Alors, je vais m'excuser de suite, je pensais que ce chapitre était celui de la lune de miel. Or, comme vous allez vous en rendre compte, ce n'est pas vraiment le cas. Donc, comme vous êtes de gentils lecteurs bien attentionnés et que je suis une auteur géniale (bah quoi?), j'essaie de trouver le temps de vous le mettre demain. Non, Je vais vous le mettre demain même. Sans doute en toute début de journée ou en grosse fin de soirée. Et au fait, c'est mon anniv à moi demain, pas le votre! Je me demande encore pourquoi je vous fais un cadeau... Ah oui, je sais: parceque je suis toujours surprise de vous voir aussi nombreux à me laisser un petit mot gentil en fin de chapitre.

Chapitre 24 : L'excuse d'une danse

Ron se trouvait là, assis à sa place, les jambes tendues devant lui et un verre de limonade dans la main. Avec un certain sentiment de nostalgie, il profitait de sa bonne place pour observer ce qui était sa fête.

Plus loin, Hermione dansait avec Ginny sur un rythme des plus endiablés, souriant comme une adolescente qu'elle n'était plus censée être. Finalement, elle était heureuse, n'était-ce pas le plus important ?

- Alors vieux, tu rêves ?

Ron tourna la tête vers Harry et lui sourit. Posant au même moment son verre sur la table, il vit deux petites mains en faire de même à ses côtés. Il grimaça, et face au sourire narquois de son meilleur ami, il tenta d'expliquer :

- Bryan et Martin, les petits cousins de Hermione.

Les deux gamins blondinets qui ne devaient pas avoir plus de six ans, tendirent leur main à Harry qui les serra d'un air amusé. Ron en profita pour se pencher à son oreille et lui murmurer :

- Aide-moi j't'en prie ! Ces deux-là ne me lâchent depuis la cérémonie…

- Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ?

- Je sais pas, moi ! Tu es auror, non ? Un sort d'endormissement, ça ne devrait pas être aussi dur pour toi !

- Ce sont des enfants… ils t'admirent, c'est tout.

Ron se renfrogna alors que la musique changeait de ton. Les lumières se baissèrent et les couples se formèrent alors que lui restait là, avec deux gamins comme ombre humaine. Harry y trouva là une idée pour essayer, tout au moins pour cinq minutes, de laisser du répit à son ami :

- T'as vu avec qui dansent tes frangins…

Ron leva la tête et plissa des yeux, histoire de retrouver ceux qui faisaient partie de sa fratrie. Là, il vit les jumeaux danser avec celles qu'ils auraient pu prendre pour les sorcières des contes moldus.

- Et bien, si j'avais su un jour que quelqu'un serait capable de les apprivoiser celles-là.

- Dois-je en déduire que tu as fait leur connaissance ? Lui demanda Harry.

- Il y a quelques minutes… Elles sont venues nous rechercher dehors.

- Ah, j'imagine la scène : ma chère Agathe, à notre époque, les mariés ne laissaient par leurs invités tous seuls.

- Oui, ça a donné ça un peu près…

- Tout à fait leur genre. Tiens, Ginny m'appelle… tu peux m'aider ?

- Mais bien sûr monsieur Potter… est-ce que tu m'as aidé, toi ? J'ai toujours ces deux-là sur le dos, je te rappelle.

Harry tourna la tête vers les deux gamins qui n'avaient pas bougé d'un poil et tenta, un sourire de vengeance sur les lèvres :

- Ron va aller danser, les enfants…

- Hein ? Mais c'est pas vrai !

- … pourquoi n'iriez-vous pas inviter les deux jeunes filles là-bas ?

Les deux petites têtes blondes jetèrent un regard suspicieux à Ron avant de se lever et de rejoindre à reculons les deux petites cousines Weasley qui jouaient un peu plus loin. Le marié n'avait plus le choix et fit savoir son mécontentement à Harry.

- Et bien, si c'est ça avoir un ami…

- Une danse, c'est pas la fin du monde, Ron !

- Ah oui, et je danse avec qui ? Le balai ? Tante Iseult ? Tante Myriam ? Le dentier de tante Myriam ? Sa canne ?

- Tu es désespérant parfois… tu es marié, je te rappelle.

- Inutile…

Harry lança un coup d'œil vers la piste de danse et fit un signe de tête vers l'endroit où Hermione dansait, dans les bras de Arthur Weasley.

- Je suis sûr que ton père n'y verrait pas d'inconvénient…

- Peut-être mais j'en ai pas forcément envie.

- Toi… mais Hermione…

- Pourquoi aurait-elle envie de danser avec moi ?

- Laisse-moi réfléchir… peut-être parce que tu es son mari et que c'est votre mariage…

Ron soupira et daigna enfin se lever, vacillant entre les couples enlacés pour rejoindre sa femme. Mais en cours de route, il se fit arrêter par sa mère, qui toute chantante lui fit faire trois tours sur lui-même avant de le laisser repartir et de trouver une autre victime. Certaines personnes ici avaient dû abuser des alcools proposés.

Souriant malgré lui, il s'approcha de son père, et tendant les mains à Hermione, il demanda :

- Tu permets ?

- Bien sûr !

Arthur donna une tape sur le dos de son fils et s'éloigna, manquant de trébucher sur les deux gamins qui avaient repris leur place auprès des mariés. Ron soupira, et tenta de les chasser comme il le ferait avec des mouches un peu trop collantes.

Puis, tenant la main d'Hermione, il déposa l'autre sur le dos de la jeune femme et essaya d'oublier qu'il ne savait pas danser et que surtout, il détestait ça.

- Et bien, qu'est-ce qu'il te prend Ron…

- Pourquoi tu me demandes ça ?

- Je ne sais pas… tu viens comme ça… toi qui déteste danser. Tu as bu ?

- Juste un verre de cet alcool moldu et tu étais à côté de moi.

- Le champagne…

- Oui c'est ça… Je compte garder mes esprits ce soir. J'aimerais…

- Hum ?

- … ne rien oublier.

- Vraiment ?

- Et…

- Je t'écoute.

- Ne pas te donner une raison de te mettre en colère contre moi. Pas aujourd'hui.

Hermione ne put s'empêcher de sourire, quelque peu gênée et touchée par ce que Ron venait de lui dire. Elle remercia presque Merlin d'avoir fait passer ses deux tantes auprès d'elle. Ces dernières semblaient s'amuser comme deux folles, ce qui fit grimacer Ron.

- Et bien Ron, tu devrais être content. Tes frères ont réussi à les domestiquer.

- Justement, mes frères sont les deux personnes les moins fréquentables de la famille, je peux savoir pourquoi elles les aiment eux et pas moi ?

A ce moment-là, les deux petits garçons eurent le malheur de se rapprocher un peu plus du couple. Ron soupira bruyamment et ne put s'empêcher de leur faire remarquer :

- Vous n'avez pas autre chose à faire, hein ?

Oui mais voilà, les deux tantes étaient dans les environs et surtout, n'étaient pas aussi sourdes que ce qu'elles voulaient faire croire. Ainsi, elles regardèrent Ron avant de se dire l'une à l'autre :

- Et en plus de ne pas savoir faire d'enfants, il ne saurait même pas s'en occuper. Non, réellement, Hermione n'a pas fait le bon choix.

- Et puis, il ne sait même pas danser… quel romantisme… pas un baiser, rien…

- C'est certain Laïde, elle aurait pu au mieux, choisir ce garçon là-bas.

Les yeux alentours se tournèrent vers Harry qui insouciant, faisait tourner Ginny, les yeux dans les yeux.

Puis, la voix de George s'éleva, suivie par celle de George :

- Mais notre Ronichounet à bien d'autres tours dans son sac.

- Je dirais même qu'il a le don pour cacher certaines choses.

- Mouais… si vous le dîtes mes enfants, ça doit sans doute être vrai.

Les jumeaux firent un clin d'œil à leur frère tandis que ce dernier sentait une colère lui bouffer les entrailles. Comme ça, elles aussi auraient préféré Harry ? Et si c'était le cas de Hermione ?

- Ne les écoute pas, Ron.

Il baissa le regard vers celle qui, il l'aurait presque oublié, était sa femme. Et tentant de sourire, il lâcha sa main pour la poser sur sa hanche, espérant ainsi pouvoir l'éloigner plus facilement. Oui, mais si lui ne s'en rendait pas compte sur l'instant, ce simple geste avait aux yeux de la jeune fille, un goût très spécial. Elle se sentit rougir, et instinctivement, posa sa joue sur l'épaule de Ron, se nichant ainsi dans son cou.

Oui mais voilà, Ron était Ron…

- Dis 'Mione.

- Hum ?

- Si tu avais eu le choix, tu aurais pris Harry ?

Hermione releva la tête et le toisa d'un regard brûlant.

- Excuse-moi ?

- Pour mari… s'il avait été sang pur… et si tu avais eu le choix… enfin, tu me comprends.

- Non je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi tu me demandes ça, là…

Ron détourna la tête, sentant que la gaffe qu'il redoutait tant, était finalement arrivée. Hermione porta la main à son visage, l'obligeant à la regarder en face.

- Regarde-moi Ron. Ce genre de questions, je ne les veux plus, c'est clair ? C'est pas la première fois et tu sais exactement ce que je te réponds à chaque fois, non ?

- Je…

- Tu rien Ron… plus jamais. Et surtout pas dans un moment comme ça. Maintenant, regarde Harry. Regarde-le !

Ron tourna la tête un peu plus loin et vit son meilleur ami dans les bras de sa sœur.

- Il te viendrait l'idée de lui poser cette question ?

- Non…

- Alors pourquoi tu me la poses à moi ?

- Mais… 'Mione, tu as entendu tes tantes, tout comme moi…

- Et tu as entendu la tienne dire que je ne valais pas mieux qu'une Vélane prétentieuse.

- Mais c'est tante Myriam, elle est toujours comme ça.

- Et bien, ce sont mes tantes et elles sont toujours comme ça. Est-ce que ça veut dire que je dois être d'accord avec tout ce qu'elles disent ? Je ne crois pas… tu me connais assez pour savoir que je peux prendre mes propres décisions non ?

- Je… désolé…

Le jeune homme tourna une nouvelle fois la tête, cherchant à fuir le regard culpabilisateur de Hermione. Mais une nouvelle fois, cette dernière le força à la regarder.

- Ron… tu n'es pas désolé. Tu es juste triste… tu as ce même regard que celui que tu avais en voyant Harry faire ce que tu rêvais toi-même de faire. Tu as peur du jugement d'autrui et encore plus quand tu sais qu'il n'est pas favorable. Mais ça, tu t'en fiches parce qu'il ne compte pas pour moi…

- Mouais…

- Ron, regarde-moi…

Cette fois, elle n'eut pas besoin d'attirer elle-même son visage, Ron le fit naturellement. Sauf que cette fois, il n'eut pas le temps de rencontrer les yeux de la jeune femme que ses lèvres entrèrent doucement en contact avec les siennes. Sans même réfléchir, fermant les yeux et la serrant un peu plus contre lui, il lui rendit son baiser.

Pourquoi fallait-il que cela arrive en plein milieu d'une salle de réception avec des dizaines de regards posés sur eux ? Le seul réflexe qu'il eut lorsque Hermione s'éloigna, ce fut de la rattraper pour atténuer le nœud qui lui serrait le ventre.

- Ron… il y a du monde…

Le jeune homme soupira, il s'en fichait pas mal des autres. Ils pouvaient bien disparaître, il en voulait à la terre entière d'être là, l'empêchant de retrouver sa femme.

- De toute façon, on va devoir y aller…

- Hein ? Pour… Pourquoi ?

- La tradition Ron… les mariés s'éclipsent avant la fin.