Auteur : Temi-chou

Titre : Dirty

Disclaimer : Naruto et les autres sont à Kishimoto. Le lycée est à ma ville. Par contre, les bonbons, le docteur Yoruno et les cartons des déménagements sont à moi ! (toute contente)

Résumé du chapitre : Pourrissage de Sakura, éloge d'Ino, pourrissage de Sakura… Oh ! Mon ordinateur connaît Ino mais pas Sakura… Comme quoi, même l'ordi sait ce qui est bon ! (je précise, le dico perso est saturé)

Notes : Bah, ça sent un peu trop la fin… Je veux pas ! C'est ma meilleure fiction ! (se la pète puis réalise alors le niveau de nullité des autres)


Chapitre 21 : Sorry.

-Tu sais Naruto, plus le temps passe, plus je pense que tu avais raison, lança Temari.

Naruto reposa le carton qu'il était en train de déplacer et se tourna vers sa petite-amie. Il la dévisagea quelques instants et remarqua qu'elle avait arrêté d'écrire. Elle se tenait juste sur le lit, son bloc-note sur les genoux et le stylo dans la bouche. Il remarqua également qu'elle gardait son regard fixé sur le morceau de papier.

-A quel propos ?

-Sakura. Elle était l'une de mes meilleures amies mais c'est une immature. Elle est stupide, étroite d'esprit, égoïste, prétentieuse, jalouse.

Il y eut un silence pendant lequel la pointe du stylo de Temari se remit à écrire, comme emporté d'une frénésie irrationnelle, une envie de tout dire sans rien dévoiler et Naruto comprit que le stylo n'était qu'une allégorie – il n'était pas sûr du terme – de celle qu'il aimait.

-Et je suis comme elle, acheva-t-elle.

-Mais non ! S'insurgea Kyuubi.

-Si, énonça-t-elle d'un ton calme qui n'appelait pas à la réplique. J'ai tout fait pour enfoncer Ino, faisant fi de ses problèmes personnels. J'ai lâchement suivi Sakura, même lorsque je n'étais pas en accord avec elle. Je n'ai pas voulu te comprendre, parce que pour moi tous les hommes étaient les mêmes, je me suis voulu meilleure que mes frères, les commandant sans cesse. Je me suis lamentablement fourvoyée sur moi-même, n'est-ce pas ?

Naruto soupira et s'installa sur le lit, près de Temari, pour la serrer contre lui. Il ferma les yeux à ce contact si doux et répondit :

-Tu as raison. C'est ainsi que tu te vois. Moi, je te vois comme… Une fille forte, très forte, qui ne voulait que tester Ino, la pousser à être elle-même. Une amie fidèle en amitié, sachant s'adapter. Une fille fragile, blessée par la vie et un ou deux cons… Une aînée de fratrie responsable, qui prenait à cœur la santé de ses frères. Alors, oui, tu t'es fourvoyée sur toi-même si tu penses que tu es cette horreur que tu as décrite…

Temari regarda Naruto et le tapa sur le haut du crâne.

-je ne suis pas une femme fragile !

-Au lieu de me taper, dis-moi plutôt ce que tu comptes faire à propos de Sakura que je finisse d'installer mes affaires !

L'air de la blonde se fit machiavélique, presque effrayant.

-Je veux ruiner sa vie. Et pour elle, sa vie, c'est Sasuke et sa côte de popularité. Ainsi, je propose une humiliation publique… Dont Sasuke serait l'auteur.

Kyuubi éclata de rire et couvrit de baisers voraces le cou de sa copine.

-Oh oui, j'aime ce genre de plan… Je suis pour, je n'aime pas Sakura et je ne vais pas me gêner pour lui faire savoir !

-Mais comment exécuter ce plan ? Je n'ai même pas la moindre idée de qui pourrait m'aider pour ça.

-Déjà, Sasuke.

-Quoi ?

-Bon, pas de son plein gré… Le défi tient toujours ?

-Oui, pourquoi ? Demanda Temari en fronçant les sourcils.

Naruto sourit sadiquement et à cet instant précis, la blonde comprit pourquoi on le surnommait le Démon Renard.

-J'ai un plan.


Les livres étaient dans un carton. Ses vêtements, sauf ceux pour les trois prochains jours, dans une valise. Ses affaires scolaires étaient posées sur le bureau. Ses posters, roulés soigneusement dans des tubes prévus à cet effet. Elle n'était pas encore partie que déjà la chambre où elle avait vécu tant de temps lui paraissait être celle d'une autre. Ino soupira et s'affaissa sur son lit, les larmes aux yeux. C'était fini, mais quand est-ce que sa vie s'était-elle à ce point dégradée ? Le défi, il était le facteur déclencheur de tout ça. Elle enfouit sa tête entre ses jambes, ramenées contre sa poitrine. Elle avait tout perdu. Sa mère, son père, son lycée, ses amis, tout. Le lendemain, le défi aurait lieu. Et vraiment, cette fois, ce n'était pas un faux départ. Mais au final, à quoi pouvait bien lui servir son journal intime ? Que Sasuke soit au courant de ses sentiments lui importait guère à présent. De toute façon, elle s'en irait, il resterait avec Sakura. Neji l'oublierait, tout continuerait comme si elle n'avait pas existé. Alors, à quoi bon lutter ? La semaine prochaine, elle serait en Chine, à se produire sur les planches, en compagnie de Tsunade-hime et ses partenaires. Elle attrapa « Héroïne » son deuxième livre fétiche, d'un auteur cynique mais doué. Une feuille glissa au bas de cet ouvrage. Ino se pencha pour l'attraper et y reconnut son écriture.

-« Si tu ne crois plus en rien, même plus en toi, si tu erres sans but, alors cesse de marcher et lève les yeux au ciel. Un ange viendra pour t'aider ». Tiens, je l'avais oublié, ce papier. Mais à quoi ça sert ? Un miracle ne se produit pas deux fois, Neji m'a déjà aidée, je ne peux en espérer plus de la vie.

Puis elle rangea le livre avec le papier dans un carton et Tenten apparut sur le pas de la porte.

-Je… Je peux entrer ?

-Vas-y.

-Je voulais te dire… Je suis désolée, ajouta la brune après un temps.

-Je n'ai que faire de tes excuses, elles ne me rendront pas les larmes que j'ai pleuré à cause du Trio. Elles ne me rendront pas mon journal intime et ma vie privée. Elles n'effaceront pas les souvenirs que j'ai. Elles ne changeront rien aux sales coups que vous m'avez faits. Et pire encore, elles ne me retiendront pas ici.

-Je comprends ta réaction. Je ne te demande d'ailleurs pas de me pardonner, parce que je n'en ai pas le droit. A cause de moi, tu as dû vivre des choses… Que je n'ose imaginer. Mais je voulais juste te dire que pour Neji, je mettrais de côté mes sentiments haineux envers toi.

-J'en ferais de même. Mais sache que tu n'as aucune raison de me haïr. Je n'ai jamais rien fait qui puisse attiser ton aversion.

-Si, rit Tenten, bien sûr que si…

Ino se tourna vivement vers elle et remarqua les yeux embués de larmes de son ennemie.

-Je crois que tu ne te rends pas bien compte de qui tu es.

-Explique-toi.

-Le spectacle, l'année dernière. Tout le lycée est allé y assister et Neji a passé officiellement sa soirée à me parler de toi. En vérité, il a passé plus d'une semaine à t'envoyer des fleurs diverses et variées. Nezumi par ci, Nezumi par là. Je savais que c'était toi. Et pour moi, tu étais en train de prendre ma place dans son cœur. Bien sûr, c'était totalement faux. Il n'aime et n'a aimé d'amour que moi. Mais voilà, la jalousie fait parfois perdre le contrôle.

Un silence pesant, pendant lequel Ino regarda Tenten d'un air incrédule, s'installa. Tenten se mit à faire les cents pas et continua sa tirade :

-Mais il n'y avait pas que ça. J'avoue que j'aimais te voir rester impassible sous les insultes, j'aimais voir cette lueur dans tes yeux qui disaient « un jour, vous me le paierez toutes ». Ça me changeait tellement de ces mollassons que j'avais déjà désignés comme victimes et qui fondaient en sanglots dès la première salve de venin. Il n'y a qu'une seule autre personne qui a réagi comme tu l'as fait. J'en suis tombée folle amoureuse.

Ino éclata de rire. Ainsi donc, Neji avait été une victime de Tenten ? Une victime forte et vaillante qui ne cédait pas sous la pression ? Une version re-masterisée et édulcorée d'Andromaque de Racine, en somme.

-Ne prends pas ça comme une espèce de message subliminal pour te faire dire quelque chose du genre « je suis lesbienne, accepte de sortir avec moi » non, non, non. Mais honnêtement, je pense que j'ai échangé plus de choses avec toi en t'insultant qu'avec Sakura et ses soirées devant un pot de glace, un verre de coca et des confidences. Je tenais à ce que tu saches que si d'autres t'oublient après ton départ, ce ne sera pas mon cas. Ni celui de Neji.

Les deux filles s'affrontèrent du regard, Ino étant toujours sous le choc de cette déclaration qui sonnait comme un serment d'amitié. Puis Tenten tourna les talons, emportant avec elle les tubes contenant les posters et ce murmure qui promettait d'être obsédant :

-Merci.

Visiblement, elle avait déjà commencé à payer, promesse des regards d'une victime effacée et résistante. Tenten s'effondra un peu plus loin, contre un mur du couloir, cédant sous la pression du moment. Elle avait pensé chacun de ses mots et n'en regrettait aucun. Peut-être en avait-elle trop dit, mais qu'importe, rien ne pouvait être changé de toute façon.

-ça va ? Lui demanda Neji en posant une main sur son épaule.

-Oui, Neji, tout va bien… Je n'aurais rien à regretter. Les paroles s'envolent, mais celle-là restera gravée dans mon esprit.

Elle se releva, laissant Neji dans le couloir, sans lui expliquer cette dernière phrase. Il comprendrait bien assez tôt.


Les tables et les chaises étaient toutes repoussées au fond d'une salle. Une bannière « Bonne chance pour la suite » était accrochée sur le tableau. Kiba boudait sur une chaise et les autres riaient de tout leur souffle. Sur le bureau du professeur, une feuille de papier avec des petits mots de chaque élève de la classe.

« Tu nous manqueras Ino » Une rature au niveau de son nom, Alexia ne savait même pas qui elle était.

« Passe un bon séjour » Armand n'était pas mieux. Il n'avait même pas compris qu'elle ne partait pas en vacances.

« La plume de ta voix a gravé sur mon cœur ces quelques lettres M.E.R.C.I. Deviens célèbre et tiens ta promesse » Pas signé. Tenten, qui d'autre ?

« Trop galère les adieux. Je préfère dire au revoir » Shikamaru. Ino lui aurait bien sauté au cou, mais il dormait sur la table près de la fenêtre.

« De toutes les plumes ayant volé lors de cette soirée, n'était-ce pas notre victoire la plus légère ? » Tiens, Hinata faisait dans les énigmes maintenant ? La blonde lui adressa un petit signe de main, auquel la jeune Hyuuga répondit d'un sourire.

« Franchement, je ne vois même pas pourquoi je signe cette carte. Je serais bien contente quand tu ne seras plus là, tu ne servais à rien. » Même Sakura avait laissé sa trace ? Ino n'aurait jamais cru qu'elle savait écrire.

« Tout vient à point à qui sait attendre » Deux signatures pour cette dédicace. Temari et Naruto. Temari ? Etrange. De plus, elle avait rajouté une phrase un peu plus bas.

« Lis 'Trop facile' de Maéda, tu comprendras ».

La dernière dédicace était de loin la plus étrange. Elle n'était pas signée et représentait Aya, la femme qu'Ino incarnait dans Konoha Gaiden. En dessous, juste quelques mots, d'une écriture qu'elle ne connaissait pas.

« C'est cette danseuse qui en un soir a su capturer mes sens, sais-tu qui elle est ? Moi, oui. Et je l'admire plus que toute chose. Tu vas beaucoup me manquer, Ino. »

Rougissant sous ce compliment, Ino balaya la salle du regard. Sakura roucoulait près d'un Sasuke indifférent et lui lançait parfois des regards en biais et triomphant. Hinata servait un verre de jus d'orange à Kiba qui semblait refuser quelque liquide que ce soit, du moment qu'il n'était pas rehaussé d'une goutte d'alcool. Temari et Naruto semblaient s'être envolés dans la nature. Ino s'approcha de leur professeur, Kurenai et demanda :

-Vous n'auriez pas « Trop facile » de Maéda sous la main ? Je voudrais le lire avant… Ce midi !

-Mais… C'est une fête en ton honneur ! S'étonna le professeur.

-Arrêtez de vous leurrer madame. La moitié de cette classe est contente parce que pour l'occasion la matinée est banalisée. Le reste s'en fiche éperdument. Je ne manquerais qu'à de rares exceptions et depuis le début de la fête, personne ne m'a adressé un seul mot. Que je sois là, ou pas, ne change rien.

Kurenai soupira et tendit un livre à Ino.

-Merci.

-Bonjour Lee… Soupira d'une manière de fauve ayant repéré sa proie Temari.

-Oh, bonjour Temari, que veux-tu ?

-Oh eh bien, un petit, ridicule, que dis-je microscopique ! Service.

Lee soupira et détourna les yeux de sa photocopieuse. Il s'était fait avoir par cette fille une fois. Pas deux. Du moins, c'est ce qu'il pensa avant que ses yeux ne tombe sur les jambes de la demoiselle et sur son teint tout rouge. Le pire fut sans doute ses yeux embués d'un désir animal.

-Lequel ? Déglutit le jeune homme.

-Eh bien, dit Temari en faisant tourner sa sucette d'une façon aguicheuse, je voudrais obtenir des estrades pour le gymnase…

Lee secoua vivement la tête. Ce genre de demande devait être effectué par un professeur ou un membre du corps administratif de l'établissement et il était parfaitement hors de question qu'il risque son emploi en aidant un membre du très célèbre trio. D'ailleurs, il était en train d'envisager de lui expliquer sa façon de penser, ce qu'il fit.

-Je suis sincèrement désolé Temari, mais après que tu m'aies lâchement abandonné la dernière fois, j'ai fait des recherches et je sais qui tu es. Tu fais partie du Trio, n'est-ce pas ? Aussi appelée le Tigre Rouge, pour ta façon de te battre et de mener à bien toutes les missions que tu te donnes, c'est bien toi la prédatrice la plus dangereuse du Trio.

Lee arbora un air plus que triomphant et Temari secoua la tête d'un air exaspéré puis elle se tourna vers la porte.

-Je t'avais bien dit que ça ne marcherait pas. Il n'est pas crétin au point de se faire avoir deux fois par la même technique débile, quand même.

-Dans ce cas je vais devoir régler ça moi-même.

Il y eut un bruit de phalanges qui craquent. Pour le jeune photocopieur en chef, ce fut le signe d'une mort lente et très douloureuse. C'est alors qu'il regarda qui était là. Il frissonna d'horreur : Kyuubi, le Démon du Désert et Kankurô, le marionnettiste, nommé ainsi pour sa capacité à manipuler beaucoup de gens sans faire vraiment d'efforts apparents.

Lee adorait assister à des combats de rue. Il connaissait donc ces trois stars de ce type de représentations totalement illégales et les trois combattants étaient effrayants.

Kyuubi portait un pantacourt large et kaki, avec un tee-shirt noir en résille malgré la température proche de zéro. Ses cheveux blonds retombaient sur ses yeux rouges, ses mains étaient recouvertes de solides mitaines et elles enserraient son sabre, un superbe sabre japonais, que Lee avait vu plusieurs fois à l'intérieur de gens.

Shukaku, lui, était vêtu de noir, comme toujours. Ses cheveux feux étaient en bataille comme toujours. Le kanji du mot amour de son front semblait plus brillant que jamais et le problème selon le jeune employé, c'est que les chaînes que Shukaku tenait semblaient, elles aussi, briller comme elles ne l'avaient jamais fait.

Et Kankurô, fidèle à l'image qu'il donnait de lui-même, s'était caché le visage sous un maquillage de guerre et un costume de chat. Il semblait calme, les bras le long du corps.

Temari passa entre les garçons et s'approcha de Lee.

-Dans un sens, tu as raison. Je suis la pire des trois. Tu sais qui ils sont bien sûr… Tu m'as dit être un fervent admirateur des combats de rue.

-Oui… Bien sûr que je sais qui ils sont ! Qui ignore qui sont Kyuubi, Shukaku et le Marionnettiste ! Mais, j'ai bien peur de ne pas comprendre ce qu'ils font ici…

-Eh bien, triompha Temari, Kyuubi est mon… amant, Shukaku et Kankurô sont mes frères. Je leur ai demandé un coup de main… je ne pouvais pas lutter toute seule contre toi, Lee, en cas de problème…

Lee trembla et voulut reculer mais il se heurta à son bureau.

-Je…Je… Ne me faites pas de mal ! Je ferais tout ce que vous voulez mais ne me faites pas de mal !

Naruto s'approcha de Lee, qui était au bord de la syncope.

-Des estrades, dans le gymnase, avant treize heures.

Il souffla un peu d'air sur le visage de Lee qui dut faire tous les efforts du monde pour ne pas s'évanouir de terreur. Kyuubi, et surtout ses yeux rouges, était plus qu'impressionnant, il était flippant. Dès lors qu'ils eurent quitté la pièce, Lee se précipita sur le téléphone et demanda à faire installer les estrades dans le gymnase. A l'horloge, il était 8 : 00.


Ino s'était installée sous un arbre dans la cours du lycée : c'était le seul endroit où personne ne viendrait la déranger. Elle attaquait le deuxième chapitre de « Trop facile » et déjà, elle avait l'impression que l'auteur s'était inspiré de sa vie à elle pour écrire cet ouvrage. Tout collait. La jalousie de la petite amie du protagoniste, les coups bas, le couple parfait et sans soucis… Ino éclata de rire en voyant comment la pouffe du livre se tournait en ridicule. On suivait la chronologie de ses pensées et elle était persuadée que son homme l'aimait à la folie…

Attendez une minute…

Et si, ce roman décrivait une vérité ? Non, non, non, là, c'était Ino qui partait seule dans des délires sans noms et sans intérêt. Elle leva la tête quand un flocon de neige vint lui atterrir sur le bout du nez. Il avait neigé la nuit précédente et la cours du lycée était toute blanche. Elle sourit tristement en voyant Sakura rire et jouer avec la neige puis embrasser Sasuke sous la neige. Il leva la tête, se sentant probablement observé et son regard tomba sur Ino. C'est alors qu'il se passa cet étrange événement : il repoussa Sakura et enfonça ses mains dans les poches de son pantalon avant de se diriger vers la salle de cours, passant devant Ino et l'ignorant, la tête baissée.

-Espèce de garce, pleura Sakura, ça y est, tu crois que c'est la fête ? Tu veux encore tenter de me le voler c'est ça ? Garce !

-Sakura, appela Sasuke, laisse-la tranquille, ce n'est pas le moment.

-Oh oui, mon Sasu, j'arrive, répondit Sakura en lançant à Ino un regard rayonnant.

Puis elle partit, laissant Ino sous son arbre, des flocons de neige tombant et une unique larme roulant sur sa joue.

Elle aurait pu se contenter d'un simple regard. Non, il l'avait ignoré, comme si elle n'était qu'une pestiférée. Et il n'avait même pas daigné signer la feuille de dédicaces spéciales. Ino haussa les épaules et vu de derrière ce geste qui se voulait indifférent ressemblait plutôt à un sanglot mal étouffé. Mais après tout, peut-être qu'il valait mieux l'indifférence de Sasuke à l'hypocrisie des autres. Elle soupira et se replongea dans le livre mais avant qu'elle n'ait pu s'imprégner de l'univers magique mis en scène par Maéda, une main se posa sur son épaule. Ino tourna vivement la tête et ne put s'empêcher d'avoir un hoquet de déception en découvrant le docteur Yoruno.

-Bonjour, Tenshi…

-Bonjour ma belle. Que fais-tu ici, toute seule ?

-Je lis. Je n'ai rien d'autre à faire de toute façon.

-Je peux… ?

Ino désigna la place à côté d'elle et Tenshi s'installa. Il la regarda trembler quelques secondes avant de la serrer dans ses bras et elle se laissa aller à cette étreinte, fermant doucement les yeux. Le docteur qu'elle considérait comme un deuxième père passa sa main dans les cheveux de la gosse. Puis il leva ses yeux gris-bleu vers la porte qui n'était qu'à quelques mètres et croisa le regard meurtrier de Sasuke qui écrasa le verre en plastique qu'il avait dans la main, mais il resta planté sur le seuil de la porte. Yoruno retint un petit fou rire. S'il fallait ça pour aider sa nièce, alors, soit ! Il fit semblant de chuchoter des mots d'amour à Ino alors qu'il se contentait de lui demander si elle avait assez chaud. Elle sourit tendrement se laissant aller et Tenshi lança un sourire vainqueur à Sasuke qui le fusilla une fois de plus du regard.

Le docteur se pencha vers Ino.

-Qui est ce garçon ? Je l'ai déjà vu te veiller à l'hôpital mais…

-Uchiwa Sasuke. Fils de Fugaku Uchiwa et frère d'Itachi Uchiwa. C'est lui qui… pourrait me permettre de rester à Konoha. Mais comme il n'a pas l'air très enclin à répondre à mes sentiments, je vais devoir partir… Ce qui me permettra de l'oublier. Tiens, il vient par ici. Ne dis rien.

Une fois que le brun se fut planté devant ceux qu'il pensait en couple, il mit ses mains sur ses hanches et prit un air menaçant.

-A quoi jouez-vous ?

-Et toi ?

-Je ne parle pas de ça, Yoruno.

-Moi oui. Tu sais quelles conséquences cela peut avoir.

-Je sais tout ça. Et franchement, je crois bien que j'ai bien fait.

-C'est faux. Ino, si tu nous présentais ?

-Visiblement, vous vous connaissez déjà, bougonna Ino. Sasuke Uchiwa, je te présente Tenshi Yoruno, mon oncle.

Et Tenshi compta. Combien de temps avant que Sasuke ne lance un « Ah. » gêné et dépité avant de se rendre compte qu'il s'était tout simplement ridiculisé avec sa scène de jalousie à deux yens. Et un, deux, trois, quatre…

Un silence pesant s'installa et Ino regarda Sasuke qui avait l'air gêné.

-Ca va, Sasuke ?

-Oui, bien sûr Ino. Tout va bien, je suis désolé, en fait, je pensais que cet homme te voulait du mal.

Ino éclata d'un rire cristallin avant de s'appuyer au mur, à bout de souffle, les larmes aux yeux. Sasuke devait bien avouer qu'elle était belle comme ça, elle était même magnifique et il avait vraiment envie de l'embrasser.

-Sa.Su.Ke !

-Quoi, Naruto ? Qu'est-ce que tu veux... D'ailleurs qu'est-ce que tu fous ici ? Tu n'étais pas avec ta petite amie en train de mourir d'amour, ou je ne sais quelle connerie ?

Kyuubi esquiva la question et posa sur son meilleur ami un regard sévère.

-Il faut que je te parle, Uchiwa. Et en privé, ajouta-t-il en jetant des regards à Ino et le docteur Yoruno.

Ceux-ci sourirent et s'éloignèrent, pour laisser les deux amis discuter en paix.

-Tenshi, pourquoi tu es venu ici ?

-J'ai eu vent d'une rumeur intéressante, je voulais confirmer mes soupçons…

-Quelle rumeur ? Quels soupçons ?

-Dis-moi petite curieuse… Tu crois vraiment que ça te concerne ?

Ino baissa la tête, c'est vrai qu'elle était trop curieuse. C'était le problème avec elle : dès qu'un quelconque problème concernait un membre de sa famille, elle se sentait impliquée.

-Excuse-moi, mon oncle.

-Ce n'est pas grave, tu voudrais pas me présenter ton professeur principal ?

-TENSHI ! Tu es marié !

-Et alors ?

-TENSHI !

-Roh c'est bon, Ino… Je plaisante !

-Mais oui, on dit mais…


-Alors, tu voulais me parler de quoi ?

Naruto se tourna vers Sasuke et le regarda droit dans les yeux. C'est à ce moment-là que le brun remarqua que son ami avait les yeux rouges. Ainsi, il avait de nouveau endossé le costume de Kyuubi, démon renard, qui était la terreur des combats de rue. Naruto se détourna pour retirer ses lentilles et il ouvrit la bouche.

-En fait…


Moi : Sasuke est en train de se griller tout seul comme un con. Tant mieux !

Sakura : Sasuke, pourquoi tu es jaloux de ce médecin de mes deux ?

Yoruno Tenshi : Peut-être, mais grâce à moi, Sasuke ne sera plus avec une grognasse dans ton style.

Gaara : J'aime assez mon look.

Kankurô : on parlait pas assez de moi, mais vu ce que tu dis, je te pardonne.

Temari : Je suis une prédatrice… Euuuuh… Je pensais que j'étais ninja, moi.

Naruto : Te plains pas, toi, on te colle pas d'office un sabre dans les mains. Je me suis coupé douze fois, juste pour tourner cette scène !

Moi : Mais le sabre était dans son fourreau !

Les autres : --'

Moi : En tout cas, mes biquets, vous avez fait du très bon travail, je suis fière de vous !

Gaara : Tu trouves vraiment que je ressemble à un biquet ?

Moi : euuuuh… Je réponds oui, il me tue, je réponds non, il me tue… Esquivons la question ! Sasuke tu en penses quoi ?

Sasuke : Pourquoi je passe pour un jaloux maladif ?

Moi : Mais parce que tu es un jaloux… Reviews ?