Les étoiles de l'orage
Chapitre 11 : Révélations sur le papier
Une fois debout, Harry descendit à la cuisine et mangea quelque chose en compagnie de Tonks, Wladeck et Joachim, qui lui apprirent qu'Elane était déjà partie pour le ministère. Après les avoir aidés à débarrasser la table, on lui expliqua qu'il avait quartier libre jusqu'à l'arrivé des Weasley. A ce moment, il devrait les aider à s'installer.
Il hésita sur la manière dont il devait occuper son temps libre. Faire ses devoirs de vacances, à défaut d'être une idée séduisante, était une idée raisonnable, mais qui ne l'attirait guère. Faire son travail scolaire en compagnie de Ron et Hermione était autrement plus intéressant- et plus instructif… Il se souvint des paroles d'Elane. « Si tu veux découvrir un peu ce qu'avait été la vie de Sirius et de tes parents… » Mais voulait-il vraiment le découvrir ? Oui, seulement pas si tôt… Mais il savait qu'il ne supporterait pas d'être de retour à Poudlard sans avoir au moins lu une lettre…
Il voulait faire ça seul ; et une fois que Ron et Hermione serait là il n'en aurait probablement plus l'occasion… Il prit rapidement sa décision. Il allait monter fouiller dans les effets personnels de Sirius, et tout de suite. Il monta dans les étages sans croiser personne, ce qui l'arrangeait. Si quelqu'un lui avait parlé il en aurait probablement profité pour reculer le moment d'ouvrir les cartons de Sirius.
Il retint sa respiration en poussant la porte. Sirius ayant vécu au Square de manière permanente, il avait eu une chambre réservée à lui seul. Les volets étaient à demi fermés, ne laissant entrer qu'une faible lumière. Une légère couche de poussière s'était déposée sur les meubles, de toute évidence, personne n'avait suffisamment de courage pour monter passer un coup de balai et de chiffon. Harry relâcha sa respiration en fermant la porte et s'y adossa.
La chambre de Sirius portait la marque de la personnalité de son propriétaire : tout était dans un ordre relatif, mais des morceaux de parchemins traînaient dans tous les sens sur le bureau, deux capes étaient jetées en vrac sur une chaise, et quelques menus objets traînaient ça et là. Les murs portaient quelques affiches de Quidditch, une publicité pour un rassemblement d'Hippogriffes (« Amenez donc votre animal de compagnie favori ! ») largement agrémentée d'images saisissantes. Un tableau accroché au-dessus du bureau représentait Poudlard enneigé vu depuis les montagnes.
Harry se concentra sur le bureau. Si Sirius avait gardé sa correspondance, elle devait être rangée ici. Il survola les parchemins posés sur le bureau. Un mot de Maugrey pour lui souhaiter un joyeux Noël, une lettre des jumeaux Weasley lui expliquant le principe des boîtes à Flegme, un autre, toujours des jumeaux, lui annonçant l'ouverture de leur boutique. Il s'attarda un instant sur ces deux dernières lettres. La première était datée de la période où Fred et George se trouvaient encore à Poudlard. Harry ignorait qu'ils avaient entretenus une correspondance avec Sirius.
Il se remémora sa discussion dans la maison de Mrs Figg avec Elane et Joachim. Ce dernier lui avait dit que Fred et George « passaient tous les soirs après l'ouverture de leur boutique ». Sirius avait été un Maraudeur, l'une des quatre personnes qui avaient davantage aidé Fred et George a déterminé leur voie que tous les professeurs de Poudlard réunis, aussi était-il logique qu'ils aient sympathisé.
Harry empila les parchemins traînant sur la table dans l'un de ses coins, contre le mur. Le meuble paraissait ancien, doté de parties surélevées destinées à poser des documents ou ranger des objets, de plusieurs tiroirs et de portes. Il décida de commencer par les tiroirs. Le premier qu'il ouvrit contenait un assortiment de plumes, de bouteilles d'encre, de crayons, de parchemins… tout le matériel nécessaire pour écrire, y compris des buvards. Le second, plus petit, contenait une liste des réparations à effectuer, les dates de séjours des différents membres de l'Ordre et de leur répartition dans les chambres. Il contenait également des listes de détails domestiques, allant de « penser à dire à Mondingus de fournir du papier toilette » à « Demander à Tonks un livre sur les sortilèges de bricolage pour un contre-sort contre les maléfices de Glu Perpétuelle.»
Le troisième tiroir était fermé à clé. Harry passa lentement les doigts sur le métal ouvragé de la serrure. Il avait le pressentiment que quelque chose d'important se trouvait enfermé là. Il s'assit sur la chaise pour réfléchir, tentant de se mettre à la place de Sirius. S'il avait été un homme adulte enfermé dans une maison qu'il détestait pourvue de coins et de recoins, où aurait-il caché cette clé ?
« Dans sa chambre » lui parut la réponse le plus logique. A cause du rangement des pièces, il n'aurait pas été judicieux de cacher ailleurs des objets personnels. Il fit le tour de la pièce. Naturellement, Sirius n'avait pas eu l'amabilité de suspendre la clé à un crochet au-dessus du bureau avec une étiquette spécifiant « Ouvre le troisième tiroir de mon bureau ».
Peut-être se trouvait-elle dans l'armoire. Harry l'ouvrit, en serrant les dents pour ne pas céder à l'émotion à la vue des vêtements de son parrain. Aucune clé ne s'y trouvait. Il s'assit sur le tapis, au beau milieu de la pièce. Sirius avait été un Maraudeur et un Aurore, probablement connaissait-il presque autant de sortilèges de dissimulation et d'alarme que Maugrey. Dans ses conditions, il ne serait pas aisé de retrouver un objet qu'il aurait décidé de cacher.
Harry leva machinalement les yeux au plafond. Une poutre fixée dans le mur à quelques centimètres du plafond traversait la pièce dans toute sa longueur. Il se redressa soudain. Il lui avait semblé voir la lumière jouer sur un objet. Il ramena une chaise au centre de la pièce et grimpa dessus pour se hisser à la bonne hauteur. Le plafond était assez haut, mais en tendant les doigts il parvint à ramener à lui un objet métallique- une clé ouvragée.
Dans son excitation, il fit tomber la chaise en sautant à terre mais n'y prit pas garde. Il se précipita devant le bureau et poussa la clé dans la serrure avec des doigts légèrement tremblants. Elle tourna sans grincer et sans qu'il eut besoin de forcer. A l'intérieur se trouvait une boîte sur laquelle était inscrite de la main de Sirius la mention « Privé et confidentiel».
Harry hésita. Si son parrain avait pris tant de précautions, c'était qu'il ne voulait vraiment pas que le contenu de la boîte ne soit découvert. D'un autre côté, il était mort, et avait toujours exprimé le vœu qu'Harry en apprenne davantage sur sa vie et celle de ses parents. De plus, toutes les affaires de Sirius lui appartenaient à présent, donc il avait bien dû penser qu'Harry trouverait un jour la boîte. Il s'était assuré que la maison des Blacks lui appartiendrait bel et bien, mais n'avait rien précisé au sujet d'un objet qui ne devrait pas être découvert, ou ouvert.
Harry souleva le couvercle en bois. A l'intérieur, se trouvaient plusieurs paquets de lettres noués par des rubans noirs. Il souleva le premier. Le nœud de velours se défit sans difficulté, preuve que les lettres avaient été lues récemment, bien que le parchemin en soit assez jauni. Apparemment, elles avaient souvent été feuilletées, car elles étaient froissées. Certaines avaient dû être lues plus souvent que d'autres, car le parchemin en était davantage chiffonné. Harry déplia la première lettre.
L'écriture, énergique et pleine d'assurance et dotée d'une certaine noblesse, était inconnue à Harry, mais devait avoir appartenu à une femme. La lettre, qui s'étalait sur plusieurs pages, était datée d'environ dix-huit ans auparavant. Ce fut à peu près la seule chose qu'il en comprit car la lettre était écrite en français. Elle était adressée à Sirius. Harry survola le texte des yeux jusqu'à la signature. « Mariette Rösle ».
Il se renversa en arrière dans la chaise, perplexe. Le nom était celui de l'instructrice de son père et Sirius, dont il lui avait parlé dans la dernière lettre qu'il avait écrite avant de mourir, mais Harry était quasiment sûr de l'avoir entendu ailleurs. Mais où ? La lumière se fit soudain dans son esprit. Elane ! Elane portait ce nom ! Elane Rösle !
Harry ne connaissait pas grand-chose aux patronymes alsaciens, mais il y avait de grandes chances pour que les deux femmes soient de la même famille. Probablement Elane était-elle… il se livra à un rapide calcul. Probablement était-elle la petite-fille de Mariette Rösle. De toutes façons, il n'aurait qu'à le lui demander pour en avoir le cœur net. Elane et Sirius s'entendaient bien, probablement avait-il accueilli à bras ouverts la petite-fille de son instructrice, dont il semblait avoir été proche.
Harry remit le ruban autour du paquet de lettre. Quand il en aurait l'occasion, il demanderait à Elane de les lui traduire. Après tout, s'il avait vu juste, ces lettres la concernaient aussi. Il posa le paquet sur le bureau et défit le ruban du suivant. La lettre datait de la même époque que la précédente, mais cette fois-ci, ce fut l'écriture de Sirius qu'il découvrit. Il avait adressé la lettre à Mariette Rösle. A côté, il avait écrit en anglais « le meilleur professeur que j'ai jamais eu ! ». Certaines phrases étaient en anglais, elles lui sautèrent aux yeux. « Je travaille sur une mission assez spéciale avec James… J'espère que tout va bien au Château… » « Dites à ce vieux croûton de Klein que la prochaine fois que j'irais vous voir il aura intérêt à avoir une bonne excuse… »Encore ce fameux château avec une majuscule, s'étonna Harry.
Il sourit en reposant la lettre. A travers les extraits en anglais il découvrait un Sirius qu'il ne connaissait pas. Il était content d'avoir trouvé cette lettre.
Harry se redressa soudain sur sa chaise et reprit le parchemin jauni. Si c'était Sirius qui avait écrit cette lettre, comment se faisait-il qu'elle se soit trouvé dans son tiroir ? Peut-être n'avait-elle jamais pu être envoyée… Il vérifia rapidement le reste du paquet. Les autres lettres étaient également adressées à Mariette Rösle, il était donc peu probable qu'aucune de ces lettres ne soient parvenues à sa destinataire. Mais commet étaient-elles parvenues de l'Alsace au Square Grimmaurd ? Il eut un instant l'idée qu' Elane, tout comme lui avait fouillé dans les affaires de sa grand-mère et les avaient rapportées à Sirius, mais dans ce cas elle le lui aurait probablement précisé dans la cuisine.
Il réalisa soudain qu'à aucun moment Elane n'avait parlé d'une relation entre Sirius et sa grand-mère. Et d'ailleurs, il n'était même pas sûr que ce soit sa grand-mère. Soupirant, il renoua le morceau de velours autour du paquet de lettres. Ce ne serait qu'après avoir parlé avec Elane qu'il en saurait davantage. Il replaça les paquets dans la boîte, hésita puis la laissa sur le bureau. Personne n'irait fouiller dans la chambre de Sirius, personne n'en aurait le courage.
Harry sortit dans le couloir et s'appuya à la rambarde de l'escalier. Pensivement, il regarda vers le bas. De là où il se trouvait, il pouvait voir presque tous les étages en levant ou en baissant la tête. La sonnette retentit soudain, déclenchant les hurlements de Mrs Black. Il attendit, pensant que quelqu'un allait bien venir ouvrir. On sonna une deuxième fois.
L'évidence le frappa au cœur. Il avait simplement que Sirius vienne ouvrir et passer un savon à celui qui s'était servi de la sonnette et avait ainsi réveillé le portrait. Mais la maison lui appartenait dorénavant, c'était donc à lui d'aller ouvrir la porte. Il se précipita alors dans l'escalier au moment où Joachim sortait dans le hall. Joachim tenta de rabattre les rideaux sur le portrait tandis qu'Harry ouvrait la porte. Un océan de têtes rousses se déversa alors dans l'entrée. Les jumeaux encadraient Ginny, Ron les suivait, puis venaient Charlie et Bill. Mrs Weasley fermait la marche, précédée de…
- Hermione !
Elle sourit à Harry.
- Mrs Weasley m'a envoyé hier un hibou pour me proposer de profiter de la voiture. Normalement je n'aurais dû venir que demain, mais ils devaient de toute façon passer à proximité de chez moi, alors…
Harry se souvint qu'Elane n'avait pas précisé quel jour Hermione arriverait, et il en avait conclu qu'elle arriverait le même jour que les Weasley. Soudain deux mains s'abattirent sur les épaules d'Harry et les têtes des jumeaux apparurent.
- Salut, Harry, ravi de voir que tu t'es remis de ta transe, dirent-ils en cœur.
- Quelle transe ? fit Hermione d'une voix inquiète.
Harry lui souffla qu'il lui expliquerait plus tard.
Les jumeaux annoncèrent qu'ils allaient récupérer les bagages dans la voiture.
- La voiture ? releva Harry.
- Mondingus nous en a dénichée une à bas prix, expliqua Georges. Il y a une porte donnant sur la place, qui mène à une pièce pouvant servir de garage. Normalement, elle communique avec la maison, mais elle était fermée de ce côté car quelqu'un…
Ils jetèrent tous les deux un regard noir à Ron
- Avait oublié de dire à Tonks de le l'ouvrir en prévision de notre arrivée. Aussi avons-nous dû ressortir du garage et rentrer par l'extérieur, termina Fred.
Lui et son frère disparurent par une porte du hall au moment où Tonks entrait. Elle embrassa Ginny et Hermione. Joachim serra la main de Bill et Charlie, embrassa Mrs Weasley sur la joue, serra également la main de Ron qui ne s'y attendait visiblement pas. Ginny qui avait parlé avec Tonks tira alors sur sa manche.
- Et moi ? fit-elle avec un sourire.
Joachim baissa les yeux vers elle.
- Oh, excuse-moi je ne t'avais pas encore vue.
Il se pencha vers elle et l'embrassa également sur la joue. Puis il suggéra à Harry d'indiquer aux autres quelles seraient leurs chambres. Harry prit la tête de la troupe et commença à monter les escaliers. Hier soir, Elane avait encore fixé des morceaux de parchemin sur les portes indiquant les noms des occupants. Le premier arrêt fut pour la chambre de Mr et Mrs Weasley. Ils y laissèrent Molly, qui devait s'occuper de ses affaires et celles de son mari, Fred et Georges aidés de Wladeck ayant remonté la plupart des bagages. Ils repartirent pour un deuxième voyage tandis qu'Harry entraînait les autres vers la chambre de Charlie et Bill. Les aînés des Weasley déposèrent leurs affaires mais restèrent avec eux afin de se repérer dans le reste de la maison.
Harry indiqua également la chambre de Lupin en passant devant, puis ils grimpèrent à l'étage supérieur. Les jumeaux revenaient avec Wladeck, poussant dans les airs un chargement de malles et de valises. Harry poussa la porte portant l'inscription « Fred et Georges ». Il expliqua que comme ils possédaient également un appartement au-dessus de leur boutique, Elane leur avait attribué une chambre pour eux seuls.
- Nous ne serons donc plus camarades de chambres, dit Fred en donnant une claque dans le dos de Joachim.
- ça nous manquera, renchérit Georges.
- Pas à moi, grimaça Joachim.
Tous éclatèrent de rire. Quand il eut reprit son souffle, Wladeck remercia son cousin pour « avoir osé exprimer tout haut ce que lui pensait tout bas », ce qui fit repartir les rires. Remus se pencha alors par-dessus la rambarde de l'étage supérieur pour connaître la raison de ce bruit. Lorsque il la découvrit, il se mit également à rire. Pour la première fois depuis longtemps, Harry vit les marques de fatigue s'estomper sur son visage. En ce moment, il ressemblait au jeune homme qui riait sur la photo que Sirius avait glissé dans sa dernière lettre.
Quand Remus retourna vaquer à ses occupations, Harry emmena les autres jusqu'à la chambre « Hermione-Ginny-Tonks-Elane », où Hermione et Ginny déposèrent vestes et bagages, et termina par la chambre « Harry-Ron-Joachim-Wladeck ». Puis le groupe se sépara. Fred et George devaient se rendre à leur boutique, Wladeck et Joachim disparurent, Bill et Charlie retournèrent dans leur chambre. Tonks, elle devait retourner au ministère.
- Je dois demander à Elane la traduction du journal d'un loup-garou. Fudge voulait déjà le voir samedi. Ce n'est pas très important mais il va encore s'en servir comme prétexte pour venir hurler chez les Aurores, soupira-t-elle.
- Il fait ça, s'étonna Hermione.
- Il a commencé après que Maugrey ait pris sa retraite, il n'osait pas avant, car il aurait trouvé à qui parlé !
Sur ces mots, elle disparut dans l'escalier.
- J'ai plein de choses à vous dire, annonça Harry dès qu'elle se fut éloignée.
Ron ouvrit la bouche pour dire à Ginny d'aller s'occuper ailleurs, mais Harry le devança en ouvrant la porte de la chambre « Harry-Ron-Joachim-Wladeck » et en s'effaçant pour la laisser passer. Il n'y avait jamais prêté attention auparavant, mais en y réfléchissant, il s'aperçut que c'était un geste de politesse élémentaire chez les sorciers.
Lorsque Ron eut refermé la porte sur eux quatre, Harry leur raconta tout ce qui s'était passé depuis que le hibou envoyé par Tonks lui avait apporté un message lui demandant de se rendre chez Mrs Figg. Il leur rapporta les informations qu'il avait recueilli lors de cette première réunion de l'Ordre à laquelle il avait assisté, leur parla de la dernière lettre que Sirius lui avait écrite avant sa mort. Il ne leur rapporta pas en détail la conversation qu'il avait eu avec Elane et Joachim, préférant la garder pour lui, comme un secret. Il leur relata ce qui avait été dit à propos de John Bennett et de sa fille lors de la réunion de samedi. Il ne leur parla pas non plus de sa conversation du dimanche matin avec Wladeck, mais leur raconta en détail sa transe, puis ce qu'Elane lui avait appris sur les transes en général. Il leur parla des cours qu'elle allait lui donner.
- Mais, ça a l'air de demander les mêmes capacités que pour l'occlumencie, réfléchit Ron. Tu es sûr que ça se passera bien ?
Mais sa sœur le coupa brutalement.
- Mais oui, si ça se passe avec Elane ! s'enflamma-t-elle. Tu l'as déjà rencontrée plusieurs fois, Ron, lorsqu'elle est venue à la maison parler avec Papa. Tu as bien vu comment elle est : incroyablement gentille, mais pas naïve. Et elle comprend les gens d'instinct. Elle fera un excellent professeur, elle enseigne déjà en France ! De plus c'est une sorcière puissante…
- Attends voir, la coupa Hermione. Je crois que je l'ai déjà rencontrée.
Tous les trois la regardèrent.
- Quand je suis venue avec le Magicobus, à Noël dernier, poursuivit-elle. Elle s'apprêtait à sortir quand je suis entrée. Elle portait une grosse valise. Très grande, plus grande que la moyenne, très belle, des longs cheveux bruns et des yeux bleus, non ? Elle avait une espèce d'aura, … une vraie personnalité se dégageait d'elle. Bien plus que sa beauté, c'est ça qui a fait que je m'en souvienne.
Harry acquiesça. Il était légèrement surpris d'apprendre qu'Elane avait déjà été au Square Grimmaurd et qu'il ne l'avait jamais aperçue. En réfléchissant, c'était normal. En été, des gens n'arrêtaient pas d'aller et venir, sans qu'il ne les ait remarqué, et à Noël, quasiment personne n'était passé.
Hermione se tourna vers lui.
- Et cette fois-ci, tu es beaucoup plus motivé pour apprendre. Toi et Rogue vous vous détestez, c'était difficile pour vous de travailler ensemble.
- Quand même, Rogue aurait pu faire un effort, soupira Ginny.
Personne ne lui répondit. On frappa alors à la porte et Wladeck passa la tête par la porte pour les informer que le déjeuner était prêt. Ils retrouvèrent Bill et Charlie, Lupin et Joachim. Pendant le repas l'atmosphère simple et chaleureuse rappela à Harry le Terrier. Derniers échos professionnels et salière s'échangeaient par-dessus la table dans la bonne humeur générale. Ron, assis entre le plat de carottes et le plat de riz, en distribuait à tour de bras à qui en voulait, voir à qui n'en voulait pas. C'est ainsi que Joachim lui expliqua d'un ton amusé que deux assiettes de riz avaient largement suffi, il n'en voulait pas une troisième. Mais si en revanche il pouvait lui passer la cruche d'eau…
Harry resta à table longtemps après que tous les autres soient sortis de la cuisine. Assis, il contemplait le four. C'aurait pu être le placard ou n'importe quoi d'autre, mais le four était juste en face de lui, alors… Il se sentait fatigué sans savoir pourquoi. La porte s'ouvrit alors, livrant passage à Elane. Elle jeta sa veste et ses deux sacs sur la table et s'assit sur une chaise, retirant au passage un morceau de cendre accroché au bas de sa robe.
- Tu reviens du ministère ? demanda Harry.
Elle hocha la tête.
- J'ai fait un saut par la maison de Maugrey.
- Je croyais qu'il ne fallait utiliser ni les cheminées du ministère ni celle d'un particulier pour se rendre ici, car elles pouvaient être mises sous surveillance par Fudge, s'étonna Harry.
Elane sourit.
- Pas celle de Maugrey. Le jour où il a découvert que la sienne était surveillée, il a foncé droit dans le bureau du responsable des transports par Poudre de Cheminette et lui a fait savoir en termes bien sentis ce qu'il pensait de lui. Le pauvre a bredouillé que les ordres venaient de Fudge. Il n'a même pas eu le temps de finir sa phrase que Maugrey avait déjà déboulé dans le bureau du ministre en le sommant de retirer la surveillance. Une demi-heure plus tard, un hibou était autorisé à franchir les barrières de protection que Maugrey avait mises sur sa maison. Ce hibou lui apportait une lettre d'excuses de la part du ministère, qui expliquait également que la surveillance avait été retirée.
Harry éclata de rire. Il imaginait très bien Maugrey Fol Œil débarquer dans le bureau de Fudge en le menaçant des pires représailles s'il ne retirait pas immédiatement la surveillance de sa cheminée. Elane jeta un coup d'œil à l'horloge. Il était déjà quinze heures passées. Harry se redressa soudain, se souvenant des lettres qu'il avait découvertes ce matin même. Il se racla la gorge avant de poser la question qui lui brûlait la langue.
- Est-ce que je peux te poser une question ?
- Ce n'est pas ce que tu viens de faire ? sourit Elane avant de l'encourager à poursuivre.
Harry ne savait pas trop comment formuler sa question. Finalement il décida que l'approche la plus directe était la meilleure.
- Est-ce que tu es en parenté avec Mariette Rösle ?
- C'est ma grand-mère.
Ainsi il avait vu juste.
- J'ai trouvé… des lettres dans le bureau de Sirius. Elles étaient dans une boîte qui indiquait « Privé et confidentiel ». Je ne savais pas si je pouvais l'ouvrir, mais…
- Mais tu t'es dit que Sirius l'aurait précisé dans son testament s'il ne voulait pas qu'elles soient lues ? dit Elane d'une voix douce.
Harry la regarda. Jamais auparavant il n'avait rencontré une telle empathie chez quelqu'un.
- C'est exactement ça. Les lettres étaient regroupées par paquets, je n'en ai ouvert que deux. Le premier contenait des lettres venant de ta grand-mère, et adressées à Sirius.
-J'ignorais qu'ils s'étaient connus, murmura Elane.
- Et dans le deuxième paquet, poursuivit Harry, il y avait des lettres de Sirius, adressées à ta grand-mère.
Elane le dévisagea.
- Comment ont-elles pu arriver là ? souffla-t-elle.
Harry était soulagé qu'elle n'ait pas demandé « Pardon ? » ou « Tu en es sûr ? ».
- Je ne sais pas, mais il y en avait un certain nombre.
Elane réfléchit.
- Peut-être les lui avait-elle léguée, mais ça ne marcherait pas s'il était déjà en prison lorsqu'elle est décédée, il n'aurait jamais pu les réclamer. A moins que quelqu'un d'autre…mais on m'en aurait parlé… A moins que Sirius n'ait demandé de ne pas le faire….
Elle calcula rapidement.
- Voyons voir… j'ai vingt-quatre ans. J'en avais huit lorsqu'elle est morte. Elle est donc morte il y a seize ans. Sirius a passé douze ans à Azkaban. Il s'est évadé il y a bientôt trois ans. Ce qui nous fait environ quinze ans. Ce serait faisable…
Les parents d'Harry étaient décédés lors de la nuit d'Halloween, donc le 31 octobre, et Sirius avait été pris quelques jours plus tard.
- Sirius a été capturé quelques jours après le 31 octobre. Quand ta grand-mère est-elle décédée ?
- L'enterrement a eu lieu le 13 octobre. Après le 31, Sirius était recherché, il n'aurait donc pas pu entrer en possession des lettres après cette date. Avant le 31… ça aurait fait juste, je dirais même que ç'aurait été impossible. Ouvrir le testament, retrouver Sirius, et étant donné la complication de l'administration, personne n'aurait pu avoir son héritage aussi vite, à plus forte raison pour quelqu'un d'étranger, même s'il ne s'agit que de lettres.
Ils demeurèrent un instant silencieux.
- Donc, il les aurait obtenues après son évasion…, finit par dire Harry pensivement. Quelqu'un les lui a données…
- Et si tu veux mon avis, ça m'étonnerait que Mrs Black les ait mises de côté pour le cas où son fiston adoré reviendrait au bercail, fit Elane d'un ton ironique. Et d'ailleurs, d'après ce que je connais de ma grand-mère, ça m'étonnerait qu'elle ait légué à qui que ce soit des lettres pour qu'il puisse se souvenir du bon vieux temps.
Harry esquissa un sourire.
- Est-ce que tu pourrais me traduire ces lettres, si tu as le temps ?
Elane rit et prit le sac dans lequel elle avait mis ses traductions. Elle en sortit la copie du journal de Wilhelm le loup-garou et la fourra sous le nez d'Harry.
- Tu veux que je traduise les lettres ?
Elle agita les feuilles de parchemin.
- Mais je ne fais que ça, des traductions, aussi serais-je ravi de passer à quelque chose d'un peu moins déprimant que le journal d'un loup-garou.
- Le journal d'un loup-garou, répéta-t-il, légèrement désorienté. Comment s'appelle-t-il ?
- Comment s'appelait-t-il, corrigea Elane. Le journal date de la fin du siècle dernier. Et il s'appelait Wilhelm, Wilhelm Von Gottsreich.
- Quoi ?s'écria Harry. Répète un peu !
- Wilhelm Von Gottsreich, répéta-t-elle.
- A tes souhaits.
- Ce n'est quand même pas si difficile à prononcer !
- Mais c'est un nom à dormir dans un peuplier !
- Intéresse donc toi un peu aux langues étrangères !
- Et donc aux noms à dormir parmi les Scroutts ?
- Et pourquoi pas ?
Ils partirent tous les deux d'un fou rire. Tout en riant, Harry se demanda vaguement ce qu'il y avait de si drôle dans ce nom, mais il n'y réfléchit pas longtemps. Il riait, et c'était le principal. Au bout d'un moment, Elane reprit son souffle et lui demanda d'aller chercher les lettres. Harry prit toute la boîte, hésita puis repassa par sa chambre. Il y trouva Ginny, Ron et Hermione et leur expliqua en deux mots la situation. Ils l'accompagnèrent à la cuisine après qu'il eut également récupéré l'album de photographies où il avait glissé la photo dans les jardins.
Harry tendit tout d'abord la boîte contenant les lettres. Comme il l'avait fait quelques heures plus tôt, elle défit le ruban de velours noir et prit les premières pages.
- J'ignorais que Sirius parlait aussi bien le français, murmura-t-elle après un moment.
Harry la regarda.
- J'ai bien vu qu'il connaissait quelques mots, mais c'était des formules scolaires, basiques.
Elle s'interrompit, fronçant les sourcils.
- Une fois, Joachim m'a fait remarqué que Sirius avait l'air de mieux comprendre le français qu'il ne le disait. Il en avait conclu que Sirius le comprenait bien, mais éprouvait des difficultés à le parler.
Elle se remit à lire. Soudain, elle faillit laisser une exclamation, mais se contrôla. Un léger coup d'œil aux autres lui apprit qu'ils n'avaient rien remarqué. Elle hésita, puis tendit la lettre à Harry. Il rapprocha sa chaise pour qu'ils puissent lire ensemble.
- Ici, il demande si…
Elle s'interrompit un instant pour rendre le texte original mot pour mot.
- Il demande si elle a réussi « à camoufler qu'il m'arrivait de faire léviter des objets quelques instants ». Comment a-t-il pu savoir ça ?
- Si j'étais déjà né, il se peut que mes parents éprouvaient des difficultés similaires avec moi, suggéra Harry.
- Elle ne lui aurait pas parlé.
Son ton définitif surprit Harry et il releva ses yeux du parchemin pour la regarder. Elane sentit qu'elle devait lui expliquer la situation.
- Tu sais peut-être que je vis dans une grande maison avec des amies ?
Harry fit non de la tête.
- Midge, Marina, Christie, Térésa et Linnet. Nous avons des pouvoirs un peu particuliers. L'histoire est un peu confuse- et même très confuse. D'après ce que nous en savons, nos ancêtres se connaissaient et étaient déjà amies. Elles se sont débrouillées pour doter les générations suivantes de pouvoirs, pour qu'elles puissent lutter contre le mal, et notamment contre un mal. Nous ignorons si c'est surtout à cause de lui qu'elles ont fait ça, en fait, nous ne savons pas grand-chose. Elles ont écrit une sorte de prophétie pour qu'il soit possible de nous retrouver. Ma grand-mère, Mariette Rösle était sorcière mais a épousé un Moldu. Son fils, donc mon père était un Cracmol et n'a jamais su que sa mère était une sorcière. Nous l'avons enterrée dans le cimetière moldu du village sans le savoir. En fait, la seule personne de l'assistance à le savoir devait être mon grand-père.
Elle se tut, cherchant ses mots pour raconter la suite.
- Avant sa mort, elle avait mis au courant une de ses apprenties et amies, qui allait à son tour devenir notre maître. Mes autres amies sont nées de parents sorciers, mais moi j'ignorais tout du monde de la magie. Aussi a-t-elle commencé à m'apprendre des choses qui me seraient utiles dans mon sommeil. Je ne me rendais compte de rien, mais parfois j'avais le vague souvenir d'avoir rêvé d'une femme blonde.
Elane s'interrompit un instant.
- A l'âge de quatorze ans, elle m'a écrit une lettre et m'a expliqué quelles étaient mes origines. Nous avons très vite « réveillé » tout ce qu'elle m'avait appris toutes ces années durant mon sommeil. J'ai poursuivi mes études dans un lycée moldu tout en étudiant dans un collège sorcier – nous n'étions pas pensionnaires- donc avec un Retourneur de temps qu'elle avait obtenu je ne sais où j'arrivais le soir à rattraper mes cours. A ma majorité, j'ai découvert que ma grand-mère avait pris soin de nous munir d'une grande maison où nous pourrons habiter. Nous l'avons rendue habitable, nous nous y sommes installées et avons poursuivi nos études. Avant ma majorité, j'ai rencontré Maugrey qui avait connu ma grand-mère et je suis devenue l'une de ses apprenties. Mes parents s'étant peu à peu écartés de moi, il est devenu comme un parent.
Elle ne précisa pas ce qui s'était exactement passé entre elle et ses parents, ni les circonstances exactes de sa rencontre avec Maugrey.
- Comme tu l'a peut-être compris, si ma grand-mère voulait me tenir à l'abri elle n'avait pas intérêt à parler à n'importe qui de mes pouvoirs, même pas dans le monde sorcier.
Le silence tomba sur la pièce. Harry ne savait que dire. Mais au-delà de la stupéfaction, il se sentait proche d'Elane. Il comprenait ce qu'elle avait pu ressentir. Comme lui, elle s'était retrouvée parachutée là où rien ne la prédisposait à atterrir, mais elle avait aimé ce monde, et avait résolu d'en faire partie.
- Et donc tu n'as toujours aucune idée sur la manière dont les lettres sont arrivées ici ? finit par demander Harry.
Elane soupira et se renversa sur sa chaise. Les quatre autres l'observèrent.
-Je crois que les questions à poser ne sont pas « Comment ? » et « Quand ? » mais plutôt « Par qui ? » et « Pourquoi ? » Malheureusement je ne vois qui pourrais y répondre…
Harry lui tendit la photographie où ses parents se tenaient dans les jardins avec Sirius, Lupin, Alain Armadale et Mariette Rösle.
- Peut-être que Lupin pourra nous aider, suggéra-t-il.
- Peut-être, peut-être…, murmura Elane.
Elle gardait les yeux fixés sur la photographie, mais son regard était insondable. L'un des visages sur cette photographie lui était familier, bien qu'elle ne l'ait plus vu depuis bientôt six ans.
- Tu sais qui était cet homme ?lui demanda-t-elle en lui désignant le visage.
- Dans sa lettre, Sirius m'a dit qu'il s'appelait Alain Armadale. C'était un compagnon d'études.
- Pourquoi cette question ? s'enquit Hermione.
C'était la première fois que quelqu'un d'autre hormis Elane et Harry ouvrait la bouche. Elane répondit à Hermione.
- Je l'avais un peu connu.
- Avais, releva Ginny.
- Il est décédé il y a six ans, expliqua Elane.
Un silence suivit ses paroles. Ginny prit la photographie dans ses mains. De tous ceux qui s'étaient trouvés dessus, Lupin était le seul survivant. Son cœur se serra à cette pensée. De tous ses amis, il était le seul à être encore en vie. Car d'une certaine façon, Peter Pettigrow aussi était mort. Du moins, le Peter que Lupin avait connu et eut comme ami n'était plus de ce monde. Elane finit par briser ce silence morose.
- Bon, l'après-midi commence à être avancé… ( il était dix-sept heures passées), il va bientôt y avoir une réunion de l'Ordre et moi je n'ai qu'un croissant et une tasse de café dans le ventre depuis ce matin.
Elle avala rapidement quelque chose avant l'arrivée des membres de l'Ordre. Tonks fut la première à apparaître et se laissa tomber sur la chaise la plus proche.
- Ouf, soupira-t-elle. J'ai cru que Fudge allait rester dans mon bureau une éternité ! Enfin, mon bureau, mon étagère d'angle plutôt !
Elane reconnut une expression de Maugrey. Un jour il s'était cogné violemment à sa table en se levant brutalement et une série d'imprécations visant la fontaine de la Fraternité magique, qui « n'était qu'un gros mensonge architectural et prenant trop de place comparé à son peu d'importance » avaient été entendues par les Aurores présents ce jour-là.
- A peine je lui avait donné la première partie de ta traduction, Elane, reprit la jeune Aurore, qu'il me réclamait déjà la suite ! Excédée, je lui ai finalement dit qu'il n'avait qu'à aller te la réclamer en personne, et bizarrement il s'est soudain calmé.
Elle regarda Elane.
- Est-ce que tu comprends quelque chose à ce phénomène ?
- Disons que nous avons une petite conversation ce matin, fit Elane. Et je l'ai trouvé un peu… cavalier dans sa façon de me parler, alors je l'ai remis à sa place. Il m'a ordonné de dire à Dumbledore que dès que son enquête serait finie il voudrait en connaître les résultats, et non pas un ou deux mois après. Je lui ai rappelé que je n'étais pas sous ses ordres et qu'il devrait donc envoyer quelqu'un d'autre.
- Il y a encore pas si longtemps tu n'aurais jamais osé, remarqua Tonks.
- A mon avis elle aurait osé.
Joachim venait d'entrer dans la pièce avec son cousin. Derrière eux venaient Fred et Georges, qui drainaient tout un groupe de membres de l'Ordre du Phénix. Le remue-ménage qu'ocasionnait toujours le choix des places empêcha Tonks de poser d'autres questions. Lorsque l'agitation retomba, Mrs Weasley fit son entrée. Comme il n'y avait plus de chaises, Joachim lui offrit poliment la sienne et s'installa sur les marches de l'escalier, à côté du siège de Remus. Il replia légèrement ses jambes car à cause de sa haute taille la plupart des gens trébucherait par-dessus. A croire que Maugrey était le seul à regarder où il mettait ses pieds…
La réunion ne fut troublée par aucun contestataire, contrairement à celle à laquelle Harry avait assisté le samedi. Elane exposa ce qu'elle avait appris au cours de sa matinée, des membres firent des rapports. Apparemment Voldemort avait été dérouté par l'attaque manquée au Ministère.
Deux heures et demi plus tard, les membres quittèrent à nouveau le Square Grimmaurd et Mrs Weasley commença à s'affairer autour de la cuisinière. Fred et Georges proposèrent à Harry et Ron de les défier aux cartes, défi qu'ils relevèrent. Fred sortit un jeu de bataille explosive de sa poche et ils commencèrent à jouer, sous le regard d'Hermione et Ginny qui parlaient ensemble en leur adressant de temps à autre un commentaire d'encouragement.
Ce chapitre est un peu plus long que tous ceux que j'ai écrit jusqu'à présent, et il m'a pris énormément de temps car je devais décider quelles informations révéler. Alors, ce travail de titan mérite bien une petite review, non ?
(Je rappelle à ceux qui l'ignoreraient qu'il suffit de cliquer sur le petit bouton violet qui indique « Go » en bas à droite pour laisser un commentaire. Vous n'allez pas me dire que c'est compliqué, non ?)
Thealie : Maugrey avec un pinceau (morte de rire). Tu vas vraiment le faire ? Ce serait génial ! Et pourquoi pas ! Dumbledore cache encore quelque chose ? Il en a pas marre à la fin ? Oui, il cache encore quelque chose… et, heu, non il n'en a pas marre parce qu'il n'a pas trop le choix… En fait c'est un secret un peu spécial…Elane est vraiment une fille incroyable, on dirait qu'elle n'a pas de défaut. Elle est incroyable, mais elle a quand même ses défauts… et ses blessures… On croyait aussi que Dumbledore était tout puissant, mais lui aussi a ses limites…Tous les deux sont humains, après tout…
Snapye : Tout ça pour dire qu'il manque un peu de Séverus là-dedans ! Lol Snape forever !Je le sais, je m'étais fait la même réflexion. Je ne peux pas te dire grand-chose, sinon qu'il va falloir attendre. Mais si ça peut te rassurer, il va devenir l'un des personnages-clefs de ma fic, mais progressivement. J'ai déjà écrit un chapitre presque entièrement axé autour de lui, mais je dois encore écrire un des chapitres qui vient avant. Le problème de ma fic, c'est qu'elle est prévue pour être très longue, et également assez complexe car je joue sur plusieurs tableaux. La trame est bien définie dans ma petite tête (et sur le papier) mais il faut que je l'écrive. J'aimerais pouvoir poster plus rapidement, mais même si j'écris les chapitres à l'avance, j'écris souvent tard dans la soirée, car c'est plus calme et je suis plus inspirée, mais j'ai quand même besoin de dormir ! Et si ça peut t'aider à patienter, au chapitre suivant Rogue va intervenir. J'ai hâte de connaître la suite, mais je suis un peu déçue de suivre surtout Elane, alors que l'Ordre comporte d'autres membres… Mais bon ça va peut-être suivre… Effectivement, ça va suivre. Le problème est le même que pour l'absence (temporaire) de Rogue. Il y a des choses que je dois mettre maintenant car elles auront leur importance plus tard. Merci de me l'avoir fait remarquer, car je vais mettre les bouchées doubles maintenant !
