La chasse continue ... et Violine se rapproche toujours plus de ses cibles. Mais à présent, les militaires sont dans l'embarras. Doivent-ils la laisser continuer ? Merci à tout ceux qui lisent et bonne lecture !
Un silence pesant, crispé régnait après le combat entre Violine et le plus terrible des homonculus. Combat qui avait fait du dégât. La rue était complètement ravagée. Violine guettait la réaction des militaires, par simple curiosité. Jean hésita, puis commença à marcher vers elle.

« Est-ce que … est-ce que ça va ? » demanda-t-il.

« Bien sûr que ça va. J'ai fait ce que j'avais à faire. Et je dois continuer. » répondit la brunette.

Elle commença à s'éloigner. Jean lui attrapa la main.

« Attends un peu, le colonel aimerait te parler. »

« Non. Je sais ce qu'il a à me dire, mais je n'ai aucune justification à lui apporter. J'ai été créée dans un but spécial, et rien ne m'en déviera. Que mes méthodes ne vous plaisent pas, c'est un fait, mais vous ne pourrez rien y changer. » dit-elle.

Violine se dégagea doucement, pour s'éloigner. Mustang la rappela. L'envoyée de la Porte s'arrêta, et se tourna lentement vers lui.

« Tu as ravagé une maison il y a peu, et blessé un civil. Tu va devoir répondre de cet acte. » annonça-t-il calmement.

« Je ne crois pas. L'autorité pour laquelle j'agit dépasse de loin la vôtre. Je dois les empêcher de tenter l'Interdit Absolu, et pour ça je les prive de ce dont ils ont besoin pour ça, et de quelque chose de précieux afin qu'ils comprennent. » expliqua Violine.

« Je ne peux pas prendre le risque que tu blesse gravement les civils. Je dois t'emmener, au moins pour cette histoire. » reprit Roy.

« Roy : ne fait la bêtise de te mettre en travers de ma route. Certes tu es innocent, mais ne me pousse pas à te combattre. Tu le regretterais amèrement. » avertit Violine.

Le colonel était tiraillé entre son devoir et ce qu'elle était. Quelque chose de supérieur, qui pouvait être très dangereux. Violine avait une mission, et ne souciait pas des conséquences que cela pouvait avoir sur la vie de ceux qu'elle côtoyait.

« Je ne peux pas te laisser partir tranquillement, du moins en apparence. » dit Roy.

La brune le dévisagea un instant, puis esquissa un sourire.

« Entendu. » dit-elle.

Elle leur saisit alors le poignet, et leur fit faire un petit vol plané avant de se sauver en courant. Riza et les autres accoururent auprès des hommes à terre.

« Colonel vous n'avez rien ? » s'enquit la blonde en l'aidant à se redresser.

« Elle vous a attaqué … » fit Alphonse en regardant vers où Violine était partie.

« C'était voulu. Je le lui ai demandé. » révéla Roy.

« Quoi comment ça ? » s'étonna Havoc.

« Je lui ai dit que je ne pouvais pas la laisser s'en aller comme ça, et elle a très bien saisi le message. Nous ne pouvons pas nous opposer à elle, ce serait trop dangereux. Et comme il y a des témoins, je devais sauver les apparences. » expliqua le colonel.

Ses subordonnés acquiescèrent, comprenant enfin ce qu'il avait voulu dire. Au moins ils ne seraient pas sanctionnés, car en apparence ils avaient tenté de la stopper. N'étant plus d'aucune utilité, les soldats rentrèrent à la base.


Violine pour sa part, cherchait un moyen d'accéder à la cité engloutie.

« Je crois qu'il me faut revenir au bureau des premiers homonculus. Il devait pouvoir rencontrer son maître. » pensa-t-elle.

Mais pour cela, elle devait s'y rendre la nuit. En attendant, Violine retourna chez Jean. Ce dernier l'y trouva en rentrant le soir. Le blond ne savait plus trop comment se comporter avec elle. Devait-il s'en méfier, ou bien …

Violine s'avança vers lui, le visage neutre. Jean se rapprocha davantage. Sans qu'il s'en rende compte, sa main vint se poser sur la joue de la jeune femme, pour une caresse machinale.

« Tu peux me promettre que tu ne tuera personne ? » demanda-t-il à mi-voix.

« Je ne suis pas là pour tuer les gens ordinaires. Je dois les empêcher de faire une bêtise. La plus grosse bêtise de leur vie. Au pire ils seront blessés, mais pas trop gravement. Ca vaut mieux que de passer devant la Porte et de perdre des membres, ou mourir. » répondit-elle.

Jean sourit : elle avait raison. Si on y réfléchissait, elle agissait pour le bien des gens. Les plaies ça guérissait, et un logement ça pouvait se retrouver. Mais au moins ils étaient vivants. Le blond la serra contre lui, et l'embrassa sur les cheveux. Ses pouvoirs étaient impressionnant, effrayants même mais elle ne les utilisait pas contre des innocents. Havoc releva le menton de Violine et l'embrassa.

« Tu veux qu'on sorte ce soir ? » proposa-t-il.

« Pourquoi pas. » répondit la brunette.

Après un petit dîner, le militaire décida de l'emmener au théâtre, voire une pièce comique. Violine retrouva ainsi, une heure et demi durant un peu de l'air enfantin qu'elle avait auparavant. Ce qui acheva de rassurer son compagnon. Ce soir là, il s'endormit en la tenant assez serrée contre lui. La jeune fille attendit qu'il dorme profondément, avant de se dégager.

« !!! Il a de la poigne. » pensa-t-elle.

Mieux valait arrêter de tirer avant qu'il ne se réveille. Violine eut alors une idée. Elle se métamorphosa en souris, puis sortit du lit où elle reprit taille humaine. La brunette repassa ses vêtements et sortit de l'appartement. Utilisant la vitesse de Pride, elle gagna rapidement le Q.G. Puis elle profita de la relève pour se faufiler dans la cour. Une fois en-dessous du bureau de l'ancien généralissime, Violine transmuta une échelle.

La pièce était déserte, et toujours dans un état pitoyable. Violine regarda un instant le désordre, l'air de se demander par où commencer. Elle s'avança ensuite au milieu du bureau.

« Avec les dégâts que j'ai causé, s'il y avait un passage quelque part il serait visible. Donc, tâchons de chercher derrière quelque chose d'intact. » songea-t-elle.

Or la seule qui l'était, c'était la bibliothèque tout au fond. Violine s'y rendit donc, et commença à tirer tous les livres dans l'espoir que l'un d'eux actionnerait un passage. Elle n'oublia pas non plus la lampe, accrochée à un mur. Clic.

« Ah ? »

Un pan de mur venait de coulisser, dévoilant un ascenseur. Elle y entra sans hésiter, et le fit descendre. Quelques instants plus tard, elle découvrit la ville engloutie qui s'étalait devant elle. Violine esquissa un sourire.


Wrath grognait. Pourquoi c'était à lui de chercher Envy ? Le péché de colère arpentait les rues désertes de la ville fantôme depuis déjà une bonne heure déjà. Le maître espérait qu'il n'avait pas eu l'idée de stupide de se mesurer à la fille de la Porte. Mais quand on incarnait le péché de jalousie … soudain, il aperçut une silhouette familière.

« Ah te voilà ! Ca fait une plombe que je te cherche, t'étais passé où ? » lança-t-il.

« Je démolissais les murs. Ca pose un problème ? » répondit Envy.

« Ouais, je te rappelle que le maître veut que l'on reste groupé le temps qu'elle trouve une solution à propos de cette fille. » continua Wrath.

« Si je l'avais en face de moi, la solution serait toute trouvée. » siffla Envy.

Les deux homonculus revinrent à l'endroit où se terrait Dante. Une grande maison. Cette bonne femme avait la folie des grandeurs.

« C'est là que se trouve le maître ? » demanda Envy.

« Eh ben oui enfin ! Pourquoi cette question idiote ? » s'étonna Wrath en se tournant vers son congénères.

« Oh eh ben peut-être parce que … »

Wrath vit alors avec étonnement Envy se métamorphoser en une jeune femme brune, avec des yeux aussi violets que les siens. Violine le regarda avec un air narquois.

« … je ne suis pas Envy. » acheva-t-elle.

« A … arrête ce n'est pas drôle. » fit Wrath en reculant.

« Mais je ne suis pas drôle mon petit. Je ne suis pas là pour rigoler. » continua Violine en souriant de plus belle.

Comprenant enfin qui elle était vraiment, la colère poussa un hurlement de terreur. Mais avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit, Violine le saisit au cou et serra fort. Les yeux écarquillés de terreur, Wrath aperçut les ombres de la Porte derrière son adversaire.

« NOOON ! PAS LA PORTE ! JE NE VEUX PAS Y ALLER ! » hurla-t-il en se débattant.

« Oh si tu va y aller. Tu va retourner là d'où tu n'aurais jamais dû sortir. » répondit Violine implacable.

Les bras enserraient déjà le corps de l'homonculus. Ce dernier hurlait de toute la force de ses cordes vocales. Jusqu'à tant qu'une des ombres ne le fasse taire en entrant dans sa bouche. Wrath fut totalement enveloppé, et disparut. Violine donna ensuite un grand coup de pieds dans la porte devant elle. Dante, que les hurlements de terreur de Wrath avait alertée, arriva en courant.

« Qui es-tu ? Comment es-tu arrivée ici ? lança-t-elle.

« Qui je suis ? A ton avis ? » répliqua Violine tout en avançant.

Dante se contenta de la fixer en fronçant les sourcils. Ce ne pouvait être …

« Alors, tu ne vois toujours pas ? Demande donc à ton homonculus, elle elle m'a reconnu. » reprit Violine en s'arrêtant, les mains sur les hanches.

Dante tourna la tête vers Sloth. Cette dernière était proprement terrifiée, et fit un pas en arrière. Ainsi l'envoyée de la Porte avait fini par la débusquer. Comment ça elle ne voulait pas le savoir. Ce qui était sûr, c'est qu'elle n'allait pas se laisser faire.

« Je ne sais pas ce que tu viens faire ici, mais il n'y a rien pour toi. Va-t'en. » ordonna Dante.

« Moi je vois au contraire deux choses qui m'attirent ici. Ca fait un bout de temps que tu échappe à la Porte, et elle en a un peu marre. En plus tu te permets d'élever les fautes des hommes. Tiens au fait, ton camarade n'est pas là ? » dit Violine en regardant de côté.

« Mon camarade ? Quel camarade ? » répéta Dante.

« L'autre imbécile qui ne veut pas mourir. » précisa la brune en plantant son regard dans le sien.

« Je ne sais pas où il est. Ca fait longtemps qu'on ne se voit plus. Mais … »

Les yeux de Dante se mirent à luire.

« Je peux t'aider à le chercher, si tu le désire. Moi je saurais le débusquer. »

« Inutile, je crois savoir comment faire. Maintenant … il est temps pour vous d'affronter votre destin. »

« Sloth attaque ! » s'écria Dante.

Mais la paresse avait bien trop peur de la Porte pour s'attaquer à son envoyée. Aussi resta-t-elle plantée là comme un piquet.

« Tu attaque ou faut-il que je t'y pousse ? » menaça Dante.

« Ne vous battez pas voyons, y'en aura pour toutes les deux. » fit Violine en levant les mains.

Dante frappa des ses mains, et lança une première attaque, sous la forme d'une main de pierre. Violine la fit exploser comme un ballon. Les éclairs alchimiques crépitèrent dans toute la pièce. Diverses formes animées ou non surgirent ça et là.

« Pas mal pour une antiquité ! » lança Violine en atterrissant sur un grand poteau.

« Et tu n'as encore rien vu ! » s'exclama Dante avant de transmuter un serpent gigantesque.

« Ah oui. Vraiment c'est terrifiant tellement que c'est laid. » fit la brunette en haussant un sourcil dédaigneux.

Des éclairs noirs entourèrent le serpent, et le firent voler en éclats. Dante gronda comme un chat furieux face à ce nouvel échec. Elle frappa dans ses mains puis détruisit le pilier sur lequel se trouvait Violine. D'une pirouette souple, la jeune femme retrouva la terre ferme.

Dante lança alors une multitude de poteaux de pierre en sa direction. Violine joignit la rapidité de Pride à la souplesse d'Envy et à l'alchimie de Kimblee pour les éviter. Tout à coup, Dante sentit quelque chose l'emprisonner.

« Que ! »

Vite elle frappa des mains et les posa sur la pierre qui lui entravait le corps. Elle perçut soudain des éclats de rire cristallin. Dante regarda vers Violine, pour remarquer des ombres apparaissant autour d'elle. Les bras minces aux petits doigts griffus firent cercle autour de l'alchimiste, lui coupant toute retraite. Les yeux la fixait d'un regard accusateur et pénétrant.

« Bien. Il est temps pour toi de débarrasser le plancher. Définitivement. » annonça Violine.

« JAMAIS ! Je ne mourrais pas ! » s'exclama Dante.

Les bras l'enserraient maintenant. Dante claqua frénétiquement des mains, sans parvenir à détruire ces lianes noires qui la serrait de plus en plus. Une indicible terreur se peignait sur son visage, à mesure qu'elle comprenait que c'était la fin.

« Cesse donc de te débattre. Tu ne peux pas t'échapper. Nul n'échappe à son destin. » dit tranquillement Violine.

« Je ne mourrais pas ! » s'écria Dante.

« Eh si. »

Dante disparut petit à petit dans les ténèbres. Quand celles-ci se dispersèrent, il ne resta plus rien d'elle. Cachée derrière un angle de mur, Sloth avait assisté à la scène.

« Le maître a été vaincu. Il ne reste plus que moi. » pensa-t-elle.

Sloth résolut de s'enfuir au plus vite. Elle trouva une sortie de secours, et se mit à courir dans les rues désertes. Elle devait fuir, fuir le plus loin possible de cette fille. Tout à coup, un mur poussa devant elle. Sloth ne le vit qu'à la dernière seconde et le percuta de plein fouet. Elle retomba lourdement en arrière.

« Tu allais quelque part ? » demanda Violine, perchée sur le toit d'une maison.

Sloth se releva d'un bond. Elle recula de quelques pas. Elle se tourna pour fuir, mais remarqua qu'un autre mur lui barrait la route, puis un autre, et encore un autre jusqu'à se retrouver enfermée. La paresse se tourna vers son poursuivant, qui avait déjà appelé les ombres. Ces dernières plongèrent vers Sloth. Des cris et des supplications retentirent un instant, avant que le silence ne revienne.

« Bien. Les homonculus ont tous disparu, et aussi leur maître. Mais il me reste encore une personne à retrouver. » résuma-t-elle à haute voix.

Si elle s'en fiait aux souvenirs de Trisha, et aux révélations d'Envy, il s'appelait Hohenheim. C'était aussi le père des Elrics. Il avait vécu dans un village nommé Resembool, qu'il avait quitté il y a de longues années à présent. Toutefois, c'était par là qu'elle devait commencer ses recherches. Mais pour l'heure, elle décida de regagner le domicile d'Havoc.