Petit speech de noël by me... (vous aurez celui de la nouvelle année au prochain chap ;op). Plus sérieusement, je viens de découvrir que 63 d'entre-vous avaient entré cette fic dans le mode "alerte". 63... donc, vous êtes au moins 63 à me lire et rien que ça, c'est énorme. Alors merci de supporter mes sauts d'humeur et en plus, d'en redemander :op. Oh et... une nouvelle fois, un gros merci à Ezilda qui prend le temps de corriger ces chapitres. Je sais qu'elle doit avoir autre chose à faire mais elle est toujours là.

Maintenant, passons aux mauvaises nouvelles. Nan, faites pas cette tête là! Je plaisante, pas de mauvaises nouvelles. Simplement, mon emploi du temps va être plus que chargé à la rentrée et je risque d'être en perte de vitesse question écriture. Rajoutez à ça que j'a toujours mon livre qui est en attente d'être fignolé. Pour les lecteurs de "l'enfant d'une autre", je n'oublie pas cette fic, j'ai juste moins de temps.

Et puis, j'allais oublier... Joyeux noël! Comment ça vous voulez un cadeau? Bon bah... direction la catégorie Ron/Hermione et votre one shot de noël "Noël c'est aussi...". Sur ce, bonne lecture!

Chapitre 34 : l'excuse d'un strangulot.

- Déjà réveillé, vieux ?

Ron leva la tête vers celui, qui allait sans doute perdre son titre de meilleur ami, s'il continuait ses blagues vaseuses.

Il était assis à la table de sa cuisine, tentant d'émerger devant un bol de café. Machinalement, il trempait son croissant dans le liquide brûlant, ne dégageant pas son regard de « l'Elu ».

- Ca va ! Ne fais pas cette tête-là…

- Ca fait trois semaines que ça s'est passé et tu continues à me faire cette même blague chaque matin…

- Bonjour le sens de l'humour…

Ron haussa les épaules et reprit sa contemplation de son bol jusqu'à ce que, comme il aurait pu le prévoir, le croissant trop imbibé de liquide caféiné, ne tombe dans un flop désastreux. Le jeune homme se leva dans un bond, passa ses mains sur son pantalon de pyjama totalement mouillé et grogna contre celui qui tentait en vain de se moquer en silence.

Et comme un malheur ne vient jamais seul, c'est ce moment que choisit Hermione pour faire son apparition dans la cuisine en ébullition. Elle regarda d'un œil suspicieux Harry réfréner son rire, et d'un regard entendu, se tourna vers Ron qui à force de coups de baguette, tentait de rendre son pyjama plus sec.

- Et bien Ron, mauvais réveil ?

- Oh ça va. T'y mets pas non plus !

- Ron… c'était une marque de politesse, cesse de prendre tout de travers.

Sans lui laisser le temps de répliquer, elle se dirigea vers un des éléments de cuisine, s'empara d'un biberon qui semblait l'attendre et remonta dans les étages.

- Et bien, c'est comme ça tous les matins ? Ou c'est seulement quand je suis là ?

- Tu te contredis Harry… c'est un… comment on dit déjà… pléonasme…

- Sympa… tu le dis si je te dérange…

- Je plaisantais…

- Drôle d'humour.

- Tu n'es pas le seul à pouvoir faire des blagues douteuses.

Dans un dernier coup de baguette, Ron se réinstalla à sa place, laissant de côté ces croissants plus que dangereux à cette heure matinale. En face de lui, Harry restait stoïque, comme chaque jour depuis quelques semaines. Et pourtant, il était inutile de lui demander ce qui clochait.

La période de calme dans laquelle ils vivaient tous depuis quelques jours, ne pouvait que les inquiéter sur la préparation d'une attaque qui devait se faire de plus en plus imminente. Et pourtant, personne n'avait trouvé la moindre trace d'une activité suspecte. Personne n'avait pu mettre la main sur le moindre indice.

- Des nouvelles sur les parents de Maya ?

Harry releva la tête, coupé dans sa réflexion par son meilleur ami. Il haussa un sourcil, interrogeant muettement Ron sur son interrogation.

- Maya, Harry… la petite que nous gardons.

- Ah… euh… aucune, désolé. Nous avons perdu leur trace, mais je ne m'en fais pas. Ils nous avaient prévenus qu'ils voulaient agir seuls. Ils ont sans doute… utilisé un sortilège de métamorphose. Personnellement, c'est ce que j'aurais fait.

- Ah…

Dans un geste symétrique, les deux amis retournèrent à leur déjeuner, tentant de se faire oublier de l'autre jusqu'à ce que, dans une parole synchronisée, il se demande l'un à l'autre :

- Ca va ?

Un sourire se dégagea de leur visage anxieux, et pour la première fois de la matinée, ils eurent un regard complice lorsque Ron décida :

- C'est toi qui commences, j'ai assez donné, moi…

- Je vais bien…

- C'est ça… tu es à la quête du plus grand meurtrier de la planète et tu vas bien. Tu squattes chez tes meilleurs amis chaque matin pour éviter d'être seul, je suppose et tu vas bien… Tu as l'impression d'être à la recherche d'une dizaine de graals qui, au fur et à mesure que les jours avancent, semblent plus tenir de la légende que du réel, mais tu vas bien…

- Rajoutes à ça que j'ai un ami qui sait toujours autant faire preuve de tact et tu n'auras plus qu'à me prêter une corde et à m'aider à l'accrocher, bien sûr.

Une nouvelle fois, les regards se baissèrent et les bols de café chaud reprirent toute leur importance. Jusqu'à ce que…

- Ca me rend malade de rien pouvoir faire. Je marche dans la rue et j'ai l'impression que les gens me regardent et me demandent : « Alors c'est pour quand ? ». Je cherche… et plus je cherche, moins je trouve. Plus je m'approche du but, plus il s'avère que j'en suis loin. Tu vois, j'avais l'impression qu'une fois qu'on sortirait du collège, tout irait plus vite. Que j'aurais tout le temps pour m'occuper de ça. J'ai le temps, mais ça n'avance pas…

- …

- C'est sympa de discuter avec toi… je me sens beaucoup mieux…

- Désolé vieux…

- Bon et toi… racontes… Cette maladie, c'est une excuse pour squatter la chambre de Hermione tous les soirs ?

- Nan, ça c'est normal, y'a plus de chambres de libre depuis l'arrivée de Maya et…

- … et le dragon…

Ron s'arrêta dans sa phrase, maudissant l'air sérieux qu'avait endossé son meilleur ami. Finalement, il pouvait bien dire ce qu'il voulait, rien n'était logique. Non, le fait était là, ce rêve lui avait mis un coup de poignard au cœur et il allait falloir du temps avant que la blessure ne se referme tout à fait.

- Tu es amoureux ?

- Qu… quoi ? Je quoi ?

- Ron… il ne faut pas être né de la dernière pluie… Dis-moi qu'il n'y a aucune interaction quand vous dormez des nuits entières dans le même lit.

- Attends… quand tu parles d'interactions… tu veux dire… Harry ! C'est 'Mione !

- Justement… c'est Hermione, tu es toi… vous n'avez plus les mêmes rapports… Vous êtes mariés, je te rappelle.

- Faut arrêter l'alcool le matin…

- Vous dormez ensemble…

- Et alors ! C'est… mon amie.

- Il y a de ça un an, tu osais à peine lui faire la bise et là, tu dors avec…

Le regard fixé sur Harry, Ron se sentait rougir de plus en plus, et ce, sans réellement savoir pourquoi. Il n'était pas gêné… plus énervé finalement. Et pourtant, il n'y avait aucun reproche dans la voix de son meilleur ami, ni même dans son regard. Juste ce sérieux qui finalement le rendait malade. Ce pouvait-il qu'il ait compris cette chose que lui-même ne pouvait encore assimiler ?

- Ron… je ne t'en ai jamais réellement parlé à l'époque, parce que… parce que moi-même je ne maîtrisais pas vraiment le sujet et que… surtout, c'était bien plus drôle de te voir ramer tout seul mais… enfin, il ne faut pas être dupe. Ginny a raison, il y a bien strangulots sous roche entre vous deux, et ce depuis bien longtemps.