Disclaimer : Je ne possède pas Naruto.
Merci à Kosh pour toutes les charmantes moralités que je serais bien incapable de trouver seule.
Merci aussi à mes quatrièmes pour m'avoir fait sentir à quel point je leur avais manqué. Mes chers petits, cette fic n'existerait pas sans vous, ce qui prouve sans l'ombre d'un doute que vous êtes le mal absolu.
xxx
Trente manières stupides de tuer Itachi
Assassin 9 : Ebisu
xxx
C'était un matin comme tous les autres, une journée qui fait chanter les petits oiseaux dans le ciel bleu. Ce matin-là, Ebisu, professeur particulier, momentanément en repos pour cause de migraines post-traumatiques chroniques, entra dans la salle de classe numéro 3. Les élèves étaient d'un silence sépulcral alors qu'il parcourait les quelques mètres qui le séparaient du bureau qui serait le sien pendant une semaine complète au terme de laquelle Iruka-san reviendrait de sa mission.
Il sentit des dizaines de paires d'yeux fixées sur lui, mais aucun bruit ne régnait dans la salle de classe.
Il pensa alors qu'Iruka avait superbement éduqué ces enfants qui pourtant semblaient habituellement piailler à des kilomètres à la ronde. Peut-être ses efforts de pédagogue extraordinaire ne seraient pas gaspillés.
La journée fut une journée de rêve pour un professeur, des élèves silencieux, attentifs et qui s'investissaient dans le cours. Un enseignant normal serait parti immédiatement avertir le Hokage que des ninja étrangers avaient séquestré et pris la place des enfants, mais Ebisu se contenta de hocher la tête. Les élèves étaient encore un peu médiocres, mais il n'avait pas à se plaindre. Il accepta avec bonté l'humble assortiment de gâteaux de riz que lui offrit en rougissant une petite fille aux couettes rousses défiant la gravité.
Dissimulé derrière la fenêtre, mettant pour une fois à profit tous les conseils qu'Iruka leur ait jamais donnés sur le camouflage, le jeune Konohamaru regarda avec délectation son ancien professeur commencer à grignoter en corrigeant des copies puis se servir du thé au thermos posé sur son bureau. Le petit garçon jubila. Le professeur était tombé dans son piège !
Il ne fallut pas longtemps à Ebisu pour se resservir une autre tasse, puis encore une et son teint devint rouge comme la brique et les lettres se mirent à danser devant ses yeux. Il était saoul.
L'alcool agit comme un anesthésiant sur le surmoi, la morale, les peurs, les interdits sociaux disparaissent, voilés dans les brumes de l'ivresse.
Saoul comme un cochon, Ebisu se mit en route vers le palais du Hokage pour faire savoir à cette vieille peau ce qu'il pensait de sa façon d'utiliser un jounin comme lui pour des tâches aussi ingrates. En chemin il souleva les jupes des filles, vola sa sucette à un bébé et fit vicieusement tomber un pot de fleur sur une grand-mère qui ne fut sauvée que par ses sens aiguisés de kunoichi avisée.
Il entra dans le Palais au rythme d'un taureau fonçant sur la cape du toréador. Il ne s'arrêta pas avant de se trouver devant l'énorme porte du bureau du Hokage gardée par des jounin d'élite qui faisaient une bataille corse.
Mais son regard dévia de la porte.
"Salut beau brun, tu marines chez tes harengs ?"
"Genma, par pitié, dis-moi qu'il parle tout seul !" demanda Raidou.
"T'inquiètes, il parle au mur."
Et en effet, Ebisu était en train de draguer ouvertement le mur.
"Ça te dirait de faire l'amour comme des bêtes dans une ruelle sombre ?" demanda le pervers qui s'ignore.
Mais rapprochons-nous de ce mur, l'objet de toutes les convoitises du jounin.
L'alcool fait parfois voir des choses qui n'y sont pas, des éléphants roses, Elvis se promenant main dans la main avec un petit homme vert. Mais parfois, l'alcool révèle aussi la nature profonde des choses.
Itachi Uchiha se demandait ce qu'il avait pu faire au Bon Dieu pour mériter ça (à part bien sûr exterminer tout son clan et son meilleur ami par la même occasion).
Pourquoi avait-il fallu que tandis qu'il espionnait le Hokage à l'intérieur même de sa tour, drapé dans les meilleures illusions qu'il savait tisser, un poivrot vienne tout jeter par terre ?
Mais rien n'était encore perdu, il allait se débarrasser de l'ivrogne en faisant passer sa mort pour un accident et ceci sous les yeux des gardes du Hokage ! Voilà qui ne ferait que prouver une fois de plus son génie !
Il sortit un kunai alors qu'Ebisu était occupé à le dévorer des yeux et à chanter à tue-tête : "C'est pas ma faute à moi ! Si j'entends tout autour de moi, L O L I T A, moi Lolita, c'est pas ma fauteuh !"
Et ses mains se retrouvèrent soudainement immobilisées contre le mur.
"Et bien mon mignon, on est SM en plus ? Ça tombe bien, moi aussi ! Tu peux m'appeler Maîtresse Emilie !"
Les yeux du pervers brillaient par-dessus ses lunettes noires, remplis de promesses pleines de douleur et de plaisir, d'humiliation et de cuir...
Itachi prit peur, tenta de s'enfuir, se prit les pieds son manteau et s'affala lamentablement sur le sol, entraînant un Ebisu heureux de cette initiative de la part de son partenaire. Une étagère pleine de rouleaux poussiéreux fut embarquée elle aussi dans la chute
Quand Genma et Raidou finirent par démêler les membres et retirer les rouleaux, ils se rendirent compte qu'une mare de sang était en train de se former sous leurs pieds. Quel ne fut pas leur soulagement de découvrir leur compatriote certes pervers (et ennuyeux quand il n'était pas bourré), tranquillement en train de rêver de bouteilles de saké et de donjons humides.
Ebisu reçut une médaille pour avoir débarrassé Konoha d'un dangereux déserteur, depuis il boit quotidiennement. Certes il n'a pas tué d'autre ninja de rang S depuis, mais il est en passe de devenir un écrivain mondialement connu avec sa série de romans érotiques : L'inconnu aux yeux rouges.
xxx
Moralité : Un verre ça va, un mur, bonjour les dégâts !
