Les étoiles de l'orage

Chapitre 21 : Petits imprévus

Disclaimer : Tous les personnages, animaux, objets, créatures, lieux etc… appartiennent à J.K.Rowling, hormis certains qui existent réellement, et d'autres que j'ai crée. Je ne gagne rien à écrire cette fic, à part le plaisir que j'ai à écrire, et à faire partager ce que j'écris.

Les personnages ajoutés sont tirés de mon imagination, toute ressemblance entre eux et des personnes existant ou ayant existé est le fruit du hasard.

Tous se figèrent. Qui pouvait bien venir à une telle heure ? Wladeck posa une main sur le bras d'Elane pour attirer son attention.

- Nous n'attendions personne, je crois ? chuchota-t-il.

Elane fit non de la tête. Le portait de Mrs Black se réveilla soudain et se mit à hurler. Wladeck se pencha par-dessus la rambarde, sa baguette à la main et fit taire le portrait d'un « Stupéfix » bien senti. Elane redescendit lentement les marches alors que la personne de l'autre côté de la porte sonnait une seconde fois. Joachim la suivit.

A eux deux, ils défirent rapidement toutes les sûretés apposées sur la porte. Après un instant d'hésitation, Harry redescendit également, il se sentait stupide en restant planté dans l'escalier. Tous retinrent leur souffle quand Elane ouvrit la porte.

Elle l'entrebâilla tout d'abord lentement, puis l'ouvrit toute grande lorsqu'elle vit la personne qui se tenait sur le perron. La chevelure blonde rassemblée toute entière sur une épaule, la robe froissée, l'air hagard et vulnérable… Fleur Delacour lui faisait face.

Elle semblait désespérée, au bord des larmes. Elane s'écarta de la porte et lui dit d'entrer. Une explication était sans nul doute nécessaire, mais pas ce n'était ni le lieu, ni vraisemblablement le moment. Fleur obéit, sans dire un mot. Joachim referma la porte et remit les sûretés en place, aidé de Wladeck.

- Que s'est-il passé ? commença Elane en anglais.

Elle l'avait fait par politesse envers Harry, mais Fleur ne répondit rien. Elle répéta sa question, se demandant si elle ne devait pas passer au français. Ce ne fut pas nécessaire. Fleur se mit à parler en français d'une voix rapide et hachée, se reprenant, bégaya parfois, se répétant de temps à autre.

Elane passa un bras autour de ses épaules et lui murmura « Chut » en français d'un ton apaisant. Elle la guida jusqu'à la cuisine. Joachim remit du lait à chauffer et Wladeck, voyant qu'elle grelottait, monta lui chercher une couverture.

Harry se sentait mal à l'aise et déplacé. Pour s'occuper, il sortit un bol de l'armoire qu'il posa devant Fleur, ainsi qu'une cuillère. Il y ajouta la boîte de chocolat en poudre. Quand Wladeck revint avec la couverture, Fleur sembla se reprendre un peu.

- Merci, Wladyslaw, dit-elle d'une petite voix.

Elle s'enveloppa dans l'étoffe aux motifs rouges et blancs. Mais elle ne cessa pas tout à fait de frissonner. Ce n'est qu'après avoir bu deux bols de chocolat qu'elle fut en mesure de dire autre chose. Elle promena son regard autour d'elle, et vit ces visages rassurants. Elle se sentait à présent en sécurité. Elle était en sécurité. Ces gens, elle les connaissait. Elle se sentait beaucoup mieux, à présent, et put enfin raconter ce qui lui était arrivé.

Elle était sortie du siège de l'entreprise de son père, et avait décidé de passer par un parc afin de se dégourdir un peu les jambes après une journée passée assise sur une chaise. Au début, beaucoup de gens s'y trouvaient en cette fin de journée où il avait fait si bon (en France du moins). Mais peu à peu les allées s'étaient éclaircies.

- Finalement, je me suis retrouvée seule. J'ai commencé à trouver ça bizarre et j'ai pressé le pas pour retrouver au plus vite du monde. Puis j'ai commencé à trouver qu'il faisait un peu froid. Tout d'abord, j'ai cru que c'était un simple courant d'air, un peu de vent, mais…

Mais les feuilles des arbres ne bougeaient pas, et le froid s'était fait de plus poignant. Il ne s'agissait plus d'un peu de vent, à présent. Un réverbère à sa droite avait commencé à s'allumer, puis s'était éteint sans bruit.

- Là, j'ai vraiment eu peur. Je savais que cela voulait dire qu'ils étaient tout proches. Ils ne devaient pas être trop nombreux, sinon je les aurais sentis bien avant, mais seule et paniquée…

Harry sentit sa gorge se nouer. Il savait ce qu'elle avait dû sentir après. Le froid s'insinuant au plus profond d'elle-même, jusqu'à son âme. Puis les Détraqueurs s'étaient encore approchés davantage, et elle avait dû ressentir la sensation horrible qu'elle ne pourrait plus jamais rire, plus jamais sourire…

- J'ai commencé à reprendre mes esprits, ou alors c'était un réflexe, mais en tout cas j'ai sorti ma baguette et j'ai crié « Spero Patronum ». Je l'ai fait plusieurs fois, jusqu'à ce que un peu de ma peur s'en aille, et j'ai enfin réussir à produire un Patronus complet. Dès que je les ai senti reculer, j'ai pris mes jambes à mon cou pour retrouver la foule. Je savais que je devais venir ici, et j'en mourrais d'envie, mais j'ai d'abord erré de-ci, de-là avant de venir. Maugrey nous avait expliqué qu'il était important de brouiller les traces, et j'étais à bout de force.

Elle avait ensuite transplané en Angleterre, à Londres, pour arriver au Square Grimmaurd, et ce voyage avait épuisé ses dernières forces. C'était pour cela qu'elle tremblait tellement en arrivant.

Quand elle eut achevé son récit, le silence retomba pour un moment durant la cuisine. Puis Harry fut à nouveau incapable de réprimer un bâillement. Ce fut ce qui rompit le charme. D'un coup de baguette, Wladeck envoya le bol de Fleur sur l'évier, où la cuillère le rejoignit. Il usa du même procédé pour ranger la boîte de chocolat. Elane songea soudain qu'avec toutes ces émotions, Fleur n'avait pas dîné et elle lui coupa d'épaisses tranches d'une brioche confectionnée par Molly.

- Bill dort déjà, lui dit Joachim. Tu le verras demain…

- A moins que tu ne tiennes absolument à lui raconter ce qui s'est passé immédiatement, ajouta Elane. Mais peut-être mieux ne vaut-il pas l'angoisser cette nuit…

Elle pensait à la dispute entre les frères Weasley. Fleur acquiesça.

- Oui, mieux vaut ne pas le réveiller.

Quelques couleurs revinrent sur les joues de Fleur, mais les cernes sous ses yeux demeuraient. Quand tous remontèrent, Elane hésita. Les quatre lits de leur chambre étaient occupés mais… Après toutes ces émotions, probablement valait-il mieux que Fleur ne dorme pas seule dans une chambre cette nuit. Et d'ailleurs, elle était trop fatiguée pour encore lui en préparer une.

A tâtons pour ne pas réveiller les autres, elle lui remit donc une de ses propres chemises de nuit et l'envoya à la salle de bain prendre une douche bien chaude. Pendant ce temps elle ramena, toujours dans le noir, un matelas qu'elle posa à même le sol et y mit draps, oreiller et couvertures.

Elle finit juste quand Fleur sortait de la salle de bain. Quand Elane se fut à son tour changée et douchée, Fleur dormait déjà, pelotonnée dans son lit. Elane se glissa à son tour sous les draps et s'endormit.

Le lendemain, Harry fut réveillé par une sonnerie de réveil. LA sonnerie DU réveil. Il pesta. Oh non, il fallait retourner en classe. Et il avait double cours de divination, aujourd'hui. Pour un peu, il en aurait presque souhaité que les Buses arrivent bientôt, qu'il puisse laisser au plus vite tomber cette matière stupide…

Il se redressa soudain dans son lit. Un lit en bois, sans rideaux de baldaquin rouge. Il les avait passées, ses Buses ! Il avait eu son épreuve de Divination (et avait probablement échoué), il en avait même parlé avec Ron, et tous les deux avaient exprimé leur soulagement de planter là le professeur Trelawney, ses boules de cristal et ses Sinistros en feuilles de thé.

Il réalisa soudain qu'il se trouvait au Square Grimmaurd, dans la chambre qu'il partageait avec Ron, Wladeck et Joachim. Il se souvint de l'arrivée inopinée de Fleur à une heure très tardive et décida qu'il méritait donc bien quelques heures de sommeil supplémentaires.

Il voulut se lever du lit et aller faire taire l'engin maudit mais Joachim tendit le bras hors de son propre lit, marmonna quelque chose qu'il ne comprit pas et le silence revint. Harry s'enfonça à nouveau sous les draps.

On frappa à la porte. Severus Rogue bâilla, sa tasse de café à la main. A cette heure indue, l'importun allait bientôt renoncer, pensant que l'occupant des lieux dormait encore. Bien que faire la grasse matinée ne soit pas l'activité favorite la plus connue du maître des potions…

A vrai dire, il était déjà habillé, malgré qu'il tombât de sommeil. La douleur causée par ses blessures l'avait réveillé à l'aube, et ne parvenant pas à se rendormir, il avait fini par se lever. Il avait eu l'intention de s'accorder encore au moins une heure de repos avant de rejoindre les autres professeurs pour le petit déjeuner, qu'il aurait volontiers pris seul dans ses appartements. Mais Dumbledore avait, pour une raison mystérieuse, décrété que tous les professeurs se devaient de prendre au moins un repas tous ensembles, et que ce repas serait le petit déjeuner.

L'autre s'entêta. Excédé, Severus reposa sa tasse et décida d'aller ouvrir à l'intrus. Intrus qui se révéla être Dumbledore lui-même. Il se demanda vaguement d'où le vieil homme tirait son incroyable énergie. Il était allé se coucher après lui, et apparemment s'était réveillé bien avant.

- Puis-je entrer ? demanda-t-il avec un sourire à amadouer les trolls.

Sourire qui n'eut aucun effet (visible) sur Severus. L'interrogé fit d'un ton ironique :

- Je suppose que le fait que je sois pour ou contre n'y changera rien…

- On ne peut rien vous cacher, admit Dumbledore d'un ton joyeux.

Severus s'effaça et le laissa entrer.

- Thé ? Café ? proposa-t-il.

- Si il vous reste de ce délicieux thé à la menthe que j'ai pu déguster l'autre jour…

Il en restait. D'un geste de la main, Severus envoya la bouilloire sur le feu, tout en cherchant une tasse et la boîte de feuilles de thé.

- Qu'est-ce qui vous amène dans les cachots de si bon matin ? demanda-t-il.

- Mais vous, bien entendu.

A ces mots, Severus dut faire appel à toute sa volonté pour ne rien laisser paraître. Dumbledore n'avait pas – ne pouvait pas - avoir deviné…. Il se concentra.

- Et que me voulez-vous ?

- Je veux vous envoyer au Square Grimmaurd.

Severus étouffa un soupir. Pourquoi Dumbledore avait-il toujours des projets pour les autres ?

- Je crois me rappeler que je suis de toute façon censé y aller en fin d'après-midi pour la réunion…

Dumbledore prit la tasse de thé qu'il lui tendait.

- Et vous y irez. Mais ce que je vous demande là n'a rien à voir avec la réunion, enfin, pas grand-chose…

- Pas grand-chose laisse tout de même quelque chose, fit finement observer Severus.

Dumbledore ne prit pas la peine de relever le commentaire.

- Vous allez devoir aller délivrer un message. A Elane Rösle. Dites-lui de venir me voir au courant de la journée, ou en soirée.

- Dans ce cas, le lui demander à la réunion ne serait-il pas amplement suffisant ?

Peine perdue. On ne discute pas avec Albus Dumbledore lorsqu'il s'est mis quelque chose en tête.

- Non, ce ne serait pas suffisant.

Dumbledore termina sa tasse de thé.

- Votre préparation de l'année scolaire peut bien attendre un peu, et vous irez dès que vous serez mieux réveillé.Un Transplanage à travers tout le Royaume-Uni avec le ventre vide n'est guère recommandé, mais je crois qu'un petit déjeuner en compagnie de vos collègues nous permettra de venir aisément à bout de ce problème…

Le directeur reposa sa tasse et se leva.

- Je vous attends en haut, dans la Grande salle, dans... mettons un quart d'heure.

Après son départ, Severus se laissa tomber sur une chaise. Entre Voldemort et Dumbledore, il avait vraiment une existence de rêve… plus exactement de cauchemar. L'un allait finir par venir à bout de sa santé physique, le second de sa santé mentale. Peut-être même des deux.

Dumbledore n'avait-il pas pensé qu'il risquait de se retrouver avec de la purée de professeur de potion sur les bras si il venait par malheur à croiser le chemin d'Harry Potter ? Ou d'un de ses amis, d'ailleurs.

Il passait son temps à tenter d'éviter les ennuis avec Voldemort et compagnie, maintenant il allait même devoir se méfier de son propre camp. Charmante perspective.

Harry salua les personnes présentes dans la cuisine d'un bonjour collectif. Il obtint diverses réponses, alors qu'il tentait de résoudre une question épineuse : Où s'asseoir ? Il aperçut quatre chaises vides, de part et d'autre de la table et se faisant plus ou moins face. Il s'installa sur l'une d'elles, attendant que Ron, Hermione et Ginny ne viennent le rejoindre. Il se rendit alors compte qu'il était quasiment en face de Fleur. Elle avait changé. Hier, il avait été trop abasourdi de la voir arriver au beau milieu de la nuit pour s'en apercevoir. Les changements n'étaient pas liés à la guerre, c'était bien plus subtil.

La dernière fois qu'il l'avait vue remontait à plus d'un an. Elle était venue lui dire au revoir avant de rejoindre le carrosse de Beaubâtons. Déjà à cet instant, elle semblait différente, maintenant qu'il y réfléchissait.

La jeune fille riche, future héritière était devenue femme. Ce qui avait été de la vanité s'était transformé en assurance, la pointe d'arrogance et de suffisance s'était muée en quelque chose qui donnait l'impression qu'elle ne se laisserait pas impressionner. Elle semblait aussi plus humaine, et d'une certaine manière plus accessible.

Elle releva soudain la tête.

- Bonjour, Harry.

Elle lui sourit. Un sourire qui n'avait rien perdu de son éclat, mais légèrement fatigué.

- Bonjour, Fleur.

Elane entra. Après avoir également adressé un salut collectif à la ronde, elle s'assit à côté de Fleur, qui lui parla en français. Harry observa la conversation qu'elles eurent en cette langue.

Elane s'adressa soudain à lui.

- J'avais oublié hier soir… Tiens. Une lettre pour toi. Les lettres ne pouvant pas entrer au Square Grimmaurd directement, nous avons un système pour les collecter, puis quelqu'un vérifie qu'elles ne sont pas dangereuses, c'est souvent Maugrey. Tout ça pour te dire que tu as du courrier, et t'expliquer pourquoi j'ai oublié de te la transmettre.

Ginny, Hermione et Ron entrèrent et s'assirent à côté de lui. Harry fixa l'enveloppe qu'Elane avait fait glisser à côté de son bol, n'en croyant pas ses yeux.

- Qui est-ce qui peut bien m'écrire ?

- Tu ne le sauras pas si tu ne l'ouvres pas, fit remarquer Ginny avec justesse.

Harry se rangea à son avis et déchira le papier. L'enveloppe contenait deux feuillets de parchemin violet pâle, bordé de fleurs mauves qui lui rappelèrent celles qui ornaient encore le visage de Ron.

Il les déplia et chercha des yeux la signature. Dès qu'il la vit, il rejeta la lettre sur la table avec colère.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? s'inquiéta Hermione.

Sans lui répondre, il reprit la lettre afin de vérifier si ses yeux ne lui avaient pas joué de tour. La signature était toujours la même. La colère commença à monter en lui. Elle en avait du culot, de lui écrire !

- Harry…

Il se força à revenir à la réalité. C'était Elane qui venait de l'appeler ainsi, en passant sa main devant ses yeux pour attirer son attention.

- Qu'est-ce qui ne va pas ?

Il prit une profonde inspiration pour se calmer. Sa colère fit momentanément place à la curiosité. Une curiosité détachée, comme si tout cela était arrivé à un autre. Que pouvait-elle donc bien lui vouloir ?

Ginny répéta la question d'Elane, en y ajoutant quelques mots de son cru.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? Pourquoi est-ce qu'une simple lettre te met-elle dans cet état ?

- Parce que cette fichue lettre en question est de …

Ron haussa les sourcils.

- Est de ?

- Cho Chang.

Ron manqua s'étouffer avec son toast.

- Tape-lui dans le dos, il s'étouffe, enjoignit Mr Weasley à sa fille alors qu'il passait derrière elle.

- Il ne s'étouffe pas du tout, dit Ginny.

- Non, pas du tout, confirma Fred qui arrivait en compagnie de son jumeau.

Malgré son affirmation, il en profita néanmoins pour envoyer une bonne claque entre les omoplates de son petit frère.

- Merci, Fred, dit placidement Ginny.

Harry parvint à s'empêcher d'éclater de rire, mais il échangea tout de même un regard amusé avec Ginny. Laquelle lui fit un clin d'œil, ce qui manqua réduire à néant tous ses efforts pour ne pas rire. Même Hermione eut du mal à garder son sérieux.

Elle parvint quand même à revenir à des considérations d'ordre pratique.

- Et qu'est-ce qu'elle te veut, Cho ?

Harry darda un regard noir sur les parchemins violets.

- Je ne sais pas, et je ne tiens pas à le savoir. Vraiment pas.

Ron avait retrouvé son souffle.

- Je te comprends parfaitement, approuva-t-il.

Il ne comprit jamais pourquoi Fred et Georges se mirent à pouffer de rire à cet instant.

La porte s'ouvrit à nouveau.

- Courrier ! annonça Wladeck.

Un vent d'animation parcourut la cuisine.

- Pour Elane…

Il déposa deux enveloppes devant elle.

- Bill… où est-il ?

Il dormait encore, fut la réponse.

- Je continue… Tonks, Joachim… moi-même… et Hermione !

Harry eut l'impression d'avoir déjà vu quelque part l'écriture noire et droite. Un brusque pressentiment lui vint.

Le fait qu'Hermione sembla reconnaître immédiatemment l'expéditeur renforça encore cette impression. Elle sortit les feuillets de l'enveloppe épaisse avec un sourire et les déplia. Comme pour s'assurer qu'elle ne rêvait pas, elle chercha la signature.

A l'inverse d'Harry et de son frère, Ginny, elle, devina immédiatement de qui il s'agissait.

- Viktor ? demanda-t-elle, souriante, en se penchant vers Hermione.

Celle-ci acquiesça, également souriante. Ron était moins serein.

- Viktor ? Viktor Krum ? Il continue à t'écrire ?

Ginny jeta un regard noir à son frère.

- Je ne vois pourquoi il aurait arrêter, dit-elle froidement.

-Mais… Mais…

Ron ne parvint pas à trouver d'arguments, aussi se retourna-t-il directement contre sa sœur.

- Et toi, l'apostropha-t-il, depuis quand l'appelles-tu Viktor ?

Harry tenta de calmer le jeu, mais Ginny le prit de vitesse en répliquant avec une indifférence souveraine :

- Depuis qu'Hermione m'a présentée à lui un jour, et qu'il m'a dit de m'appeler par son prénom.

Ce fut pire que tout. Ron éructa :

- Présentée ? Quand ?

Ce fut Hermione qui répondit cette fois-ci. Elle releva la tête, rangea lentement les parchemins dans l'enveloppe en fixant Ron droit dans les yeux.

- Un peu après la seconde tâche du Tournoi des Trois Sorciers. On se promenait un peu dans les jardins après avoir travaillé à la bibilothèque, et nous avons croisé Ginny qui remontait de son cours de botanique. Nous avons parlé tous les trois pendant un bon moment.

- C'était très agréable, confirma Ginny. Et par la suite, il a demandé de temps en temps de mes nouvelles à Hermione. Il voulait notamment savoir ce que je devenais en Quidditch.

- Ah, parce que vous avez aussi parlé Quidditch ? s'énerva Ron.

Un peu de rose dû à l'agitation était apparu sur les joues de Ginny, mais c'était le seul signe d'énervement qu'elle trahissait.

- Parfaitement. Et un jour, il m'avait même vue alors que je me dirigeais vers le stade, mon balai à la main, pour voler un peu. Il m'a proposé d'aller chercher son propre balai, et nous avons fait quelques passes.

Ron ouvrit la bouche, mais ne trouva rien à dire. Ginny en profita pour continuer.

- En plus, il m'a même proposé d'échanger nos balais. J'avais d'abord refusé parce que j'étais gênée, mais il m'a pris le mien alors que nous étions à terre et a décollé sans attendre, alors j'ai bien été obligée d'enfourcher le sien.

Harry commençait à s'interroger. Il s'était rendu compte avant Ron que Hermione avait assez souvent fréquenté Krum durant leur quatrième année, mais il ne s'était pas rendu compte qu'ils avaient passé autant de temps ensembles.

Elane avait dû sentir que le ton montait, car elle les interrompit soudain :

- Bon, je dois monter. Harry, comme je compte aussi aller faire un tour au ministère, je te rappelle que nous allons travailler ensemble en fin d'après-midi.

Elle sortit, suivie de Fleur et Tonks. Ron n'aborda pas le sujet Krum à nouveau, mais il était manifeste qu'il dû souvent y penser pendant la journée.

En montant, elles croisèrent Bill qui étouffa un bâillement derrière sa main en les voyant.

- Bonjour, toutes les deux.

- Bonjour.

Tonks et Elane échangèrent un regard amusé.

- Tu pourrais au moins dire bonjour à Fleur, lança Tonks.

- Fleur ? Oh, oui, bien sûr, mais…

Il s'interrompit soudain, réalisant ce qu'elle venait de dire.

- Fleur ? répéta-t-il.

Il la vit alors.

- Je…

Il était totalement désorienté, n'en revenant pas. Mais il était sûr d'une seule chose : il était incroyablement heureux qu'elle fût là. Il la serra contre lui. Du coin de l'œil, il vit Tonks et Elane quitter le couloir, reprenant l'escalier probablement pour aller chercher leurs affaires dans leur chambre.

Mes plus plates excuses pour poster avec une semaine de retard… J'essaierai de faire en sorte que cela ne se reproduise plus à l'avenir, promis… Mais d'un autre côté, vous ne vous êtes pas non plus trop fatigué pour me laisser des commentaires, alors…J'espère au moins que ce chapitre vous aura plu.

Thealie :Ta réplique c'est Albus Dumbledore qui l'a dite. Et le grand prix est décerné à…! Une vraie fan ! Bravo pour avoir trouvé la réponse, c'est la seule que j'aie eue… Personne d'autre ne semble avoir trouvé… ou peut-être qu'ils avaient la flemme d'écrire…. Il fallait pas t'en faire pour ton chapitre. J'aurais pu attendre un peu. Heu, c'est gentil… parce que j'ai vraiment traîné, là… Je comprends que tu n'aies pas forcément le temps de te consacrer à ta fic. A mon plus grand regret, d'ailleurs….Si tu veux espacer les updates, fais-le. C'est bien ce que j'ai fait ! Sérieusement, je pense qu'à l'avenir, il se peut que je ne poste pas toujours le vendredi soir, mais j'essayerais de me rattraper le samedi ou le dimanche.

Zag : Zag , le retour !J'aime vraiment la façon dont tu racontes le quotidien de ceux qui ont été embarqués, malgré eux, dans cette guerre contre Voldemort… Moi, j'adore l'écrire !Je suis très contente que ça plaise, et merci pour ta review enthousiaste.