Merci pour vos nombreux encouragements! Et a trés bientôt! Caly...

Il y avait déjà plusieurs minutes que les deux amis marchaient côté à côte sans que l'un d'eux n'ait eu le courage de couper ce silence pesant lorsque enfin Ron se décida à parler :

- Alors ?

- Alors quoi Ron ?

- Et bien qu'est-ce qu'il t'a dit ?

Le jeune homme accéléra le pas pour venir se mettre face à elle et ainsi ne perdre aucun des mots qui allait sortir de sa bouche. Il sentait ses jambes trembler sous son poids et pour la première fois, il eu conscience que ce moment aller sans doute changer sa vie. Il la vit soupirer et s'arrêter soudainement, portant sa main à sa tête comme pour apaiser une migraine et répondre d'une voix faible.

- Ecoute Ron… je veux que tu saches que je suis désolée pour ça… je n'ai rien pu faire…

- Oh non…

- Je suis désolée… je n'ai rien pu faire.

- Oh et bien… ça sera pour une autre fois.

- Tu… hein ? Qu'est-ce que tu as dit ?

- Je… toi qu'est-ce que tu as dit ?

Hermione tira sur le bras de son ami, soudainement gênée par les regards que les passants posaient sur le jeune couple. Puis, se voyant de nouveau seuls, elle chuchota plus qu'elle ne dit réellement :

- J'ai été accueillie par le chargé de cette réforme. Il m'a dit que nous étions dans les premiers couples choisis parce que… parce que nous sommes des proches de Harry. Et il m'a dit… que si nous montrions notre désaccord vis-à-vis de la réforme, d'autres ne tarderons pas à le faire et tout tomberait à l'eau…

- Mais…

- Je sais ce que tu penses… on n'a pas à servir d'exemple… et personnellement, moi aussi j'aurais préféré attendre deux ou trois ans pour recevoir cette nouvelle… de la même manière que la majorité des personnes de notre âge. Surtout lorsque tu sais qu'il m'a aussi révélé que les sorciers les plus âgés sont les premiers visés mais… disons qu'il m'a fait valoir un argument de taille… et non, je ne peux pas te le dire mais… crois moi… tu aurais fait le même choix que moi…

- Je…

- Oui c'est du chantage mais il le payera bien assez vite. Alors nous allons nous marier et… et remercier Merlin d'être ensemble et libres de tout sentiment.

Sur ces mots, la jeune femme reprit le chemin vers Merlin seul sait où, laissant derrière elle un Ron abasourdi et peu certain de ce qu'il venait d'entendre. Pourtant, c'est sans rechigner qu'il la suivit et transplana à ses côtés jusqu'à l'appartement que louait Harry dans une banlieue sorcière de Londres.

Les deux amis apparurent dans le petit salon de ce dernier tandis qu'il vagabondait dans sa maison, vêtu d'un simple caleçon et d'une brosse à dent. Surpris, il brandit alors sa baguette devant lui et la pointa sur ses amis avant de réaliser qui ils étaient. Aigri et mis de mauvaise humeur par cette arrivée impromptue, il grogna plus qu'il ne dit :

- C'est pas l'hôtel ici !

- Harry si je peux me permettre, commença Hermione. Tu devrais aller mettre un pantalon…

L'élu baissa légèrement le regard et redevînt soudainement plus calme et pourtant avide de ne rien laisser passer :

- Si je peux me permettre, je suis encore chez moi et je ne vous attendais pas de sitôt.

- De toute façon, tu étais censé mettre en place le sortilège anti-transplanage… le réprimanda Hermione.

- Je sais… je sais… soupira Harry en se laissant tomber sur un chaise. Mais la bienséance voudrait vous voir atterrir sur le seuil. Bon alors des nouvelles pour la réforme ?

- Oui, tu devineras jamais qui travaille au bureau de…

- Ron ! C'est pas ce que Harry veut savoir…

- Qui ça ? Demanda le brun sans prendre en compte la remarque de son amie.

- Cho… Cho Chang.

- Ah… Bon alors Hermione, vas-y raconte !

Ron se laisse tomber à son tour, déçu par le manque d'attention provenant de son ami et, voyant fulminer Hermione, il se dit qu'au moins, il avait gagné ça. Un sourire narquois vint se dessiner sur ses lèvres sans qu'il ne puisse passer inaperçu aux yeux de la jeune fille.

- Je n'en reviens pas que ça t'ait chamboulé de voir Cho au ministère mais qu'au contraire ça ne te fasse ni chaud ni froid de savoir que d'ici quelques semaines, nous devrons être mariés !

Ron leva les yeux au ciel et dans un sursaut de témérité, il essaya de lui répondre :

- C'était certain 'Mione… alors à quoi bon en parler, ça ne va pas faire arranger les choses…

- Je rêve… Pourquoi est-ce qu'il a fallu qu'on me mette dans les pattes le seul sorcier de Grande-Bretagne qui croit que Beethoven est une race de chien ?

Harry tenta de se lever pour disparaître et laisser le champ libre à une discution dont les futurs mariés avaient apparemment besoin mais il fut rattrapé par la voix désormais tremblante de Ron.

- Tu l'as dit toi-même ! C'est uniquement parce que nous sommes les meilleurs amis d'Harry. Et que tu le veuilles ou non, tu m'épouseras !

La situation aurait pu prêter à sourire… jamais on n'a vu un jeune homme dire une telle phrase à sa femme et pourtant, le fait était là : ce mariage était réellement arrangé.

Harry quant à lui, s'était levé instinctivement en entendant son prénom et toisait les deux autres en espérant que l'un d'eux ait la gentillesse d'éclairer sa baguette. Désespérant à l'idée que cela vienne dans la minute, il vint se placer entre les deux autres et prit la main d'Hermione pour l'obliger à le regarder :

- C'est quoi cette histoire ? Qu'est-ce que je viens faire là-dedans ?

- Apparemment… le ministre croit qu'il serait plus facile pour les gens de comprendre cette réforme si tu en es le premier touché. Or… comme tu n'es ni un sang pur, ni un enfant de moldu… tu ne pouvais pas…

- Pourquoi vous ?

- Harry… ça parait logique… nous… nous sommes tes amis.

Le jeune homme lâcha instinctivement la main de Hermione, troublé par ce qu'il venait d'entendre. Seule la voix soudainement grave de Ron vint troubler ce parfait silence.

- Bah je suis content qu'en première année, ça ne soit pas Neville qui soit rentré dans notre compartiment…