Juste un petit mot de môa pour vous dire que ma correctrice est en vacances et que de ce fait, vous allez surement trouver quelques fautes. Mais bon, ça ne va pas durer, elle rentre lundi. Mais le problème reste puisqu'aprés elle reprend les cours. Donc voilà, ça va me permettre d'être plus attentive à mes écrits, ça ne peut qu'être bénéfique non? A part ça, un grand merci pour votre interet! Je ne m'attendais vraiment pas à ça! Aller bonne lecture et VIVE ROONIL WAZLIB ;)

- Déjà mariée… mais non… reste encore un mois !

Le silence se fit aussitôt, laissant le rire de Ron s'éteindre peu à peu en contemplant le regard sévère de Hermione. Cette dernière, le visage fermé, détourna enfin ses yeux de son ami pour regarder ses parents et tenter de comprendre quand il serait le moment pour elle de se faire explicite.

Puis, la voix de Mrs Granger s'éleva faible et parsemée de tremblements incontrôlables :

- Enfin Hermione… c'est… pas un peu… trop… tôt ?

- Je le sais maman mais on y a beaucoup réfléchi.

Sa bouche se déforma en une sorte de grimace que seul Ron fut capable de percevoir et de comprendre. Elle venait de mentir et cela lui faisait le plus grand mal. Pourtant, en face d'eux, il savait que ses parents n'auraient sans doute pas accepté la vérité. Et exposé à ce point de vue, il décida de se faire silencieux, et prit même le courage de tendre sa main vers celle d'Hermione qui la serra.

Et de nouveau, tandis que son mari restait silencieux, Jane Granger essayait de comprendre ce qu'on venait de lui annoncer si subitement.

- Et… on ne le connaît pas ce jeune homme. Enfin, excusez-moi, vous allez l'air bien sympathique mais nous ne connaissons de vous que les dires de notre fille et…

- Ca devrait vous suffire maman. Je connais Ron depuis que j'ai onze ans… est-ce que tu penses qu'il puisse encore y avoir des choses qui pourraient m'échapper à son sujet ? Nous avons partagé beaucoup de chose ensemble… huit ans de notre vie… ce n'est pas rien. Je pense que ce mariage est la suite logique de tout ça.

- Bien sûr mais… et ce Harry Potter…

Ron ne sut pourquoi son ventre se tordit à ce moment là. Il ne sut pourquoi soudainement, il regretta que Harry ait fait parti de son groupe d'amis… qu'avait pu raconter Hermione à ses parents à son sujet ?

- Harry maman… Harry je le connais depuis aussi longtemps que Ron mais il est à mes yeux comme… comme le frère que je n'ai jamais eu. Je l'aime…

Une nouvelle fois, Ron sentit se bouche devenir pâteuse tandis qu'il cessait de respirer. Il aurait dû écouter Malefoy quand il lui avait dit que bien sûr, Hermione ne pouvait le préférer au survivant. Mais en même temps, cette fouine lui avait aussi dit que tout le monde voyait l'amour que lui, Ronald Weasley prêtait à Miss je sais tout.

- Mais ce n'est pas le même amour que celui que je… porte à Ron.

Le silence se fit de nouveau pendant que Jane Granger regardait son mari toujours silencieux. Celui-ci avait un regard inquiétant, celui que l'on ne peut traduire, celui qui se partage entre la haine et l'amour.

Désormais, chacun des trois autres était suspendu à ce regard, certain que le père de la future mariée allait avoir, comme dans toutes les grandes familles, le dernier mot.

Et lorsque enfin il ouvrit la bouche, le regard tourné vers Ron, tout le monde retînt sa respiration, comme s'il détenait entre ses lèvres l'avenir de sa famille.

- Et vous jeune homme, vous êtes resté bien silencieux… Qu'en pensez-vous ?

A ce moment là, Ron dû se faire violence pour ne pas céder à la tentation de regarder Hermione. Non, il devait s'en sortir tout seul, il le savait. La regarder en cherchant une réponse était comme leur avouer que tout cela n'était qu'une mascarade mise en place par le ministère.

Il toussa pour s'éclaircir la voix qu'il découvrit être étrangement rauque et faible.

- Je pense que ce soit après huit ans où juste quelques jours de connaissance, lorsque l'on se rend compte l'un et l'autre des sentiments que l'on entretient envers l'autre personne, la moindre journée passée sans pouvoir dire : « voici ma femme » est comme une éternité à chercher sa moitié.

- C'est bien beau tout ça. Mais justement, si vous vous êtes trouvés, quelques mois en plus, juste pour être sûrs, ne peuvent être que bénéfique non ?

Ron sentit un soupir provenant de Hermione, bien sûr, elle devait croire qu'il ne serait pas capable de répondre à cette question plus que piége. Et pourtant, il était bien décidé à les sortir de ce mauvais pas. Il reprit alors, sans l'ombre d'un doute et dans une certitude qui ne lui était pas habituelle :

- Je crois que chez vous… les moldus, il est de notoriété que les gens attendent longtemps pour se marier et pourtant, le taux de… pivorce ? Enfin, de séparation est élevé.

- Alors c'est donc ça, les… sorciers se marient tôt alors vous voulez en faire de même ?

- Nous avons une autre vision des choses. Mes parents se sont mariés à la sortie de Poudlard, ils ont sept enfants et sont toujours aussi amoureux l'un de l'autre.

- Jane et moi nous somme mariés cinq ans après nous être rendu compte de notre amour l'un pour l'autre. Hermione est là et nous avons toujours autant besoin éperdument l'un de l'autre.

Cette fois, Ron du s'avouer totalement vaincu, la confiance dont il faisait preuve quelques minutes auparavant s'était envolée en même temps que cet homme avait su se faire si persuasif. Il ne savait rien de la façon de faire de ces moldus, il ne savait rien de la famille de Hermione finalement… visiblement, il s'était fait trop confiant.

- Papa, si tu as peur du divorce… dis-toi qu'il n'existe pas dans le monde sorcier. Les liens magiques forgés au mariage sont une protection puissante.

- Je n'ai pas peur du divorce Hermione. Je ne veux que ton bonheur et ce que tu viens de me dire et loin de me rassurer. Cela veut dire que même si un jour tu ne l'aimes plus, si toute fois vous vous aimés réellement, tu ne pourras pas le quitter. Simplement parce que vous serez liés magiquement ?

- Papa ! Je te rappelle qu'il n'y a pas si longtemps que ça, les divorces n'existaient pas ! Alors c'était pareil non ?

- Non ! Enfin, je te pensais plus novatrice que ça Hermione ! C'est ce que tu veux ? Retourner à une époque où les femmes vivent au chevet de leur mari et ne sont là que pour assouvir leur désir ?

A cet instant, Ron fut convaincu que ce Mr Granger n'avait jamais été aussi loin de la vérité. Hermione se laisser faire ? C'était comme essayer d'apprivoiser un Magyar à pointes.

- Je te le répète Hermione… Je ne veux que ton bonheur…

- Excusez-moi…

Ron sentit ses oreilles rougirent alors qu'il s'aperçut que ces mots venaient de sortir de sa bouche. Désormais, tous les regards étaient tournés vers lui alors qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il allait dire. Il inspira une dernière fois et tenta de se faire le plus calme possible pour reprendre :

- Je ne sais pas si je peux vous rassurer à ce sujet. Mais à l'heure qu'il est, il y a une chose dont je suis certain. Si le destin a mis Hermione sur ma route, ce n'est pas pour que je la laisse partir. Ce n'est pas pour que je la rende malheureuse… Et… les… les sentiments que j'ai à son encontre me laissent penser à croire que ça ne sera pas difficile de m'en tenir à ça.

Il osa enfin relever son regard et crut sentir son cœur bondir fors de sa poitrine lorsque Mr Granger ouvrit la bouche pour faire valoir son idée. Sauf que, lorsque la main de sa femme vint s'appuyer sur son genoux, il hocha la tête et se tut finalement.