Echizen D Luffy: Désolé de n'avoir pas spécifié pour Quatre! Même pour moi, ça n'était pas super évident xD Mais tant mieux si tu as aimé. Wufei va bientôt apparaître lui aussi!
Hlo: J'adore ton analyse de l'histoire. Effectivement, la relation entre Heero et sa maman est très malsaine, d'autant plus qu'aucun des deux ne confirmeront ce fait…
Si Duo fuit Quatre, c'est passablement pour la leçon de moral, mais aussi pour d'autres raisons moins capricieuses. L'autre question sera élucidée au cours de l'histoire.
Merci, tes commentaires sont très appréciés. Ça m'encourage à continuer!
Crystal D'Avalon: La voici justement!
Intoccabile: Je suis contente que 'mes' personnages plaisent et aient l'air réel! C'est moi qui te remercie pour lire et commenter!
Ihlam: Oui, c'est mon genre de tout laisser sans réponse, et après je me casse la tête pour résoudre proprement xD Merci de me lire!
Florinoir: Continue à jouer la critique littéraire, c'est très aimable! Surtout si c'est une bonne critique xD Merci!
Chapitre 4
Heero observait l'écriture maladroite et à moitié effacée sur son bras. Il était midi, un dimanche et sa mère dormait toujours. Elle avait dit, il y avait de ça deux jours, vouloir passer du temps avec lui, mais ils ne pourraient pas faire grand chose si elle s'obstinait à dormir jusqu'à des heures pas possible. Enfin, il y a longtemps qu'elle n'avait pas dormi comme ça. Alors Heero ne la réveillait pas, malgré son envi de la voir bouger, de l'écouter parler. À lui. Mais ils avaient tout leur temps, puisque sa mère était en congé. Et puis, s'il partait une heure ou deux, peut-être ne se réveillerait-elle pas et qu'ils pourraient faire autre chose ensemble à son retour. D'un autre côté, elle lui avait fait promettre de rester à la maison ce matin et d'attendre qu'elle se lève pour aller se promener. Mais elle-même ne respectait pas ses promesses et il lui pardonnait, alors s'il faisait comme elle, elle pourrait bien le pardonner aussi, non?
Embêté, Heero songea à Duo. Aller à l'adresse indiquée était facile et il pouvait s'y rendre n'importe quand, contrairement à la balade avec sa mère. Mais s'il attendait trop, il était sûr que sa mère ne le laisserait pas y aller. Elle détestait lorsqu'il partait pour des raisons personnelles. Selon elle, entre les commissions et l'école, il n'y avait nul part où aller dans cette ville et il finirait par aboutir dans un coin sombre et mal famé. Il lui faudrait mentir et feindre une emplette, ou quelque chose du genre. Il n'aimait pas mentir à sa mère. Mais il voulait revoir Duo. C'était la première fois qu'il voulait revoir quelqu'un.
Heero regarda de nouveau l'adresse. Elle n'était plus très lisible, mais il l'avait appris par cœur. Ça avait l'air un peu éloigné, mais pas trop… Il se rendit à la salle de bain et l'enferma dans la cage de la douche. Il ouvrit complètement l'eau froide et presque pas l'eau chaude. Quinze minutes plus tard, il enfilait un pantalon et un débardeur propre et abattait sa casquette noire sur sa tête. Il quitta l'appartement rapidement, mais sans bruit.
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Ça pouvait paraître bête, mais c'était la première fois que Heero prenait l'autobus local. La dernière fois qu'il l'avait pris remontait à sa première année d'école et il avait détesté. Il détestait toujours. C'était trop bruyant, les gens le dévisageaient et lui qui était peu concentré oubliait son arrêt. Lorsqu'il était petit, il avait oublier de descendre à son arrêt et s'était ramassé dans la station d'autobus. En l'apercevant, le chauffeur avait eu l'air très désappointé. Il était venu le reconduire et avait fait une scène à sa mère. Celle-ci avait pris la part de son garçon et avait engueulé le monsieur si fort que des voisins étaient sortis. Et Heero avait eu honte de lui même. Et en ce moment, assis sur le banc, la main étroitement serrée sur la corde d'arrêt, il espérait ne pas avoir honte de nouveau. C'était si difficile de se concentrer dans un lieu comme celui-ci. Tout le monde était grognon, des enfants criaient, des gens éternuaient, mangeaient et fumaient malgré l'interdiction… ce qui laissait des taches dégoûtantes un peu partout et une fumée étouffante dans l'autobus.
Finalement, Heero aperçut son coin et tira vivement sur la corde. Le bus s'arrêta et il descendit précipitamment. Au retour, il marcherait probablement.
Ce quartier semblait bien meilleur que le sien, selon Heero. Les gens paraissaient plus gais et les commerces étaient moins délabrés. Rien avoir avec l'ambiance miteuse de son chez lui. L'école devait être la ligne qui séparait le beau du laid. Quoi qu'il en soit, il aimait bien se promener ici. Si bien qu'il faillit dépasser sa destination. Avec surprise, il se rendit compte qu'il s'agissait d'un restaurant extérieur. On ne pouvait entrer dans la petite bâtisse. Il fallait commander à l'extérieur et prendre place sur la terrasse, où quelques clients mangeaient déjà. Comment ferait-il pour voir Duo? Nerveux, il s'avança au comptoir. Une jeune femme souriante apparut devant lui en un coup de vent.
-Bonjour!! Je vous sers quelque chose?
Heero aima tout de suite son physique. Elle avait des yeux bridés, comme lui, et ses cheveux raides étaient relevés en une longue queue de cheval lui faisant penser à Duo. Il se rappela être au comptoir et secoua négativement la tête.
-Duo Maxwell est ici…? demanda-t-il.
La jeune femme eut un large sourire.
-Vous êtes un de ses amis?
-Oh… euh… non… en fait, je!
-Peu importe, il sera sûrement content de vous voir! Mais pour le moment, il n'est pas là. Mais il n'est pas très loin, juste à l'école d'art martiaux avec mon mari!
-Ça se situe où?
-Vous continuez au prochain coin de rue, vous tournez et c'est le second bâtiment à droite. Vous de pouvez pas le manquer, ça porte le même nom que le restaurent.
Heero jeta un coup d'œil sur le panneau. Chang-Long.
-Merci, dit-il poliment.
La jeune femme sourit encore plus et saisit quelque chose sous le comptoir. Elle enveloppa rapidement sa prise dans un sac de papier bleu et le tendit à Heero.
-Cadeau de la maison. Vous direz bonjour à Duo de la part de Meiran!
Heero prit délicatement le sac et hocha la tête. Il partit sans demander son reste, trop gêné pour ajouter quoi que ce soit. Sur la route, il ouvrit le sac, curieux, et constata qu'elle lui avait offert des jiaozis, des raviolis chinois. Il sourit. Il en avait mangé une seule fois, au nouvel an chinois. Il en saisit un entre ses doigts et le fourra dans sa bouche. Il avala la mixture encore chaude et soupira de bien être. Il avait rarement l'habitude de manger quelque chose de diversifié. Sa mère achetait des plats déjà préparés. À la longue, il avait finit par préféré la nourriture du réfectoire de l'école…
Heero tourna le coin et arriva devant l'école Chang-Long. C'était un bâtiment à l'allure chinoise avec un grand panneau vertical. Le nom de l'école y était inscrit ainsi que plusieurs symboles chinois. C'était très joli. Ça lui faisait penser à ses origines asiatiques qu'il n'avait jamais vraiment connu. En s'approchant, il vit que l'inscription 'Fermé' était collé à la porte. Or, Duo se trouvait là. De plus, la porte n'était pas verrouillée. Il entra donc et s'émerveilla devant les décors antiques. Il tourna sur lui-même afin d'enregistrer les détails. Il préférait dessiner des portraits, mais ce lieu serait splendide à reproduire. Comme il n'y avait personne à la réception, il continua son chemin dans le couloir et passa un rideau. Il aboutit dans le gymnase. Seulement deux personnes s'y trouvaient. Habillés étrangement, leurs visages cachés derrière des masques protecteurs, elles s'adonnaient à un genre d'escrime avec de longs bâtons. Leurs mouvements étaient brutes, quoi que très gracieux. Ce qui épata le plus Heero, ce fut le jeu de pied. Il se retrouva à les fixer, oubliant totalement la raison de sa venue jusqu'à ce qu'une main se pose sur son épaule. Il se retourna vivement et tomba nez à nez avec un homme à l'allure austère et au regard dur. Ses cheveux noirs et raides étaient étroitement attachés et ses yeux bridés démontraient clairement qu'il était le patron des lieux et probablement le mari de la serveuse. Intimidé, Heero ne dit pas un mot.
-C'est fermé, dit sèchement l'homme.
Heero recula sans rien dire.
-Tu n'as pas vu le panneau? C'est fermé! Sors d'ici.
Fébrile, Heero fit un mouvement pour s'en aller, mais l'homme l'en empêcha.
-Attends…
L'homme fixait à présent le sac. Il reporta son regard sur Heero.
-Tu reviens du restaurant. Il y a un message pour moi?
Heero secoua la tête et tenta de parler malgré sa nervosité grandissante.
-C'est Mei.. Meiran.. Enfin…
-Arrête de bredouiller. Seuls les enfants en bas âge bégaient. Et hausse un peu le ton si tu veux te faire entendre.
Le ton était sévère. Il n'y avait aucune indulgence dans les yeux. Encouragé et pas insulté, Heero continua.
-Je cherchais Duo Maxwell et elle m'a indiqué où il se trouvait. Elle m'a d-dit de le saluer de sa part.
Bravo, il avait dit quelques mots sans bafouiller. L'homme hocha la tête, comme pour approuver.
-Maxwell est ici, dit-il, À qui ai-je l'honneur?
-Heero Yuy, dit Heero précipitamment.
-Lorsqu'on se nomme, on salut. Comme ceci.
L'homme se courba gracieusement, les mains droites le long du corps et les jambes aussi droites, sans un pli.
-Chang Wufei, dit-il.
Heero imita le geste et Wufei eut un mince sourire.
-Et on se découvre...
Heero enleva rapidement sa casquette.
-Bien. Tu t'en souviendras s'il y a une prochaine fois. Maintenant regarde. Duo est l'homme à droite. L'autre, c'est Solo. En ce moment, ils s'exercent au Gunn. Avant d'apprendre l'épée, on apprend à la manier. Et comme le bâton n'est pas une arme à proprement parler, c'est la meilleure façon de s'entraîner. Le plus important, ces le jeu de pieds, comme tu l'observais tout à l'heure. Déjoue le jeu de pieds…
L'homme à gauche, Solo, fit un mouvement brusque sur le côté et donna un coup de bâton solide derrière les jambes de Duo. Celui-ci perdit l'équilibre et se retrouva au sol, le bâton de l'autre pointé sur son cou.
-…et tu déjoues l'adversaire en entier. La stratégie est une bonne offensive.
Ébahi, Heero se demanda s'il pourrait déjouer les brutes de l'école avec un pareil art. Il se demanda également comment Duo faisait pour combattre ainsi alors que son bras était blessé. Les deux escrimeurs enlevèrent leurs masques et Solo aida Duo à se relever. Celui-ci avait l'air serein, mais son compère était clairement exaspéré.
-Si tu n'arrives pas à contrer un coup aussi simple, pas étonnant que tu arrives un jour avec des blessures graves!
-Quoi, je ne vais sûrement pas m'arracher le bras à éviter tes attaques alors qu'il vient d'être replacé.
-C'est toi qui a dit que ton bras était parfaitement remis... Tu t'es même mis à faire des moulinets pour le prouver.
-Depuis quand ce que je dis a… Heero? Heero!
Duo délaissa son adversaire et marcha vers Heero et Wufei, tout sourire. Wufei se mit délibérément entre eux.
-Tu as du culot d'inviter des amis ici. Je croyais t'avoir dit que mon école n'était pas un lieu de rencontre.
-Ouais, mais au nombre d'élè…
Wufei croisa les bras et Duo n'alla pas plus loin dans son affirmation. Il haussa simplement les épaules, nonchalant, et contourna son professeur pour aller se poster près de Heero. Il plongea la main dans le sac en papier et engloutit un jiaozi.
-Et puis, dit-il la bouche pleine, Tu vois bien qu'il revient du resto. C'est là que je l'avais invité. Pas ici. Je voulais pas qu'il te rencontre. Je suis sûr que tu l'as déjà traumatisé avec tes grands airs. AYEUH!
Wufei venait de lui étendre une taloche sur le côté de la tête. Pourtant, il n'avait pas l'air insulté le moins du monde. Il avait seulement un mince sourire irrité. Solo s'approcha à son tour. Il était le seul qui ne souriait pas. Sa posture était aussi droite que celle de Wufei, son regard, aussi sérieux. Pour les traits, il ressemblait assez à Duo. Même grandeur, même traits fins. Ses cheveux étaient par contre nettement plus courts et ses yeux étaient bleus, et non pas violets, mais ils étaient clairement apparentés. Des frères?
-Ton attitude est perturbatrice, Duo. On ne fouille pas dans le sac des autres. C'est très impolis. Excuse mon cousin, Heero c'est bien ça? –Heero hocha la tête- Il a l'esprit d'un enfant de huit ans.
-Neuf, rétorqua Duo en faisant une grimace puérile à son cousin.
Heero se demanda quel âge avait en réalité Duo. Malgré ses traits assez féminins, il semblait plus vieux qu'il ne l'était. Peut-être dix-sept ans. Pas dix-huit. Sinon, il n'aurait pas des démêlés avec un lycée.
-Et maintenant, vous m'excuserez, mais j'ai un invité.
Il enleva son habit de combat, laissant apparaître une simple chemise noire et un pantalon de toile. Il remit le tout entre les mains de Solo qui secoua la tête d'un air indulgent.
-Ah, j'oubliais… Je peux quitter l'entraînement plus tôt, mon petit Fei-Fei?
-Juste pour ça, tu es de corvée de vaisselle au restaurant, se contenta de dire le professeur en s'éloignant vers l'arrière du gymnase.
Solo s'inclina légèrement avant de le suivre. Duo jeta un coup d'œil à Heero qui n'y comprenait plus rien. Il était demeuré immobile et sans expression pendant tout l'échange. Il avait même faillit partir dans ses songes, tant il s'était senti invisible. Aucun d'entre eux n'avaient eu l'air de s'en préoccuper. Il aurait dû trouver ça bien, mais finalement, il aurait peut-être aimé en faire parti. Après tout, il n'était pas venu pour faire le mur. Enfin, presque… il voulait seulement revoir Duo. Il n'avait même pas prévu lui dire quoi que ce soit. Aussi se retrouva-t-il un peu mal à l'aise face au natté. Celui-ci le poussa vers la sortie. À la réception, il prit ses souliers rouges dans la tablette mise à cet égard. Il se retourna vers Heero.
-Je suis désolé si tu t'es senti un peu de côté. Ou si Wufei t'a fait peur. Ou si Solo t'a paru antipathique. J'aurais dû spécifié que le dimanche, je m'entraînais ici. Le reste du temps, je suis vraiment au restaurant. Tu es fâché?
-Non, répondit vivement Heero, La serveuse te dit bonjour.
Duo sourit.
-Meiran. Je suis sûr qu'elle t'a bien accueilli. C'est la plus gentille de toute les serveuses. Pour supporter Wufei, il le faut bien. Au fait, il t'a embêté? Il est un peu brusque, parfois, mais au fond, il a un coeur d'artichaud. Sinon, il n'aurait pas autant de patience avec moi.
-Non, je l'aime bien, marmonna Heero, Il n'a pas pitié de moi.
-Oh, c'est pas son fort la pitié. La preuve, il m'entraîne sans que je paye, mais je travaille au restaurant pour presque rien. C'est un échange de service. Enfin, c'est sympa. Ça m'évite d'aller à l'école.
Heero fronça les sourcils, surpris.
-Tu préfères manier un bout de bois plutôt que de t'enrichir, et malgré tout, tu te ramasses en sang dans une toilette abandonnée…
Il l'admettait, il avait pensé tout haut. Or, Duo ne parut choqué qu'une seconde avant d'éclater de rire. Dans son entrain, il donna une tape sur l'épaule de Heero qui frémit au contact. Le natté secoua la tête.
-Eh oui, je suis irrécupérable! Mais à ce que je sache, tu te trouvais aussi dans cette toilette abandonnée. Qu'est-ce que tu y faisais?
Heero se tut, gêné. Lui aussi il se faisait taper dessus. Lui aussi n'avait aucun espoir en l'école. S'il y allait, c'était parce que…
-Enfin bon, c'est pas grave. On a qu'à former le clan des réfugiés. Mais on choisira un autre lieu de rassemblement qu'un cabinet de toilette malpropre et étroit. Ça, c'est le genre d'endroit où tu cherches un corps et pas un ami…
-Un corps?..
Cette fois-ci, ce fut Duo qui demeura silencieux, le regard absent pendant l'espace de quelques secondes. Il finit par reporter son regard sur Heero.
-Bon… je t'emmènerais bien manger, mais je vois que tu as déjà pris l'initiative, dit Duo en pointant le sac bleu du menton, D'ailleurs, tu ferais bien de les manger avant qu'ils ne deviennent trop froids.
Heero obéit et plongea la main dans son sac. Duo leva le nez au ciel en faisant mine de réfléchir. Il sourit
-Dis, tu as envi d'essayer quelque chose d'excitant?
Heero pencha la tête de côté en avalant un ravioli, le regard interrogateur. Le sourire de Duo devint plus sardonique.
-Quelque chose qui te fait frissonner, quelque chose qui te remplis d'une chaude sensation de bien être… chaque poil de ton corps se hérissera, tu verras…
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Heero sourcilla devant l'engin. Il était gros, et malgré qu'il soit très chic, il était assez effrayant à voir. En réalité, Heero n'en avait vu qu'à la télévision, du temps où ils en avaient une à la maison. Sa mère, évidemment, les détestait. Il les trouvait fascinant.
-Une moto?
Duo avait le sourire fendu jusqu'aux oreilles en tournant autour du véhicule. Il passait sa main sur le siège en cuir, posait légèrement ses doigts sur le métal noir.
-Elle appartenait à mon père. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit. C'est le seul bien qu'il m'ait laissé, that asshole.
Heero frissonna. Le ton de l'insulte anglaise était glaciale en comparaison au reste de la phrase.
-Il fait quoi ton père? Il t'a abandonné?
Duo grimaça et fit un geste vague de la main.
-Nah, c'était pas son genre. Il était encore plus lâche que ça. Il s'est flingué.
Silence. Heero toussota, gêné. Duo n'en tint pas compte.
-Et le tien?
-…
-Si tu veux pas en parler, faut le dire, je compren…
-Je n'ai jamais même vu son visage en photo, murmura Heero.
Le fait de parler de son père faisait remonter en lui des sensations tordues et désagréables. Duo n'insista pas. Il fit seulement un signe compréhensif de la tête. Il n'avait pas eu l'air d'avoir pitié. Il ne s'excusa même pas en disant qu'il était désolé. Heero sourit et s'approcha de la moto.
-Tu vis avec ta mère? demanda-t-il.
Duo fronça les sourcils.
-Oh, elle? Elle s'est fichue dans un couvent et je n'en ai pas réentendu parler depuis quelques années. Pas qu'elle me manque tant que ça. Enfin, si, un peu. C'est ma mère tout de même... mais je crois que c'était le mieux pour nous deux. Je n'étais pas un bon garçon et on ne peut pas dire qu'elle était une bonne mère.
Silence.
-La tienne?
-Merveilleuse.
Duo sourit.
-Elle est jolie?
Heero eut un sourire totalement sincère, desquels on voit rarement sur son visage.
-C'est la plus jolie de toute.
Duo acquiesça en riant.
-Alors il faudra que je la vois!
Le sourire de Heero se cassa à demi. Non, il ne fallait pas…
-Bon, tu as fini de manger?
Heero jeta son sac par terre. Peu écologique, mais radical. Duo saisit un des casques sur la moto et le tendit à Heero qui se le mit maladroitement sur la tête où était déjà posée sa casquette. Duo fit pareil avec le second casque et enfourcha le véhicule. Il releva la visière un moment pour parler.
-Solo arrête pas de me conseiller de la vendre. C'est vrai que ça ferais beaucoup de fric, mais bon. C'est tout ce que je possède. Et j'y tiens.
Heero s'installa tant bien que mal derrière Duo, ne pensant pas un instant aux conséquences de ses actes. Il leva sa propre visière.
-Tu vis avec Solo?
-Oh… parfois. Je traîne ici et là… Je suis parfois chez lui, parfois je dors à l'école et en échange, je joue les concierges.
Heero se demanda alors quel était le lien entre le professeur d'art et Duo. Puis, il rabattit ce songe comme il rabattait sa visière. Il n'avait pas envi de penser. Il était bien avec Duo. Il n'avait jamais été bien avec personne, omis sa mère. De plus, il avait la langue plus facile avec lui et il arrivait même à rester concentré sur la conversation. Il n'allait pas gâché cela en pensant à la condition presque plus mauvaise que la sienne du jeune natté…
Il enroula ses bras autour de la poitrine de Duo. Celui-ci les lui redescendit plus bas, autour de la taille. Il démarra et Heero ressentit un grand coup suivit d'une impression d'être en train de voler. Le vent fouettait la peau de ses bras et de ses épaules d'une façon languissante. Il n'avait pas froid. En fait, pour la première fois, il eut chaud.
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Hmmmm un quatrième chapitre! Eh, les updates ne prennent pas trop de temps! Je suis fière de moi! Et puis, c'est tout de même neuf pages de word! xD
