Noan: ;; Okay, mon histoire est peut-être trop compliquée alors. C'est plus ou moins exprès, j'avais osé espéré que le déroulement était concret sans laisser deviner trop de chose. Mais, tant que l'histoire est encore lisible, ça me va! Et tant que mon Heero est crédible, c'est parfait!
Echizen D Luffy: Qu'est-ce qui te dit que je sais ce que je fais? XD Non, ce n'est pas ce Trowa qui est avec Quatre, évidemment. Ce Trowa-là a seulement 5 ans.. Enfin, je ne dévoilerai pas tout! J'admet que je suis parfois dure à comprendre. Et, non, tu n'as pas l'esprit tordu. Heero ignore totalement ce que fait sa chère mère. C'est un garçon intelligent, mais amplement naïf.
Ilham: Avancer les choses? Eh bien, dans un certain sens, oui! Mais Heero n'est pas si mal en point, ne t'en fait pas. Je déteste plonger un personnage dans le coma.
Marnie02: Oui, oui! Tu décris bien la relation. Heero est sincèrement accroché à sa mère, mais peut-être pour de mauvaises raisons qui font qu'effectivement, il ressent de l'étouffement et n'évolue pas beaucoup.
Tu as raison d'avoir peur, sa maman n'est pas particulièrement compréhensive.
Tant qu'à la vérité.. disons que ce n'est pas pour maintenant!
Sakura Aoi: Merci! Inattendu, c'est le mot que j'aime associer à mes versions de Heero et Duo!
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Chapitre 6Domenico alluma les lumières de son appartement et traîna des pieds jusqu'à la table. Elle déposa son sac à main dessus, l'ouvrit et y enfouit la perruque blonde qu'elle portait pour le travail. Elle secoua ses cheveux bruns, alla à l'évier et s'aspergea le visage d'eau. Épuisée, elle se rendit à sa chambre d'un pas lourd. Elle troqua le décolleté et la jupe courte qu'elle avait sur elle pour un pyjama. Elle s'étendit sur son lit et sourit. Décidément, les choses commençait à mieux aller. Dans le domaine où elle était, elle ne se serait jamais attendue à avoir une promotion. Eh oui. Ce monsieur allait lui faire gagner pratiquement le double de ce qu'elle amassait péniblement chaque jour. Avec ça, elle pourrait largement faire vivre son Heero et s'accorder ce qu'elle souhaite. Seul inconvénient, le nouveau lieu de travail se trouvait assez éloigné d'ici, dans un quartier plus riche, plus débauché aussi, là où bien sûr, elle ne pourrait jamais résider avec Heero. Et elle ne pouvait tout de même pas prendre le bus deux fois par jour, une heure chaque fois, avec le genre d'habillement qu'elle porterait à présent. Elle se faisait déjà remarquer avec ses robes courtes et moulantes, pas besoin de se faire lapider en pleine rue. Il n'y avait alors qu'une solution, plus ou moins plaisante, mais qui était pour le mieux…
Domenico chercha la poignée du tiroir de sa table de chevet. Elle l'ouvrit et saisit un objet sous une pile de papier. Un cadre. La photo la représentait à quinze ans avec bébé Heero dans les bras. À côté d'elle, l'homme qui l'avait blessée. C'était la seule fois où il était venu voir son fils. La journée avait été assez triste pour elle. Odin Yuy avait monopolisé bébé Heero qui avait eu l'air de beaucoup apprécier cet homme qui s'apprêtait à l'abandonner de nouveau. Pourtant, elle avait eu très peur qu'il ne parte avec Heero. Il aurait pu avoir facilement la garde et probablement que le petit aurait été plus heureux avec son père. Mais non, elle avait été très égoïste et, effectivement, Odin lui avait demandé s'il pouvait garder le petit, quand il lui avait exposé qu'il ne désirait pas la laisser aux prises avec un bébé, qu'il était désolé d'être parti la première fois etc. et etc.. Elle lui avait simplement répondu que s'il lui volait Heero, elle allait s'ouvrir les veines devant chez lui. Ou du moins, une horreur du genre… Ainsi, Odin était parti et Heero était resté. Et maintenant, Heero était un enfant lunatique et silencieux. Et encore, Domenico gardait l'espoir de le rendre heureux un jour. Elle ne regrettait pas tout à fait son chantage et désirait ne jamais le regretter.
Elle rangea la photographie et alla toquer à la porte de Heero. Pas de réponse. Pourtant, il devait être huit heures, et Heero était toujours levé à cette heure. Peut-être la boudait-il pour avoir découché? Dans ce cas, elle avait l'excuse de son travail. Ou alors il s'était fait du mauvais sang toute la nuit et ne s'était endormi qu'au matin? Domenico ouvrit et trouva le lit de Heero totalement vide. Surprise, elle alla voir à la salle de bain. Non plus. Heero serait sorti? Non, il l'aurait normalement attendu. Mais Heero n'était pas là lorsqu'elle était parti à son rendez-vous. Peut-être avait-il lui-même découché? Mais, Heero n'avait pas vraiment d'amis. Il respectait trop l'aversion de sa maman pour les hommes pour aller se balader avec des petits voyous toute la journée. Tant qu'aux filles, il n'en voyait pas souvent. Où aurait-il pu coucher? D'ailleurs, où avait-il bien pu aller hier? Elle l'avait attendu une bonne heure pour lui dire qu'elle devait partir ce soir-là, mais il n'était pas revenu.
Interdite et soucieuse, Domenico sortit dehors en pyjama et fit le tour de la bâtisse, se souvenant que Heero allait parfois dessiner dehors. Elle se rendit jusqu'au parc un peu plus loin. Un jour, sur un coup de distraction, Heero lui avait dit qu'il préférait passer ses journées dans le parc plutôt que dans l'appartement. Malheureusement, il n'y était pas. Il n'y avait que quelques enfants lève-tôt qui s'amusaient sur les diverses attractions.
Domenico retourna chez elle, perplexe. Des courses. Il était probablement parti faire des courses. Mais… avec quel argent? Les traits de la jeune femme se durcirent. Le fait de ne trouver aucune excuse valable pouvant justifier l'absence de son Heero lui procurait une irritation grandissante. L'éventualité que son fils ait pu être dans une position inconfortable, voire dangereuse, ne l'effleura que légèrement. Elle ne songeait qu'à ce que Heero lui faisait subire en ce moment : de l'inquiétude. Cependant, lorsqu'elle pénétra à nouveau dans la chambre de son fils, elle trouva quelque chose d'insolite sous le lit qui transforma l'inquiétude en colère sourde. Fusse le hasard que son passif enfant n'ait pas prit le soin de ranger entièrement sa tablette, mais un pan de celle-ci dépassait de sous le meuble comme une illumination. Bien entendu, la mère, curieuse, s'en saisit.
Le portrait n'était pas d'elle, ce qui était déjà douteux. De plus, malgré les traits plutôt féminins et délicats de la personne, il s'agissait à l'évidence d'un homme. Un bel homme, encore jeune, qui souriait nonchalamment. Un flash douloureux revint à l'esprit de Domenico. Odin n'était-il pas aussi beau à cet âge? Aussi souriant et décontracté? Son visage se crispa et elle serra la mâchoire. Depuis quand Heero voyait-il cet imposteur, ce briseur de cœur? Et cela, sans lui en parler? Le pire, c'est qu'en tournant les pages, elle constatait que la tablette était pleine de représentation de cette aberrance. Ce ne pouvait être vrai… Heero était un garçon. S'il se mettait à voir d'autres garçons, il allait devenir encore plus bizarre et renfermé. On lui briserait le cœur, comme on lui avait briser à elle. Furieuse, elle saisit la palette à deux mains, à bout de bras, dans le but de la déchiqueter.
Le téléphone sonna.
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Heero émit un dernier gémissement dans son sommeil, puis s'éveilla en sursaut. Sous le choc, il tenta de s'asseoir, mais une douleur électrisante le parcouru des jambes à la tête, et il retomba sur le matelas, le souffle coupé. Nerveux, il jeta un regard flou autour de lui. Il n'était pas à la maison. Tout était blanc. Les murs, le plafond, le plancher, les draps… et même l'armoire dans le fond de la pièce. L'hôpital. Heero n'était allé qu'une fois à l'hôpital, et depuis, il en avait horreur. Était-il là depuis longtemps? Paniqué, il tenta de se lever une seconde fois. Même douleur stridente, même abattement dans le lit.
Soudain, tout lui revint en mémoire. Sa promenade nocturne pour se calmer, son égarement dans les rues mal éclairées, sa sieste, son réveil brutal au contact d'un monstre… et la haine qui le frappait brutalement. Sauf que maintenant lucide, il faisait peu à peu le lien entre le monstre et un individu adepte de la violence gratuite, et celui entre la haine et une voiture. Il constata alors, avec ahurissement, qu'il était toujours en vie. Bizarrement, cette idée ne lui procura rien de réjouissant. Au contraire, son ventre se contracta. Qui avait-il d'avantageux pour lui à avoir survécu? Sa mère serait furieuse. Il ne pourrait plus jamais sortir seul. Elle serait bien capable de l'enfermer dans un placard à double tour et de n'ouvrir la porte que pour le nourrir, ou encore, pour le toucher.
Heero frémit, les yeux dans le vide. Il sentit quelque chose d'humide perler au coin de ses yeux et, surpris, il leva une main douloureuse pour l'essuyer. Il observa un instant la larme, puis son regard dévia sur sa main, puis sur son bras. Une rayure rouge assez grande le traversait. Ça n'était pas bon, ça. Si ça devenait une cicatrice, sa mère allait le tuer. Sa mère, sa mère, sa mère…
-Bonjour!
Heero sursauta tant que la douleur parcouru son corps une troisième fois. Un rire cristallin survint à ses côtés et il tourna péniblement la tête. Une jeune femme, les cheveux noirs coupés courts, lui souriait. Dieu merci, elle n'était pas habillé de blanc.
-Je suis désolée! s'exclama-t-elle. Je crois que je vous ai sorti de votre bulle un peu trop brusquement!
Sorti de sa bulle?…
-Je m'appelle Hilde Schbeiker, je suis bénévole ici! Je ne savais pas si tu étais réveillé, mais j'ai quand même apporté de quoi manger. Et j'ai eu raison, on dirait!
Elle déposa devant lui un plateau-repas. La nourriture, soit de la soupe, du jus d'orange et ce qui ressemblait à un pudding figé, ne lui disait pas grand chose. Même les conserves de fin du mois semblaient plus comestibles…
-Tu dois avoir du mal à bouger les bras, tu veux que je t'aide?
Heero lui lança un regard perplexe. Elle disait ça sans gêne. Il regarda à nouveau la nourriture insipide. Il saisit une cuiller, non sans ressentir une vague douleur dans le bras, et goutta à la soupe du bout des lèvres. Il grimaça et échappa la cuiller dans le bol, éclaboussant un peu les draps. La jeune fille, Hilde, rit à nouveau.
-Oui, j'admet que c'est pas très bon!
De toute façon, il n'avait pas très faim. Son ventre ne cessait de se retourner.
-Il faut que je m'en aille, murmura-t-il.
Hilde mit fin à son rire joyeux et le dévisagea. Heero semblait sérieux, donc, elle secoua la tête.
-Pas tout de suite, quand même! Tu as deux côtes cassées! Ça mérite quelques jours de repos, tu ne crois pas?
Elle eut un sourire gentil.
-Ça prendra… disons, une semaine si tout va bien!
Deux côtes cassées? Heero soupira. C'était moins pire que la douleur ne le laissait paraître, finalement. Mais une semaine… c'était déjà trop.
-Je peux pas, ma… mère… va s'inquiéter.
Hilde haussa les épaules.
-Le docteur l'a assurément déjà prévenu, voyons.
Heero écarquilla les yeux et essaya de se lever. Hilde secoua à nouveau de la tête et le maintint sur le lit.
-Arrête! Si tu bouges trop, ça va prendre encore plus de temps à guérir! Mais arrête!
-Je veux rentrer!
Heero se démena un moment malgré la douleur, mais lorsqu'il aperçut une silhouette familière à la porte, il s'immobilisa. La jeune fille se redressa, éméchée, se retourna, et eut un regard désolé. Domenico s'avança dans la pièce jusqu'à être directement à côté de son fils. Elle avait l'air étrange. Ses yeux exprimaient le soulagement, mais aussi… autre chose. Elle tendit une main et la passa sur le front de Heero.
-Dieu merci, tu es encore en vie.
-…
-Tu as eu envi de te promener tout seul le soir? Ce n'était pas très sage. Tu sais pourtant que notre cartier n'est pas très sécuritaire.
Heero baissa les yeux, mais Domenico lui prit le menton, un peu moins que doucement, et lui releva la tête. L'infirmière eut un mouvement pour intervenir, mais s'arrêta, hésitante. C'est lorsque Domenico se retourna et lui jeta un regard venimeux qu'elle décida de les laisser seuls. Alors seulement, la femme inspira.
-Heero, quand tu reviendras à la maison, je n'y serai plus.
Le jeune écarquilla les yeux, mais n'ouvrit pas la bouche. Domenico sembla avoir du mal à continuer, mais parvint à le faire.
-Je vais… J'ai eu une promotion… je vais aller demeurer dans un autre cartier. Seule… mais… je t'enverrai de l'argent, bien sûr, et je viendrai te voir le plus souvent possible.
Heero ne dit rien. Il observait sa mère comme si elle avait une grande tâche au milieu de la figure. Il secoua lentement la tête, abasourdi. Domenico lui prit la main et la lui serra, sans obtenir de réponse.
-Heero, ce sera temporaire. J,ai confiance en toi. Je peux te faire confiance, n'est-ce pas?
Heero hocha la tête, absent. Domenico soupira, renifla, puis se retourna.
-Maman! appela, Heero.
Elle s'arrêta et tourna la tête.
-Je t'aime, maman, murmura-t-il.
Domenico sourit faiblement et lui souffla un baiser avant de quitter la pièce rapidement. Heero se retrouva seul, à fixer le mur. Pour la première fois, il se demanda comment sa mère avait pu lui faire ça.
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Ahhh… sixième chapitre. Pas trop en retard, j'espère… Enfin. Ce chapitre-ci est un peu ennuyeux. Il sert au tournant de l'histoire, mais je n'en suis pas particulièrement fière. Vivement le prochain;;
