Disclamer: persos toujours pas à moi... mais un jour... comment ça on peut toujours rêver? Bon, bon, OK. je désespère alors!
Je vais commencer ici une chose que j'ai oublier de faire dans les autres chapitres, c'est à dire expliciter une carte de tarot qui donnera le nom au chapitre... je me rattrape donc ici. Je suis loin d'être une pro, alors les significations que je donne ne sont pas à 100 justes et surtout, je choisirais toujours les plus pessimistes.
pour le chapitre un: l'as de bâton: signifie le commencement
Pour ce chapitre: l'amant: signifie une hésitation, un choix à faire. À l'endroit, il signifie un choix, et des décisions guidées par des sentiments purs tel que l'amour. À l'envers, il peut signifier une faiblesse, le doute et l'incertitude et des désirs insatisfaits.
Réponse aux reviewwwwwwwwwws!
Idril: C'est quoi cette histoire Idril, hein? (redoute le pire venant d'elle! Mdr!) j'espère que tes exams se sont bien passés! Tu me diras si tu le veux bien! Et désolé de t'avoir dégoûté avec l'histoire du bocal! je crois que ce chapitre te conviendra mieux si le bocal t'as rebuté, mdr! Il est très calme! Pour owl, je n'ai rien fait, kaori yuki l'a créer elle même, et c'est ma mascotte! Je l'aime! Mdr! Quand à riff, ben t'es pas tomber loin... on peut dire qu'il a un côté skizo, oui... et pour le Alexis Caïn, bravo! Quand au owl riff, c'est aussi valable je pense, là dessus j'ai encore un doute... en fait le truc c'est que chaque perso une une pièce de l'échiquier, et que j'ai du mal à caser owl, mais je pense que owl riff devrait être valable... quand à ton illumination ben... bip, perdu! Ça ressemblerait trop à my immortal sinon! non, le violon de owl n'est qu'un signal de rappel envers Riff... j'espère que le chapitre suivant te plaira aussi. il est très long!
Gros bisous et !
Darky:darkyyyyyyyyyyyyyyyyy! se jette sur darky et lui fait un câlin merci pour ta review! ça me rassure! J'avais peur que mon chapitre soit nul! enfin! J'arrive à finir le chapitre 3... on pourra dire qu'il m'en a fait voir de toute les couleurs! quand çà jez, tu lâche darky ou je te découpe en apéricube! (regard hyper menaçant) non mais!c'est mon elfe ça! regard très mauvais... bon, ne sinon, enfin chapitre publier! ouf! Vivement la suite! J'y travaille déjà! Quoique je commence par le dernier chapitre, alors ça pose pb! Mdr! aller, bisous darky et bientôt!
Roxane: lol! Nan, c'est pas un one-shot, et plus ça va... plus y a de chapitres! TT.. mdr! Bon, là, plus de bocal, quand au nettoyage, je m'en suis chargé avec une équipe de vampires! Lol! J'en profite aussi pour te féliciter pour ta fic sur x-1999: dès que mon emploi du temps se détend un peu j'y retourne! C'est vraiment une fic fantastique et originale! J'adore! Je compte bientôt retourner te lire! merci beaucoup pour cette review et gros bisous!
Alo-chan: merci bicoup pour ta review... oui, je fais les poème, mais comme tu peux le constater, celui-ci est moi bien, j'ai pas eu trop le temps de le travailler en fait... quand au concert, faudra attendre, je commence le violon qu'en septembre! Mdr! Si j'y arrive! Lol! Voilà donc la suite de l'hisoire, avec très peu d'action, comme dans toutes mes fics! Mdr! Je commence le chapitre 4 dès que j'ai fini d'écrire la fin et le milieu de celle-ci! (ne pas chercher à me comprendre... lol) + et encore merci!
Nelja: kikou! merci pour ta review! Ça me fait vraiment plaisir! et je suis contente de te faire aimer moon et le violoniste... surtout pour owl, j'ai un faible pour lui... mdr! Normalement, il devrait y avoir un chapitre avec eux mais je n'en dit pas plus... pour le scénario global, je commence à avoir une idée de plus en plus précise! Voici donc la suite, et dsl du retard mais j'ai été surbooké côté boulot et fics... j'en prépare quelque unes!lol! Bisous et merci pour cette review et pour toutes celles que tu m'as déjà postée et qui m'ont beaucoup encouragée! bisous!
Et maintenant, place à la fic!
Lève toi marionnette aux yeux si vides
Les fils s'agitent et blessent ton corps meurtri
Lève toi mon jouet, ma chose, mon ami
Écoute la chanson de ce violon avide
D'une main habile le marionnettiste
Joue au destin en agitant ses mains
Et toi, si soumise et si triste
Tu obéis comme un misérable pantin
Et quand pleurera le violon, pas une larme, ni un rire
Ne fleurira sur ton visage de cire
Et quand pleurera le musicien
Toi, tu danseras et souffrira en vain
La ville de Londres est toujours aussi belle le soir, quand, dans la lueur criarde des lumières artificielles, la tamise ose refléter tristement la pâleur de la lune. Quel contraste, quel jeu de lueurs chatoyantes luttant contre la luminosité incertaine des astres éternels... Le décor est parfait pour planter l'action d'un gigantesque opéra. Déjà, les sabots des chevaux martèlent le sol comme autant de percutions infernales annonçant l'arrivée des malheurs, tandis que calmement, la tamise chante telle une harpe solitaire perdue dans le cours insondable de ce destin malheureux... La Tamise... Elle est si belle le soir, ainsi maquillée d'ombre et de noir, semblables au fleuve des enfers... Une tragédie se jouera bientôt, ici, dans cette ville digne d'un opéra... Une tragédie dont le fleuve sera l'unique témoin...
Déjà, les acteurs se rassemblent... Et moi, simple observateur, j'accompagne ce doux songe de désastre, connaissant à l'avance chaque réplique, chaque action, pour les avoir déjà vu milles fois. Mais que la pièce de la peine et du désespoir est belle à voir! On croirait alors oublié notre propre tristesse, tellement celle des personnages nous touche et nous déchire...
C'est à ce moment là que j'aime caresser tendrement ce morceau de bois qui m'est si précieux... J'entends cette douce mélodie qui se mêle aux vents, au chant du fleuve et au cri du pavé, attirant ainsi le regards de rares passants intrigués... Et chacune de ces notes, je les offre à cette lune céleste, à défaut de ne pouvoir toucher par leurs biais les larmes, de ma lune terrestre...
Que brillent les étoiles! Elles ne m'éclairent déjà plus... Chacune de mes larmes porte en elle la limpidité de ses yeux... Mais voilà que l'aube se lève et chasse mes rêves... Telle une créature de l'ombre, me voilà condamné à partir me cacher de cette lumière criarde et horrible du soleil, cette lueur brûlante, cette luminosité aveuglante qui chasse les pleurs et les ombres de la nuit, au profit des cris des hommes vains... Je reprendrais donc ma place ici... à cet endroit qui je fixe, juste à côté de ma Tamise... à cet endroit précis où, ce soir même, il viendra enfin me rejoindre... Et alors là, la tragédie pourra commencer... Et alors là...
Mais chut! Voilà que j'en ai déjà trop dit! Perdu dans la contemplation de l'aube je n'ai su retenir mes mots. Il est grand temps pour nous de rentrer nous cacher...
Et dans l'abris de ma chambre souterraine, je me permets à présent de vous raconter ce qui va se passer aujourd'hui, là-bas, à l'autre bout de la ville... Permettez moi d'en parler au passé car ce futur, je l'ai déjà vu, des centaines et des centaines de fois...
L'aube déchira le ciel de sa lueur insolente. Réveillé par la caresse des rayons lumineux filtrant à travers la fenêtre, Riff s'étira et se leva lentement, le corps endolori. Il s'était endormi là, à même le sol, tel un misérable pantin désespéré. Il resta un instant immobile devant ses mains rougies par du sang. Pourtant, cela ne semblait pas le perturber tant que ça. Il entreprit de se laver les mains et s'habilla calmement avant de descendre donner les instructions aux domestiques. Et comme d'habitude, à huit heures, il remonta les marches de la demeure pour aller réveiller son jeune maître.
Cependant, dès qu'il fut réveillé, lord Cain sentit immédiatement un changement. Quelque chose n'allait pas chez riff... il ne savait pas d'où venait cette impression étrange de malaise, et même de peur auprès de celui qui l'avait soutenu toute son enfance, mais il ne pouvait nier qu'elle était bien présente. Pourtant, c'était toujours les même caresses quand il l'habillait, la même dévotion apparente, les même paroles... mais pourtant... il semblait au comte que ces yeux bleus qu'il aimait tellement n'évoquaient plus la douceur d'un ciel d'été mais la froideur de la glace hivernale... dans cette voix si chaude, si familière, quelque chose d'étranger semblait s'être glisser, une chose glaciale et inquiétante qui faisait frissonner le jeune homme à chaque mots...
D'une voix inquiète, il demanda:
« -Riff, quelque chose ne va pas... si c'est au sujet d'hier, je pourrais essayer de comprendre... »
« -Non my lord, tout va bien, ne vous mêler pas de ça... »
Cain resta interloqué par le ton détaché de son majordome... C'était comme si cette histoire ne le concernait pas plus que cela... Cependant, le valet murmura encore, comme pour lui-même:
«- Il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas connaître my lord... restez hors de tout ça... »
Cain se tue, emplit de doutes et de peurs. Mais ce jour là, il ne parla pas de ses craintes à Riff, pensant que l'événement de hier soir les avait tous plus où moins déstabilisés. Docilement, il laissa son majordome panser ses plaies et vêtir son corps, un peu comme une simple marionnette... Puis, il s'étira langoureusement et suivit silencieusement riff jusqu'au jardin pour prendre son petit-déjeuner.
Et enfin, la voix joviale de mary vient rompre cette atmosphère plus que pesante.
«-Bonjour grand frère! Il fait beau aujourd'hui, non? C'est un temps idéal pour une promenade!» Dit la petit en s'installant à table et en se jetant sur le pot de confiture.
Cain soupira. Quand mary commençait ainsi la journée, c'est qu'elle avait une idée bien précise derrière la tête... Et en général, ses idées avaient tendance à déplaire fortement au comte...
« -Mary, si tu me disais directement où tu veux en venir... »
« Mais, nul part grand frère! Juste que je veux me balader avec toi... Un peu en dehors de Londres... Et dans un endroit où on serait tranquilles comme... Un vieux cimetière! »
Cain soupira de nouveau et regarda alors sa jeune soeur. La fillette le dévisageait en souriant innocemment, attendant sa réponse. Cain souffla profondément et dit:
« -Mary, je t'ai dit que j'enquêterais, et je le ferais... »
« -Chouette ! Je vais dire à riff de nous appeler un fiacre et... »
« -MARY NON! »
La jeune fille se retourna alors surprise. Cain reprit alors plus calmement:
« Mary, tu vas rester ici avec Riff... Et je préfère qu'il ne soit pas au courant de ma destination, d'accord? Je vais lui dire que je vais chez Miss Eligan, et je compte sur toi pour me couvrir... »
«-Mais grand frère, tu n'as jamais menti à Riff et il t'as toujours accompagné, pourquoi... »
Cain hésita un instant. Devait-il parler à sa jeune sœur de son trouble? Devait-il la confier à riff? Le jeune lord se gifla mentalement à cette pensée. Il avait toujours fait confiance à son serviteur, pourquoi cela changerait-il aujourd'hui? Non, il n'avait aucune raison de douter de lui... Il était donc inutile d'alarmer Mary avec ces histoires...
« -Mary, je pense que riff à été troublé par ce qui s'est passé hier soir... Mieux vaut ne pas trop l'inquiéter. »
La jeune fille parut se satisfaire de cette explication et avec un sourire entendu, elle quitta la table et se dirigea vers sa chambre. Cain resta un moment étonné: l'enfant n'avait pas protesté pour l'accompagner, étrange... Décidément, cela faisait un mystère de plus à sa liste! Le noble ne pu cependant pas s'empêcher de frémir à l'idée que sa jeune sœur puisse encore mijoter quelque chose... Mais après tout, peut-être qu'elle pouvait être raisonnable...
Il avertit donc Riff de son départ pour la maison de Miss Eligan et s'embarque dans un fiacre. Un passager clandestin en profita pour sauter à l'arrière du véhicule. Caïn sourit. Le cocher n'avait rien vu, ce gamin était habile, il méritait bien de voyage secrètement. le lord changea la direction du fiacre sur la route afin d'aller sur le lieu du crime... Il était grand temps qu'il s'attaque à cette affaire qui semblait tant toucher Riff... Perdu dans ses pensées, il ne sentit même pas le temps passer...
La bruine s'abattait sur le vieux cimetière lorsque le comte descendit du fiacre. Avec une certaine indifférence, il salua le cocher avant de se diriger vers la grande grille de fer. Le son sec d'un fouet claquant dans l'air fit frissonner le jeune noble. Le fiacre s'en alla sur la grande route, le laissant ainsi seul dans ce lieu lugubre et inquiétant. Apparemment, le petit passager clandestin ne l'avait pas suivit jusque là... et tant mieux! Caïn soupira alors, et s'aventura dans l'allée de pierre.
La grille cria en s'ouvrant. Lord Caïn se réjouit intérieurement de ne voir personne dans le cimeterre. Au moins, il aurait les mains libres pour enquêter. Après avoir suivi quelques temps le chemin pierreux, le lord s'engagea sur un petit sentier boueux, avant de s'arrêter devant un vieux cerisier. Le crime avait eu lieu là. Il s'agenouilla et commença à fouiller autour de lui. Ce ne fut qu'au bout de plusieurs heures qu'il trouva enfin ce qu'il cherchait. Prise dans les racines de l'arbre, la carte de l'amant lui souriait insolemment. Mais ce qui surpris le plus le comte était le fait que la carte était déchirée en deux. Caïn souffla. Quel dommage qu'il ne puisses pas voir le corps ! Sa réflexion fut soudainement interrompu par une grosse voix :
« Un démon, c'est un démon qui a tué Gladys ! Un démon à forme humaine sorti tout droit de sa boîte... Un démon »
Le comte se retourna vers son interlocuteur et se retrouva face à un vieux mendiant. Étrange. Il était persuadé que le cimetière était vide à son arrivée. Comment ce vieil homme avait il put entrer sans qu'il ne l'entende, ne serait-ce que par le grincement de la grille rouillée ? était-il à ce point concentré qu'il en oubliait toute prudence ? surtout que cette grille était très bruyante... Uun bruit à en réveillé les morts... Songea avec ironie le jeune garçon.
« Bonjour » Lança le comte. « Excusez-moi mais pourquoi parlez vous d'un démon ? Les marques sur son corps évoquent plutôt des loups ou quelques chiens errants... »
« Un démon ! ce n'est pas une bête, non, une bêtes n'est pas si cruelle... Une bête... »
« Avez-vous vu le démon ? » Questionna le lord intrigué.
« Oh non, je ne l'ai pas vu, non... Mais je l'ai sent... J'ai senti cette odeur... Cette odeur suffocante, oui, une senteur de sang... Et la senteur amère des roses oubliées... n'en sentez vous pas les réminiscences qui s'accrochent outrageusement à ce lieu ? Oh ! Et quand j'ose encore songer à ce corps gisant sur le sol boueux... La pauvre petite ! Dévorée par ces roses noires, oui, ces roses dispersées comme une ultime offense... Ces roses... »
« N'étaient-ce pas celles qu'elle devait déposer sur cette tombe ? »
« Non, non ! Ricana le vagabond, vous pensez comme eux… Ces enquêteurs en manteaux noirs venus emporté son petit corps meurtri et si blanc... Et si froid... Non, Gladys ne fleurissait les tombes qu'avec ses larmes... Et dans ce vieux cimetière, elle n'avait personne à pleurer... Non, c'est autre chose qui l'a poussé dans cet endroit... cet endroit horrible... Où on lui as arraché le cœur... »
Caïn sursauta. Les journaux n'avaient pas évoquer ce détail.
« On lui a arraché le cœur ? En êtes vous sur ? »
« J'en suis certain jeune homme ! Pas plus tard qu'hier dans la nuit ! »
« Mais hier, elle était déjà morte et enterrée... »
« Mais le démon, le démon a repris son corps et à voler son cœur... je le sais. Je le sais...»
« Comment était-il ? qu'avez-vous vu ? »
« Oh ! Rien... Je n'ai rien vu... Avec le brouillard de la Lande, on ne voit rien, la nuit...»
« Mais alors si vous n'avez rien vu comment pouvez vous affirmer cela ! » S'énerva le comte.
« Oh ! Mais j'entends my lord, j'entends... J'ai entendu l'appel du démon... Cet appel incessant... Cette litanie enivrante qui emporte les âmes errantes et appel ce démon horrible... Ce violon maudit qui danse et danse dans les bras d'un pantin de cire... »
Caïn resta un instant étonné. Un violon ? c'est bizarre, il lui semblait en avoir entendu un jouer hier soir, peu après que Riff se soit retiré...
« Avez-vous parlé de tout ça à la police ? »
« Non, je n'en ai parlé qu'à vous... »
« Mais pourquoi ? »
« Parce que toi aussi tu es un démon,non ? Petit garçon aux yeux dorés... Toi qui n'aurais jamais dû naître... »
Caïn resta un moment interloqué non seulement par le fait que l'homme le qualifie de démon, mais aussi par la façon dont l'homme lui parlait... C'était comme s'il s'adressait à un enfant... Comme s'il percevait en lui le gamin pleurnichard qui se réfugiait autrefois dan les bras si accueillants de Riff… En pensant au majordome, Caïn eut le cœur serré. Il était temps de rentrer, la nuit s'épanouissait déjà, et Riff devait commencer à s'inquiéter. Il fallait donc se résoudre à poursuivre l'enquête demain afin d'en savoir plus sur cette Gladys… Le mendiant attira soudain son attention, tel un chien de chasse, il humait l'air avec un regard inquiet...
« Les roses et le sang... L'odeur est plus forte... ça m'en donne même la nausée... Et... Ttu n'entends pas petit ? le violon... Le violon des damnés qui offre sa mélodie aux ténèbres nocturnes... »
Caïn se retourna et porta son attention aux alentours... Rien ! Ce vieux fou se moquait de lui ! Furieux, le comte se retourna et se retrouva face au vide.
Mais c'est pas vrai où il est passé ! » se demanda t-il.
Mais sa réflexion fut interrompu par la mélodie mélancolique d'un violon. Le comte frissonna devant le chant triste de l'instrument résonnant dans le lugubre cimetière plongé dans la nuit. Doucement, il s'avança vers l'origine du bruit. Ses pas furent conduit vers un petit bois non loin de la. Il ne lui fallut pas longtemps pour apercevoir. Sans aucune hésitation, il put reconnaître le petit passager clandestin qu'il avait vu quelques heures plus tôt. Mais ce qui l'intrigua le plus, ce fut la présence de l'autre silhouette vêtu de blanc... Il était sur d'avoir déjà rencontré cette ombre...
Soudain, il comprit. Il s'approcha rapidement du combat et pointa son arme sur l'agresseur. Oui, c'était bien Moon… Devant la menace, la gitane plaça un de ses poignards sur la gorge de l'enfant apeuré. Puis, avec un sourire malicieux, elle fit tomber la casquette du jeune garçon, révélant ainsi une longue chevelure dorée. La respiration du comte s'interrompit un instant et son t manqua un battement. Sous le coup d'une peur et d'une rage bestiale, il pointa son arme sur Moon .
Son regard de miel plus décidé que jamais fixait les yeux nuités et provocants de Moon. Ce fut durant cet échange que tout bascula. Brusquement, Mary mordit le bas de Moon avant de se débattre violemment ; surprise par la témérité de la petite fille d'apparence si calme, Moon fut contrainte de lâcher sa prise et de regarder l'enfant s'enfuir dans les bras de son grand-frère, sans ciller, il s'apprêtait à presser la gâchette quand le craquement sec d'une branche et quelque chose de chaud sur sa tempe arrêtèrent son geste. Les yeux de Mary s'agrandirent de surprise tandis que Caïn sentait ses larmes maudites lui dévoraient les yeux. Quand à Moon, fixant le comte pétrifié de surprise et de peine, elle dit à l'adresse de son complice :
« Bon retour parmi nous, Lover… Enfin, tu t'es réveillé... »
à ces mots lover sourit à Moon. Cain avait pour sa part reprit ses esprits et rapidement, il sorti sa canne et blessa l'amant. Puis, vivement, il attrapa la main de sa sœur et s'enfuît avec elle dans les bois. Moon s'apprêtait à les poursuivre quand à sa grande surprise le bras de l'amant la retint.
« On n'a pas le temps, Moon, allons retrouver le card master… »
Moon approuva d'un signe de tête et obtempéra en se dirigeant vers la route. Lover resta un instant là, contemplant les deux enfants s'enfuyant dans la foret. Et alors, durant une fraction de seconde, il pu deviner le regard ambre du comte qui avait détourner la tête pour le voir, une dernière fois. Puis, bientôt, les enfants disparurent de sa vue. Alors, il murmura tristement :
« Je vous avez prévenu, mu lord… Toute vérité n'est pas bonne à découvrir...»
Puis, Riff se détourna et alla retrouver la nuit qui l'attendait non loin de là, laissant derrière lui cette odeur si caractéristique du sang et des roses fanées.
Mais gare au fils de soie
Qui s'enroulent et emprisonnent
Celui qui, le cœur en émoi
Tente de fuir et s'abandonne
Mon pauvre pantin, tu leur appartiens,
Mon tendre ami, s'enroulent les fils dans la divine main
Impatient mais soumis, tu joue ton destin
Jusqu'à ce que soit enfin lassé les chérubins malsains...
La nuit s'empare de nouveau de la belle Londres vêtue de milliers d'étoiles. Seuls les sanglots incessants de mon violon osent encore s'élever, comme une insulte au silence pesant de ce sombre soir... Comme la dernière lamentation de la nuit pleurant devant le spectacle qui se joue sous ses milliers de yeux scintillants. Le frôlement léger d'un long manteau rasant les murs ainsi que le bruit régulier des pas martelants les pierres usées du pavé me tirent de ma rêverie... Quelle tristesse que cette nuit! Quelle mélancolie que ce morceau de violons brisé par les percutions des cris du pavé. Je cesse ma mélodie et fixe le terrain vague qui s'étend à mes pieds. Et bientôt, une ombre noire se place à mes côtés. Nous gardons un instant le silence. Que c'est agréable de savourer ainsi le chant du vent et de la pluie s'abattant sur la ville. Mais bientôt, la voix de mon interlocuteur s'élève:
"Tu étais là toute à l'heure dans le cimetière, non? Pourquoi l'as tu guidé jusqu'à moi?"
"C'est ainsi. C'est ce que le scénario me disait de faire... Je ne suis qu'une pièce, rien de plus, je ne fais que jouer mon rôle... »
Il soupire. je devine à son regard que cela le contrarie. Pauvre carte! Mon cœur se serre quand je te contemple, toi qui, derrière ton air froid et tes répliques cinglantes, cache une peine qui ébranle ton esprit comme le cri de la cantatrice brise le verre blanc. Je baisse un instant mon regard sanglant. Que j'aurais aimé t'aider! Te montrer que tu n'es pas ce pantin au visage de cire... Non mon ami! Si tu savais combien tu souffres, combien tu as mal et combien cette douleur se répand en toi, te tuant lentement... Mais il est trop tard à présent. Te voilà sur les planches récitant ton texte à la perfection. Et moi, je ne ferais rien pour changer ton destin. Ce n'est pas mon rôle... Et qui suis-je pour seulement penser à changer le cours des choses? J'obéis comme toi à ce grand chef d'orchestre qu'est le destin... Et puis, je te jalouse trop pour oser t'aider. Toi, toi qui aurait pu connaître le bonheur et qui l'a renier... Tandis que moi, pauvre petit pantin, c'est ma malchance que je repousse et c'est mon bonheur que je poursuis... Ma lune dansante trop haut dans le ciel pour me voir... Et moi, je ne suis qu'un triste oiseau nocturne qui cherche à l'atteindre, mais dont les ailes sont trop fragiles et l'empêche de s'élever, le ramenant inexorablement sur terre après l'avoir bercé d'illusions et de rêves inaccessibles... Que je hais les gens qui ne savent pas voir leur bonheur! Non mon ami, non, mon destin m'interdit de t'aider... Ma mélodie me l'as dit:
Le silence se brise une nouvelle fois:
"Comment se passe le plan?"
« Bien, il a rencontré l'as de bâton. Alexis se réjouit."
"L'as de bâton? Je ne me rappelle pas de cette carte... Enfin, cela fait longtemps que j'ai quitté Delilah... Il était temps que je rentre, non? »
Je ne réponds pas, même si le fait qu'il me pose cette question serre mon âme... En doute tu? Pantin? Je jette une rose rouge sur le terrain vague. Ici s'est joué une tragédie... Une de ces pièces qui se reproduit Indubitablement... Mon interlocuteur parait un instant étonné de me voir faire cela. il me demande alors, intrigué par mon geste:
"C'est l'endroit où l'as des épées est mort?"
"Oui..."
"Pourquoi fait tu ça?"
Je souris alors mystérieusement. comment lui expliquer que c'était pour moi la scène d'un des plus belle tragédies que je n'ai jamais vu... Comment lui dire à quel point mon cœur a bondit devant l'interprétation magistrale du croque-mort? Cela n'aurait servi à rien... Il était déjà trop froid pour comprendre. Aussi froid qu'une poupée de porcelaine, et tout aussi fragile... Et tout aussi mort. Je lui réponds alors avec froideur:
"Ne t'en fait pas... J'en déposerais aussi sur ta tombe... Alors, peut-être que tu pourras comprendre... »
Il soupire et ne me porte pas plus attention que cela... Il m'ordonne alors:
« Allons rejoindre le card master... Je dois lui faire mon rapport, et Moon m'a dit qu'il désirait te voir immédiatement... Tu viens? »
Je lève les yeux au ciel, l'air rêveur, et ferme un moment les paupières, savourant la caresse de la nuit... Enfin, je rouvre les yeux et dis:
"Non, la lune est belle ce soir, et la pluie chante particulièrement bien... Je crois que je vais jouer encore un peu... Présente mes hommages à Alexis... Je passerais le voir peut-être plus tard... Si j'en ai le temps..."
"Tu ne devrais pas le provoquer, Owl... Et un peu de respect ne te ferais pas de mal..."
"Je suis le fou, Riff, le seul qui ait le droit de critiquer et de manquer de respect au roi, grâce à ma folie... Je ne vais tout de même pas m'en priver, non?"
Riff hausse les épaules et se retire tandis que je reprend mon violon. mais mon cœur n'est pas à la musique, et les seuls sons qui s'échappent de l'instrument sont les larmes que mes yeux secs ne peuvent verser...
Pauvre pantin! La pluie se change en neige et le froid ronge mes doigts. Jouer me deviens difficile, mais je ne veux pas rentrer maintenant... Non, je ne veux pas voir Alexis jeter satisfait le cavalier blanc sur le bas coté du plateau de son jeu d'échec, cavalier qui bientôt sera recouvert d'une fine couche de poussière comme moi je suis recouvert par cette neige si froide, et pourtant, si douce...
Mais quand pleure le violon, pas une larme, ni un rire
Ne fleurit sur ton visage de cire
Et que pleure le musicien
Toi, tu danses et meurt... en vain...
voilà! chapitre fini! désolé pour le retard!
une p'tite review s'il vous plait? regard de chien battu.
bisous à tous!
