Chapitre qui sert à rien je l'avoue mais j'en avais besoin pour la suite des évenements. Merci d'être toujours là et bonne lecture!

Chapitre 27 : L'excuse en cadeau

Ron était allongé sur son lit simple de la petite chambre du 17 East-wood Street. La tête ailleurs, il lançait une boule de papier en l'air et s'amusait à la rattraper de toutes les manières possibles et imaginables.

Aucune raison pour faire ça en particulier, sauf qu'en bas, des bruits sourds se faisaient entendre. Hermione refaisait la déco et mieux valait ne pas traîner dans ses pattes, ça Ronald Weasley l'avait compris. Sauf que, au bout de vingt longues minutes à feindre de ne pas entendre qu'on l'appelait, il fut surpris lorsque celle qui était sa femme entra en trombe dans ce qui était sa chambre. En un instant, il se redressa, et se jetant à terre, il fit mine de chercher son graal.

- Tu veux me dire ce que tu fous par terre, Ron ?

- Je… cherche ?

- Alors je vais te laisser cinq secondes pour imaginer ce que tu pourrais chercher de crédible à mes yeux et…

- T'as gagné…

Le garçon se releva et la mine déconfite, attendit de voir tomber sa sentence. Mais cette fois, un sourire fit place au cri.

- Tu n'es plus en forme Ron… normalement, tu ne cèdes pas aussi facilement.

Oserait-il lui dire, qu'en effet, il n'osait plus vraiment la chercher depuis trois jours… depuis cette nuit où il a découvert pour la deuxième fois de sa vie que Hermione était une fille… et pas n'importe quelle fille ?

- Je pensais que ça serait mieux que tu sois là pour ouvrir les cadeaux qu'on nous a offerts…

- Des cadeaux ? Bien sûr que je veux le faire ! Je les ouvre et toi tu…

- Je ?

- Bon d'accord, on les ouvre tous les deux.

Sur ces mots qu'il croyait sages, Ron descendit deux à deux les marches pour arriver au salon, là où les cartons que Hermione avait fait voyager, étaient atterris. La jeune femme ne put s'empêcher de sourire devant l'expression jubilatoire de son mari. Comme un enfant devant ses cadeaux de Noël, Ron ne savait pas où donner de la tête.

- On commence par lequel ?

- Ron… je dois te prévenir avant que la plupart d'entre eux viennent de ma famille. Ne t'attend pas à voir apparaître le dernier balai de course.

- Je ne suis pas idiot non plus. Celui-là ? Ca te va ?

Hermione hocha la tête et Ron déchira le papier doré jusqu'à atteindre un objet en fer dont la forme lui était inconnue. Le manipulant, il finit par le lâcher dans un bond alors que des gouttes de sang perlaient sur le sol. En un instant, Hermione fit aller sa baguette et referma la blessure de Ron qui par habitude, porta son doigt à la bouche.

- C'est quoi ce truc ?

- Un ouvre-boîte électrique…

- Eclectique ? Je crois qu'on pourra le donner à mon père, il aime tout ce qui est éclectique. A toi 'Mione !

La jeune femme prit le premier paquet qui était à sa disposition et prit soin de ne pas trop arracher le papier. De là, elle en sortit une boîte en carton sur laquelle était dessinée une mini fontaine surmontée d'un lion.

- Fais gaffe, c'est encore un truc éclectique ça !

- J'adore ce genre de chose… très agréable…

- Dangereux…

- Tout ce qui est électrique n'est pas dangereux, tu sais.

Ron hocha les épaules et commença à défaire un autre paquet de son enveloppe. Et là, il ne put cacher sa déception en sortant un gros tube en fer gravé. Il le tendit à Hermione, dépité.

- Ils ont quand même des drôles d'idées, tes moldus.

- C'est pour ranger le contrat de Mariage Ron… c'est une décoration…

- Ah… pas très utile…

- Autant qu'un livre d'histoires drôles provenant de tes frères.

Hermione lança sur Ron un livre sorcier retraçant en images les plus grandes histoires drôles du moment. Elle venait sans le savoir, de trouver la tranquillité pour l'après-midi.

En effet, il ne resta bientôt plus de Ron qu'un pied dépassant d'un fauteuil et un rire gras qui résonnait de temps à autre.

En trois tours de baguette, Hermione finit le grand déballage et le rangement qui allait avec. Finalement soulagée de ne pas avoir vu Ron se mêler à ça.

Pourtant, un grand vide s'installa en elle quand elle vit qu'elle n'avait plus rien à faire. Alors voilà, elle était chez elle, avec son mari… complètement perdue. Qu'était-elle censée faire ? C'est vrai, on disait toujours qu'il y avait en permanence quelque chose à faire dans une maison. Oui mais voilà, à ce moment-là elle avait beau chercher, elle ne trouvait pas.

- Tu as fini 'Mione ?

- Oui… je te remercie de ton aide au passage.

- De rien 'Mione. Tu fais quoi là ?

- Tu sais qu'il te suffirait de tourner la tête pour le savoir ?

Elle vit quelques cheveux roux dépasser du fauteuil et deux yeux la scanner.

- Tu veux que je t'aide 'Mione ?

- A quoi faire ?

- Bah rien ! Ca marche toujours cette blague…

Fier de lui et de son fichu bouquin, Hermione eut soudainement l'impression que ce n'était que le début si elle le laissait à sa portée. Soupirant, elle s'approcha de lui et attendit qu'il la regarde comme il savait si bien le faire : persuadé d'avoir fait quelque chose de mal. Ce qui ne tarda pas à arriver.

- Quoi encore ?

- Mais rien…

- Ok…

Ron baissa de nouveau la tête, essayant de se remettre à sa lecture avant d'être de nouveau troublé par le regard que sa femme portait encore sur lui. Une nouvelle fois, il la regarda en prenant soin cette fois de refermer son fichu bouquin.

- Dis-moi…

- Tu veux pas qu'on discute ?

- Qu'est-ce que j'ai fait ?

- Rien je trouve juste que ça serait intéressant qu'on parle.

- Justement, tu ne me demandes jamais ça…

- Et bien il serait peut-être temps d'y penser !

- Maintenant ?

- Maintenant.

- Bah vas-y, je t'écoute…

- Ca ne marche pas comme ça… parler, c'est censé être dans les deux sens, tu sais ?

- Mais moi, je ne sais pas quoi te dire 'Mione. C'est toi qui voulais parler. Il faudrait savoir !

Hermione soupira et s'apprêta à partir avant d'être rattrapée par un vent de témérité. Elle se rapprocha de nouveau, et se postant devant lui pour lui couper toute possibilité de fuite, elle tenta le tout pour le tout.

- Pourquoi es-tu si bizarre ?

- Je ne sais pas, ça a toujours été le cas. Mais ça me fait plaisir de l'entendre…

- Non Ron, ce que je veux savoir, c'est pourquoi es-tu aussi distant. Je sais qu'on n'a jamais été très… expressif dans nos sentiments l'un envers l'autre mais là, c'est au comble du zéro.

- Tu veux que je te rappelle ce que ça a fait la dernière fois qu'on a voulu être plus… démonstratif ?

- Inutile… je m'en souviens très bien… donc, reprit-elle avant de rougir tout à fait. Je dois en déduire que tu le regrettes ?

- Bien sûr que je le regrette ! C'est pas comme ça que doivent se comporter deux amis !

- Je ne te demande pas d'être mon ami…

- Mais… tu ne comprends rien.

Sur ces mots, Ron se leva en laissant derrière lui une jeune femme perplexe. Réellement, elle avait tout compris ce qui visiblement n'était pas le cas de celui qu'elle avait cru pouvoir aimer autrement. Oui mais voilà, elle n'eut que le temps de regretter cette pensée lorsqu'une main la força à se retourner et lorsque des lèvres la forcèrent à ne plus penser. Pourquoi fallait-il qu'il soit aussi contradictoire ?

En un instant, il s'était reculé aussi vite qu'il était réapparu et la regardait désormais avec une expression de défi dans les yeux.

- C'est ce que je devais comprendre ?