Voilà le dernier chapitre… (ohhhhhhhhhhh) oui mais j'ai une bonne nouvelle (ahhhhhhhhhhh) j'ai décidé, au vu de la fin bizarre de cette fic, de vous laisser décider du chapitre bonus : que sont-ils devenus ? A vous donc de voir s'ils auront une famille nombreuse ou pas d'enfants… quel métier ils auront ou même, si Harry sera vivant ou pas. Pour cela, rendez-vous sur mon forum via ma page d'accueil ! En tout cas, merci de m'avoir suivi et rendez-vous sur le temps des cerises.
Chapitre 41 : la dernière des excuses
Le soleil tentait de trouver sa place à travers les nuages blancs typiques de l'hiver, qui allaient tout aussi bien avec le froid de ce matin de décembre.
Ron était allongé dans son lit, leur lit désormais, les bras écartés, il tentait de résister contre l'envie de remonter le drap sur son torse nu. Non, il ne le devait pas, même s'il frissonnait de froid, même si décembre n'était pas un mois pour dormir nu dans son lit… il ne devait pas risquer de réveiller celle qui était paisiblement endormie contre lui, il ne devait pas mettre un terme à ce qui semblait n'être qu'un rêve à ce moment même.
A y réfléchir, il n'y croyait toujours pas… oui mais voilà, il y aurait-il une autre raison pour expliquer le fait qu'ils étaient là, tous les deux… eux normalement si pudique quand il s'agissait de l'autre.
Un instant, il fixa ses yeux sur le plafond blanc, luttant pour ne pas se laisser aller à cette réaction jadis si naturelle… il était nu au côté de Hermione… de sa femme.
Cette pensée mis fin à la torture qui imprégnait son esprit. Réellement, était-ce mal de faire l'amour à celle qui avait promis de partager sa vie pour l'éternité ? Oui, parce qu'il en était sûr, ça ne pouvait être qu'un acte d'amour.
Instinctivement, il déposa un baiser sur le haut de la tête brune qui caressait son torse et s'appuya de nouveau sur son oreiller, respirant l'odeur féminine qui semblait imprégner son corps. Par Merlin, il aurait pu rester là, des heures et des heures, évitant de penser au moment où, il allait devoir affronter le regard de sa 'Mione.
Serait-elle plus courageuse que lui pour affronter ce moment qui… il essayait de s'en persuader, n'avait rien de honteux ?
Rien qu'à y penser, il sentait un nœud lui nouer l'estomac, et prit par un excès de mauvaise conscience, il décida qu'il valait mieux pour lui de se lever et de quitter cette pièce. Elle avait bien le droit de se reposer un peu sans qu'il ne soit là pour lui imposer quelques prises de conscience. Alors, il quitta leur chambre et se glissa sans un bruit dans la salle de bain, se passa un gant mouillé sur le visage et s'habilla pour rejoindre la cuisine.
Le journal d'Hermione était déjà là, l'attendant sur le rebord de la fenêtre, pendant à la patte d'un hibou qui se nettoyait les plumes impatiemment. Ron prit quelques pièces dans la coupelle qui était près de la fenêtre, ouvrit cette dernière et déposa les mornilles dans la bourse que tenait l'animal.
Puis, il s'apprêta à refermer lorsqu'il distingua une ombre noire se mouvant dans les airs. Intrigué par un courrier arrivant à cette heure là, il sentit pour la seconde fois une masse tomber sur son estomac. Une mauvaise nouvelle les attendait sans doute… et son esprit se tourna malgré lui vers son meilleur ami, toujours allongé sur ce lit aux draps blancs.
- Ron ?
Il ne sursauta même pas à l'entendre arriver. Non, il l'accueillit dans ses bras, se doutant à l'intonation de sa voix qu'elle avait également dû voir l'oiseau et, en venir à la même déduction que lui.
- C'est pas ça 'Mione… j'te promets, ça ne peut pas être ça…
Comment faire croire quelque chose à quelqu'un, quand on n'en est soit même pas persuadé ? Alors les quelques secondes, resté debout devant une fenêtre dégageant l'air glaciale de l'hiver lui parurent être une éternité. Ils regardèrent l'oiseau s'approcher, s'arrêtant de respirer peu à peu, puis, arrachèrent la lettre au cachet trop officiel.
Ron garda la lettre dans sa main, il était l'homme de la maison non ? C'était à lui de la lire… Il jeta un regard vers sa femme comme pour se donner le courage nécessaire et décacheta l'enveloppe.
Il parcourut l'écriture frêle et détacha la seconde partie de sa missive, murmurant au passage :
- C'est pas ça… juste… il faut choisir…
Pourquoi était-ce les seuls mots qui purent sortir de sa bouche ? Sans queue ni tête, ils traduisaient si bien sa pensée à ce moment même… Ils devaient choisir… choisir si oui ou non, il voulait…
- C'est la lettre du ministère 'Mione… et notre contrat de mariage. Ils nous disent qu'il n'y a plus aucune trace de nous dans leur bureau et que… si nous voulons rester mariés, il n'y a plus qu'une seule chose à faire… leur renvoyer le tout.
Comment pouvait-il lui demander de faire un tel choix après celui qu'il lui avait fait faire cette nuit ? Cette fois, ce n'était pas du bluff, ils avaient bel et bien le choix. Et si les esprits semblaient bien clairs hier sur ce sujet, ce n'était pas réellement le cas ce matin.
Le jeune homme leva son regard vers celle qui, s'il le désirait à ce moment présent allait pouvoir rester sa femme ou alors…
D'un geste vif, il arracha la papier qu'il tenait entre ses mains et le regarda se consumer à petit feu.
Sa décision était prise, il ne risquait rien à faire ce qu'il venait de faire, il le savait. Alors, tentant de prendre une respiration des plus normale, il attrapa la main de sa 'Mione et expliqua face aux yeux mouillés de cette dernière :
- 'Mione, ne pleure pas…
- Comment tu peux… me dire ça après…
- Chut… je ne veux pas de ce mariage
Il passa une main sur ses joues pour en recueillir les larmes et… lui prenant les mains, il s'agenouilla face à elle. Puis, s'éclaircissant la voix, il reprit :
- Et toi non plus tu n'en veux pas… Je sais que je n'ai jamais été très clair dans mes propos. Ca, c'est normal, je n'ai jamais réellement su ce que je voulais. Mais aujourd'hui, je peux affirmer le contraire. Je sais aussi que l'image que l'on a pu donner de nos relations, que ce soit au collège ou suite au mariage, n'a jamais été des plus reluisantes. Mais peu importe ce que pensent les autres non ? Tu m'as fait comprendre Hermione que l'amour était peut-être universel mais qu'en aucun cas il ne pouvait se décliner de la même façon pour chaque être humain. On n'a jamais fait comme les autres… alors je ne vois pas pourquoi il aurait fallut que l'on cherche la normalité dans notre couple. J'ai peut-être mis du temps à comprendre ça mais je suis sûr d'une chose aujourd'hui… Dans chacune de mes paroles à ton égard, flottait une aura de tendresse. Même quand… je l'avoue, j'avais envie de te… 'fin bref… Je t'ai détesté plus d'une fois, mais dans ces moments là, je rageais de ne pouvoir t'aimer simplement. 'Mione, je ne veux pas de ce mariage arrangé… Je… j'en veux un vrai… un… un mariage d'amour. Médité, réfléchi… je crois pouvoir dire que c'est possible après les dix ans que l'on a passé à tenter de ne pas s'entretuer non ? Alors… simplement… je voudrais que tu deviennes ma femme…
