Titre : Comme un enfant, chapitre 14

Base : Gundam Wing

Auteur : Brisby

couple : 2x1 si si là c'est du vrai, même si 1 ne s'en rend toujours pas bien compte…

Genre: Yaoi, angst ( et cette fois c'est vrai en plus), OOC, un peu de kawaï qui se tape l'incruste.

Rating: PG

Disclaimer : Et voici celle qui se met tout le fandom à dos en criant haut et fort qu'elle est le clone des propriétaires légaux et qu'ils lui appartiendront un jour (Comme quoi l'est un peu à l'ouest cette fille)

Note : cerise !

Comme un enfant

Chapitre 14

- Non, enfin tu vois, c'est totalement débile comme réaction.

- Oui mais bon, en même temps tu t'attendais à quoi ?

Sally tendit l'assiette à Hilde qui l'essuya.

- Bah je sais pas, mais j'ai été déçue.

Elle rangea l'assiette et Sally leva les épaules en signe d'impuissance.

- Qu'est-ce que tu veux… C'est comme ça pour la plupart des gens.

- Oui mais là, franchement, qu'est-ce que ça pouvait leur faire !

Quatre entra dans la cuisine à ce moment là.

- Vous avez besoin d'aide ?

- Non merci Quatre, ça ira, on s'en sort très bien. Hilde me raconte ses déboires avec les banquiers.

Sally donna un plat à Hilde.

- Tu as des problèmes avec les banquiers Hilde ?

Hilde rangea le plat après l'avoir essuyé.

- Non, t'inquiètes Qua-chan, c'était il y a au moins un an, ça s'est arrangé depuis.

- Mais tu aurais dû m'en parler.

- Nope monsieur, je suis une grande fille, je sais me débrouiller toute seule.

Quatre sourit à cette remarque, elle avait raison, Hilde était débrouillarde, tout comme … Son cœur se serra. Tout comme l'avait été Duo …

Il prit une grande inspiration pour essayer de chasser la tristesse qui l'avait envahit.

- Au fait vous avez trouvé Duo comment ce matin ?

Sally vida l'évier et enleva ses gants.

- Tu veux dire par rapport à sa crise d'hier ?

Quatre hocha la tête.

- Bah moi je l'ai trouvé plutôt en forme étant donné ce qui s'était passé hier… Et…

Le plat qu'elle venait de poser glissa et tomba du placard, Sally le rattrapa juste à temps.

- Je suis d'accord avec Hilde, on ne sait pas vraiment ce qu'il ressent lors de ses crises, compte tenu de ce fait, je le trouve plutôt en forme.

Elle remit le plat à sa place.

- Oui, vous devez avoir raison…

- Bon, pas que je n'apprécie pas cette cuisine, mais je préfère encore le jardin. Qui m'aime me suive ! … Ou qui aime le jardin…

Hilde posa son torchon et sortit de la pièce, suivie par Sally et Quatre amusés par son attitude.


Ils arrivèrent dans le salon et s'aperçurent que Wu Fei et Duo s'y trouvaient. Le chinois était allongé dans le canapé en train de lire et Duo était assis par terre à côté de la table basse. Hilde s'approcha d'eux.

- Bah alors qu'est-ce que vous faîtes là ? Vous profitez pas du beau temps ?

Wu Fei se tourna vers les nouveaux arrivants.

- Je préfère lire au frais.

- Et Duo ? Il t'a suivi ?

Wu Fei la regarda en haussant les sourcils.

- Si tu l'observais un peu mieux tu te rendrais compte que c'est plutôt son estomac qui a décidé pour lui.

En effet, Duo était en train de manger des cerises, un nombre important si on en jugeait par le saladier aux trois-quarts vide et le monticule de noyaux juste à côté.

Hilde s'approcha de lui.

- Alors comme ça tu aimes les cerises, hein Duo ?

Elle en pris une et la mangea. Duo la regarda les yeux grands ouverts et éloigna le saladier d'elle, le poussant vers le centre de la table. Elle le regarda, surprise, puis éclata de rire : Duo gardait jalousement les cerises pour lui.

- Ok, ok, garde tes cerises pour toi, je ne t'en prendrais pas.

Elle se tourna vers Quatre.

-De toutes manière il y en a dehors non ?

- Oui, il y en a encore un demi saladier.

Wu Fei était repartit dans sa lecture, Duo à sa dégustation de cerise, Hilde suivit donc les deux autres dehors, pas assez motivée pour les enquiquiner.

- Bon bah on vous laisse, Wuffy tu gardes quand même un œil sur Duo.

- Hn…


Duo regarda le saladier d'un œil distrait en reprenant une cerise, il ouvrit de grands yeux étonnés. Le saladier était pratiquement vide, en avait-il mangé autant ?

Il regarda son énorme tas de noyaux, y avait-il autant de noyaux qu'il y avait de cerises au départ ? Sans doute .

Soudain il aperçut à travers le verre du saladier, un minuscule tas de noyaux de l'autre côté de la table. Il regarda ahuri, Wu Fei tendre le bras pour prendre une cerise dans le saladier et la manger. Se sentant observé, il tourna la tête vers Duo. La surprise de ce dernier mit encore quelques instants à passer puis il se ressaisit et tira la saladier vers lui jusqu'à l'avoir dans les bras. Il fronça les sourcils et fixa Wu Fei.

Ce dernier le regarda quelque peu surpris, puis sembla s'en ficher et retourna à sa lecture. Duo, ravit d'être enfin sûr d'avoir le monopole des cerises, recommença à en manger.

Mais quelques minutes plus tard, oubliant la menace que représentait Wu Fei, il reposa le saladier sur la table, l'avoir sur les genoux n'étant guère confortable.

Wu Fei recommença donc à en prendre, sans que Duo s'en aperçoive.

Le nombre de cerise était de plus en plus réduit, jusqu'à ce qu'il n'y en n'ait plus qu'une seule.

Duo plongea la main dans le saladier et sentit la main de quelqu'un d'autre. Il leva la tête et vit que Wu Fei avait recommencé à lui piquer SES cerises. Il voulut tirer à nouveau le saladier hors de l'atteinte de ce pique assiette, quand il s'aperçut qu'il était vide.

Il regarda avec horreur la cerise s'approcher de la bouche de Wu Fei.

Ce dernier vit Duo bondir, renverser le saladier et faire tomber les noyaux de cerise en enjambant la table basse. Avant qu'il n'ait pu faire un geste, Duo lui avait sauté dessus et essayé de lui arraché la cerise des mains. Mais comme Wu Fei, dans sa grande pédagogie, refusait de laisser la dernière cerise à celui qui en avait déjà tant mangé, ils tombèrent tout les deux du canapé.

Aucun de deux ne réussissaient à garder bien longtemps la cerise, finalement Wu Fei fit un mouvement trop brusque et écrasa la cerise entre sa main et celle de Duo.

Ils regardèrent tout le deux la pauvre cerise. Après quelques instants, Wu Fei se leva et prit quelques mouchoirs en papier, il essuya sa main pleine de jus et mis dans un mouchoir les morceaux de chair déchiquetés de la cerise. Soupirant, il s'approcha aussi de Duo pour lui essuyer la main. Mais ce dernier s'éloigna quelque peu du Chinois quand il s'accroupit à côté de lui, une moue boudeuse sur le visage.

- Bon, et bien débrouille-toi tout seul alors.

Il alla se rasseoir sur le canapé et jeta un dernier coup d'œil au natté, celui-ci semblait toujours lui en vouloir, il soupira.

- J'irais te chercher des cerises tout à l'heure, ça te va ?

Duo ne sembla pas réjouit par cette perspective, lui tourna le dos et commença à lécher ses doigt où le jus de cerise continuait à couler.

Heero arriva à ce moment, un saladier dans les mains ; un saladier qui contenait plusieurs queues de cerises. Il regarda tout d'abord Duo assis par terre, puis Wu Fei dans le canapé, essayant de comprendre ce qui se passait.

Duo fixait Heero et Wu Fei leva les yeux de sa lecture.

Le Japonais sembla renoncer à comprendre et leva sa main jusqu'à sa bouche. Wu Fei ne vit pas tout de suite ce qu'Heero était en train de faire mais Duo ouvrit de grands yeux. Ce ne fut que quand il abaissa sa main que Wu Fei put apercevoir une queue de cerise dans celle-ci et une forme rouge et ronde dans la bouche du Japonais.

Avant d'avoir pu comprendre pourquoi il suscitait un tel intérêt, Heero sentit quelque chose le percuter et il se retrouva plaqué au sol. Assis à califourchon sur lui, Duo était furieux : une fois de plus il n'avait pas réussi à récupérer la dernière cerise.

Wu Fei, toujours assis sur le canapé, observait la scène pour le moins étrange.

Il vit Heero se relever sur les coudes et ouvrir la bouche pour dire quelque chose à l'Américain. Cependant, Duo regarda avec un vif intérêt ce qui se trouvait dans la bouche du Japonais et avant que celui-ci ait pu parler, il plaqua sa bouche contre la sienne.

La mâchoire de Wu Fei se décrocha quand il vit Duo embrasser Heero et ce dernier se raidir complètement sous le baiser.

Après quelques secondes qui parurent une éternité aux deux asiatiques, Duo se détacha d'Heero et leva la main à sa bouche pour en sortir la cerise. Il jeta un regard victorieux à Wu Fei et mangea la cerise.

Wu Fei remit sa mâchoire en place et se prit la tête à deux mains : cet abruti venait de rouler une pelle à Heero pour une cerise. Il jeta un coup œil au Japonais et vit que celui-ci était toujours tétanisé. Le Chinois soupira et se leva pour les rejoindre.

- Yuy ?

Heero ne répondit pas. Duo, toujours à califourchon sur lui, pencha la tête d'un côté en le fixant, ne comprenant pas ce qu'avait le Japonais.

Heero cligna plusieurs fois des yeux pour reprendre contact avec la réalité et regarda Duo.

- Allez Duo, pousse-toi un peu.

Il sentit quelqu'un le prendre sous les aisselles et le relever. Il se dégagea et se retourna, se trouvant face à Wu Fei qui l'avait aidé à se relever.

- Lâche-moi, c'est bon.

Wu Fei haussa un sourcil devant le ton froid du Japonais. Celui-ci tourna la tête pour éviter son regard, honteux de son comportement après le baiser de Duo.

Son regard se porta justement sur lui, toujours assis par terre, il le regardait avec étonnement. Heero déglutit difficilement et voulut porter son regard autre part mais ses yeux s'accrochèrent à une des mains du natté qui semblait poisseuse.

Duo remarqua son regard et se mit lui aussi à regarder sa main, il se souvint alors qu'elle était toujours pleine de jus de cerise. Comme avant, il la porta à sa bouche et commença à lécher sa paume.

Heero sentit un frisson lui parcourir le dos tandis qu'il regardait Duo lécher sa main. Mais ce fut une vraie bouffée de chaleur qu'il ressentit quand il vit Duo faire complètement disparaître un de ses doigts dans sa bouche.

Il le fit ressortir doucement, mais s'arrêta, en laissant un bout entre ses lèvre et leva de grands yeux interrogateurs vers le Japonais.

Heero fit brusquement demi-tour et sortit précipitamment de la pièce.

Wu Fei soupira longuement et regarda Duo.

- Qu'est-ce que tu as encore fait …

Duo le regarda et pointa la porte du doigt.

- Heero.


Heero ouvrit la porte et la referma brusquement, s'adossant à elle. Son battait vite, était-ce dû au fait qu'il avait courut pour jusqu'à sa chambre ? Sûrement. A quoi d'autre ça pouvait être dû de toute manière.

Il se laissa glisser doucement contre la porte et reprit calmement son souffle.

Mauvaise idée.

Ralentir son souffle voulait dire plus de bruit, donc un silence à peu près parfait qui ne laissait place qu'aux battements intempestifs de son cœur. Il essaya de se concentrer sur autre chose mais le silence aidant, les battements de son cœur étaient les seules choses qui résonnaient à ses oreilles.

Mais pourquoi ces battements ? Alors qu'il avait repris un souffle calme ? Pourquoi ces battements qui résonnaient si fort à ses oreilles ?

Se levant d'un bond, il appuya sur le premier bouton de sa chaîne hi-fi qu'il trouva. Il monta le volume près du maximum.

La pièce enfin pleine de bruit, il se laissa à nouveau glisser vers le sol.

Voilà, enfin il n'avait pas à se préoccuper des battements de son cœur. Il pouvait maintenant ne plus penser à rien, laisser le vide intérieur l'envahir . Et surtout ne plus penser à ce baiser. Ce baiser dont il sentait encore l'emprunte sur ses lèvres.

Il ouvrit grand les yeux et secoua vivement la tête pour chasser cette sensation. Il passa vigoureusement sa main sur son visage pour se remettre les idées en place. Insistant sur ses lèvres qu'il essuya d'un revers de main.

Il arrêta tout geste en se rendant compte de ce qu'il venait de faire. Mais qu'est-ce qui lui prenait ? Ce n'était qu'un baiser après tout, pourquoi en faire tout un cinéma ? Après tout échanger un baiser n'avait jamais été pour lui quelque chose d'extraordinaire. Alors pourquoi ?

Il s'allongea à même le sol.

Récapitulatif :

Duo l'a embrassé.

Un frisson partit de l'échine et lui parcouru tout le dos jusqu'à la nuque.

Il ouvrit grand les yeux, ceux-ci se perdant dans le blanc du plafond alors que le frisson lui parcourait le dos.

C'était quoi ça ?Pourquoi ce frisson était apparu juste quand il avait prononcé ces mots hein ?

Duo l'a embrassé…

Re-frisson

Et… il a embrassé Duo.

Frissons qui se croisent dans le dos.

Duo…

Il ferma lentement les yeux.

Un nombre incalculable d'images s'affichaient derrière ses paupières. Celles d'un jeune homme portant une longue tresse qui le regarde malicieusement… Qui le regarde les yeux vides… Qui lui fait signe… Qui le regarde sans bouger, impassible… Qui lui tire la langue… Qui ne prononce jamais mot quoi qu'il arrive… Qui parle, parle, parle, parle, parle…

Non, il y a un imposteur. Sur certaines de ces images, ça n'était pas Duo…

Cette personne qui le regarde calmement sans jamais ouvrir la bouche… C'est quelqu'un qui lui ressemble… Qui lui ressemble énormément… Qui possède la même candeur que lui… Mais ça n'est pas lui… Il manque trop de choses qui font de Duo… lui…

Ca n'est pas lui.

- … l'ancienne personnalité de votre ami à été détruite

Le frisson qui parcourut son cœur à ce moment n'est pas du tout agréable. Le brun se replia sur le côté, la main sur le cœur, surpris par la douleur qu'il ressentait. Plus encore que la première fois qu'il avait entendu cette phrase.

Tout bruit lui devint alors insupportable, il ne fallait plus que du silence. Le silence et la douceur. Plus cet horrible bruit qui lui vrillait les tympans en tout cas.

La prise de la chaîne hi-fi fut arrachée à l'interrupteur sans ménagement.

Le silence se fit à nouveau dans la pièce… pas pour longtemps. On frappa à la porte.

- Heero ?

Le dit Heero, lâcha la pauvre prise qui ne lui avait rien fait et alla ouvrir la porte de sa chambre.

- Hm ?

Derrière la porte Trowa le regardait, impassible comme souvent.

- Quelqu'un pour toi. En bas.

Le Japonais acquiesça et descendit les marches sans trop réfléchir à ce qu'il faisait. Ce n'est qu'une fois en bas qu'il comprit qu'il était étrange qu'il y ait « quelqu'un pour lui ». Il leva la tête vers la porte d'entrée, ne tardant pas à reconnaître le flot de cheveux blonds, les yeux bleus roi qui le regardaient amoureusement et le blanc sourire fendant une bouche rosée.

- Bonsoir Heero, je me suis inquiétée à ne plus avoir de nouvelles tu sais…

To be continued …
Là, vous voyez bien que je n'étais pas totalement tarée et nulle en anglais quand je vous parlais de cerise ;p

Bon alors prochain chapitre vous l'aurez compris, le retour de la réapparition du réveil de la revanche… De Réléna ''

Et souvenez-vous qu'il est interdit de tuer l'auteur par lapination.

See u

Brisby