5-Et ils vécurent heureux.

Rajura terminait de consoler Minami. Sa benjamine était tombée en voulant faire du vélo sans les petites roulettes. Rassurée par son papa, elle réenfourcha sa bicyclette, se remit à pédaler et poussa un cri parce qu'elle savait dorénavant se débrouiller.

Un peu plus loin, les jumeaux Haruka et Reiji faisaient des pâtés de sable sous l'oeil vigilant de Seiji qui portait le jeune Kojirô assoupi.

Il y avait des hauts et des bas, de bonnes et de mauvaises surprises, mais c'était leur quotidien comme celui de beaucoup d'autres familles. Une famille. Il y a des siècles, Rajura n'espérait pas toucher le bonheur suprême de fonder son propre foyer avec l'homme qu'il aimait. C'était un sentiment qu'il redécouvrait constamment.

Eût-il rendu Seiji malheureux que l'honorable grand-père Date se fut fait un devoir de lui administrer une cuisante correction. Mais Seiji s'en serait certainement chargé avant.

Toutefois, Rajura ne voulait que son bonheur. Prendre soin de Seiji, de leurs enfants, représentait pour lui infiniment plus qu'une obligation. C'était sa vie.

Il se rapprocha de Seiji et posa sa main droite sur son épaule gauche. Seiji tourna vers lui son visage radieux.

Ils disposaient d'encore bien des années à vivre ensemble.

FIN