Je ne sais pas si c'est pour cette fic que l'on me l'a demandé mais voilà, j'ai 21 ans ' . Ca fait un an que j'écris et j'en suis totalement accro! Sur ce, bonne lecture! Caly...
La nuit venait de tomber lorsque Ron et Hermione quittèrent la maison des Granger. Mais à peine Andrew eut-il refermé la porte de sa demeure que Hermione s'arrêta nette, comme soudainement paralysée. Elle porta la main à son visage et Ron entendit un sanglot s'étouffer. Celle qu'il croyait si forte venait de craquer devant lui sans qu'il n'ait la moindre idée de ce qu'il devait faire.
Maladroitement, et sans doute comme il l'aurait fait au temps de Poudlard, il tapota légèrement son épaule, murmurant d'une voix faible et peu sereine :
- Ca va aller 'Mione.
Finalement, les sanglots redoublèrent et à son grand désarroi, celle qu'il venait d'appeler 'Mione s'effondra dans ses bras. Il se surprit à rester là, les bras ouvert avant qu'un courage gryffondoresque le pousse à resserrer son étreinte, évitant de regarder vers la fenêtre où les parents Granger semblaient se demander ce qu'ils étaient en train de faire. Dans un « floc », il sentit chaque parcelle de son corps se contracter et il transplana dans l'appartement de Hermione.
- Dis quelque chose Hermione…
- On leur a menti Ron…
Le fait qu'elle ait répondu le surprit finalement moins que sa réponse en elle-même. Le cœur battant et pesant le pour et le contre de ses mots, il l'assit sur le canapé et lui lança :
- On ne leur a pas menti autant que ça tu veux une tisane ?
- Que… quoi ?
- Une tisane ? Ca te dit ?
Sans même attendre la réponse, il prit le chemin de la cuisine, posa une bouilloire sur la cuisinière et la fit chauffer en un coup de baguette. Profitant de quelques secondes de répit, il s'appuya le long de la table, porta une main sur ses yeux en repensant à ce qu'il venait de dire et soupirant malheureusement à voix haute un :
- Et merde…
- Ron, un problème ?
Il resta figé un instant, pouvant presque sentir son cerveau s'échauffer à force de réfléchir et répondit finalement :
- Non… rien… J'ai juste renversé le lait.
- Le lait ? Ca se fait avec de l'eau une tisane, tu sais ?
Une nouvelle fois, il tapa sa main sur son front et soupirant, il grogna cette fois plus qu'il ne dit :
- Tu ne préfères pas un lait chaud à cette heure là ?
Il entendit un rire s'étouffer de l'autre côté de la porte avant que celle-ci ne s'ouvre. Bizarrement, l'amertume précédemment ressentie fit place à l'apaisement lorsqu'il croisa le regard rougi de Hermione. Un changement de comportement qui ne manqua pas de se faire remarquer.
- Quelque chose ne va pas ?
- Je… rien…
Il baissa la tête avant de voir son amie essuyer les larmes qui menaçaient une nouvelle fois de passe l'antre de ses paupières et l'entendit à peine dire :
- Je suis désolée… je m'en veux d'avoir…
- Craqué.
Elle sourit et se rapprocha de lui, une main toujours portée sous ses yeux avant de reprendre, visiblement gênée :
- Je n'aurais pas souhaité que tu sois là.
- Je sais… tu fais toujours ça.
Hermione leva soudainement la tête et sous son regard interrogateur, Ron tenta de répondre tout en occupant son regard sur le remplissage des tasses :
- Enfin 'Mione… Première année : tu as failli de faire tuer par un troll parce que tu t'étais cachée pour pleurer…
- Parce que tu as dis que je n'avais pas d'amis.
- Seconde année : tu attendais que je monte me coucher avant de pleurer la disparition de Ginny…
- C'était beaucoup plus grave pour toi que pour moi, ça aurait été égoïste de te faire subir ça.
- Troisième année : je crois que le simple nom Buck ou devrais-je dire vent debout va te remettre les idées en place…
- Mais mets-toi à la place de Hagrid, c'était une injustice !
- Quatrième année : Vicky…
- Tu étais injuste et je n'allais quand même pas te montrer en face que tes propos idiots me touchaient !
- Ecoute… que ce soit pour n'importe quoi Hermione, tu t'es toujours arrangée pour pleurer loin de nous. Alors oui, c'est surprenant quand ça arrive… mais… c'est humain, non ?
- Et toi ? Pourquoi je ne t'ai jamais vu pleurer alors ?
- Moi je… enfin, t'es une fille ! J'allais pas pleurer devant toi !
Hermione le regarda un instant, comme si elle hésitait sur le moyen le plus efficace de le faire taire. Finalement, elle opta sur le silence qui au moins allait lui faire garder son sang froid. Sauf que…
- Mais ça me rassure de voir que…
- Que quoi ? Que j'ai un cœur c'est ça ? Figure toi que tu es le responsable de la plupart des larmes qui ont franchi mes yeux ! Et ça pourquoi ?
- Parce que j'ai la capacité émotionnelle d'une cuillère à soupe…
Ron ne sut dire pourquoi ces mots avaient fait naître sur son visage un étrange sourire. Finalement, il lui reprochait en tout bon point d'être comme lui : incapable de montrer ses sentiments. Et c'est ainsi qu'il fut content d'entendre le mot suivant échouer dans un rire discret :
- Exactement !
Hermione fit léviter les tasses jusque la table et sans un mot, s'assit à cette dernière, le regard ailleurs, mais visiblement en meilleure forme que quelques minutes auparavant.
- Bon alors, on fait quoi maintenant ?
- Comment ça Ron ?
- Bah… enfin…
- Je suppose qu'on va devoir aller voir tes parents pour leur annoncer la bonne nouvelle. Puis chercher un mage qui sera d'accord pour faire valoir le premier mariage arrangé par le ministère. Ensuite nous essayerons de survivre sans nous entretuer dans un petit appartement. Mais tu verras, le canapé est confortable.
Ron s'apprêta à répliquer lorsqu'un hibou grand duc vînt frapper à la fenêtre. Il regarda Hermione se lever et prendre le fichu parchemin à l'allure trop officielle et l'entendit lire :
« Miss Granger, Mr Weasley,
Comme prévu, votre mariage devra être rendu officiel dans moins d'un mois. A partir de là et suivant les lois du décret numéro dix-sept, le ministère mettra à votre disposition un logement conforme aux exigences d'un couple tout juste marié. Ceci sera en quelque sorte le coup de baguette du ministère en votre faveur.
C'est ainsi que votre nouvelle demeure à la date de votre mariage sera le 17 East-wood Street à Londres. Vous aurez l'obligation de vous y rendre après et seulement après l'acte du mariage rendu public. Soit quelques heures après la cérémonie.
En m'excusant pour cette missive tardivement envoyée,
C.C »
