Bien, on dirait que tout est revenu à la normale :oD . Et, non je ne vous oublie pas. Il y a même un autre chapitre qui attend son tour aprés celui-là! Bon, si tout va bien je pourrais de nouveau répondre à vos reviews. En attendant, merci de votre fidelité (ça fait très magasin ça...) et bonne lecture!

Chapitre 36 : l'excuse d'une pression

- Comment allons-nous faire, alors ?

Une question qui semblait bien futile. Ron l'avait posée en sachant pertinemment que personne n'allait pouvoir lui répondre. Et pourtant, il se sentit presque rassuré de voir Harry s'asseoir à la table de leur cuisine et porter à ses lèvres la tasse de thé fumant. Au moins, il n'avait pas l'air d'avoir l'intention de partir seul à l'assaut des mangemorts.

- Il n'y a rien à y faire… je pense. L'ordre nous avait mis en garde et l'on savait que le répit ne pouvait être que de courte durée.

- J'aurais aimé qu'ils aient tort pour une fois.

Voilà ce que furent les premiers mots de Hermione. Elle était assise là, le regard flou porté sur la dernière édition de la gazette du sorcier. Même eux n'avaient pas fait main basse sur la dernière attaque des mangemorts. Et là, en première page, trônait la marque des ténèbres.

Ron, instinctivement, s'approcha de la jeune femme, et déposa ses mains sur ses épaules tremblantes. Pourtant, il crut mourir quand il la vit se lever, et quitter la pièce sans autre préambule. Un regard vers Harry et il fut soulagé de voir que ce dernier était bien trop préoccupé pour faire la moindre remarque. Enfin, c'est ce qu'il croyait…

- Elle n'a pas l'air bien, mais bon, personne ne l'est.

- Il fallait s'y attendre, on est en temps de guerre. Et je crois que le pire là-dedans, c'est de se sentir si inutile. On ne peut rien y faire.

- Vous ne pouvez rien y faire, mais moi, oui.

- Ne sois pas bête Harry… Tu n'es pour rien dans ces attaques.

L'élu leva la tête vers son meilleur ami, le regard soudainement froid. Ce sujet avait la faculté déconcertante de faire naître des étincelles dans son esprit.

- Peut-être pas là ! Mais qui a le devoir de retrouver les Horcruxes…

- Pas que toi !

- Pas que moi ?! Non tu as raison, pas que moi. Mais qui va devoir tuer pour ne pas l'être ?

Ron baissa la tête, cette conversation, ils l'avaient eu tellement de fois qu'il trouvait futile de tenter de répondre. De toute façon, son meilleur ami avait réponse à tout dans ce domaine.

Tous les deux restèrent ainsi un moment, regardant le fond de leur tasse pour éviter de croiser le regard de l'autre. Jusqu'à ce que, dans un soupir, Harry ne reprenne la parole.

- Ils ont mis en place les rondes de surveillance. Je vais demander à y être intégré.

- …

- Et bien, vas-y dis-moi que je suis insensé !

- C'est inutile de me crier dessus ! Et de toute façon, je… vais faire… pareil.

Un bref sourire se dessina sur le visage de Harry, un sourire qui s'évanouit bien vite lorsqu'il vit apparaître à la porte de la cuisine, la silhouette de Hermione. Plus aucun doute n'était permis, elle avait tout entendu et apparemment, n'en était pas très contente.

En un instant, il posa un regard insistant à Ron, lui faisant comprendre dans quelle situation ils étaient tous les deux et, en quelque seconde, le jeune Weasley se leva et tenta de s'échapper avant de se faire rattraper par la voix de celle qui, il l'aurait presque oublié, était sa femme.

- Oh que non… tu restes là et tu t'assois !

Sans oser broncher, il soupira par défiance et s'installa de nouveau sur sa chaise, tournant délibérément le dos à la jeune femme loin d'être rassurante d'apaisement.

Mais malheureusement pour lui, elle prit soin de faire le tour de la table, afin de venir se placer à côté des deux amis qui n'en menaient pas large, et de commencer son sermon.

- Non, mais je peux savoir ce que vous avez dans la tête tous les deux ? Vous pensez qu'il n'y a pas assez de morts comme ça ? Vous voulez en rajouter deux de plus ?

- Justement Hermione, tenta avec courage Harry, il y a trop de morts, ça peut pas continuer comme ça ! La moindre chance que l'on a d'arrêter ces assassins, on doit la prendre !

- Tu sais tout comme moi qu'il y a des personnes qui sont formées pour ça et qu'elles vont mettre en place tout ce qu'il faut pour arrêter l'hécatombe.

- Justement, tu ne crois pas qu'ils ont besoin d'aide ?

- De personnes compétentes ! D'aurors !

- J'ai tenu tête à Voldemort par six fois…

- Et ta mission est de rechercher les horcruxes et de te préparer à le vaincre une dernière fois.

Harry secoua la tête par dépit. Bien sûr qu'il savait que sa meilleure amie avait tout à fait raison, oui mais voilà, cette vérité était des plus dures à avaler.

- Quoique que tu puisses en dire, j'irai.

- Et moi aussi… 'Mione.

Si Ron avait eu le courage d'annoncer son choix, il n'avait pas eu celui d'Harry et, n'avait pas fui aussitôt que cette phrase avait été prononcée. Alors, il se retrouva seul dans la cuisine, seulement armé de son sang froid pour affronter la colère de sa femme.

- Je peux savoir ce qui te passe par la tête, Ronald ! Tu te crois peut-être malin ?

- Je ne fais que mon devoir.

- Se sacrifier n'a jamais été un devoir !

- Je l'ai accepté quand j'ai rejoint l'ordre.

- Parce que tu crois que tu leur seras utile, à l'ordre, quand ils auront à aller te rechercher parce qu'ils auront perdu ta trace ?

- Parce que tu crois que je suis utile à rester là, à ne rien faire ?

- Parce que Maya, c'est rien peut-être ?

- Maya, c'est toi qui t'en occupes, en aucun cas moi. Mon devoir, il est dehors.

- Ah, ça te va bien de jouer à l'homme macho, hein ! Et ton devoir de mari, tu en fais quoi par Merlin ! Tu sais comme moi que tu ne peux pas t'en sortir. Tu sais comme moi que s'ils te trouvent avant que tu leur mettes la main dessus, ils te tueront.

- J'irai.

Ron s'était fait ferme et déterminé dans ses propos. Peut-être était-ce la première fois de sa vie qu'il savait exactement ce qu'il avait à faire. Mais cette fois, il crut mourir quand il entendit Hermione s'y reprendre à deux fois avant de lui dire :

- Bien. Alors j'irai aussi.

- Tu… tu ne peux pas faire ça !

- Ah bon ? Pourtant je fais partie de l'ordre aussi, non ? Alors c'est mon devoir.

- Non tu n'iras pas !

- Et qu'est-ce qui m'en empêchera ?

- Je… moi !

- Toi ?

- Oui, moi ! Je t'interdis d'y aller !

- Tu n'as pas ce pouvoir. Tu ne l'as pas sur moi en tout cas. Vous y allez, et bien j'irai également. C'est à vous de voir…

Sur ces mots, la jeune femme quitta la pièce, laissant derrière elle un mari qui se demandait ce qu'il avait bien pu faire à Merlin pour avoir une femme aussi têtue.