Je ne suis plus certaine de l'avoir fait alors voilà, je vous présente celle qui en plus de se casser la tête à corriger une fic pour quelqu'un qu'elle ne connait pas, a la gentillesse de passer plusieurs minutes à délirer avec moi sur la nature de deux personnages que vous n'allez pas tarder à voir apparaître. Merci Ezilda pour le bon boulot que tu me fais de manière rapide de surcroît.
Chapitre 18 : L'excuse pour voir triple.
- Tu crois qu'elle est assez droite, là ?
- Ron si tu veux mon avis, à force de tirer dessus, tu vas finir par t'étrangler.
- C'est peut-être la solution.
Harry leva les yeux au ciel face à la facétie dont faisait encore preuve son meilleur ami. Ne changerait-il vraiment jamais ? Même à quelques minutes de son mariage ?
- Tu crois qu'elle va crier, si je tremble en lui prenant la main ?
- A vrai dire, je suis persuadé qu'elle est dans le même état que toi… Mais tu viens de parler de lui prendre la main ou je rêve ?
- J'ai une tête à vouloir rire là ? Elle m'a fait promettre de me comporter comme un vrai marié… pour pas que sa famille moldue se rende compte de la supercherie. Bon, je crois qu'il va falloir y aller.
Ron avait gardé les yeux posés sur le réveil, qui lévitait bizarrement à côté de son lit. Comme défiant les aiguilles ensorcelées d'accélérer la cadence.
- Tu as encore cinq minutes…
- Oui, mais le temps de faire le chemin…
- On transplane Ron. Alors, à moins que tu ne perdes un doigt en route…
- … c'est une…
- N'y pense même pas !
Ron haussa les épaules et continua de regarder le fameux réveil, suivant avec ces paupières la cadence de la trotteuse.
- Tu veux m'expliquer un truc, Harry ?
- Mmh…
- Pourquoi on doit mettre une bague pour se marier ?
- Euh… à vrai dire, je ne me suis jamais posé la question… peut-être pour permettre aux célibataires de savoir qui est libre en un seul coup d'œil.
- Ah…
- Je plaisante… et toi, tu veux me dire pourquoi ton réveil lévite comme ça, dans les airs ?
Sans dévier son regard du fameux réveil, Ron porta sa main à l'arrière de sa tête et commença son explication sur un ton de grand débat :
- Et bien, il paraît que je suis dur à réveiller alors Fred et George ont eu la bonté de m'offrir celui-là, l'été dernier. Il ne sonne pas… il vient frapper la tête de son propriétaire.
- Ah…
- Je plaisante… je ne sais pas pourquoi il lévite. Il est l'heure, là ?
- Je crois… que oui. Ron… je voulais te dire que -Harry passa une main dans ses cheveux, visiblement gêné- enfin je suis content… pour vous.
Ron sembla hocher la tête dans le vide, l'esprit totalement ailleurs, les yeux toujours portaient sur le réveil. Puis, se retournant dans un geste vif, il fixa le sol et répondit d'une voix grave :
- Merci.
Et comme d'un commun accord, ils disparurent tous les deux dans un craquement sonore, apparaissant quelques secondes plus tard dans une salle aux murs blancs, où Arthur Weasley les attendait visiblement anxieux.
- Ah vous voilà… Vous êtes en retard.
Ron jeta un regard assassin à son ami et déposant la baguette dans la main tendue de son père, il s'avança vers la fenêtre fermée qui couvrait à peine les murmures de la foule qui se tenait en bas.
- Bien… je vous rappelle qu'à partir de maintenant, il n'est plus question de magie.
Il y avait quelque chose de bizarre dans la voix d'Arthur. Un étrange mélange de stress, de fierté mais également cette intonation que prenne la voix des enfants, quand ils s'apprêtent à rentrer dans une fête foraine.
- Vous étiez ici depuis le départ… Hermione est à l'étage d'en dessous. Comme vous l'avez choisi, vous allez d'abord vous rendre à la mer « i ».
- Il y a la mer à côté ? Demanda Ron en scrutant l'horizon.
- Il paraît que oui, répondit Arthur. Mais j'avoue que je ne sais pas pourquoi ils l'ont appelé « i ».
- Euh, si je peux me permettre, tenta Harry, la mairie est l'endroit ou les mariages sont traditionnellement célébrés chez les moldus. C'est… une sorte de maison attachée à chaque ville et village. Là où travaille le maire.
- Je croyais que c'était à l'église que… commença Ron.
- Aussi, reprit Harry. Mais pas chez tous les moldus. La mairie, c'est le passage obligatoire. L'église c'est, si je peux dire un bonus.
- Donc je me marie deux fois ? Comme si une, c'était pas suffisant…
- Trois… essaya de dire Harry, avant de se faire arrêter par le regard assassin de son ami.
Dehors, les personnes commençaient à rentrer dans un bâtiment aux vieilles pierres et surmonté d'un drapeau portant l'écusson du village de Stratford-Upon-Avon. Derrière Ron, Harry se mettait au courant des dispositifs de sécurité.
- C'est pas un peu trop connu comme village, pour un mariage ?
- Ce que je me disais aussi, mais Hermione voulait que ce soit ici…
- Pourquoi ? Personne de sa famille n'habite ici, non ?
- Mais apparemment, un écrivain célèbre est venu au monde là…D'ailleurs ça nous arrange. Il y a un congrès à quelques mètres de là. Personne ne viendra s'inquiéter du tapage.
- Et pour le repas ?
- Place incartable sauf pour les moldus de la famille de Hermione. Des aurors ont été postés à chaque grande entrée du village… Il ne devrait pas y avoir de problèmes. Il n'y aura pas de problème.
- L'église ?
- Holy Trinity Church… tu la vois d'ici…
En effet, au delà de la fenêtre, un cloché dominait l'horizon. Tout était désormais prêt et lorsqu'on lui rappela que Hermione attendait son arrivée à l'église pour faire la sienne, Ron avait presque retrouvé son teint naturel et sa démarche décontractée.
