître son ennemi avant.

- Oui, et moi je le connais assez bien pour te dire que c'est trop risqué.

- De toute façon je n'ai pas encore décidé si j'aillais y aller ou non, répondit Remus dans un soupir en se tournant vers la fenêtre de sa chambre.

Morgane sourit.

- Tu lui ressembles tellement…

- A qui ? A Black ?

- Non, au Remus de ce monde. Il avait le même caractère déterminé que toi. Il n'avait pas peur de se jeter dans la gueule du loup, pour ainsi dire.

La jeune femme s'assit sur le bord du lit, époussetant sa robe d'un air distrait. Pendant un moment, ce fut le silence total entre eux. On entendait juste le chant des cigales qui se réveillaient dans la chaude nuit d'été. Les parfums fleuris des jardins s'exhalaient jusqu'à l'intérieur de la chambre. Remus regarda la lune se lever. Dans un peu moins de 28 jours, elle serait à nouveau pleine. Il se racla la gorge pour poser une question, une question qui le tourmentait depuis la longue discussion qu'il avait eue avec Morgane et Maélann dans la Tanière des Loups. La jeune Noble leva les yeux vers lui, attendant qu'il parle.

- Est-ce que… est-ce que tu penses qu'il reviendra un jour ?

- Je n'en sais rien, soupira Morgane. J'ai tellement espéré qu'il tienne sa promesse. Se souvient-il seulement de nous ?

Remus ne répondit pas. C'était si étrange de parler de quelqu'un qui était presque soi-même. Qu'adviendrait-il si leurs chemins à tous deux étaient menés à se croiser ? Quelle serait leur réaction mutuelle ?

- Tu crois vraiment que je peux y arriver ? demanda t-il anxieusement.

Morgane se leva et le rejoint près de la fenêtre.

-Je ne crois pas, j'en suis persuadée. Tu as une telle force de caractère. Je sais que, d'une manière ou d'une autre, tu réussiras à nous mener vers la liberté. J'ai foi en toi Remus…

Elle se pencha vers lui déposa un doux baiser sur sa joue. Troublé, Remus ne sut que dire ni que faire. Elle lui adressa un sourire confiant et sortit de la chambre sans un mot de plus, laissant le jeune homme pantois.

o0°0o

Cette nuit-là, Remus vit le parcours de la lune dans le ciel étoilé puis la vit laisser la place au soleil levant. Encore une nuit tourmentée, hantée par des questions sans réponse. Et surtout, l'appréhension de savoir si oui ou non il aillait répondre à l'invitation de Black. Morgane avait raison : le Noble le méprisait profondément. Il pourrait faire n'importe quoi pour se venger. Et d'un autre côté, il avait vécu bien pire : depuis qu'il avait été mordu, il avait du endurer chaque soir de pleine lune comme une vraie torture. Il s'était mis dans des situations bien plus pénibles avec James, Sirius et Peter. Se rendre à un dîner ne devait pas l'effrayer… Et pourtant si. Cela n'aurait peut-être pas été le cas si l'hôte n'était pas la réincarnation du Mal, perfide et sournois, qui vous tendait la main mais dans le seul but de vous planter un poignard en plein cœur. Remus était en proie à un réel dilemme. Y aller et prendre le risque de tomber dans un traquenard ? Ou ne pas y aller mais rater une chance de se retrouver face à son ennemi pour mieux évaluer sa façon d'agir et de penser ? Chose non négligeable dans la lutte qu'il avait entrepris. La moindre petite information sur Black ou les Nobles en général, la moindre marque de faiblesse pourrait constituer une aide précieuse.

La journée passa, et le jeune homme n'arrivait pas à se décider. Morgane ne vint le voir qu'une fois.

- Toi seul sais ce que tu as à faire. Tu es le seul à pouvoir prendre une décision. Mais quel que soit ton choix, je t'en prie, sois prudent…

Sur ces mots, elle s'était jetée dans ses bras avant de sortir de sa chambre, les yeux baissés pour masquer ses larmes. Il ne l'avait pas revue ce jour-là.

Alors que le soleil, encore haut dans le ciel en ce mois de Juin torride, commençait à pencher vers l'horizon ses rayons dorés, on frappa à la porte. Le jeune homme alla ouvrir. Il espérait que ça soit Morgane. Il aurait voulu lui parler encore et encore, lui soumettre ses doutes et ses convictions. Mais il savait que ça n'était pas elle. Il savait très bien qui c'était.

- Que Monsieur Lupin m'excuse de le déranger, commença Maélann de sa voix suraigüe chaque fois qu'elle s'adressait à lui, mais Mary m'envoie vous prévenir qu'un fiacre est arrivé pour vous…

- Merci Maélann…

La jeune fille se tordait les doigts d'anxiété, attendant sa réponse. Nul doute qu'elle aussi se demandait s'il allait accepter l'invitation de Black. Tous les loups-garous du domaine devaient être au courant à l'heure qu'il était.

Remus resta silencieux pendant un moment, les yeux dans le vague. La petite servante semblait mal à l'aise. Néanmoins, elle osa l'appeler timidement pour le sortir de sa torpeur.

- Monsieur Lupin ?

-Oui ? Pardon, je pensais à autre chose…

- Que dois-je dire alors à Mary, Monsieur ? Le cocher de Monsieur Black doit-il vous attendre ?

Remus déglutit et, lentement, releva les yeux vers la jeune femme. Son regard à elle était à la fois plein d'espoir et d'angoisse.

- Oui, dis lui que j'arrive tout de suite…

Les yeux verts d'eau de Maélann s'agrandirent de stupeur et de joie et elle tourna rapidement les talons et disparut dans les couloirs en courant.

Un quart d'heure plus tard, il montait dans le fiacre que Black lui avait envoyé. Il ne vit pas Morgane, à l'une des fenêtres du premier étage, qui le regarda partir, le cœur battant. Alors que la diligence passait le grand portail en fer forgé, elle eut comme un mauvais pressentiment. Mais il était trop tard pour courir après Remus…

- Je te souhaite bonne chance… murmura t-elle seulement.


Alors, cette histoire vous plaît-elle toujours ? Laissez moi une review pour me dire ce que vous en pensez, ça ne vous coûtera que deux minutes et ça fait toujours plaisir aux auteurs de savoir qu'on est suivis...

Enormes kissouXxX à tous !

Luna(rd), "C'est pas faux"

Namarië !