Bon, alors, honte sur moi, j'ai oublié de citer ma Bêta lectrice. Se cache derrière son clavier. Donc, un grand merci à Saschka, ma bêta lectrice et ma première lectrice tout court.
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Deux jours plus tard.
Le colonel Sheppard se baladait dans la cité, son joujou personnel, quand il tomba sur le docteur Beckett.
- Hey ! Salut Carson ! Comment ça va ? demanda-t-il d'un air joyeux.
- Pas terrible, répondit l'Écossais d'un ton morose.
- Qu'est-ce qui vous arrive, s'enquit Sheppard.
- C'est ces élections, soupira Beckett. Je trouve que ça prend des proportions démesurées, pas vous ?
- Pourquoi dites-vous ça ?
- Hé bien, pour commencer, mon infirmière en chef s'est portée candidate, et elle passe toutes ses pauses à faire campagne dans l'infirmerie auprès du personnel et des patients. Et le docteur Biro s'est présentée également. Sans compter les diverses bagarres qui opposent candidats et partisans adverses. Bref, mon infirmerie ressemble plus à un champ de bataille qu'à autre chose.
- Mon pauvre vieux, le plaignit Sheppard. Essayez donc de voir les choses comme étant un grand progrès pour la démocratie sociale atlante et comme une occasion formidable de resserrer les liens entre les différents secteurs de la cité.
- C'est de vous ? demanda Beckett sceptique.
- Non, rigola Sheppard, c'est du docteur Weir. Moi, j'aurai plutôt organisé un grand barbecue sur le continent avec tournoi de football pour resserrer les liens de camaraderie, mais bon, comme je ne suis pas dans les petits papiers du chef cuistot, il aurait fallu que je prépare toutes les brochettes moi-même...
- Vous prenez les choses avec beaucoup de sérénité, je trouve, avança Beckett. Vous faites comme si tout ça ne vous affectait pas.
- Et c'est le cas, déclara Sheppard avec un grand sourire. Le gros avantage d'être militaire ! Pour une fois que la chaîne de commandement sert à quelque chose, je vais pas me gêner pour en abuser !
- Vous avez interdit aux militaires de se présenter ? s'exclama Beckett.
- Non, pas exactement, répondit Sheppard qui ajouta, sur un ton de confidence, je ne voudrais pas qu'on me compare à Caldwell... Mais j'ai juste rappelé à mes hommes qu'ils avaient tous un supérieur à qui se référer en cas de problème, donc, je suis serein.
- Euh, hésita Carson, vous avez vu la liste officielle des candidats ?
- Ah ! Non, tiens, maintenant que vous le dites, c'est aujourd'hui qu'Elizabeth devait l'afficher. Il y a des choses amusantes ?
- Heu, je crois que vous devriez aller la voir par vous-même, colonel.
- Pourquoi tant de mystère, dit Sheppard soudain soupçonneux.
- Et bien... en fait, bégaya Beckett.
- Carson ? fit Sheppard menaçant.
- Il se peut qu'il y ait un ou deux militaires qui se soient présentés.
- Quoi !
- Ne vous énervez pas colonel, si vous ne leur avez pas formellement interdit de se présenter, ils ne risquent rien, non ? demanda Beckett avec espoir.
- Qui ? demanda simplement le colonel.
- Vous devriez aller voir...
- Qui ? tonna Sheppard.
- Le caporal Kinkad et ... euh...
- Cadman ? tenta Sheppard.
- Oui, murmura Carson.
- Mais c'est pas vrai ! Pourquoi ? demanda-t-il plus calmement.
- Et bien, en fait, il se trouverait, d'après ce que je sais... Mais au fait, se reprit Carson, je n'ai pas le droit de vous en parler, ces choses me sont rapportées pendant mon exercice professionnel, je ne peux rien vous dire. Secret médical, annonça-t-il fièrement.
- Carson ! gronda Sheppard.
- Je pense que si vous alliez voir votre bureau - j'ai appris que vous en aviez un hier - vous verriez qu'il s'y trouve beaucoup de rapports "classés sans suite". Je pense que certains de vos hommes n'ont pas apprécié que vous ne preniez pas aux sérieux leurs plaintes. C'est tout ce que je vous dirai.
Et Carson s'éloigna, fier de lui et un peu réconforté, il faut bien le dire, de ne pas être le seul à se sentir sur la sellette à cause de ses élections. Ça, c'était le bon côté de la démocratie.
John, quant à lui, partit d'un pas décidé vers le bureau du docteur Weir.
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En arrivant près du bureau, Sheppard entendit la voix de McKay avant de voir le Canadien lui-même. Il semblait être dans un de ses "bons jours".
- Franchement, s'énervait McKay qui faisait les cent pas dans la pièce, je ne vois vraiment pas pourquoi vous acceptez ça. Il n'y a qu'à les priver de douches chaudes pendant un jour ou deux. Vous verrez, ils seront tout de suite beaucoup plus aptes à faire leur boulot sans se plaindre pour un oui ou pour un non.
Une méchante réplique sur les gens qui se plaignaient pour un rien vint à l'esprit du colonel, mais il jugea bon de ne pas la formuler à voix haute, bien que la tentation fût grande. Il se contenta d'entrer dans la pièce pour prendre part aux débats :
- L'idée de la douche froide me plait assez, je dois le reconnaître, annonça-t-il le plus sérieusement du monde. De plus, je connais quelques marines à qui ça ne ferait pas de mal de s'endurcir un peu. Non mais, murmura-t-il pour lui, râler pour quelques haricots, franchement, où va l'armée de notre pays, je vous le demande ?
- Vous ne croyez pas que vous exagérez un peu, sourit Weir. Ce n'est pas si terrible que ça, et puis voyez-le plutôt comme un formidable moyen de rapprocher les différents personnels de la cité et...
- Mais Elizabeth, l'interrompit Sheppard, comment voulez-vous que j'explique ça à Caldwell quand il va revenir ? demanda-t-il d'une voix suppliante.
- Ah, ça, commenta McKay, pour sûr, je voudrais pas être à votre place.
- J'ai cru comprendre, riposta Sheppard l'œil mauvais, que votre chère amie le docteur Brown se présentait aussi. Y aurait-il de l'eau dans le gaz ? railla-t-il.
- Je ne vous permets pas, s'offusqua Rodney, ma vie privée est privée ! Et puis, cela doit être un malentendu, une faute de frappe sur la liste, n'est pas docteur Weir ? demanda-t-il plein d'espoir.
Elizabeth, qui avait suivi cet échange avec un petit sourire aux coins des lèvres, tacha de reprendre son sérieux :
- Et bien en fait, non, ce n'est pas une erreur. J'ai ici la liste que m'ont remis nos trois "meneurs" et elle est on ne peut plus officielle : Katie Brown, Calvin Kavanaught et Ramon Rodriguez pour les scientifiques. Le lieutenant Cadman et le caporal Kinkad pour les militaires. Je pense que les autres sections ne vous intéressent pas vraiment, mais vous ne serez pas surpris d'apprendre que le chef cuisinier Rodell s'est également porté candidat pour, je cite : "représenter les couleurs de tout le personnel d'Atlantis sous-estimé et surexploité".
- Il veut défendre les scientifiques ? demanda Rodney surpris.
- Non, lança Sheppard mi amusé mi agacé, il veut parler de tout le personnel non scientifique et non militaire.
- Oui, continua Elizabeth, avec les liaisons qu'assure le Dédale, nous avons tout un ensemble de personnel civil uniquement dédié aux taches d'entretien dans la cité. Et il est vrai qu'ils se sentent un peu oublié.
- Et bien ce n'est pas mon problème, s'emporta de nouveau Rodney. Et qu'est-ce que Katie Brown vient faire dans tout ce bazar? Et Kavanaught ? Quoique venant de la part de cet énergumène décérébré, ça ne m'étonne guère...
- Bon, déclara Elizabeth, puisque je vous sens concerné et motivé par ces élections, je vous charge de la rédaction et de l'impression des bulletins de vote.
- Quoi ? s'exclamèrent en cœurs Sheppard et McKay.
- Ce n'est pas à nous, commença Rodney...
- Pas à vous de quoi, s'emporta Elizabeth, de vous occuper de trois bouts de papiers et de quelques enveloppes ? Vous préfèreriez que je vous laisse la partie "organisation" du scrutin ? Et bien, c'est avec plaisir !
Elle désigna d'un geste de la main tous les livres qui traînaient sur son bureau.
- Voici les codes du travail de chaque nation représentée sur Atlantis. Un volontaire pour rédiger avec moi un compromis qui satisfasse tout le monde pour fixer le cadre juridique de cette élection ? demanda-t-elle d'un air narquois.
- Hum, toussota Sheppard, vous nous avez parlé de bulletins, c'est ça ?
Elizabeth soupira :
- Oui, et maintenant, sortez d'ici avant que je ne change d'avis.
A suivre...
