Maintenant que nos amis ont fait connaissance avec Violine, voyons un peu s'ils arrivent à percer ses secrets. A leurs risques et périls ... merci aux lecteurs présents, bonne lecture !

Persos FMA pas à moi, ça vaut pour toute l'histoire ( et je devrais dire toutes mes fics )


Alphonse retrouva son frère au réfectoire. Il s'assit en face de lui.

" Qu'est-ce que tu pense de tout ça grand frère ? " demanda-t-il.

" Je ne sais pas. C'est très étrange. Cette fille semble savoir des choses sur nous, alors qu'elle ne nous connait pas. Je serais curieux de savoir le pourquoi du comment." répondit Edward.

" Et tu crois que c'est une homonculus ?" continua l'armure.

" Va savoir. Elle ne semblait même pas savoir ce que c'était."

De son côté, Violine attendait dans le bureau de Roy. Elle n'avait pas faim. Jean fut le premier à revenir de sa pause-déjeuner.

" Vous n'avez pas mangé ?" s'étonna-t-il.

" Non, je n'ai pas faim. Vous, c'est Jean Havoc c'est ça ?" dit-elle.

" Oui, mais comment le savez-vous ? Et d'où connaissez-vous le colonel ?" répondit Jean.

" De nulle part. Je me souviens de lui, tout comme je me souviens des enfants et de vous. Je me rappelle de chacun de vous."

Jean la fixa durant un moment. Violine balançait ses jambes, assise sur le bureau de Riza. Le soldat devait bien avouer qu'elle l'intriguait au plus haut point. De part ses origines déjà, et aussi parce qu'elle paraissait savoir des choses sur certaines personnes, que les autres ignoraient. Il l'observa. Elle avait une bouille adorable, et tellement innocente. Difficile de croire que c'était le châtiment de la Porte. D'ailleurs, ça ne concernait que les alchimistes tentant de faire une transmutation humaine.

" Dites, si vous venez d'arriver ..." reprit Havoc.

Violine reporta ses yeux améthystes sur lui, avec un air des plus angéliques. Jean sentit son coeur battre plus fort.

" Vous ... vous ..."

Violine lui lança un air interrogateur qu'il trouva trop craquant.

" Je ... je peux vous loger chez moi." dit-il.

" D'accord !" répondit-elle d'un air enthousiasme.

Jean sourtit, heureux et surpris qu'elle ait accepté si facilement. Ses collègues revinrent de leur repas. Vilone descendit de son perchoir, et alla s'asseoir au fonds du bureau. Le téléphone sonna, Roy décrocha.

" Très bien, nous y allons tout de suite." dit-il.

Puis il se tourna vers son équipe :

" Scar a été repéré dans le centre, on fonce."

Tous les soldats se levèrent d'un bon. Violine les suivit sans qu'ils ne la remarque. Elle s'accrocha ensuite à une voiture. Les soldats s'arrèterent dans une large rue du centre-ville. Les militaires jaillirent de plusieurs véhicules. L'Ishbal les vit débarquer, et préféra ne pas s'attarder. Violine le regarda s'éloigner, et eut une curieuse sensation. La création de la Porte décida de le suivre. Hawkeye eut tôt faire de la repérer.

" Mais qu'est-ce qu'elle fiche ici ?" s'exclama-t-elle.

Ses collègues tournèrent la tête, pour voir Violine courir dans la direction de Scar.

" C'est pas vrai ! Suivons-la." dit Mustang.


Violine trouva l'Ishbal dans une rue déserte.

" Tu as toujours le bras que je t'ai offert, Kiiro." lança-t-elle.

Scar se tourna vivement vers elle, les yeux grands ouverts. Ce nom ... comment...

" Qui t'as dit comment je m'appelais ?" demanda Scar.

" Je le sais c'est tout. Ca faisait longtemps petit frère." continua Violine.

Elle marcha vers lui. Scar était interdit. Cette fille connaissait son véritable prénom. Il chercha une chaîne en argent, qu'il ne trouva pas. Violine s'arrêta en face de lui.

" Cet humain possède des choses qui ne lui appartiennent pas. Tu dois agir Violine." fit la voix de la Porte.

" D'accord. Je suis désolée, Kiiro. Mais je dois te reprendre ce qui t'a été offert." dit-elle.

Scar comprit qu'elle parlait de son bras. Il n'y avait plus à hésiter. L'Ishbal leva sa main destructrice. Violine l'attrapa par le poignet. Il se produisit alors un phénomène étrange. Les éclairs rouges mortels coururent le long du bras de Violine sans l'affecter le moins du monde. Le tatouage sur le bras de Scar disparut. Ce dernier ouvrit grand les yeux. Elle le relâcha. Il tenta une nouvelle fois de la tuer, et posa sa main sur son front. Mais rien ne se produisit.

" Ca ne sert à rien. La Porte a repris ce qui lui appartenait." dit-elle.

Plus loin, les soldats avaient assisté au spectacle, interdits.

" On dirait ... qu'elle l'a privé de son alchimie." fit Hawkeye.

" Dans ce cas c'est notre chance." fit Roy.

Ils surgirent, et mirent l'Ishbal en joue. Scar voulut encore une fois utiliser son pouvoir, mais fut bien obligé de se rendre à l'évidence : Violine l'en avait privé. Il lui restait sa vitesse pour s'échapper. Mais c'était compter sans Hawkeye, qui parvint à le toucher à la jambe. Scar tomba, et le reste des soldats lui tomba dessus.

Violine regarda l'arrestation avec indifférence. Jean s'enquit de son état, elle lui répondit qu'elle allait bien avec un sourire. La mission accomplie, tout le monde rentra. Le fait que Roy ait arrêté Scar fit le tour du Q.G, faisant sacrément grimper sa cote. Ce dernier se trouvait dans son bureau, encore en train d'interroger l'envoyée de la Porte.

" Comment as-tu fait pour priver Scar de son pouvoir ?"demanda-t-il.

" Vous voulez dire Kiiro ?" répondit Violine.

" Kiiro ?" souleva l'officier.

" C'est comme ça qu'il s'appelle."

" Je vois. Tu t'es souvenue de lui j'imagine."

" Oui."

Un silence s'installa dans le bureau.

" Colonel, je crois avoir trouvé la raison de ces souvenirs." lança Edward.

" Vraiment ?" s'étonna Mustang.

En fait, il n'était pas réellement surpris : Edward avait souvent réponse à tout en matière d'alchimie.

" Oui : nii-san et moi avons réfléchi sur le cas de Violine. Nous savons que c'est la Porte qui l'a créée. Mais elle n'a pas pu être créée à partir de rien. Elle nous a dit elle-même qu'elle était déjà à l'intérieur. " commença Alphonse.

" La Porte garde ceux qui bravent l'Interdit Absolu, autrement dit la transmutation humaine, donc ma théorie c'est que Violine a dû à moment ou à un autre en faire une. La Porte l'a gardée puis l'a utilisée pour le résultat qu'on voit là. Violine, tu es sûre que c'est là ton vrai prénom ?" fit Edward.

" C'est le nom que la Porte m'a donné." répondit la brunette.

" Je m'en doutais. Ce qui veut dire que tu as dû être privée de ta mémoire, et que ce n'est certainement pas ton corps d'origine." reprit-il.

" Comment le sais-tu ?" demanda Falman.

" Quand j'ai été emporté par la Porte, mon corps a été décomposé." répondit Al.

" De même que mes membres. Violine a donc reçut un corps entièrement fabriqué par la Porte. Et pour qu'elle ne soit pas qu'une coquille vide, elle a eut des souvenirs qui ne lui appartiennent pas." continua Ed.

Silence dans la salle. Roy fronça les sourcils.

" Mais oui tout s'explique ! La première fois qu'elle m'a parlé, j'ai cru entendre Maes Hughes." dit-il.

" Et nous elle a mentionné notre père. Elle possède donc les souvenirs de notre mère." ajouta Al.

" Et pour Scar ?" demanda Breda.

" Si j'ai bien suivi votre raisonnement, j'ai également les souvenirs de son grand-frère. La Porte a dû m'en doter pour je puisse me repérer dans votre monde. Le premier souvenir qui m'est revenu a appartenu à Maes : c'était celui d'une boutique pour enfants. Au début je ne savais pas ce que c'était, ni à quoi ça servait. Grâce au souvenir, j'ai su de quoi il s'agissait." répondit Violine.

" Mais pourquoi ces souvenirs-là justement ?" demanda Riza.

" Je ne sais pas trop, peut-être s'agit des personnes les plus récentes qu'elle ait accueilli. La Porte ... est un passage, pour les morts quels qu'ils soient." dit-elle.

Roy se mit à pâlir, puis regarda Violine avec apréhension. Ed, qui lui faisait face, lui demanda ce qui se passait.

" Violine ... si tu as les souvenirs de Hughes, tu dois savoir comment il est mort." dit-il.

La jeune fille le regarda un instant. Elle fouilla dans sa mémoire, mais tant d'images toutes plus différentes les unes que les autres se bousculaient dans sa tête.

" Il faudrait que je sache comment il est mort. Le mieux serait que je vois. C'est comme ça que les images me reviennent." dit-elle.

Roy décida alors de l'amener à l'endroit où son meilleur ami avait été retrouvé assassiné. L'équipe suivit, curieuse de savoir.


Violine et le colonel allèrent se planter devant la cabine téléphonique. A peine fut-elle devant que les souvenirs affluèrent. Violine se vit à la place de Hughes, en train d'essayer de joindre Mustang. Elle s'apercevait que le soldat derrière elle était un imposteur. Il changea d'apparence, et lui tira dessus.

" Gracia ... c'était Gracia ..." dit-elle.

" Comment ?!" s'exclama Roy ahuri.

" En fait non. Il a vu sa femme, mais ce n'était pas elle. Seulement quelqu'un capable de changer d'apparence. Au début il avait l'apparence du sous-lieutenant Ross, mais Maes a comprit que ce n'était pas elle. Alors il l'a tuée, mais elle s'est relevée pour prendre l'apparence de Gracia." raconta-t-elle.

Violine se tourna vers lui à la fin du récit. Roy n'était pas sûr d'avoir tout suivi.

" SALOPERIE DE PALMIER!" beugla soudain Edward.

Tout le monde se trouna vers lui. Que venait faire un palmier dans la conversation ? Roy remarqua l'état de rage intense de son subordonné. Il le questionna à ce sujet.

" Je sais qui c'est. Le tueur." dit-il en serrant les poings de colère.

" Dis-le moi tout de suite !" trépigna Mustang.

" Il s'appelle Envy. C'est un homonculus qui peut changer d'apparence à volonté." répondit Alphonse à sa place.

Le mot homonculus les figea sur place. On aurait dit que l'armure venait de balancer un parpaing dans la mare. Violine fut la première à reprendre la parole.

" Homonculus tu dis ?"

" Oui, tout comme toi ils viennent de la Porte." répondit l'armure.

" Alors ils doivent y retourner. C'est eux que je suis venue chercher. La Porte veut les reprendre, de même que leurs créateurs."

" Alors dans ce cas, tu as tout mon soutien." fit Roy.

" Le mien aussi. Ces homonculus sont très dangereux. Je vais t'aider à les neutraliser." annonça Edward.

" Ce ne sera pas nécessaire. Mais ce que vous savez me sera utile." répondit Violine.

Ce mystère éclairci, tout le monde rentra à la base. Les soldats eurent à faire de la paperasse, qui se fit dans un grand silence. Roy était très absorbé, mais son lieutenant se demandait si c'était par les dossiers pour ne pas trop penser à ce qu'il venait d'apprendre, ou au contraire qu'il y réfléchissait. Il connaissait enfin l'identité du meurtrier de son meilleur ami. Même s'il ne s'était pas attendu à pareille révélation, il était décidé à ne pas reculer.


Le soir venu, Jean embarqua Violine, à la surprise générale. Il la conduisit dans son petit chez-lui.

" Voilà. C'est pas le grand luxe mais je m' y sens bien." annonça-t-il.

" Vous savez moi de là d'où je viens y'a rien du tout. C'est le grand vide." répondit Violine.

Oui donc en fait elle ne devrait pas être trop mal. Jean lui montra une chambre d'ami, et lui prêta un vieux t-shirt pour dormir.

" Tu as dormi où quand tu es arrivée ?" demanda-t-il.

" Je n'ai pas dormi. J'ai marché toute la nuit sans avoir sommeil. Du coup je ne sais pas si je peux dormir." dit-elle.

" Ah ben oui. Tu verras bien."

En attendant, il prépara le dîner. Violine découvrit les aliments et leurs goûts. Mais aussi qu'elle n'en aurait pas besoin. La brune n'avait pas ressentit la faim, et donc le fait d'avoir l'estomac plein ne changea rien. Elle en fit part à son hôte.

" Bon, ben si effectivement tu n'a pas besoin de te nourrir je n'aurais pas à te faire à manger." dit-il un peu perplexe.

Violine lui sourit avec un air de petite fille qui ne manqua pas de le faire fondre. Jean se dit que cette présence féminine allait lui faire beaucoup de bien.