Bonjour à tous et à toutes.

Je réitère mon message d'excuse. Moi-même étant lectrice de nombreuses histoires publiées sur le site, je comprends tout à fait combien l'attente à put être longue.

Je suis donc désolée. Mais certaines circonstances personnelles m'ont obligée à mettre de côté l'écriture pour un certain moment.

J'en profite pour remercier tous les lecteurs.

Je préviens également les nouveaux que les personnages ne sont pas à moi et qu'ils feront dans cette histoire des actes qui peuvent choquer certaines sensibilités. Les propos parfois virulents peuvent aussi surprendre certaines personnes. Dans ce cas, veuillez ne pas continuer la lecture du chapitre qui suit.

Attention chapitre pouvant être difficile !

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Chapitre 12 : Discussion

La légère altercation du début d'après-midi faisait les gorges chaudes à Pourdlard. Les seuls étudiants qui avaient vu le combat ne cessaient de le commenter. Il y avait de nombreux partis. D'un côté, les détracteurs d'une telle manifestation de violence et les autres ceux qui y voyaient juste une petite bataille amicale, un défouloir.

La rumeur avait vite circulée comme quoi le nouveau et le Prince des Serpentards s'étaient battus. Heureusement pour eux, aucun des professeurs l'entendit, ou sinon, ils firent mine de rien.

Les Serdaigles en majorités parlaient de la puissance des sorts et de leurs utilisations. Une minorité, des filles principalement et quelques garçons discutèrent des capacités physiques des deux assaillants. Bien évidemment de tels propos dérivèrent rapidement sur le physique et la beauté des deux serpentards. Les Poufsoufles parlaient d'inconscience, de stupidité, de combat de coq inutile et dangereux. Les Serpentards échafaudaient des tactiques d'approches vers les deux concernés pour soit en savoir plus sur les techniques de duels, soit pour les avoir dans leurs lits. Les verts et argents se délectaient des impressions de peur qu'ils voyaient chez certain de leurs confrères.

Alexis et Draco pouvaient se tuer si ça leurs plaisaient, tant qu'aucun professeurs ne les prenaient en flagrant délis… .

Enfin, les Griffondors étaient la table la plus animée. Ils rejetaient en masse le combat, même si certain le trouvait impressionnant. Il était hors de question que des griffons acceptent ou tolèrent une quelconque action serpentard. D'ailleurs, ils allaient leurs montrer à ces deux guignols comment se comporter… .

Le bref combat des deux plus beaux serpentard de l'école faisait jaser plus que de raison. Leur entrée nonchalente dans la Grande Salle fit soupirer de nombreuses filles et garçons qui après les avoir consciencieusement observé, reprirent leurs éloges.

Les discussions étaient donc centrées sur nos deux jeunes hommes, qui s'en fichaient comme de leurs premières plumes.

Alexis et Draco parlaient des impressions de celui-ci sur son premier jour d'école. Le sujet dérapa rapidement sur les futures conquêtes.

Alexis, qui maintenant n'avait plus de mage fou à ses trousses, pouvait se concentrer sur sa vie d'adolescent. Cet été, et en particulier Thomas, l'avait éveillé à des plaisirs qu'il ne soupçonnait pas, mais alors pas du tout.

Alexis voulait avoir de nouvelles expériences, il voulait tout connaître, tout savoir… et surtout rattraper les années où il n'avait put le faire.

Il quitta la salle en compagnie de son ami, ils croisèrent quelques griffondors dans le couloir :

- Alors les petits serpents… toujours en train de lécher les bottes de son Maître ? commença un septième année

- Ouais ,ajouta un autre, les distractions sont bonnes ces temps-ci… combien de meurtres aujourd'hui ? Deux, trois ?

Alexis les toisa méchamment du regard et se tourna vers son homologue :

- Dis-moi Draco, c'est normal que depuis le début de la journée on se fait insulter par les griffis ? Tu crois que dans leur petit cerveau débile ils retiendront le fait que serpentard n'est pas synonyme de Mangemort ?

- Tu sais Alexis, je ne crois pas qu'un tel mot fasse partie de leur vocabulaire, trop long…

- Oui, c'est vrai.

Il se retourna vers le groupe de Griffondor :

- Excusez-moi d'avoir été aussi grossier. Je ne parle pas couramment le griffon ! ajoutat-il en leur souriant narquoisement.

- Tu vas voir sale serpent, cria le premier, je vais te faire passer l'envie de te foutre de nous !

Il sortit sa baguette et ses compatriotes firent de même.

Alexis regarda à peine les 6 morceaux de bois tendu dans sa direction.

- Draaaaco ! Les méchants griffons me menaceee…. Je fais quoiiii ? dit-il d'un ton particulièrement enfantin.

Le concerné haussa les épaules, ne sachant pas trop où voulais en venir son camarade.

Il se mit néanmoins à sa hauteur et put voir le sourire sadique qui ornait son visage. Il réprima un frisson, Alexis avait une idée derrière la tête et c'était pas bon…. pas bon du tout… .

- J'ai un peu peur, je t'avouerai reprit-il d'une voix plus froide

Les sourires des septièmes années devinrent plus grands encore.

- Nous deux contre eux six… tsss… ajouta t-il en secouant la tête de droite à gauche, je pense que le combat est inégal ! On va vraiment les massacrer ! termina celui-ci les yeux étincelants de rage et un ignoble rictus collé à son visage.

Draco acquiesça silencieusement et sorti lentement sa baguette à son tour.

Ils purent voir le sourire goguenard de leurs assaillants se rétracter lentement, une pâleur particulière assaillir leur figure, tandis qu'ils se rendaient compte de la menace.

Alexis n'avait pas encore sortis sa baguette, il poussa de sa main droite le pan de sa robe, laissant voir aux griffondors un superbe fourreau en cuir à l'intérieur duquel il y avait une sublime dague, d'une longueur assez effrayante.

Les griffons écarquillèrent les yeux et déglutirent difficilement à la vue de l'arme plus qu'impressionnante.

Draco les regardait, un sourire mauvais ornait ses lèvres, que l'humiliation des courageux griffondors était délicieuse.

Soudain, les portes de la grande salle s'ouvrirent et un professeur des potions avec un nundu assez énervé en sortirent.

Lochlan grogna fortement, se qui fit sursauter les élèves peu téméraires.

Alexis replaça sa robe correctement et appela Lochlan. Celui-ci vint à lui, non sans avoir fait claquer sa mâchoire dans le vide lorsqu'il passa devant les rouge et or. Son maitre sourit à cette initiative.

Rogue d'une voix glaciale et acérée demanda :

- Que se passe-t-il ici ? Mr Malfoy ? Thompson ?

- Rien professeur dirent-ils d'une même voix.

- Alors s'il ne se passe rien, pourquoi ces messieurs ont-ils leurs baguettes levées vers vous ? reprit-il d'une voix doucereuse.

- ….

- Bien. Claqua-t-il Mr Thompson, allez chercher le professeur Mc Gonagall s'il vous plait.

Alexis hocha la tête et rentra à nouveau dans la grande salle, Lochlan le suivant de près. Il la traversa lentement, dardant un regard noir sur quiconque oserai dire quelque chose. Il se posa devant la directrice des griffondors :

- Professeur. Le Professeur Rogue souhaiterait vous voir au sujet d'une petite réunion amicale entre Draco, moi et six de vos élèves dit-il tranquillement.

McGonagall le regarda assez interloquée, mais se leva rapidement et le suivit.

Ils entendirent rapidement les vociférations de Rogue :

- C'est inadmissible ! Menacer deux élèves de sixièmes années alors que vous êtes en surnombre et plus âgé qu'eux !

C'est vraiment insensé, vous êtes inconscient ! Je pensais que la maison de Griffondor était celle du courage… vous n'êtes que des lâches…

- Severus l'interrompis Minerva, que se passe-t-il donc ici ?

- Ah ! Et bien allez –y Messieurs, dites à votre directrice combien vous êtes digne de votre maison !

Les élèves sous le regard perçant de leur directrice, racontèrent brièvement leur altercation avec les deux serpentards.

A la fin du récit, elle leur enleva à chacun dix points et ajouta deux heures de retenue.

Une fois le groupe dissout, Rogue observa attentivement les deux garçons qui s'empêchèrent de sourire victorieusement.

Ils partirent en direction des cachots, au bout de quelques mètres, Rogue commença :

- J'ose espérer que vous n'avez en rien provoqué cette dispute.

- Nous n'avons fait que répondre à leur attaque rétorqua acidement Alexis

J'en ai marre de me faire traiter de Mangemort … et d'être mon propre assassin ajouta-t-il beaucoup plus bas.

Seul Severus put entendre la fin de la phrase, il ne répondit pas et décida d'en parler plus tard avec lui.

- Vraiment Alexis, tu as vu leur tête… c'était tellement bon ! Quand tu as… et qu'ils ont… oooh c'était jouissif ! Ah les Griffis ! Jubila Malfoy

- Tu sais Draco qu'il y a d'autre moyen pour t'envoyer au septième ciel que les griffons… si tu as besoin d'aide… fais moi signe ! rétorqua calmement son ami.

- Alexis ! crièrent indigné et en cœur son père et Draco.

Le concerné s'arrêta et leur fit face :

- Quoi ! On peut plus déconner maintenant ? dit-il en éclatant de rire

Son ami le regarda offusqué :

- On ne se moque pas d'un Malfoy termina celui-ci en accélérant le pas vers sa salle commune.

- Dracoooo…. DRAY ! Blondinet ! Allez… DRACOOOO !!!! hurla Alexis sous les yeux rieurs de son père.

Oups ! Je crois que je l'ai vraiment vexé sur ce coup là ! Et merde… je vais morfler…

- Language Alexis ! Mais ne t'inquiète pas trop… il s'en remettra…

- Moui… surement…

- Viens… suis- moi… nous devons je crois discuter de certaines choses, non ? enchaîna Severus.

Ils allèrent donc directement dans les appartements du professeur. Alexis s'affala sur le canapé tandis que son père se servait une tasse de thé bien chaude.

- Tu ne veux rien ? demanda- t- il

- Non, c'est bon merci.

- Et si tu me racontais ce qui c'est passé avec ce groupe de Griffondor peu téméraire.

Alexis sourit

- Oh.. tu sais, pas de trop grande nouveauté… comment va votre Maitre, avez vous torturez des petits enfants, violé des femmes et tuez ? Sinon le cour de métamorphose ?

- Je vois… commenta tranquillement Severus

- Tu sais , c'est assez étrange de … il leva la tête subitement, d'un geste du poignet il lança un sort de silence sur toute la pièce sous le sourire de son père.

Je suis de l'autre côté à présent, je veux dire… c'est moi qui suis un Serpentard, je ne pensais pas qu'ils se faisaient harceler à ce point… et je te dis ça seulement après une journée de cours !

Je commence à comprendre pourquoi je les voyais aussi froid et insensible…

Mais bon, faut pas exagérer, tous les serpentard ne sont pas des Mangemorts.

- C'est vrai Alexis, mais la grande majorité des parents d'élèves de serpentards sont des mangemorts. Ne pense pas que le Lord recrute uniquement dans cette maison, tu serais surpris de connaître le nombre de mangemort qui appartiennent aux autres maisons.

Ils sont plus nombreux à serpentard, car les familles de sang pur ont tendance à y aller préférentiellement. De plus, ces familles sont anciennes et puissantes, elles voient combien les vieilles traditions se perdent et se tournent vers le Maître.

- Je comprends, mais bon c'est assez agaçant de se faire traiter de mangemort, surtout moi !

- Pardon ? Après tous ce que nous a fait Dumbledore, tu ne vas t'engager avec le Maitre ? répliqua aussitôt son père assez interloqué.

Alexis ria froidement.

- Tu déconnes j'espère, allez avec Albus… non non ! Après ce qu'il nous a fait. Faudrait me mettre sous imperium et encore… ça marche pas… dit-il pince sans rire. Pour Voldemort, c'est compliqué… j'ai des capacités sans compter ce que je représente… De plus, cet été il a été assez tolérant, il m'a quand même envoyé des personnes hautement qualifiées pour mon entrainement.

J'attends de voir réellement les idées et les méthodes qu'il préconise pour choisir.

J'ai toujours eut une vision faussée, à mon tours d'allez à la source chercher les renseignements. Je verrai ce qu'il me propose… et j'ai des arguments assez percutants pour prétendre pourvoir un poste assez haut placé chez les mangemorts.

- Et dire que Harry Potter agit comme un vrai petit serpent…

A cette phrase, Alexis se renfrogna automatiquement.

Severus le regarda inquiet

- Qui a-t-il ? demanda celui-ci doucement

- Je ne suis plus Harry Potter cracha froidement le concerné

- Je crois avoir touché un point sensible… tu veux en discuter… tu te sens prêt ?

- Je ne sais pas …. Je suis perdu, c'est assez difficile…. Je me suis habitué cet été à ce nouveaux corps, je crois que mon entrainement m'y a bien aidé… mais j'ai du mal…

C'est étrange de se lever tous les matins et de voir un inconnu te faire face dans le miroir…. Je m'acclimate à tout ça. Je veux dire, je ne sursaute plus en me voyant… c'est bien ?

- Bien sur que oui, en très peu de temps tout a basculé pour toi, c'est difficile, mais tu t'en sors très bien. Je conçois que la situation doit être légèrement déstabilisante. Je sais qu'il est dur d'accepter que sa vie repose sur un mensonge. C'est rageant et très… énervant !

Alexis acquiesca silencieusement :

- Je vais mieux, je t'assure… mais le fait de revenir à Poudlard, de Les voir… c'est assez étrange. J'ai l'impression d'être un putain d'égoïste ! ragea-t-il.

Ce matin… dans le couloir… il y avait tant de haine et de dégout dans le regard de Ron… c'est moi qu'il regarde comme ça maintenant ! Et Hermione… tu l'as vu comme moi ! Ils sont anéanti par ma mort… je les ai laissé tomber… mes premiers amis ! Je me déteste de savoir que je suis la cause d'autant de douleur…

Alexis se leva brusquement, il marchait furieusement dans l'appartement, sa magie pulsait parfois hors de son corps.

- C'est ignoble… hurla-t-il, c'est atroce de voir tant de souffrance, j'ai observé mes anciens amis, ils sont tous triste, à différent niveaux, mais ils le sont ! Je m'en veux, je souhaite leur crier que je suis là, toujours vivant, mais différent et c'est seulement la peur du rejet qui me retient. Le pire… tu veux savoir le pire… c'est que je suis heureux d'être MORT !!

Je ne suis plus ce héro de pacotille voué à la mort pour libérer le monde. Je n'étouffe plus de savoir que tous mes faits et gestes sont minutieusement étudié. Je me sens tellement bien, sans toutes ces contraintes, cette pression trop lourde, insupportable. Je ne me perds plus dans le rôle du parfait griffondor…

Oh putain de merde… Harry Potter est mort…, je suis ton fils, Alexis Rogue et tu sais quoi… je suis heureux… plus que je ne l'ai jamais été.

Mes anciens amis sont désespérés, tous le monde me pleure… et moi… moi … je suis content… parce que…. Parce que, j'ai tous ce que j'ai jamais rêvés…

C'est terrible d'être aussi égoïste ? Finit-il en murmurant

Severus le regarda douloureusement :

- Alexis… je sais que c'est dur. Tes amis pleurent une autre personne, une personne qui n'est plus. Je pense que tu as le droit, toi plus que quiconque, à avoir un peu de bonheur… alors si c'est être égoïste que de profiter de la chance que l'on t'a offert… alors vas-y, n'hésite pas !

Le jeune homme s'était arrêté de marcher et fixait son père dans les yeux :

- Mais c'est tellement douloureux de les voir ainsi reprit-il doucement. J'ai énormément de peine, je suis déchiré entre ces deux sentiments. Ce sont les premiers à … à être gentils avec moi et… il y a toi… mon père. L'unique rêve que je croyais irréalisable… j'en viens même à regretter que tu sois venu me chercher… c'est terrible d'être aussi tiraillé…

Des larmes dévalaient ses joues, ses yeux exprimaient tant de souffrance que Severus se leva et l'étreignit fortement dans ses bras :

- Non… ne dit jamais ça… s'il te plait… je n'aurais jamais put te connaître… je n'aurais jamais sut la vérité pour James…

A son tour, l'adulte ne put se retenir de pleurer. Alexis, s'accrochait à lui comme à une bouée, ses mains se crispaient sur sa robe, son visage enfoui dans son cou.

- Alexis… tu es la meilleure chose qui me soit arrivée après ton père… ne redit jamais regretté cette nuit… Tu es quelqu'un de merveilleux…tu es magnifique, loyal, intelligent, fort autant physiquement que mentalement.

Après tous ce que tu as vécus, tu as le droit… non, nous avons le droit d'être heureux… même si c'est au détriment de quelqu'un…

Alexis releva la tête et vit le visage ravagé de larme de son père. Il en fut d'autant plus attristé.

- Non, Papa, s'il te plait ne pleure pas… je suis désolé, je ne voulais pas te faire de mal. C'est que ça m'a perturbé de les voir ainsi et je me demande parfois… mais s'il te plait arrête… je ne veux pas te voir triste. Cette nuit… c'était atroce, la plus horrible de ma vie… mais en même temps elle était si merveilleuse. J'ai put voir Papa et j'ai découvert que j'avais encore une famille vivante, avec un père qui serait là pour moi…

- S'il a fallut que je passe à travers toutes ces épreuves pour être là où je suis maintenant… je serais près à le refaire, entièrement !

Severus sourit, le serra à nouveau dans ses bras et se détacha de lui. Il essuya brusquement les larmes restantes :

- Moi aussi Alexis… moi aussi !

Les deux s'assirent doucement sur le canapé. Alexis posa sa tête sur les genoux de son père, celui-ci se mit à lui caresser les cheveux doucement.

- Tu sais…c'était la première fois qu'il était aussi violent avec moi…

- Chutt… le pria le professeur, c'est pas la peine… je ne…

- Non s'écria le jeune homme, je ne suis plus à une larme près… je veux crever l'abcès maintenant… je sais pas si un autre jour j'en aurai le courage…

Il inspira profondément et reprit la parole :

- D'habitude, il me frappait de temps en temps, quand j'avais fait cramer les toasts ou mal nettoyé une pièce. Le plus souvent c'était parce que je faisais de la magie. Il n'aimait pas du tout ça… mon anormalité qu'il disait…

Bref… c'était pas la joie pendant l'été… je t'avouerai que je comptai les jours qui me rapprochait de la rentrée… je n'avait pas mes livres pour travailler, parfois ma chouette…

Quand je suis sorti du train… je savais que ce serai horrible… une intuition surement…

Alexis frissonna.

- J'ai été enfermé dans le placard pendant quelques jours, j'avais juste de quoi manger, le droit de me laver et d'aller au toilette une fois par jour. Ensuite, je suis redevenu l'elfe de maison… mais je prenais des coups plus souvent. J'ai tenté de me rebeller … inutilement. J'ai juste réussi à prendre plus de coups.

Je souhaitai m'enfuir… j'avais tout organisé… j'avais réussi à cacher ma baguette depuis le retour de la gare et cette nuit là je devais partir….

Cependant… rien ne s'est passé comme prévu. Hedwige a fait du bruit. Vernon venait de rentrer d'un repas, il n'était pas sobre… il a hurlé après la chouette, disant que cet affreux pigeon ne ferait jamais plus de bruit.

Il a monté les escaliers bruyamment, criant contre les dégénérés et leur maudit volatile. Je ne sais pas ce qu'il lui a prit, même maintenant je ne comprends pas.

J'avais très peur… jamais il n'avait été aussi énervé. Alors j'ai décidé de partir immédiatement. J'ai ouvert la fenêtre, Hedwige s'est envolée et j'allais sauter quand il est entré.

Il a couru vers moi, m'a attrapé par le col et m'a jeté sur le lit.

Le jeune homme à présent tremblait comme une feuille. Son père écoutait son récit se crispant de plus en plus, mais tentant de le calmer.

- Il m' a frappé au visage, m'a donné des coups de poings au ventre… puis j'ai vu le couteau…

J'ai vraiment eut très peur… je me suis débattu encore plus. Il m'a battu encore et encore… me traitant de taré, de faible, de dégénéré, il me disait que j'allais souffrir… que je méritais un tel traitement, qu'il fallait faire sortir la souillure de mon corps… j'étais anormal…

A travers l'avalanche de coups, j'ai vu une lueur meurtrière dans ses yeux. Il avait totalement perdu le contrôle… Il s'est jeté sur moi en brandissant le couteau….

Alexis avez le souffle court, son corps était prit de violent tremblement, il pleurait, ses yeux reflétaient une terrible souffrance et une douleur innommable.

Severus le voyait s'enfoncer dans son récit, replongeant dans ses souvenirs douloureux. Il décrivait la scène avec une morbide exactitude.

- Il était sur moi… je le sens encore avec une terrible précision… je le vois … avec son couteau…son regard… il l'enfonce dans mon abdomen…

Je me rappelle … ça faisait tellement mal… j'ai hurlé, je crois… mais il a continué… il … il a descendu la lame … lentement… je sentais chaque centimètre parcouru … cette sensation de …. Mon dieu… je … je sentais un liquide chaud coulé sur mon ventre… mon sang… je me vidé…

Puis il m'a murmuré des choses, des mots horribles, il voulait ma mort, mais pas sans souffrance. Il avait mis la lame contre ma gorge et appuyer parfois dessus.

J'essayer de respirer doucement pour ne pas me faire trancher à nouveau… et je l'entends qui me dit « Je vais te tuer Potter , tu va souffrir… ».

J'avais tellement mal… cette brûlure… Il voulait que je le supplie. Cette lueur de folie dans ses yeux… J'avais tellement peur… il s'amuser parfois à toucher mes entrailles…

Il continuait sa litanie « tu crèveras comme le chien que tu es ». Cette phrase, je pense m'en souvenir pour le restant de mes jours. La façon qu'il a eut de me le dire, avec autant de dégoût…

J'avais des douleurs de plus en plus aigus… du mal à respirer… « Je vais faire sortir cette monstruosité de toi. »

J'étais faible, de plus en plus. Des points blancs devant mes yeux… les flashs de douleur et encore et encore… le tranchant du couteau dans mon ventre…. « saloperie de don »… douleur… « anormal »… souffrance … « je te purifierais »… des mains fourrageaient dans la plaie… me torturant… « tu vas te taire, inutile »… blanc, trop de douleur, comme des milliers d'aiguille… horrible.

Je voyais de moins en moins bien…. Puis tout est devenu sombre… la douleur était toujours atrocement présente…. Et puis… je … je sais plus… à un moment… tout s'est arrêter !

Plus rien… un brouillard épais m'a entouré… et ensuite… la rencontre avec papa….

La respiration erratique, il était parcouru de frissons assez forts.

Severus était choqué par le récit, il ne pouvait croire, et pourtant… il l'avait retrouvé dans cet état. Comment un homme pouvait faire autant souffrir quelqu'un ? C'était du sadisme pur.

Comment avait-il put être aussi aveugle concernant la vie d'Harry Potter ? Quels étaient les autres mauvais traitements qu'il avait subit ?

Il serra contre lui Alexis et lui caressa le dos en lui murmurant des paroles réconfortantes. Le rassurant, lui assurant que c'était terminé, que jamais Il ne viendrait à nouveau lui faire subir cela. Cette vie était finie…

Il s'endormit plusieurs minutes plus tard. Il le coucha à côté de lui dans son lit et se prépara lui aussi à faire de même.

Cette soirée avait été forte en émotion.

Il s'allongea aux côtés de son fils l'observa dormir. Il ferma les yeux, la culpabilité le rongeant subitement. Il caressa les cheveux de son fils, doucement, pour ne pas l'effrayer dans son sommeil.

Il soupira et réprima les sanglots qui menaçaient. Une larme coula lentement sur sa joue. Il posa sa tête sur l'oreiller et s'endormit, laissant courir dans le silence un mot « Pardon ! »

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Merci

Réponses :

Artemis : Merci beaucoup, la suite est là, enfin… en espérant qu'elle te plaise également.

Nepheria : Merci ! Voila la suite.

Adenoide-adenoide : Tant mieux, voila le nouveau chapitre, en espérant qu'il soit digne de ceux d'avant.

Shamra : Merci beaucoup pour les encouragements, je m'y remets progressivement.