Bonjour, je m'appelle Ange, Sally, Prewett. Je suis née un dimanche 23 septembre 1990, au St Mary's Hospital, célèbre établissement de soins londoniens pour avoir aidé à la mise au monde des Princes de Galles, William et Harry.

Eh oui ! Ne naît pas dans cet hôpital qui veut ! Et moi, je fais parti des rares privilégiés qui ont eu la chance d'y être né.

D'un côté, je ne suis pas la fille de n'importe qui. Unique héritière de la famille Prewett, mes parents sont respectés de tous et sont à la tête d'une énorme fortune (plus grande que celle de la Reine d'Angleterre pour être précis, ce qui ne doit pas être très compliqué puisque qu'une certaine J.K. Rowling, auteur pour enfants, célèbre dans le monde Moldu, y est arrivé en écrivant une histoire totalement fantaisiste). Enfin bref, revenons-en à... moi !!

Je suis donc l'unique héritière de cette immense fortune qui dépasse celle de sa Majesté, la Reine d'Angleterre, que je respecte énormément parce qu'elle a réussi à avoir des petits-enfants merveilleusement sexy (ce qui n'était pas gagné vu la mocheté du père mais heureusement que les gênes de Lady Diana ont pris le dessus parce que sinon... je vous dis pas les gosses !!).

Je suis donc né dans cette merveilleuse Capitale qu'est Londres, où il fait du brouillard 320 jours par an et où on est obligé de porter des pulls même en été (Ndla : référence à ma fic préféré de SweetLullaby : Little Fury, donc si vous avez le temps, allez la lire !!). Mais, heureusement, ma mère (qui est française) a eu la décence de convaincre mon père (qui est anglais) d'habiter à Paris, où il fait aussi froid qu'en Angleterre pendant 220 jours par an (mais les français essaie de se convaincre qu'il fait meilleur en France : c'est sûr que cent jours, ça change quelque chose !) et où, s'il l'on tombe sur une année de canicule, on se croirait dans un four tellement c'est pollué.

J'ai donc passé toute mon enfance à Paris mais, pour une raison plus débile que lui, mon père a décidé que je devais faire mes études à Poudlard, l'école de sorcellerie anglaise, au lieu de Beauxbâtons, la même école - en plus grand, plus beau, plus prestigieux, plus mieux quoi ! - française.

Je soupçonne mon père de ne pas aimer les français, ce qui est idiot car pourquoi aurait-il épousé ma mère et pourquoi travaillerait-il au Ministère de la Magie dans le service de coopération franco-britannique ? Je pense déjà avoir une réponse à la deuxième question : je crois qu'il se conforte dans le fait que, justement, son boulot est franco-britannique.

Bon, je rigolais, bien entendu ! Mon père adore la France et il l'adorera toujours. Il trouve seulement que l'éducation française est inférieure à celle anglaise. Ce qui est totalement faux ! C'est pas parce qu'on a pas de villes universitaires comme Oxford ou Cambridge qu'on apprend moins de chose en France ! Bon, ça, c'est mon côté français qui ressort, faut pas s'inquiéter.

Ma mère a fait un peu la gueule au début mais, elle a pas eu trop de mal à l'accepter puisque, il faut l'avouer, elle adore l'Angleterre.

Oui, je sais, mon père anglais adore la France, ma mère française adore l'Angleterre, ils se sont trouvés et se sont épousés, deux âmes perdues dans les tourments de la folie (car, oui, mes parents sont fous), ils étaient (ils sont) fait l'un pour l'autre.

Donc, moi, pauvre petite fille que je suis et qui adorait ma situation en France (boutiques de luxe, nourriture convenable, grand appartement dans le XVIème arrondissement avec vue sur la Tour Eiffel (qu'est-ce que ça peut être moche ce truc, en fait ! C'est pas la peine de me huer comme ça, je ne fais qu'exprimer ce que je ressens ! Quand vous avez passé dix ans à vous réveiller avec la vue de cette... chose, vous en aurez autant marre que moi !)), j'ai été bouleversée de devoir déménager en Angleterre.

Changement de pays, changement de culture, changement de temps, changement de conduite (parce que les anglais ont décidé de nous faire chier en ne conduisant pas à droite comme tout le monde) et même changement d'horaire (une heure de moins sur ma montre quand même !). Changement d'ambiance aussi parce que, moi qui était habituée à la vie en ville, je me retrouve habitant un manoir du XVIème siècle (ce chiffre me poursuit, lol) dans la région du Kent où nos seuls voisins sont les centaines de montons qui occupent le champs d'à côté.

Fini mes boutiques de luxe. Fini l'animation des villes. Je me retrouve coincée dans un trou perdu dans la campagne anglaise ! La vie est trop injuste !!! Bouhouhou !!

Bon, ne pleurons pas sur mon sort car le côté positif (eh oui, y en a un !), c'est que mon père a fait mettre à ma disposition la limousine et le chauffeur (il était inclus dans le lot, lol) pour qu'il m'emmène à Londres, quand je veux, pour faire les magasins. De plus, j'ai quand même un manoir pour moi toute seule, quand mes parents sont en voyage d'affaire (ce qui arrive très souvent), au lieu de ce "petit" appartement à Paris.

N'empêche, qu'est-ce que je peux regretter ma vie parisienne !

oOoOoOoOoOoOoOo

Nous sommes le 1er septembre 2001 et je suis dans la limousine noire de mon père en partance pour Londres. Il est 9h30 du matin et j'ai, comme qui dirait, la tête dans le cul.

Il a fallu que je me lève à 7h (moi qui est l'habitude de me lever vers 10h30-11h) et, en plus, on est en retard !

Le temps de me réveiller convenablement (30 min), de prendre mon petit-déjeuner (15 min), de choisir les vêtements que j'allais mettre (20 min), de prendre ma douche (15 min), de m'habiller (5 min), de me maquiller (10 min)... Il était déjà plus de 9h lorsque mon père m'a criée que j'allais être en retard pour mon premier jour d'école et que, tout ce que je souhaitais, c'était de me faire remarquer.

Non, c'est faux ! Je fais attention à mon look, c'est normal, non ? Toutes les filles de bientôt 11 ans prennent soin d'elle ! N'est-ce pas ? (grand silence). N'est-ce pas ? (grand silence bis).

Bon, d'accord, je suis une précoce, et alors ? J'ai eu mon premier baiser (avec la langue, bien sûr) à 6 ans (très mauvais souvenir d'ailleurs car le mec - ou plutôt garçon - gardait la bouche ouverte en remuant sa langue, c'était vraiment dégoûtant en y repensant), mon premier flirt à 8 et ma première relation sexuelle... Hahaha ! Vous y avez cru, hein ? Non mais vous me prenez pour qui !! Je n'ai pas encore eu de relations sexuelles et encore heureux ! Je ne suis qu'une gamine après tout ! Bon, c'est vrai que j'ai eu mes premières règles à 9 ans mais quand même !!

J'avoue que je suis une séductrice dans l'âme. J'ai tendance à légèrement draguer tout ce qui bouge et qui possède une queue entre les jambes (oui, parce que les filles ne branchent pas vraiment, même si j'ai déjà essayer d'embrasser une fille et que c'était plutôt bien). Faites pas cette tête ! Je vous l'avais dit que j'étais précoce !

Par contre, je ne drague évidemment pas tout ce qui bouge mais plutôt tous les canons digne d'une Prewett. Les autres ? Eh bien, ils me supplient à genoux que je les embrasse.

Non, je ne suis pas cruelle ! Ceux qui chassent pour le plaisir de tuer de pauvres petites bêtes sans défense et accrocher leurs têtes sur un mur sont plus cruels que moi, vous ne trouvez pas ? Moi, je ne fais que repousser les garçons qui veulent "profiter" de moi. Oui, vous avez bien entendu ! Profiter ! Parce que, même si j'ai un physique très très très avantageux - bon, avouons-le, je suis une bombe (Prétentieuse ? Moi ? Jamais !) -, certains garçons veulent m'embrasser seulement pour se vanter auprès de leur potes. Alors, je suis désolé mais, non, je ne suis pas un distributeur de baiser.

Donc après être descendue, fin prête pour cette rentrée qui s'annonçait mouvementée, j'ai dit au revoir à mes cinq chiens - Perdi, Penny, Lucky, Biscuit et Pencil (noms trouvés pour la plupart - quatre sur cinq - dans un dessin animé moldu parlant de 101 dalmatiens en danger de servir de fourrure par une certaine Cruella) - puisque, malheureusement, je ne peux pas les emmener avec moi (snif) et j'ai pris dans mes bras le seul animal de la famille autorisé à Poudlard, Salem, un chat noir qui peut paraître très intelligent mais qui est en réalité très con.

Une fois installée confortablement dans la voiture et mettre fait engueuler par mon père pour diverses raisons toutes plus stupides les unes que les autres (retard, jupe trop courte, maquillage trop voyant, etc.), la limousine démarra enfin en route vers mon destin.

Un mois. Ca fait un mois exactement que j'ai quitté Paris pour venir habiter ici, en Angleterre. Je n'ai jamais détesté ce pays. Après tout, c'est le pays de mon père et j'y suis née. Mais je regrette vraiment ma vie en France et je pense que la décision que mes parents ont eu de déménager me hantera toute ma vie.

Flash-Back

Début Juillet, dans notre maison de vacances, un château dans le Loiret.

Il est bientôt 10h du matin et je suis réveillée par les voix de mes parents qui se disputent à propos d'une lettre provenant d'Angleterre.

- Comment as-tu pu faire ça ? hurle ma mère hors d'elle (je ne l'avais jamais vu dans cet état d'ailleurs). Comment as-tu pu me mentir pendant toutes ses années ?

Mon père ment à ma mère maintenant ? C'est nouveau. Lui qui d'habitude ne peut pas lui cacher un secret plus de trois secondes, il lui aurait menti ! En plus, ça a l'air d'être depuis longtemps. Bon, écoutons la suite !

- Je ne t'ai pas menti, honey ! J'ai juste omis de te dire quelque chose.

Ouh ! Quand mon père commence à parler anglais, c'est qu'il a fait quelque chose de grave et qu'il essaie de se faire pardonner.

- Omis ? OMIS !! Tu te fous de moi, là !

- No, darling... commence mon père mais il est vite coupé par la voix hystérique de ma mère.

- Tu vas me dire que t'as oublié de me parler de cette chose pendant 11 ans !!

11 ans !! Attendez une seconde ! Alors, mon père a fait une chose, qui a l'air grave vu l'état de ma mère, l'année de ma naissance !! Qu'est-ce que ça peut être ? L'aurait-il trompé ? Non, impossible. Mon père n'est même pas capable de regarder les fesses ou la poitrine d'une autre femme, sans penser qu'il la trompe, alors coucher avec, c'est inimaginable. Aurait-il un enfant caché ? Pour ça, il faudrait que j'ai répondu oui à la question précédente donc à rayer de ma liste. Ah, je sais ! Il se serait fait apposer la Marque des Ténèbres et aurait rejoint les troupes de Lord Voldemort (honte à lui qui s'est fait battre par un môme de 1 ans) : les Mangemorts ! Ce qui, je trouve, contrairement aux possibilités d'avant, n'est pas une mauvaise chose. Alors pourquoi ma mère réagit-elle comme ça ? Peut-être que je le découvrirais si j'arrêtais de me parler à moi-même.

- But...

- EN FRANÇAIS, S'IL TE PLAIT, coupe ma mère une nouvelle fois.

Elle n'aime pas quand il parle anglais. Non pas qu'elle ne comprend pas, ce n'est pas ça, elle est bilingue, mais, elle sait très bien qu'il utilise l'anglais uniquement pour la faire céder. Eh oui ! C'est comme le sexe. Quand mon père veut obtenir quelque chose (ou se faire pardonner, dans le cas présent), il utilise l'anglais et ça marche toujours. Point faible de ma mère : quand mon père parle anglais. Point faible de mon père... ma mère.

- Je... A la naissance de Ange, il... il m'a envoyé un hibou en me disant qu'il voulait me voir pour me parler d'elle, et... et j'ai accepté et... et tu connais la suite.

- Ce que je ne comprends pas, dit ma mère un peu plus calme, c'est que tu ne m'en ais pas parlé. Ce n'est pas si terrible que ça dans le fond. Mais c'est le fait que tu m'ais menti que je n'arrive pas digérer. Je croyais que notre relation était basé sur la confiance !

- Mais elle est basé sur la confiance ! Mais j'ai eu un peu peur de t'en parlé quand tu as décidé qu'on aille vivre en France et encore plus quand tu as fais les démarches pour l'inscrire à Beauxbâtons. Alors, j'ai préféré...

- Tu as préféré attendre que Dumbledore nous envoie une lettre pour confirmer son inscription à Poudlard, c'est ça ?

Je vois mon père acquiescer doucement et faire ses yeux de chiens battus. Ma mère pousse un profond soupir et se laisse tomber sur un fauteuil.

- Bon, eh bien, maintenant, reprend-t-elle, tu n'as plus qu'à envoyer un hibou à Dumbledore pour annuler son inscription à Poudlard.

Je vois mon père se lever de son fauteuil et froncer les sourcils, indigné.

- Comment ça "annuler son inscription à Poudlard" ! Tu crois quand même pas que ma fille, la chair de ma chair, va aller faire ses études à Beauxbâtons !

Oh, là, là !! Ca commence à sentir le roussi. Quand mon père se rebelle contre ma mère, c'est qu'il est vraiment déterminé à faire savoir son opinion.

- Bien sûr qu'elle ira à Beauxbâtons !! Toute ma famille y est allé alors je ne vois pas pourquoi notre fille ferait exception à la règle.

- Parce que c'est aussi ma fille et que ma famille est allé à Poudlard.

Après être resté caché un long moment en les entendant se disputer encore et encore sur la question "Dans quelle école va aller étudier Ange ?", je décide de me faire voir de mes parents. Etant trop occupés à se prendre le chou, je tousse assez fort pour qu'ils m'entendent et ils se retournent un peu déstabilisés de ma présence.

- Je crois que j'ai le droit de choisir moi-même dans quelle école étudier, non ? je demande sèchement, levant un sourcil.

Mes parents se regardent, perplexes. Je me tourne alors vers ma mère et lui dit :

- Cites-moi cinq choses sur Beauxbâtons pour me convaincre d'y aller.

Je vois son hésitation et après avoir compris où je voulais en venir, elle commence :

- Eh bien, tout d'abord, Beauxbâtons est un magnifique château, plus grand et plus beau que Versailles, situé sur la côte d'azur (2 points puisque je sais très bien que Poudlard est situé en Écosse où il fait froid). Deuxièmement, les filles de notre famille ont toujours été les chouchoutes de Madame Maxime, ce qui nous donne le droit à de nombreux avantages (hmm... ça mérite bien 2 points de plus). Ensuite, plusieurs activités sont organisés le mercredi après-midi et le week-end comme le tennis, le golf, l'équitation et d'autres encore (1 point). Quatrièmement, des voyages scolaires sont organisés à chaque vacances pour ceux qui veulent. Je me rappelle que la dernière année de mes études, les destinations étaient Sydney, New York, Tokyo et Berlin (3 points ! J'adore voyager : visiter de nouveaux pays et apprendre de nouvelles langues !). Et pour finir, il y a beaucoup de garçons très sexy prêt à tout pour sortir avec de jolies filles comme toi (j'ai bien entendu ? Des garçons très sexy ? Elle essaye de m'amadouer, là, je suis pas folle ? En tout cas, c'est réussit ! 5 points !! Ce qui nous fais un total de 13 points pour Beauxbâtons !).

Je me tourne à présent vers mon père qui, je ne sais pas pourquoi et ça me fait peur, a un sourire sadique.

- Papa. Fais la même chose avec Poudlard !

Son sourire s'élargit et il commence à faire son énumération en comptant sur ses doigts.

- Un : l'éducation à Poudlard est bien meilleure que celle de Beauxbâtons (j'espère que les arguments suivants sont bien meilleurs parce que pour le moment, ça vole pas haut ! Bon, je vais mettre quand même 1 point pour la forme). Deux : Dumbledore, le directeur de l'école, est si naïf qu'il fait confiance à tous ses élèves. Il est donc facile de le berner et si tu fais une énorme connerie (il me regarde avec insistance), tu pourras te faire pardonner facilement (bon, je vois que mon père me connaît bien donc je donne 2 points). Trois : Severus Rogue, le directeur de la maison des Serpentard, est un grand ami à moi et était l'un des préférés de Voldemort. Il pourra t'enseigner la magie noire si tu veux (très intéressant... 2 points). Quatre : Il paraîtrait qu'Harry Potter va entrer à Poudlard cette année. Tu sais ? Celui-qui-à-survécu-au-Seigneur-des-Ténèbres. The Boy who lived. Ce serait intéressant, je trouve, de faire sa connaissance (je ne vois pas très bien où il veut en venir mais je vais mettre 1 point quand même. Je suis trop bonne !).

Bon, ça nous fait 6 points. A moins que mon père est une raison extraordinaire pour que je mette 7 points de plus, ce qui m'étonnerais, je crois que je peux d'ors et déjà dire : "Beauxbâtons, me voilà !". Ma mère l'a bien compris d'ailleurs, vu son sourire victorieux.

- Et cinq...

Il laisse sa phrase en suspens et se tourne vers ma mère.

- Chérie, je crois que tu as omis de dire une chose très importante à notre chère et tendre fille.

Je lève un regard étonnée sur ma mère et lève un sourcil.

- Tu lui as dit qu'il y avait de beaux garçons à Beauxbâtons mais je crois que tu as oublié de préciser que, dans votre école française, les filles et les garçons sont séparés. Eh oui ! Les garçons ont leur bâtiment avec leur dortoir et les filles ont le leur. Et ceux-ci sont à l'opposé l'un de l'autre. Il n'y a seulement que pour les cours qu'ils sont ensemble et encore ! Il me semble que Madame Maxime veut que les filles s'installent à gauche et les garçons à droite, c'est ça ?

Ma mère est furieuse et je suis sûre que si elle avait des baguettes dans les yeux, elle l'avada kedavriserai. Moi, par contre, je viens de réduire mentalement le chiffre 13, que Beauxbâtons avait reçu, à 3. Moins 10 points, ça fait mal !

- Je crois pouvoir dire aisément que nous déménageons en Angleterre.

- Traite, dit alors ma mère.

- Désolé chérie, c'est la loi du plus fort.

Fin du Flash-Back

Voilà où j'en suis réduit. Prendre un stupide train qui m'emmènera dans cette stupide école avec ces stupides anglais. Comment ça c'est moi qui est choisi ? Non, je n'avais pas le choix. Je n'allais quand même pas passer tout mon adolescence sans pouvoir approcher un seul garçon ! Il y a des choses plus importantes dans la vie ? Peut-être mais, pour moi, les garçons en font parti.

Je suis coupé dans mes pensées par la voix de mon père.

- J'espère que tu te conduiras correctement à Poudlard. Je n'ai pas envie de recevoir une lettre de Dumbledore qui me dit que tu as fait exploser une partie du château.

Je lève les yeux au ciel. Mon père me prend vraiment pour une gamine insouciante parfois. Depuis que j'ai fait exploser une des tours de notre château dans le Loiret, il arrête pas de m'en reparler. Bon, d'accord, l'explosion était tellement forte que les Moldus vivants aux alentours se sont inquiétés et ils ont rameuté la région entière. Il a fallu que le Ministère de la Magie français se mobilise pour effacer la mémoire de milliers de Moldus. Mais d'un côté, je dirais que c'est la faute à mes parents irresponsables qui m'avaient laissé m'amuser avec les produits de potions de mon père alors que je n'avais que 5 ans.

- Et puis, j'espère que tu te feras des amis respectables. Je n'imagine pas ma fille traîner avec des Sangs-de-Bourbes, fait-il en grimaçant.

J'avais oublié de le préciser, mais je pense que vous l'aurait compris, mes parents viennent tout deux d'une famille de sorciers au sang-pur. Mon père ne déteste pas les Sangs-de-Bourbes autant que Voldemort (même s'il a des lubies bizarres, il n'est pas fou au point de vouloir conquérir le monde) mais il a un certain mépris pour les gens qu'il dit "inférieur". Je pense que son père lui a trop bourré le crâne étant jeune pour qu'il est un tel comportement. Mais bon, quand il commence à aller trop loin, ma mère est toujours là pour le reprendre. Contrairement à mon père, elle est indifférente à ces différences de sang-pur ou sang-impur. Pour elle, tout le monde est pareil et un sang-pur peut être aussi con qu'un sang impur et je trouve qu'elle a tout à fait raison.

- Je ne m'inquiéterais pas de tes fréquentations si tu vas à Serpentard, continue-t-il. D'ailleurs, j'espère que tu seras à Serpentard. Toute ma famille y est allée donc je ne vois pas pourquoi tu n'y arriverais pas. Si ce n'est pas le cas, je serais énormément déçu. Serdaigle est bien aussi et, érudit comme tu es, tu seras peut-être là-bas. Mais évite Gryffondor ! Ils sont peut-être courageux mais qu'est-ce qu'ils sont pathétique avec leur héroïsme à deux mornilles. Par contre, ne va surtout pas à Poufsouffle ! C'est la pire des maisons et tous les bouffons que la Terre ait jamais porté vont là-bas. Si tu y va, je te jure que je te déshérite sur le champs !

J'écoute mon père à moitié, le laissant divaguer sur le sujet : "si je suis à Poufsouffle, il me tue de ses mains et m'enterre dans le désert de Gobi ou personne ne me retrouvera".

- Jack !! intervient ma mère. Arrête de délirer, veux-tu ! En plus, ce n'est pas elle qui choisi sa maison donc il est inutile de t'emporter comme ça. Et puis, si elle atterrit à Poufsouffle, je serais la première à la tuer donc il n'est pas nécessaire de t'imaginer tout un tas de truc horrible.

Aux paroles de ma mère, j'écarquille les yeux. Eh bien !! Vive la solidarité !! Je vois qu'on m'aime dans cette famille, ça fait plaisir ! J'espère ne pas me retrouver à Poufsouffle alors. N'empêche ! Je croyais que ma mère m'avait toujours soutenue mais en fait, elle m'enlace pour mieux m'étouffer après. Décidément, on ne peut faire confiance à personne ! Même pas à ses parents.

Après une heure et demi de trajet environs, on est enfin arrivés devant la gare de King's Cross. Il était temps, je commençais à désespérer avec le discours de mon père qui n'en finissait pas et le soutient incroyable de ma mère.

A peine la limousine arrêtée sur le bas côté, mes parents sautent littéralement de la voiture et mon père va chercher un trolley.

- Dépêche-toi, Ange, s'exclame ma mère en me prenant le bras pour que j'aille plus vite. Le train part dans cinq minutes !!

J'accélère le pas et on arrive près d'un mur qui sépare les voies 9 et 10. Mon père nous y attend déjà et dès qu'il nous voit, il traverse le mur. Sans s'arrêter une seconde, ma mère fait de même en m'entraînant avec elle et deux secondes plus tard, on se retrouve sur le voie 9 3/4, le Poudlard Express fumant d'impatience.

Ne me restant plus qu'une minute pour monter dans le train rouge, je dis au revoir à mes parents qui me souhaitent bonne chance et m'embrassent sans pudeur devant les nombreux parents sorciers ou non disant au revoir à leurs enfants déjà dans le train. La honte ! Après m'être difficilement arraché à l'emprise de ma mère (je vous l'avais dis qu'elle voulait m'étouffer !!), je monte dans le train qui démarre quelques secondes après.

Maintenant, je n'ai plus qu'une chose à dire : "Poudlard, me voilà !".