Titre : Comme un enfant, chapitre 16
Base : Gundam Wing
Auteur : Brisby
E-mail : alors un peu de 3+4+3 un chouia de H+5 et 5+H du 1+2 et 2+1 et…
Genre : yaoï, angst, OOC
Rating : PG
Disclamer : Les g-boys et les autres ne sont pas à moi. Pas plus que le bout de chanson qui appartient à Sixpence None The Richer.
Note : étant donné que c'est l'été je vais partir en vacances quelques temps donc même si je vais essayer de publier il risque de ne pas y avoir de nouveau chapitre avant un bout.
Encore désolée u.u
Comme un enfant
Chapitre 16
Heero entrouvrit un œil avant de le refermer et de remuer légèrement sous les couvertures. Juste un coup d'œil pour permettre à son esprit embrumé de se resituer quant à l'endroit où il se trouvait.
Il avait chaud, trop chaud. Foutu été…
A plusieurs reprises, il repoussa les couvertures d'un coup de pied. Il grogna quand, à sa quatrième tentative, il ne réussit toujours pas à les repousser suffisamment pour être entièrement découvert. Elles devaient être enroulées ou bloquées à un quelconque endroit.
Rouvrant à moitié les yeux il observa le plafond un moment. D'après la luminosité, il ne devait pas être plus de cinq heures. Cinq heures et demi peut-être. Mais il n'avait pas envie de chercher sa montre pour avoir l'heure exacte. Pas plus qu'il n'avait envie de se tourner vers la fenêtre pour avoir une idée plus précise de l'heure. La seule chose dont il avait envie c'était de se rendormir.
Une petite brise entra par la fenêtre située derrière la tête du lit. Cette fenêtre avait le mérite de le tenir tout près de l'air de la nuit, mais dès que le soleil se levait, elle faisait également rentrer la chaleur.
Le Japonais soupira, donna un dernier coup de pied qui réussi à le délivrer entièrement des couvertures puis il se tourna sur le côté pour tenter de se rendormir. Il sentit clairement son cœur manquer un battement.
Juste en face de lui, il avait la cause de la résistance des draps à ses coups de pieds. La raison pour laquelle il n'avait pu s'en débarrasser rapidement. Et cette raison, la tête appuyée sur les bras tandis que ses mains retombaient sur son visage, le regardait fixement de son regard violet.
Heero déglutit avec difficulté.
- Du…
Le natté leva alors rapidement l'index en signe d'arrêt et le Japonais exécuta l'ordre muet automatiquement. Cette réaction fit sourire le châtain alors qu'un rire presque inaudible franchissait ses lèvres. Le brun écarquilla les yeux tandis que toutes ses pensées semblaient disparaître de son cerveau au son de ce rire, laissant juste un vide étrangement agréable. A quand remontait la dernière fois où il avait entendu ce rire ?
Il en avait peut-être entendu de semblables depuis qu'ils étaient dans cette villa mais… Des semblables ce n'était pas le même. Il y avait quelque chose de différent dans celui-ci…
Il ne comprenait pas se qui se passait mais il y avait quelque chose qui clochait. Il fallait qu'il se lève. Qu'il se précipite sur cet homme en face de lui pour s'assurer qu'il s'agissait bien de lui. Qu'il vérifie qu'il était bien dans sa chambre et pas dans une reconstitution de celle-ci faite par l'ennemi.
Bon, d'accord, quel ennemi ? Mais cette question ne se posait pas encore à ses réflexes de soldat. On agit d'abord, on voit ensuite.
Oui mais cette fois ses réflexes de soldats furent confrontés à quelques problèmes…
Premièrement, il n'avait aucune envie de se lever. Les rares choses qui passaient, et rapidement, dans son cerveau étaient « Duo », « moi », « lit » et la conclusion qui s'imposait était « ne pas bouger ».
Deuxièmement, il n'avait pas non plus envie de toucher le natté. Pour l'instant il le regardait en lui souriant. S'il le touchait il s'arrêterait peut-être de sourire. Et sans bien comprendre pourquoi, Heero ne voulait pas qu'il s'arrête. Et puis, si jamais il disparaissait quand il le touchait ?
Mais surtout, le troisièmement… Son regard ne réussissait pas à se détacher des deux yeux violets qui le fixaient. Il ne se souvenait pas depuis quand il n'avait pas vue cette malice dans les yeux du natté. Mais ça ne remontait pas à ces dernières semaines en tout cas.
Non, ces derniers temps il n'avait rien vu dans les yeux du natté. Ils n'étaient pas vraiment inexpressifs, pas tout le temps, mais il n'y avait pas retrouvé l'intensité qu'il pu y voir autrefois. La même intensité qu'il y trouvait maintenant. Cette expressivité qui caractérisait Duo.
Non. Pour toutes ces raisons il n'avait aucune envie de faire le moindre geste qui puisse briser l'état des choses.
Mais rien ne dure éternellement.
Et s'il ne brisait pas ce moment, alors ce serait au jeune homme qui lui faisait face de le faire.
Un oiseau passa en piaillant près de la fenêtre. Le natté lâcha alors par réflexe Heero du regard pour observer l'extérieur. Le Japonais ressentit comme une sorte de déception. La malice dans les yeux de l'Américain avait été remplacée par de l'étonnement. Son regard n'était plus tourné vers lui mais vers le paysage qu'on voyait depuis la fenêtre. Et il ne souriait plus. Il le ne lui souriait plus…
Le rêve était-il fini ?
- Tu as vu comme c'est beau… ?
Oh non, il continuait de plus belle.
Heero se tourna à son tour pour regarder ce que le natté observait.
Quelques gros cumulus flottaient haut dans le ciel. La majeure partie de ces nuages était sombre, plus sombre que le ciel derrière eux qui devenait de plus en plus clair au fur et à mesure que le soleil se rapprochait de la ligne d'horizon. Mais certains étaient déjà éclairés par le soleil et la lumière rouge-orangé que celui-ci leur envoyait les faisait encore plus ressortir sur la masse des autres nuages.
La vue était vraiment superbe.
- Je crois que ce sera un superbe lever de soleil… Tu ne penses pas ?
Heero reporta son regard sur l'Américain qui le regardait à nouveau en souriant.
- Hm…
Une deuxième fois, un rire presque inaudible s'échappa de la bouche du natté. Mais cette fois, Heero n'avait pas l'esprit fixé sur ce rire. Ses pensées étaient restées sur les mots qu'avait prononcé le châtain.
Non justement, pas sur ses mots, sur ses phrases. Sujet, verbe, complément. Pas juste un mot, ou deux… Des phrases structurées, où le ton était mis. Ca faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas entendu de phrases de sa part. Un comble que ce soit lui qui reproche ça au natté. Il y a quelques années la situation était inversée.
Il y a quelques années…
- J'aime bien l'aube.
Heero ne répondit pas, il n'en avait pas envie. Il n'avait envie de rien. Juste qu'il n'arrête pas de lui parler, comme avant. Qu'il lui parle de tout et n'importe quoi, continuellement.
- C'est un moment spécial…
Encore que non, il y avait autre chose dont il avait envie. Mais c'était une chose qu'il n'avait pas le droit de faire, une chose risquée. Mais qui lui faisait de plus en plus envie.
- On a l'esprit bien clair à ce moment de la journée, on comprend mieux les choses.
La main du brun le démangeait de plus en plus. Il voulait le toucher. S'assurer qu'il était bien là et que tout ça n'était pas une illusion. Oui mais en le touchant, il prenait le risque de voir cette belle illusion disparaître.
Mais cette envie se faisait si forte. Elle devenait tellement obnibulante qu'il ne se rendit pas compte que sa main quittait le matelas.
- L'aube était aussi belle que celle-ci le matin où j'ai compris que j'étais amoureux de toi.
L'Américain le regarda en souriant.
Heero ne sut pas bien quoi faire de ces mots. Les avait-il vraiment entendu de toute façon ? Et puis, ils lui semblaient si flous. Qu'est-ce que c'était que ces histoires d'aube et de…
Il ne comprenait pas et n'était pas sûr de vouloir comprendre…
Tout lui semblait si confus. Les seules choses qui restaient encore à peu près claires c'était ses envies. Elles se résumaient essentiellement à trois choses : que le châtain ne s'arrête pas de lui sourire, qu'il ne s'arrête pas de lui parler et…
Sa main se posa sur la hanche du natté. Un frisson de peur et de surprise fit manquer à son cœur un autre battement. Quand est-ce qu'il avait tendu la main vers lui ?
Mais en même temps… Il l'avait touché. Il l'avait touché et il ne s'était pas évaporé. Et il sentait distinctement la forme de sa hanche au travers du tissu, ainsi que la chaleur de son corps. Le natté s'était arrêté de sourire. Il avait d'abord regardé cette main posée sur sa hanche, puis il fixait maintenant Heero.
Après réflexion, ce qu'avait dit le natté semblait important à Heero. Il devait sûrement y répondre, d'ailleurs l'Américain avait dû plus s'attendre à une réponse qu'à ce toucher. Mais tout semblait si flou, il n'était même plus sûr de ce qu'avait dit le châtain. Et puis, la seule chose dont il avait envie à cet instant ça n'était sûrement pas de réfléchir. Il voulait juste le toucher, plus. Etendre la zone de contact entre leur deux corps.
Sa main remonta lentement le long du corps du natté puis passa sur son épaule et arriva enfin dans le creux de son cou.
Leurs corps étaient bien plus proches. Ils s'étaient rapprochés ? L'un ou l'autre avait bougé ? Il ne s'en était pas rendu compte, mais ils étaient indéniablement plus proches. Le natté n'avait pas le regard fixe, il ne cessait de bouger, d'aller d'un détail à l'autre. Il se posait un instant sur les deux yeux bleus qui le fixaient, puis détournait le regard, pour ensuite revenir sur le corps du brun, s'égarer sur ses lèvres et baisser les yeux à nouveau. Heero n'aimait pas cela. Il préférait quand l'Américain le fixait longuement en souriant que de voir ces deux yeux violets bouger continuellement. Il préférait y voir la malice et la joie que la panique et l'indécision.
Le Japonais raffermit sa prise sur le cou du châtain, pensant ainsi le forcer à le regarder à nouveau. Ce qui marcha en somme, mais peut-être y avait-il mis trop de force car le natté glissa sur les draps jusqu'à être collé à lui. Cette fois ce fut à Heero de ressentir une certaine panique.
Il était si près de lui… Il pouvait presque sentir son souffle contre son visage. Ils restèrent ainsi, à se fixer sans bouger pendant un long moment, puis le natté ferma à moitié les yeux et se rapprocha encore un peu plus.
Un baiser.
Il lui donnait un baiser.
Ca lui rappelait vaguement quelque chose.
Mais la dernière fois il y avait une cerise.
Une cerise et autre chose qui s'était infiltré dans sa bouche.
Heero déplaça sa main qui était toujours dans le cou du natté jusqu'à maintenir sa nuque, il se colla encore plus à lui et suivant ses souvenirs il approfondit le baiser. L'Américain se tendit un instant en sentant cette langue venir chercher la sienne puis entoura le visage du brun de ses mains, répondant à son baiser. Leurs jambes se mêlèrent, tandis que leurs doigts se crispaient dans la chevelure de l'autre, quelques frottements entre leur deux corps attisaient cette chaleur qui montait en eux alors que le baiser devenait de plus en plus précipité.
Un oiseau chanta plus fort que les autres dans le parc, ce qui fit sursauter le Japonais. Il se releva d'un bond et regarda autour de lui, hagard. Il était enroulé dans les draps dans un coin de son lit, seul.
Il regarda longuement l'autre partie du lit, comme si quelqu'un allait sortir de sous les couvertures, mais rien ne se passa. Il était bel et bien seul.
Sa montre posée sur le bureau de la chambre sonna, il y jeta un coup d'œil : huit heures.
Il soupira et passa la main dans ses cheveux déjà bien ébouriffés.
Un…rêve ?
Gardant la main à moitié dans ses cheveux il essaya de remettre un semblant d'ordre dans ses pensées. Pourquoi avait-il rêvé de Duo ? Et surtout pourquoi… De cette façon…
Et puis d'où est-ce qu'elle venait cette espèce de nostalgie qui lui donnait l'impression qu'on lui broyait le vente ?
Et c'était quoi cette boule qui lui bloquait la gorge et qui était douloureuse quand il avalait ?
Il resta un moment à regarder le mur en face de lui à essayer de vider son esprit de toutes ces choses. Seule une question perdura bien plus longtemps que les autres : d'où pouvait bien venir la poussière qui avait fait couler ces larmes de ses yeux ?
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- Bonjour Heero.
Sally entra dans la cuisine où le Japonais était en train de petit-déjeuner. Il lui répondit d'un signe de tête tout en continuant de boire son café.
- Bien dormi ?
Ses mains se crispèrent légèrement sur le bol.
- Hm.
La jeune femme sourit puis s'occupa de son petit-déjeuner.
- Tu as croisé quelqu'un d'autre ce matin ?
- Mitsumi.
- Personne d'autre ?
Le brun secoua la tête.
- Bon… J'ai croisé Hilde tout à l'heure, elle doit être en train de prendre sa douche mais on ne devrait pas tarder à la voir.
Heero acquiesça.
Bien, Sally avait compris le message. Elle avait vite repéré quelles étaient les personnes qui n'aimaient pas parler le matin et celles avec qui elle pouvait discuter. Et Heero de faisait pas parti des bavards du matin. Ce matin encore plus apparemment.
- Ca te gêne si j'allume la radio ?
Le brun secoua la tête et la radio fut allumée, brisant le silence qui avait régné jusque là dans la cuisine.
Diverses voix vantant les mérites de tels ou tels produits défilèrent pendant cinq ou six minutes avant d'être stoppées par le flash d'information de la demi-heure. Si le Japonais écouta d'une oreille distraite les informations il se ferma totalement aux quelques groupes de musiques qui passèrent ensuite.
Il était en train de laver son bol quand une troisième chanson commença. Il n'y prêta aucune attention jusqu'à ce que débutent les paroles.
- Kiss me, out of the bearded barley.
Nightly, beside the green green grass.
Le bol lui échappa des mains et rencontra bruyamment le fond de l'évier.
Sally surprise tourna la tête vers lui.
- Swing, swing, swing the spinning step.
You wear those shoes and I will wear that dress.
La porte s'ouvrit violemment sur une brunette qui se mit à chanter à tue tête.
- Oooh, kiss me ! Beneath the milky twilight !
Lead me ! Out on the moonlit floor !
Sally se mit à rire de son attitude tandis que Heero récupérait les morceaux de faïence pour les mettre à la poubelle, ne semblant prêter aucune attention à l'Allemande.
- Lift your open hand !
Strike up the band and make the fireflies dance, silver moon's sparkling !
Faisant un geste théâtral de la main, elle pointa son index vers elle-même et regarda les deux autres avec un grand sourire.
- So kiss me…
Sally la regarda avec un petit sourire moqueur.
- Habituellement on dit plutôt bonjour tu sais…
- Comme si j'étais « habituelle ».
Elle passa devant le brun en allant ouvrir le réfrigérateur.
- Bien dormi Heero ?
Le Japonais ne répondit pas et sortit de la cuisine sans un mot. La brunette regarda un moment la porte qui s'était refermée sur lui avant de se tourner vers Sally.
- J'ai dis quelque chose qui ne fallait pas ?
La jeune femme lui sourit en secouant la tête.
- Non, je ne pense pas. Il doit être mal luné c'est tout, ne t'en fais pas pour ça.
La brunette acquiesça et se servit un verre de jus d'orange qu'elle but d'un trait.
- Tu ne déjeune pas plus ?
- Non, je n'ai pas très faim. Je cherche Mitsumi, tu sais si elle est réveillée ?
Heero m'a dit qu'il l'avait vu ce matin. Fais attention quand même, si tu veux que ton doigt guérisse vite il vaut mieux éviter les carences.
L'Allemande lui fit un grand sourire en agitant ses deux doigts où était attachée l'atèle.
- Ne t'inquiète pas, je n'ai pas très faim c'est tout.
Elle posa son verre dans l'évier où restaient encore quelques bouts de faïences.
- Je vais essayer de trouver Mitsumi. Bonne fin de petit-déjeuner.
Elle lui fit un clin d'œil et sortit de la cuisine. Sally soupira une fois qu'elle fut partie regardant d'un œil soucieux l'endroit où s'était accoudée la brunette.
Hilde Schbeicker qui n'avait pas faim…
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Wu Fei sortit mal réveillé de sa chambre. Sa seule préoccupation du moment était de savoir s'il prenait sa douche avant ou après le petit déjeuner. Bien, tout dépendrait de où se trouvait cette furie de Schbeicker.
- Ah Mitsumi ! Je vous cherchais justement !
Quand on parlait du loup.
- Mademoiselle Schbeicker ?
Wu Fei hésita à faire demi-tour et descendre par un autre escalier pour éviter la jeune fille.
- Je, uh… Je voulais vous demander…
Le Chinois qui s'apprêtait à revenir sur ses pas s'arrêta.
- Oui ?
Il s'approcha de l'angle du couloir dont provenaient les voix des deux jeunes femmes, se collant au maximum contre le mur.
- Comment va Duo ? Il… Est-ce qu'il va mieux après sa crise d'hier soir ?
Wu Fei se déplaça légèrement pour pouvoir les entrevoir. Hilde lui faisait dos aussi ne pouvait-il voir ses réactions mais il vit distinctement la jeune Japonaise soupirer.
- Je crains que la dose que nous lui avons donné hier ait été trop forte. Il a l'air complètement hagard et j'ai peur que cette injection ait eue des conséquences plus graves qu'un étourdissement passager.
Le Chinois pu voir les poings que la brunette gardait derrière son dos se refermer de plus en plus.
- Que voulez-vous dire ?
Malgré la distance qui les séparait, il n'eut pas trop de mal à comprendre que Mitsumi hésitait à parler.
- J'ai dû m'y reprendre à trois fois ce matin pour le lever. Et même en ayant réussi je n'ai pas pu lui faire quitter sa chambre.
Wu Fei fronça les sourcils en entendant ça.
- Il n'a pas voulu sortir ?
Le Chinois reporta son attention sur les deux jeunes femmes et vit Mitsumi secouer la tête.
- Non, j'ai essayé plusieurs fois de l'inciter à sortir mais il n'a pas voulu. Ce qui m'inquiète le plus c'est que toutes les fois où je suis passée le voir il était recroquevillé dans un coin de sa chambre, les genoux repliés contre le torse. Or cette position et le fait de chercher à s'isoler était le comportement qu'on voyait le plus souvent revenir à l'hôpital.
Un long silence s'installa.
- Bien… Je vois, merci Mitsumi, vous pouvez continuer à faire… Ce que vous faisiez. Excusez-moi de vous avoir dérangé.
La jeune femme s'inclina et se dirigea vers les escaliers. Elle se retourna alors qu'elle descendait la première marche.
- Mais ne vous en faites pas trop. C'est possible qu'il se remette à agir comme il l'a fait ces derniers jours quand les effets de l'injection seront dissipés.
Hilde acquiesça et la Japonaise disparut dans l'escalier.
Wu Fei s'écarta de l'angle du couloir et d'adossa au mur. S'ils avaient eu beaucoup de points positifs quand aux réactions de Duo depuis qu'ils étaient ici, celui-ci était on ne peut plus négatif. Bien sûr il en fallait, tout ne pouvait pas être toujours positif, mais celui-ci était de taille. Il resta un long moment adossé à ce mur, laissant vagabonder ses pensées sur tout ce qu'il avait entendu. Puis il se redressa, décidant d'arrêter de ressasser les points négatifs et les hypothèses bancales. De toute manière, l'infirmière avait bien dit qu'il était possible que tout rentre dans l'ordre une fois l'injection dissipée. Et même si ce n'était pas le meilleur ordre, il n'était pas trop mal non plus.
Bien, maintenant, petit-déjeuner.
Il passa l'angle du couloir encore un peu dans ses pensées et les yeux rivés sur la moquette. Il s'avança sans voir qu'il se rapprochait de la jeune Allemande qui n'avait toujours pas bougé depuis le départ de l'infirmière. Quand il releva enfin la tête il était à moins de cinquante centimètres d'elle. Il s'arrêta immédiatement quand il vit qu'elle était juste devant lui mais fut tellement surpris qu'il ne recula pas non plus.
La situation pouvait difficilement être plus grotesque.
Il réussissait enfin à se reprendre en main pour reculer quand il s'aperçut que les épaules de la jeune fille tremblaient. Qu'est-ce que… ?
Hilde se retourna brutalement, empêchant le Chinois de poursuivre ses réflexions. Sans doute voulait-elle rejoindre sa chambre ou une autre pièce. Mais elle n'avait pas du tout prévu la présence du katzenbär derrière elle. Elle le regarda, les yeux grands ouverts par la surprise, sans mot dire tandis que les larmes roulaient sur son visage.
Bon, d'accord, la situation pouvait être plus grotesque.
Il restèrent à se fixer un long moment sans rien dire puis la jeune fille essuya ses larmes d'un geste rageur.
Bordel mais… Non mais dites-moi que c'est pas vrai qu'est-ce que… Tu peux me dire ce que tu fous ici Chang !
Le Chinois tiqua, c'était quoi ce ton ? Et puis depuis quand elle l'appelait par son nom de famille ?
Aux dernières nouvelles, le couloir n'est pas à toi. J'ai le droit de l'emprunter également non ?
La brunette passa d'un geste nerveux la main dans ses cheveux courts tandis que les larmes continuaient de couler sur son visage.
- Mais je… Bordel, il y une différence entre « emprunter » un couloir et se trouver juste derrière quelqu'un !
Wu Fei s'apprêtait à lui répondre quand il remarqua que les épaules de la jeune file tremblaient à nouveau. A bien y regarder c'était tout son corps qui tremblait.
- Uh tu… Est-ce que ça va ?
Elle le regarda d'un air surpris, puis se mit à sourire de façon sarcastique.
- Parfaitement bien. Ca ne se voit pas ? Je pensais qu'on pouvait deviner rien qu'au rimmel qui coule partout sur mes joues que j'étais au meilleur de ma forme.
Le Chinois soupira en levant les yeux au ciel.
- … Et sinon tu envois souvent bouler les gens qui s'inquiètent pour toi ?
L'Allemande prit un air faussement étonné.
- Oh, excuse-moi, tu t'inquiétais pour moi ? Je dois me sentir flattée ? Chang Wu Fei qui s'inquiète pour moi…
Le regard noir du jeune homme se fit menaçant.
- Arrête ça.
Elle repassa la main dans ses cheveux et s'apprêtait à lui répondre quand il saisit d'un geste rapide son poignet.
- Arrêta ça…
Il avait détaché chacune des syllabes, rendant son ton encore plus glacé. Elle le regarda d'un air rageur et essaya sans succès de se dégager. Elle se mit alors à taper sur la poitrine du jeune homme au rythme de ses paroles.
- Non je n'arrêterais pas Wu Fei ! J'en ai ma claque ! J'en peux plus, ça peut se comprendre ça ? Je… Je ne… Je n'en peux plus…
Elle s'arrêta de lui taper dessus tandis qu'elle baissait la tête peu à peu. De toute manière ce n'était pas comme si ses coups avaient pu faire mal au Chinois.
- Je n'en peux plus Wu Fei… Je ne suis pas si forte…Je n'y arrive plus… Je n'arrive plus à faire semblant…
Il la regarda sans savoir quoi faire alors que les larmes de la jeune fille mouillaient peu à peu la moquette. Au bout de quelques minutes, elle se sentit tirée en avant et se retrouva plaquée contre ce torse qu'elle avait martelé de coups de poings. Deux bras se refermèrent sur elle, l'entourant. Elle jeta un coup d'œil au Chinois et le peu de son visage qu'elle aperçut était bien plus rouge qu'à la normale. Premier petit sourire derrière les larmes.
Ils restèrent longtemps dans cette position sans qu'aucun mot ne soit prononcé. La brunette se contentait de pleurer silencieusement et Wu Fei ne savait pas du tout comment reprendre la conversation.
- Si tu ne peux plus supporter tout ça, alors ne te forces pas. On ne t'a jamais demandé d'être la seule à ne pas craquer.
Elle voulu relever la tête mais une main dans ses cheveux l'en empêcha.
- Non, vous ne me l'avez pas demandé, mais ça vous arrangerait bien quand même…
La caresse dans ses cheveux s'arrêta un instant, puis reprit.
- Alors mets-nous les points sur les i. Dis-le clairement en nous regardant dans le blanc des yeux et plus personne ne te demandera de jouer ton rôle de fille qui ne craque jamais et garde le sourire quoi qu'il arrive.
L'Allemande renifla bruyamment.
- Oui mais… Si je vous l'avoue, il va falloir que je me l'avoue à moi aussi.
Le Chinois soupira.
- Hilde, personne ne peut supporter ça. Tu ne fais pas exception à la règle. Tu ne peux pas être infaillible.
Deuxième petit sourire au travers des larmes.
- Il faut croire que j'aurais voulu… Mais bon… Wu Fei ?
- Hm ?
L'Allemande hésita un court instant.
- …Merci.
Les joues du Chinois s'empourprèrent à nouveau et il bougonna quelque chose d'incompréhensible. La jeune fille s'écarta un peu de lui, restant malgré tout encore dans ses bras et elle frotta ses yeux rougis.
- Et bien… S'il y avait bien quelqu'un devant qui je ne voulais pas pleurer c'était bien toi.
Le jeune homme arqua un sourcil.
- Et pourquoi donc ?
Elle sembla réfléchir un moment avant de répondre.
- C'est…
Une porte au bout du couloir s'ouvrit et Quatre suivit de Trowa en sortirent. Ils regardèrent avec étonnement Wu Fei et Hilde, à au moins deux mètres l'un de l'autre, rouges comme des pivoines.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
Wu Fei se tourna vivement vers lui.
- Mais rien enfin, qu'est-ce qui te fait dire ça !
Les deux amants regardèrent le Chinois avec encore plus d'étonnement, cherchant un quelconque sens à sa réponse. Celui-ci se rendant compte de l'absurdité de sa phrase, pointa Hilde du doigt.
- C'est de sa faute !
La jeune fille ouvrit de grands yeux, offusquée.
- Ma faute ? On aura tout entendu ! Je ne me souviens pas avoir sollicité ton aide !
Wu Fei fit un geste dédaigneux de la main tout en se dirigeant vers les escaliers.
- Et bien, au moins ça m'aura servit de leçon. A vouloir me montrer aimable…
La jeune fille serra les poings et se mit à crier dans la cage d'escalier.
- Et la prochaine fois, fais-moi penser à te préciser que je ne te demande rien avant de commencer à te parler !
Elle passa furieuse devant Trowa et Quatre et quelques secondes après on entendait une porte claquer violemment. Les deux jeunes gens restèrent un moment dans le couloir, cherchant à comprendre la scène à laquelle il venait d'assister.
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La journée tirait à sa fin et Duo n'avait toujours pas voulu sortir de sa chambre. Ils avaient pratiquement tous essayé de l'en sortir, sans succès. Pratiquement… Bizarrement un certain Japonais avait refusé avec obstination à tenter de le faire sortir.
Un orage qui avait éclaté en début d'après-midi les avait obligé à se réfugier dans le salon. Ils avaient bien essayé de faire quelques jeux de cartes pour passer le temps mais après trois quames (a), ils avaient vite abandonné. La tension explosive entre Wu Fei et Hilde avait failli dégénérer en une énième bagarre. Les quatre autres avaient bien essayés de les séparer mais leur comportement changeait tout le temps. Passant d'une sorte de complicité muette à une engueulade bruyante. Aussi avaient-ils préféré opter pour le périmètre de sécurité : l'un était dans un coin de la pièce et l'autre dans celui qui y était opposé. Et les quatre autres surveillaient régulièrement, pour prévenir les débuts de disputes.
La situation durait ainsi depuis plus de trois heures quand on sonna à la porte. Quatre se tourna vers Heero.
- Réléna devait passer non ?
Le Japonais ne leva même pas le nez de son livre.
- Elle est passée en fin de matinée.
Le Français se leva et sortit de la pièce. Il revint quelques minutes plus tard un colis dans les bras.
- Tu attendais quelque chose Quatre ?
Le blond se leva.
- Ah oui, excuse-moi. J'avais complètement oublié.
Il défit rapidement le papier kraft qui entourait le paquet. Hilde s'approcha de lui.
- Qu'est-ce que c'est ?
L'Arabe était occupé à arracher le scotch qui entourait le carton.
- J'avais demandé à Rashid de m'envoyer toutes les photos qu'on avait de Duo. Bon, c'est pas comme si on avait eu l'occasion de prendre beaucoup de photos pendant la guerre mais on doit quand même en avoir quelques unes. Au pire il reste celles prises en mission…
La jeune fille l'aida à ouvrir le carton et une vingtaine de photos tombèrent au sol. Elle saisit une photo où on la voyait avec le natté.
- Hey je l'ai pas celle-ci !
Quatre sourit.
- Je t'en ferais faire un double si tu veux. Vous êtes bien dessus.
Hilde passa la main dans ses cheveux, dans un geste théâtral.
- N'est-ce pas.
Sally s'approcha à son tour pour regarder les photos au sol.
- Et pourquoi est-ce que tu cherchais des photos Quatre ?
Le blond sembla un peu gêné.
- Oh et bien je… Je pensais que si Duo se voyait sur des photos… Sur des vieilles photos, il réagirait peut-être. Je suis désolé de ne pas vous en avoir parlé, ça m'était un peu sortit de la tête. Et puis je n'étais même pas sûr que Rashid puisse trouver des photos.
La jeune femme lui sourit.
- Non au contraire, je pense que c'est une très bonne idée. Tu as bien vu, tout à l'heure Mitsumi nous a demandé d'essayer d'aller chercher Duo parce qu'elle espérait qu'il se passe le même déclic qu'il a eu à l'hôpital en nous voyant. Ces photos l'aideront peut-être à sortir de l'état dans lequel il est plongé depuis ce matin. Je vais aller demander immédiatement conseil à Mitsumi.
L'Arabe acquiesça avec un petit sourire. Sally se leva et s'apprêtait à se diriger vers la porte quand elle s'arrêta.
- Hilde ?
Cinq regards se tournèrent vers la brunette qui regardait les photos.
- Hein ? Oh non, ne vous inquiétez pas, ça va. C'est juste que… Ca me fait un peu bizarre.
Elle empêcha une larme de s'écraser sur la photo qu'elle regardait.
- Mais c'est bon, ça va passer.
Elle replia les jambes contre sa poitrine et continua à regarder les différentes photos.
Wu Fei se leva et s'assit également autour du tas de photos pour en regarder quelques une. Et mine de rien il était quand même très près de la brunette. L'Allemande, appuyée sur sa main droite, choisissait des photos dans le tas avec son autre main. Elle sentit une main se poser sur la sienne. Elle cessa tout mouvement pendant un instant, puis sourit et retournant sa main, elle serra celle qui l'entourait. Le Chinois essaya de ne pas trop grimacer tandis que la jeune fille lui broyait les doigts.
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Une porte à l'étage s'ouvrit en grinçant.
- Bon sang mais qui a fermé les volets ? On ne voit rien ici.
- Je ne sais pas, Mitsumi ne m'a rien dit à ce sujet.
- Ah, attendez, je sais où se trouve la lampe de chevet.
- C'était mon pied.
- Oh, désolée Heero.
- Non le mien Schbeicker.
- Mais pourquoi tu es tout le temps dans mes jambes katzenbär ?
- Bon ça suffit vous deux. Je vous signale qu'on ne sait pas où est Duo dans la chambre et que vous êtes peut-être en train de l'effrayer.
- Et gna, gna, gna…
- Quel sens de la répartie.
- Non mais vous allez…
Un léger bruit se fit entendre, suivit instantanément d'une faible lumière. Ils jetèrent tous un coup d'œil circulaire à la pièce avant de découvrir Duo qui les observait, recroquevillé dans un coin peu éclairé de la pièce.
- … arrêter…
Quatre s'approcha lentement du natté.
- Duo, tu me reconnais ? Tu te souviens de moi, n'est-ce pas ? Tu sais que tu n'as pas à avoir peur de moi.
Le châtain sembla se détendre en reconnaissant le blond.
- Tiens ? Qu'est-ce que tu as dans les mains ?
L'Arabe tendit la main vers ce que Duo semblait cacher et se retrouva plaqué au sol alors que Duo le dépassait, se précipitant vers son lit. Les autres eurent un moment d'arrêt en voyant sa réaction, ce qui lui permit de tirer le lit vers lui et d'y cacher ce qu'il tenait sous le matelas.
Pendant un instant, personne n'osa bouger puis Hilde tenta de s'approcher à son tour.
- Hey, du calme Duo. On ne veut pas te voler ce que tu caches, ne t'en fais pas. Si tu ne veux pas nous le montrer on ne va pas chercher à te le prendre.
Il l'a regarda d'un œil méfiant comme s'il n'écoutait pas vraiment ce qu'elle disait. Puis son regard dériva jusqu'à l'attelle qu'elle portait autour des ses doits. Il la saisi et la regarda longuement. Quand il commença à froncer les sourcils, elle craignit qu'il ne fasse une nouvelle crise mais sa réaction s'arrêta là.
Il souleva rapidement le matelas et mit la main de la jeune fille sur le sommier. Puis il saisit précipitamment son bloc de feuille posé sur une commode, une mine de charbon et se terra à nouveau dans un coin de la chambre.
La brunette le regarda se mettre à tracer violemment des traits sur sa feuille, ne sachant trop quoi faire.
- Et je, uh… Je suis censée faire quoi.
Sally s'approcha d'elle.
- Je suppose qu'il te donne le droit de regarder ce qu'il a mis sous le matelas. Par contre…
Elle fit un signe de main au natté.
- Hey, Duo !
Il leva les yeux vers elle et elle posa sa main sur le matelas, commençant à le soulever. Il la regarda faire puis recommença à tracer des traits violents sur sa feuille.
- Bon… Apparemment ça ne le gêne plus qu'on regarde nous aussi.
Les deux jeunes femmes soulevèrent le matelas et le firent tomber de l'autre côté du lit. Sur le sommier étaient dispersés une vingtaine de dessins. Les quatre autres s'approchèrent pour voir ce qui y était caché. Sally regroupa les feuilles, les posa par terre puis elle se tourna vers Quatre.
- Tu devrais quand même essayer de lui montrer les photos. On ne sait jamais. Et si ce n'est pas le bon moment on pourra réessayer plus tard.
L'Arabe acquiesça et se dirigea vers le châtain. Si celui-ci parut méfiant au début, il se rapprocha tout de suite du blond quand il aperçut les photos. Il pointa une photo du doigt.
- Duo.
Quatre sourit.
- Oui, tu as raison, c'est Duo, c'est toi.
L'Américain continua à pointer chaque photo où il reconnaissait quelqu'un ou quelque chose.
Les cinq autre eux, observaient les dessins qu'ils avaient trouvé sous le lit. Pour l'instant, il n'y avait aucun portrait, juste des traits, des couleurs ou des figures géométriques. Hilde s'aperçut alors que des feuilles avaient été attachées matelas par l'alèse qui l'entourait. Elle fit le tour du lit, et prit les quelques feuilles.
La première qu'elle regarda ne ressemblait en rien à toutes celles qu'elle avait regardé jusque là. Le traits étaient nets, il y avait des jeux d'ombre et de lumière et les dessin représentait une chose précise : des chaînes. Un énorme tas de chaînes avec des cadenas un peu partout.
- Mais si Duo.
Elle leva la tête pour regarder Quatre et Duo qui semblaient en désaccord sur une photo, puis elle se tourna à nouveau vers les dessins. Sally elle, accorda un peu plus d'importance au désaccord des deux jeunes gens.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
Quatre lui lança un regard un peu gêné.
- Il ne se reconnaît pas sur une photo.
Intriguée, la jeune femme s'approcha d'eux et regarda à son tour la photo. Elle avait dû être prise avant ou après une mission et on pouvait voir Duo, sur son gundam, en train de réparer une jointure.
- Mais si Duo, c'est toi. Bon, c'est vrai qu'on ne t'a pas souvent vu avec cet air sérieux, mais c'est bien toi. Enfin… Du moins c'est Duo…
Mais le châtain continuait de secouer la tête.
- Pas Duo.
De son côté, Hilde continuait de regarder les dessins qu'elle avait trouvé, collés au matelas. Ils semblaient plus élaborés que les autres, et on y trouvait presque que des objets ou des personnages. Heero saisit quelques dessins dans le tas qu'elle avait fait pour les regarder également. Il n'avait pas porté une grande attention à tous ces gribouillage qu'il avait regardé avant mais là il s'arrêta sur le premier dessin.
- Uh… Hilde ?
La jeune fille leva la tête vers lui.
- Duo avait un frère jumeau ?
Elle fronça les sourcils et se pencha sur le dessin qu'il tenait. On y voyait une représentation de Duo effectivement, mais il était à côté d'une autre personne qui lui ressemblait trait pour trait. Hilde s'arrêta un moment sur leurs mains entrelacées avant de revenir sur la vision globale du dessin. Un frisson lui parcourut le dos.
Uh oh… Elle connaissait le regard froid et cynique de la deuxième personne.
Oh non… Pas lui…
- Duo ?
Le Japonais se retourna pour voir que le natté s'était levé et qu'il se dirigeait vers eux. Il se tendit imperceptiblement quand il passa à côté de lui. Le jeune homme pointa un des deux personnages sur le dessin.
- Duo.
Puis il posa son doigt sur celui que Hilde regardait avec appréhension.
- Pas Duo.
To be continued…
Bon et bien voila, un chapitre de plus :-)
Je suis désolée pour les lecteurs qui ont l'impression que cette histoire n'avance pas trop (il doit bien y en avoir, moi-même j'ai cette impression par moment), mais chaque chapitre à son importance ;-) Si si XD)
En espérant quand même que ça vous ait plu
(a) pour les incultes des jeux de cartes en famille ou entre ami, le quames est… bah un jeu de carte ;p
See u
Brisby
PS : je vous mets la traduction de petit bout de chanson que j'ai utilisé ;-) Il est tiré de « Kiss me » des Sixpence None The Richer. ( j'ai juste mis l'extrait que j'ai utilisé ;-) )
Kiss me
Kiss me out of the bearded barley.
Nightly, beside the green, green grass.
Swing, swing, swing the spinning step.
You wear those shoes and I will wear that dress.
Oh, kiss me beneath the milky twilight.
Lead me out on the moonlit floor.
Lift your open hand.
Strike up the band and make the fireflies dance,
Silver moon's sparkling.
So kiss me
Embrasse-moi
Embrasse-moi, hors des champs d'orge battus.
Chaque nuit, près de l'herbe verte, verte.
Tournoie, tournois, tournoie en suivant ces pas (de danse)
Tu portes ces chaussures et je porterais cette robe.
Oh,
embrasse-moi sous le pâlissant crépuscule
Conduis-moi dehors, sur le sol éclairé par la lune
Elève ta main ouverte
Que le groupe commence à jouer pour faire danser les
lucioles
La lune argentée scintille
Alors embrasse-moi
.
