Les étoiles de l'orage

Chapitre 29 : « Qu'est-ce qu'un homme libre ? » Severus Rogue

Disclaimer : Comme si tout le monde n'était pas encore au courant…
Tous les personnages, animaux, objets, lieux, créatures etc…appartiennent à J.K.Rowling, hormis certains qui existent réellement (lieux) et d'autres que j'ai crées. Je ne gagne rien à écrire cette fic, à part le plaisir que j'ai à écrire et à faire partager ce que j'écris.
Les personnages ajoutés sont tirés de mon imagination, toute ressemblance entre eux et des personnes existant ou ayant existé est le fruit du hasard.

Note d'Harry Potter:
Voici quelques extraits d'écrits, dans la majeure partie de lettres, que j'ai pu retrouvé ou que l'on m'a confié. Certains paraîtront peut-être hors contexte pour le moment, mais prendront tout leur sens plus tard ; et je n'ai choisi certains que en raison de leur beauté, ou de leur émotion. Pardonnez-moi si cette démarche n'est que celle d'un homme trop touché par son passé.

«… On dit que la guerre sera bientôt terminée, mais « on » se trompe. Nul ici-bas ne sait quand cette horreur prendra fin, et comment. Certains me condamneront peut-être pour me préoccuper de musique quand tant de vies sont en jeu, mais vous, ma si chère amie, vous comprendrez ; et vous êtes l'une des seules personnes à qui je me fie pour conserver précieusement mes confidences. Malgré tout ce qui a pu nous séparer, j'ose espérer que l'amitié qui nous unit perdurera… Je suis trop audacieux, sûrement, de vous appelez mon amie. D'aucuns pourront m'en blâmer…Si vous n'êtes pas mon amie, soyez sûre que je suis et demeure le vôtre,
Eternellement votre,
Wladyslaw (Wladeck) Szpilmann »

Lettre (raccourcie) destinée à Mathilde


« ... Je me fie à vous en ces temps sombres, cher farfadet imbécile, pour que vous me promettiez d'apporter toute l'assistance et l'ingéniosité dont vous avez su faire preuve avec moi (voire contre moi) à une personne qui m'est plus chère que ma propre vie. En espérant tout de même que vous aurez davantage de respect pour elle que pour moi.
J'ajoute ma bénédiction à tous les articles que vous pourrez écrire « pour révéler la vérité à votre fier public » -malgré le fait que certains aient indubitablement un très mauvais effet sur ma tension artérielle.
Tant qu'à faire, je veux bien damner mon âme en signant
« Votre ami », Alastor Maugrey (dit « Fol Œil »)

Ecrite à Kevin O'Connell

« Par la présente, je, soussigné Percival Weasley, déclare être sain de corps et d'esprit et demande à ce que soit remis le contenu de la malle se trouvant dans mon coffre (n° 5475 XVT 5782) de Gringotts à ma sœur Ginevra Weasley. Que l'argent qui s'y trouve soit également réparti entre tous mes frères et ma sœur, et que les carnets se trouvant également dans mon coffre de Gringotts aillent à ma mère.

Signé : Percival Weasley »

Extrait du testament de Percy Weasley

« Qu'est-ce qu'un homme libre ? Si c'est un homme qui n'est tenu par aucune chaîne, alors je n'ai jamais connu la liberté. Mais au moins j'ai pu prendre la liberté de choisir mes chaînes… La vie m'a offert une chance de racheter mes erreurs et je l'ai saisie au vol.

Il y a des années, j'ai juré allégeance à une cause qui en réalité ne portait qu'un nom, un nom portant en lui douleur, mort et tromperies…lâcheté, brouillard et haine. Le lien qui me rattachait à cette cause est aujourd'hui brisé, et je me suis enchaîné à une autre.

Peut-être bien que cette vie ne mérite pas plus ce nom que l'autre…peut-être que j'en suis prisonnier et qu'on profite de moi en me mentant. Peut-être bien. Mais j'ai choisi de m'y abandonner totalement, même si la lumière doit me prendre la vie : je la lui ai déjà offerte.

Peut-être que je n'ai pas besoin de faire tout cela pour réparer mes torts, me direz-vous. En réalité ce n'est qu'une preuve supplémentaire de ma lâcheté : je n'ai jamais osé diriger moi-même ma propre vie. J'ai par le passé appris à la sacrifier, aujourd'hui je l'offre.

Ce choix me rend malheureux…mais je ne sais vivre autrement. Et au moins mon don sera utile, du moins je l'espère.

Car malgré tout, il me déplairait d'avoir vécu en vain.

Severus Rogue »

On suppose que cette lettre était destinée à Elane Rösle…elle n'a pas nié l'avoir reçue, elle n'a jamais véritablement admis qu'elle lui était adressée. Je respecte son silence…certains secrets disparaissent avec la voix de ceux à qui ils appartiennent.


Roberto entendit quelque chose glisser de son bureau lorsqu'il déposa une pile de draps sur son lit. Se retournant, son regard accrocha le journal glissé à terre. Maudissant les courants d'air, il força son corps courbatu à se pencher en avant, mais les pages imprimées lui glissèrent des doigts et retombèrent selon un angle étrange. Lorsqu'il l'eut ramassé, un nom lui sauta imméditamment aux yeux « John Bennett, travaillant au département des mystères du ministère, a tragiquement trouvé la mort… ».

Roberto lâcha le journal comme s'il lui avait brûlé les mains et se mit à arpenter la pièce. Etait-il hanté par le spectre de John Bennett ? Pourquoi, objecta sa raison. Pourquoi lui ? Quel pouvoir avait-il donc ? « Vous, vous pouvez agir.. » La voix de MacAllister résonna dans sa tête.


Elane fit malencontreusement claquer la porte de la chambre. Sa cousine sursauta alors et se tourna vers elle.

-Pardon…souffla Elane.

Elle vit alors les traits tirés du visage pâle qui lui faisait face, les cernes, le regard anxieux.

-Tu as mal dormi cette nuit.

- Non…protesta faiblement sa cousine.

-Ce n'était pas une question.

Elane posa sa veste et alla s'asseoir sur le tabouret de la coiffeuse, pour ne pas que sa présence soit ressentie comme une intrusion. Le sujet qu'elle souhaitait aborder avant tant étouffé qu'il avait dû accumuler toute la puissance dévastatrice d'un tremblement de terre.

- Je t'ai entendu te tourner et te retourner la nuit dernière. La nuit d'avant également…ne me dis pas le contraire, tu sais à quel point j'ai le sommeil léger.

Mathilde ne répondant rien, elle poursuivit d'une voix plus douce.

- C'est depuis que tu es là ? C'est depuis que tu t'es retrouvée sous le même toit que Wlade…Wladyslaw.

Elle préféra ne pas employer son diminutif pour ne pas paraître trop intime avec le pianiste. Mathilde ne se confierait à elle que si elle se sentait parfaitement soutenue.

- Qu'est-ce qui s'est passé …avec lui ?

Mathilde leva les yeux vers elle.

- Tu connais le gros de l'histoire…murmura-t-elle.

- Non.

La voix d'Elane était ferme.

- Non. J'ai toujours cru qu'un jour tu m'en parlerais...

Sa voix sembla se fêler mais elle continua néanmoins.

-…mais tu ne l'as jamais fait. Wladyslaw ne m'a rien dit –je ne sais même pas s'il en a parlé à Joachim- et je ne lui ai pas posé de questions. Mais peut-être que tu devrais essayer d'accepter que les choses non peut-être pas été tout à fait ce que tu pensais, ou que peut-être elles ont changé depuis.

Mathilde se détourna et ses épaules tremblèrent. Elane sentit plutôt qu'elle n'entendit le bruit de frêles sanglots.

-Il voudrait te voir, ajouta-t-elle simplement. Il voudrait te parler, c'est ce qu'il m'a dit – tu lui manques.

- Je ne peux pas, souffla Mathilde à travers ses larmes.

- Je pense que si, tu le peux…

-Elane…tu ne comprends pas…

Elane sentit con cœur faiblir.

- Oh si, je comprends. Je comprends que toi et Wladeck vous vous êtes blessés mutuellement à mort, de façon horrible. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais je comprends que même si aucun de nous ne l'admettra en face de l'autre, vous voulez plus que tout vous retrouver… Je comprends aussi que vous pourriez être heureux si vous vouliez l'être…si seulement vous pouviez pardonner !

Le désespoir enfla sa voix sur les derniers mots. Mathilde murmura d'un ton à peine audible :

-Je ne suis pas sûre de pouvoir…

- Quand je pense à …

La voix d'Elane se brisa.

…quand je vois comme nous nous sommes rendus malheureux – simplement parce qu'aucun de nous n'a jamais su pardonner…

Elle s'assit près de Mathilde, le regard fixé sur son visage détourné, les mains tremblantes.

- Tu aimes Wladeck et il t'aime. C'est aussi simple que ça…

- Si seulement cela l'était…

- Cela l'est. Il t'aime. Je peux te le dire.Je sais quelque chose de l'amour tu sais. Je sais ce que l'on ressent. Et je peux dire que Wladeck t'aime par la façon dont il parle de toi. Et malheureusement je sais aussi quelque chose de notre fierté, qui ne vaut rien par rapport au prix qu'on lui accorde !

Il y avait des larmes dans les yeux d'Elane, qu'elle essuya d'un geste rageur, une rage désespérée si différente de ce que Mathilde connaissait. Une rage qui ne faisait que rendre plus visible la faiblesse et l'immense besoin d'aide d'Elane. Silencieusement, elle repoussa en arrière le rideau de cheveux bruns et lui tendit son propre mouchoir.

-Parfois…murmura Elane d'une voix voilée. Parfois, peu importe combien on aime quelqu'un, on sait qu'on ne pourra jamais être heureux. Mais vous deux vous pouvez être heureux, Mathilde, et vous seriez tellement fous de laisser passer cette chance…si stupidement fous…

Voilà….un chapitre très court qui a pour but de relancer l'intrigue. Je vais tenter d'en écrire un plus long bientôt, mais je crois que je vais bientôt mettre un terme à cette fic. Je ne laisserai pas l'histoire inachevée- je détesterai cela. Mais je pense en écrire bientôt la fin…