Harry fut jeté au fond d'un cachot. L'endroit était petit, humide et totalement sombre…si cela était sa nouvelle maison, il allait très rapidement finir en dépression…Quelques secondes plus tard, Lucius partit tendit que Voldemort arrivait. Il observa une seconde Harry puis se tourna vers Rogue :

« Deux sortilège Doloris devraient suffire. Ensuite tu l'emmèneras dans mes appartements. »

« Bien maître. »

Alors qu'Harry fut parcouru d'un sentiment de peur, Rogue s'inclina respectueusement. Une fois Voldemort sortit des cachots, Sevérus prit sa baguette en main.

« Vous n'allez pas faire ça monsieur…vous êtes de mon côté je… » Il n'eu pas le temps de terminer sa phrase…

Après avoir administré les deux sortilèges, Sevérus emmena de force Harry aux appartements de son maître. Harry avait la nausée et était terrorisé…il observa ce qui l'entourait, il était dans un endroit gigantesque, il semblait y avoir des tas de couloirs, quasi identiques les uns aux autres…Ils finir par entrer dans une grande pièce, une chambre : elle était magnifique et très chaleureuse (ce qui paraissait surprennent vu le personnage qui y vivait). Voldemort y était, il était debout, mains dans le dos à regarder un cadre accroché à l'un des mûr de la chambre. Il se retourna et afficha un léger sourire. Rogue obligea Harry à se mettre à genou, s'inclina puis partit. Harry se releva.

« Remets toi à genou Harry. »

Il ne bougea pas.

« Remets toi à genou tout de suite où je te bat jusqu'à ce que tes jambes n'ai plus la force de te porter. » Dit-il calmement.

Harry resta un instant figé sur place. Il ne préféra pas tenter de provoquer Voldemort au risque qu'il exécute sa menace. Lentement, il se remit en position à genou. Jedusor sourit, satisfait. Il alla près de Harry et lui donna une caresse sur le dessus de la tête. Ce dernier eut un mouvement de recul ce qui sembla amuser le Seigneur Des Ténèbres.

« Bien, à compter de ce moment tu es ma propriété. Je serais ton maître et tu me nommeras ainsi et toi tu seras esclave. »

Il y eu un silence, Harry le fixait d'un regard noir.

« Je te conseil vivement de baisser les yeux. »

Harry ne fit rien.

« Désormais tu es ma propriété, et ceux pour…toujours. Tu sais que rien ne te fera quitter mon manoir. Et surtout, je te l'ai dit Harry, si tu te conduits bien tu vivras bien, si tu te conduits mal, tu vivras mal. Tu pourrais avoir une chambre à toi ici, le droit de circuler dans le Manoir, et bien évidemment le droit d'en sortir et de voir tes amis. Mais pour cela il faudra que tu te conduises en bon esclave. »

Harry continua de le fixer en silence, le regard noir. Intérieurement, il réfléchissait à tout ce que Voldemort lui disait : un conflit était entrain de s'élever en lui. D'un côté il y avait la haine pour cet homme qui lui gâchait la vie, la haine pour cet assassin ! Meurtrier de ses parents et même de Sirius (indirectement). Mais d'un autre côté, Harry n'était pas idiot, il venait de signer un pacte avec lui, il s'était sacrifié, se donnant à lui volontairement : de ce fait, lutter contre Voldemort ne servait à rien car même s'il lui résistait, jamais il ne sortirait de son emprise ! Il avait donc logiquement le choix entre se soumettre tout de suite ou se battre jusqu'à épuisement. Sa réflexion se stoppa là : un doloris était partit.

Lorsque Voldemort arrêta, Harry resta un instant allongé à terre, sur le ventre, la respiration saccadée.

« Remet toi à genou maintenant. »

Lentement, les poings serrés, il s'exécuta et cette fois-ci, il garda son regard tourné vers le sol.

Jedusor lui donna une brève caresse sur le dessus de la tête et il sentit alors la haine monter en lui. Il se mordit la langue afin d'éviter de lui sauter à la gorge. Il avait la vague sensation d'être un animal, un chien, qui recevait une caresse pour avoir été obéissant. L'humiliation était totale.

« Je constate que tu commences à réfléchir Harry, c'est bien. Je vais être… clément avec toi. Je t'explique : je te donne trois jours pour savoir ce que tu veux désormais, trois jours pour accepter d'honorer ton contrat et te comporter comme il le faut ou te révolter et chercher à me défier jusqu'à ce que tu sois fatigué de te battre pour rien. J'ai bien l'intention de te posséder dans tous les sens du terme. Dans trois jours donc je te prendrais ta virginité et si tu as choisi d'honorer notre contrat, tu te laisseras docilement faire, comme un esclave. Si tu veux me combattre et bien je te violerais tout de même, mais crois moi tu regretteras ta décision. Tu peux être mon esclave personnel ou celui de tout le monde… tu peux être puni par moi ou par qui voudra… tu peux de faire violer par moi… ou tous mes Mangemorts. Te voilà prévenu… » Jedusor resta un instant silencieux, le regard aussi froid que ses paroles, bien qu'intérieurement, il jubilait.

Harry lui n'avait pas bougé d'un cil, néanmoins, des larmes silencieuses coulaient sur ses joues. Il ne voulait pas pleurer devant Voldemort, mais l'annonce d'un viol et les menaces qui l'accompagnait était pour le jeune sorcier la goûte d'eau de trop… Voldemort claqua des doigts et Rogue entra dans la chambre.

« Remet le dans une cellule. Sans nourriture. Donne lui un verre d'eau, un seul pour les trois jours ou le nouveau membre de la famille va méditer. Les visites à sa cellule sont interdites et que personne ne lui parle. »

« Bien maître. »

Sevérus s'inclina et attrapa Harry rudement par le bras, le forçant à se lever. Ils marchèrent un moment tous les deux en silence, Harry se laissant tirer sans se débattre.

« Ron et les autres vont bien ? » Questionna t'il doucement.

Rogue ne répondit pas.

« Monsieur Weasley a bien retrouvé sa famille ? »

Sevérus resta silencieux et sembla resserrer son emprise.

« S'il vous plait, dites moi… »

Rogue le lâcha et se retourna brusquement. Pendant une seconde, il cru qu'il allait se faire frapper.

« Silence esclave. » Cracha t-il avant de le prendre par le bras et de reprendre la marche.

Harry sentit de nouvelles larmes lui brûler les yeux…cette appellation… « esclave »… le faisait souffrir. Durant les quelques instants suivant Harry pensa que Rogue n'était peut être pas si « gentil » que ça et que, au final, l'espionné n'était pas Voldemort mais Dumbledore.

Ils arrivèrent à une cellule. Rogue le poussa à l'intérieur et Harry tomba à terre. Après avoir déposé un verre d'eau sur le sol, il ferma la grille et sans regarder son ancien élève il murmura : « tout le monde va bien. » Avant de partir sans se retourner.

Harry s'allongea sur le sol, continuant encore à pleurer, il se surprit à verser quelques larmes de joie, à l'idée que ceux qu'il aimait tant étaient en parfaite santé et à l'abri.

Durant les trois journées que lui avaient donné Voldemort, Harry resta parfaitement seul. Il ne vit pas une seule personne, il n'entendait pas un bruit, pas un murmure, à croire qu'il était seul au monde. Il ne bougea pas de l'endroit où il s'était allongé sauf pour prendre le verre d'eau et le poser près de lui. Il resta immobile et silencieux, les yeux tournés vers le plafond, profondément partit dans ses pensées. Le plus calmement possible, il cherchait à évaluer la situation tout en s'efforçant d'oublier ce que Voldemort allait lui faire au terme de ce petit délai. La question pour lui restait la même : se battre et donc lui résister au mieux ou alors accepter son sort. Il était difficile voir même inconcevable pour lui de s'imaginer servant l'assassin de son père et de sa mère mais le contrat était pour tant belle et bien là et Harry connaissait trop bien Jedusor pour songer ne serait-ce qu'un instant qu'il puisse le laisser tranquille. Les faits étaient là : maintenant, il était esclave et il allait bien falloir qu'il accepte sa nouvelle condition… même s'il devait en souffrir.

Le troisième jour, Harry avait prit sa décision, non sans peine, sans larmes, sans hésitations. Il décida d'essayer d'accepter la situation. Il s'était sacrifié et désormais, il ne pouvait revenir en arrière. Voldemort lui avait bien dit que s'il se conduisait bien, il vivrait bien… il lui avait également signaler qu'il pouvait être son esclave personnel comme celui de tous… ces éléments avaient fait largement pencher la balance dans sa décision. Après tout, même s'il ne le voulait pas, une nouvelle vie commençait pour lui et personne ne pourrait l'aider, personne ne le sauverait, il ne tient donc qu'à lui et à lui seul de rendre sa vie la meilleure possible. Il devait oublier son ancienne vie et veiller à améliorer la nouvelle au mieux.

Mais prendre une décision, aussi dure soit-elle, est une chose, la mettre en œuvre en est une autre…

Au matin du troisième jour, quelqu'un descendit. Harry mit quelques instants à reconnaître Rogue.

« Debout. » Ordonna ce dernier.

Lentement, il se redressa. Une fois debout, ses jambes tremblèrent violemment et il retomba à terre. Il était totalement affaibli, n'ayant pas mangé depuis longtemps, ni bu depuis la veille.

Sevérus entra dans la cellule et le força de nouveau à se lever. Il le fit marcher un moment, traversant une partie du manoir, tout en le soutenant. Ils entrèrent dans une petite pièce où se trouvait une table en bois sur laquelle était présentée un copieux petit déjeuner. S'il n'avait pas été si faible et donc incapable de marcher seul, il se serait jeté sur la table.

« Assis toi là. »

Rogue le poussa sur une chaise alors qu'Harry le fixait, surpris par ce tutoiement… mais il pensa rapidement qu'on ne devait probablement pas vouvoyer un esclave. Il eu un pincement au cœur, mais ne laissa rien paraître.

« Tu peux manger ce que tu veux, tu dois reprendre des forces. Je reviens dans vingt minutes, si tu as bougé de ta chaise, j'en informerais ton maître afin qu'il te punisse. » Expliqua t-il froidement avant de partir.

Harry passa les vingt minutes à manger. Il le faisait lentement, par peur d'être malade s'il se précipitait. Le petit déjeuner était délicieux et il se sentit heureux à l'idée de toujours pouvoir manger convenablement même au repère de Voldemort.

Rogue revint et lui demanda de le suivre. Il marcha au près de lui, mais cette fois-ci, il ne le tint pas. Ils allèrent à une salle de bain luxueuse, spacieuse, pourvu d'une grande baignoire.

« Il faut que tu te laves maintenant. Tu as des vêtements propres sur la chaise là bas. Prends en soin, tu n'auras rien d'autre. Tu as trente minutes maximum. »

Harry acquiesça silencieusement et Sevérus s'en alla.

Il alla prendre les vêtements propres et les observa : un pantalon noir et un tee shirt bleu foncé. Il commença en suite à se déshabiller et fit couler de l'eau chaude dans la baignoire. Il profita pleinement de ses trente minutes de détente, estomaqué à l'idée d'avoir la chance de prendre un bain. Lorsque Harry sortit de la salle de bain, il trouva Rogue de l'autre côté de la porte.

« Bois ça. »

Il lui donna une potion de couleur orange.

« Qu'est-ce que c'est ? »

« Je t'ai dis de boire c'est tout. Fais le, c'est ton maître qui l'a demandé. »

Harry ne pu s'empêcher de lui lancer un regard noir et du faire tous les efforts du monde pour ne pas lui cracher au visage que ce n'était pas son maître, même si techniquement c'était faux de dire cela. A contre cœur, il avala le liquide au goût amer, craintif du contenu de la potion.

« Maintenant suis moi. »

Ils marchèrent de nouveau quelques minutes et Harry eu la sensation de reconnaître les couloirs. Il eu un haut le cœur lorsqu'il reconnu la porte de la chambre de Voldemort. Rogue frappa et lorsqu'il entendit « entrez » ouvrit la porte.

« Vas y. » Lança t-il à Harry. Ce dernier ne pu empêcher une nette lueur de peur naître dans ses yeux. Sevérus le remarqua mais tenta d'y paraître insensible.

« Allez entre, ne le fait pas attendre. »

Tremblant, Harry obéit.

« N'oublis pas de te mettre à genou. » Murmura Rogue au moment où Harry passa devant lui.

« Tu peux disposer Sevérus, qu'on ne me dérange pas. »

« Bien maître. » Il s'inclina et partit.

Harry resta un instant figé sur place, terrorisé. Lentement, il se mit à genou, tentant de se remémorer les raisons l'ayant pousser à vouloir se comporter en esclave comme le voulait Jedusor.

« Alors Harry, tu as bien mangé j'espère. »

Ce dernier acquiesça.

« Non, je veux des réponses auditives. »

« Oui…j'ai bien mangé. » Finit-il pas dire. Il ne pouvait pas garder les yeux baissés, cela était bien trop difficile pour lui, il se contentait donc de promener son regard de Voldemort au sol et du sol à Voldemort.

« Je te conseil de faire ce que je t'ai dit l'autre jour si tu ne veux pas passer un très mauvais quart d'heure ! » Susurra t-il méchamment.

« Je…oui… (Il serra les poings et ferma les yeux) maître. »

« Bien parfait. » Répondit-il avec un sourire tout en tapotant sur le dessus de la tête de son esclave. Il alla s'asseoir sur son lit.

« Lèves toi et viens devant moi. »

Harry s'exécuta lentement, tremblant des pieds à la tête.

« Tu sais ce qui va se passer maintenant, reste à savoir ce que tu as décidé. Si tu vas te soumettre ou non, si je vais devoir sévir ou non, si je te garde uniquement pour moi ou non… » Il afficha un léger sourire. « Alors dois-je le faire par la force ? »

Harry le fixa et ouvrit et la bouche mais aucun son n'en sortit. Les larmes lui montèrent aux yeux et il sortit son tee shirt de son pantalon avec des doigts tremblants. Voldemort sourit alors, ravis. Lentement Harry enleva son tee shirt et le laissa tomber par terre, se retrouvant torse nu.

« Continu. »

Il enleva ses chaussures et chaussettes avant de laisser tomber son pantalon au pied de ses chevilles et de l'enlever complètement. Son cœur battait à toute vitesse, il n'avait jamais eu si peur, si honte. Quelques larmes coulèrent le long de ses joues mais Jedusor ne s'en formalisa pas.

« Enlève le reste. »

Il ne lui restait plus que son caleçon. Il resta immobile.

« Immédiatement. »

Il ferma les yeux et le laissa glisser à ses pieds. Il sentit le regard de Voldemort sur lui et n'osa pas rouvrir les yeux. Il sursauta violement lorsqu'il sentit une main sur son poignet. Il ouvrit les yeux et vit avec horreur que l'homme était également nu. Voldemort le tira doucement vers le lit et Harry se mit à pleurer tout en secouant la tête.

« Pas ça… non… »

« Chuuut… ne pleure pas, ça ne sera pas bien long tu verras. »

Il le fit asseoir sur le lit tout en lui caressant doucement les cheveux. Puis petit à petit, sa main descendit sur le torse de son esclave.

« Allonge toi, sur le dos. »

Harry n'eu pas d'autre choix que d'obéir. Il laissa échapper des sanglots étouffés lorsque Voldemort commença à embrasser son torse, mais toutefois il se laissa faire. Jedusor lécha doucement les différentes parcelles de peau qu'il trouvait, se délectant de sa victoire. Il fit mettre son esclave à quatre pattes et Harry ne pu s'empêcher d'essayer de se dégager lorsqu'il sentit la langue de Voldemort sur ses fesses. Jedusor lui donna une tape sur la fesse droite tout en lui disant sèchement de se laisser faire. Harry pleurait toujours, le plus silencieusement possible, essayant de garder ainsi un peu de dignité. Tout a coup, il sentit quelque chose passer autour de son cou, Voldemort serra la chose et Harry vit vaguement que c'était un collier, noir. Voldemort s'appuya sur son dos et lui murmura à l'oreille qu'il devrait porter cela désormais avant de le pénétrer brutalement. Harry poussa un hurlement et tenta de s'enfuir mais il ne pu pas bouger car il était immobilisé par le lourd corps de son propriétaire ainsi que la douleur. Sans s'occuper de l'état de Harry ou de sa souffrance, Voldemort se laissa aller à de nombreux va et vient de plus en plus rapides et de plus en plus brutaux. On n'entendait seulement les gémissements rauques de Voldemort, semblant prendre beaucoup de plaisir et les sanglots de Harry, semblant souffrir. Au bout de quelques minutes qui parurent durer une éternité pour le Survivant, Voldemort se libéra dans son esclave puis se laissa tomber à côté de lui. Harry lui s'allongea doucement sur le ventre, tremblant, terrorisé, brisé. Il sentit quelques choses de chaud couler le long de ses cuisses, et il n'eu aucun mal à comprendre que cela était du sang. Voldemort se leva et s'habilla.

« Bien, pas mal pour un début. Puisque tu as décidé de te soumettre, je veillerais à te protéger des autres. Mes Mangemorts ne pourront pas lever la main sur toi ni abuser de toi. Mais tu leur devra le respect ne l'oublis pas. Lorsque je ne serais pas avec toi, Rogue veillera sur toi, il sera ton sous-maître et c'est à lui que tu devras obéissance en mon absence. Tâche de lui obéir ou je te punirais comme il se doit. Désormais ton travail sera de me servir et de satisfaire mes désirs aussi bien sexuels qu'autres. Tu ne parleras que si tu y es invité et tu veilleras dans la journée à être à mes côtés. Tu resteras en retrait, derrière moi. Si je te dis de partir, tu dois rejoindre Sevérus et faire ce qu'il te dit. Sevérus viendra te chercher dans cinq minutes, habilles toi. »

Voldemort prit sa baguette et sortit. Il ne fallut pas une seconde pour qu'Harry éclate en larmes.

Lorsque Rogue entra dans la chambre de son maître, son cœur était serré : il savait très bien ce qui venait de se passer, et malheureusement, il n'avait rien fait pour empêcher cet acte impardonnable. Il trouva Harry habillé, assit sur le bord du lit, les mains sur les genoux, la tête baissée. Il remarqua immédiatement le collier noir.

« Debout Potter. » Dit-il d'une voix calme et plus douce qu'il ne l'aurait voulu ; Ce dernier releva doucement la tête et fixa Rogue quelques secondes ; Le Maître de Potions du mettre tout son talent en œuvre pour rester froid au regard du Survivant. Ses yeux reflétaient la peine, la tristesse et aucun espoir ne semblait y briller… le Survivant était brisé cela se voyait sans problème. Harry brisa le contact et se leva. Il ne pu réprimer une grimace dès le premier pas qu'il fit : une certaine zone semblait très douloureuse. Il se força à marcher, mais il fit de petits pas. Cette fois-ci, ils ne partir pas bien loin : au bout du couloir seulement, trois portes à gauche de celle du Seigneur des Ténèbres. Ils pénétrèrent dans une petite chambre, aux couleurs sobres, avec un lit et une petite bibliothèque.

« La porte au bout de la pièce donne à la salle de bain. » Expliqua Rogue.

« Je fais quoi ici ? »

« C'est ta chambre. »

Harry écarquilla les yeux.

« Q…quoi ? »

« C'est celle que le Seigneur des Ténèbres m'a dit de te donner. Apparemment tu as du être… sage pour qu'il ne te renvois pas en cellule. »

Harry rougit fortement et avança doucement dans la pièce.

« C'est…c'est vraiment pour moi cette chambre ? »

« Oui, mais n'oublis pas que rien n'est jamais acquis ici. Tu pourrais très vite retrouver les cachots. Et je te conseil de ne pas oublier de le remercier. Tu peux rester là pour le moment, ne sort pas sans permission de cette chambre. Et sois heureux, peu d'esclaves peuvent se vanter d'avoir le luxe que tu as. »

Une fois Rogue partit, il s'empressa de se rendre sous la douche où il resta bien trente minutes. Il avait besoin de se laver, de frotter sa peau pour se défaire de l'odeur de Voldemort. Il resta également un moment à songer à sa chambre : c'était une très belle chambre ! Lui qui croyait devoir vivre aux cachots ! Son moral était brusquement remonté. Une fois sortit de la douche, il sentit un léger frisson le parcourir, se fut comme si le collier avait vibré. Il se demanda alors ce que ça pouvait dire… il pensa que Voldemort l'appelait, mais il se rappela que Rogue lui avait dit de ne pas quitter la chambre. Très vite, son collier sembla s'alourdir et ce fut presque douloureux. Il sortit alors de la chambre et retourna à celle de Voldemort. Il frappa doucement, la porte s'ouvrit et il reçu une gifle. Il tomba à terre et fixa un instant Jedusor, stoïque.

Tendis qu'il se relevait doucement, Voldemort le disputa.

« Que je n'ai plus à m'y reprendre à deux fois pour te faire venir. »

« Mais j'ignorais que quand… »

Une deuxième gifle partie.

« Ne réponds pas ! »

Pour la seconde fois, Harry se releva, la joue droite endolorie.

« Et bien alors ! Qu'attends tu pour demander pardon ! » S'écria Voldemort, furieux.

« Pardon… »

Voldemort leva la main, signe qu'il n'était pas satisfait.

« Pardon…maître. » Ajouta t-il précipitamment tout en reculant d'un pas.

« Tu t'excuse tout seul peut être ? »

« Je… je vous demande pardon… maître. »

Jedusor abaissa sa main, satisfait.

« Bien, suis moi et en silence. »

Il se mit en marche et Harry le suivit à distance de deux pas. Ils marchèrent le long de plusieurs couloirs, le manoir semblait immense. Ils arrivèrent à une grande porte et ils entrèrent dans ce qui ressemblait à un grand, très grand salon. La pièce était gigantesque, et au fond se tenait une immense cheminée auprès de laquelle était installé un beau fauteuil. Voldemort alla directement au dit fauteuil et s'y assit. Il montra du doigt la gauche de ses pieds.

« Viens ici, juste contre le fauteuil à genou ou allongé comme tu veux. »

Harry resta un instant figé sur place, ayant désormais la sensation totale d'être un chien qui allait passer les années à venir littéralement aux pieds de son maître. Le cœur serré, il s'exécuta et se rendit jusqu'au fauteuil. Il s'agenouilla doucement, pausa ses mains sur ses jambes et instinctivement baissa la tête. Voldemort nota silencieusement la soumission volontaire et donna une caresse à son esclave qui se mordit la lèvre afin de ne pas bouger.

« La potion t'a fait de l'effet ? »

Harry leva un sourcil interloqué.

« Je ne sais pas a quoi elle servait. » Dit-il doucement.

« Si tu oublis de m'appeler maître encore une fois tu prendras cinq coups de fouet. Tu dois le dire à chaque fois que tu m'adresses la parole c'est une question de respect tu es mon esclave je te rappel. »

Harry le regarda un instant silencieusement. Voldemort voyait bien que le regard de son serviteur était triste. Harry hésita entre répondre « oui maître » et présenter ses excuses en signe de soumission, il se rappela rapidement de la décision qu'il avait prise.

« Je… vous demande pardon maître, je ne le ferais plus. »

« Parfait. Tu as intérêt. »

Harry baissa docilement la tête de plusieurs centimètres en signe de soumission et Voldemort afficha un sourire : il n'aurait pas cru que ça serait si facile.

« C'est bien Harry, tu prends les bonnes décisions. »

Harry resta silencieux se répétant en boucle « c'est ta nouvelle vie il ne tient qu'à toi de la rendre meilleure, c'est ta nouvelle vie tu n'as pas le choix. » tout en serrant les poings.

« Donc je disais, la potion t'a fait de l'effet ? »

« Je l'ignore maître, je ne sais pas à quoi elle servait, mais je ne me sens pas différent d'avant si c'est là votre question. »

« Vraiment tu n'as rien remarqué ? » Questionna t-il avec un sourire.

Harry releva la tête et observa Jedusor avant de la rebaissé une fois s'être souvenu qu'il n'avait pas le droit de le fixer.

« Non je vous assure… maître. »

« Ta cicatrice se porte bien ? »

Harry réalisa brusquement que depuis un moment il ne ressentait absolument aucune douleur. Il releva la tête.

« Non… je… je ne ressens rien du tout… maître… je n'ai pas mal. »

« Il faudra remercier Sevérus, c'est une potion de sa confection. Elle t'empêche de souffrir au niveau de ta cicatrice. »

Harry écarquilla les yeux.

« Mais… je… pardonnez moi mais cette potion existe depuis… »

« Existe depuis des années oui et Dumbledore le sait parfaitement. » Lança t-il tout en souriant à pleine dents. « Ton héro ne mérite pas tant d'honneur et de respect crois moi. »

« Mais enfin s'il avait entendu parlé de cette potion il me l'aurait forcement donné… je ne… »

« Endoloris ! »

Harry se tordit de douleur tout en hurlant. Voldemort stoppa le sortilège.

« Pour avoir douté de ton maître et répondu. Je n'aime pas répéter surtout quand la personne qui me fait répéter ne me crois pas et c'est encore pire si ce n'est qu'un vulgaire esclave. » Cracha t-il.

Bizarrement la première idée qui vint à Harry fut qu'il serait obligé de retourner aux cachots ce soir. Sans attendre il se remit en position a genou et demanda doucement pardon tout en baissant les yeux. Un vague silence tomba puis Voldemort reprit comme si rien n'était.

« Pour ton information si Dumbledore ne t'a jamais donné cette potion c'est uniquement parce qu'il ne savait pas tous les effets qu'elle pouvait provoquer. J'entends par la seulement qu'il ne savait pas si cette potion allait supprimer la douleur ou stopper toute communication entre nous. Il avait beau être navré pour tes cauchemars il espérait toujours avoir des informations sur moi et mes futures attaques à travers toi. Si notre lien se trouvait totalement rompu alors il n'aurait plus eu cette possibilité alors il a préféré oublier l'existence de cette potion. »

Harry ne répondit rien et resta silencieux se demandant si Voldemort disait réellement la vérité et si oui pourquoi Dumbledore aurait préféré le laisser souffrir pour quelques informations ? Et pourquoi les cours d'Occlumancie aussi…

Au bout de quelques minutes de silence Harry releva la tête et ce contenta de murmurer :

« Merci maître pour cette potion et merci pour la chambre également, elle est magnifique. »

Voldemort ne répondit rien mais afficha un sourire.

La journée passa tranquillement et la vie du Seigneur des ténèbres s'avérait être fort ennuyeuse… il passa toute la journée à ce fauteuil et Harry également, toujours à genou. Il avait des fourmis dans les jambes, s'en était même douloureux, mais quelque chose en lui l'empêchait de s'allonger, de la fierté entre autres. Plusieurs Mangemorts venaient faisant des rapports à leur maître mais ils parlaient comme… en langage codé… et il ne comprenait pas bien ce qu'il disait.