Diclaimer : tout à Potter ! Rien à moi !

J'espère que vous aimerai autant ce chapitre que les autres voir mieux en tout cas merci à Senslo, Lisa Black et Amand1. Pour ceux qui n'ont pas pu reviewer dsl je vais modifié les paramètres !!!!

MERCI BEAUCOUP !

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Chapitre 2 : une journée dans la vie d'un Potter (peut-être première partie )

Plongée dans de gros volumes poussiéreux, Susan ne voit pas le temps passé. A tel point qu'elle ne voit pas non plus entrer un minuscule hiboux dans son bureau. L'animal lui, commence par se poser sur le bureau de la femme et attends patiemment une enveloppe au bec. Toujours absorbée par « Les phénomènes moldus et leurs impacts sur les milieux magiques, mythes ou réalités ? », elle ne voit pas le hiboux s'agiter au fur et à mesure que les pages tournent. Quand l'oiseau estime qu'il est temps qu'on lui accorde un minimum d'attention, il sautille le long de la table jusqu'à ce qu'il arrive devant elle, lâche l'enveloppe et hulule son mécontentement d'être ainsi ignoré.

Surprise par l'interruption inopinée du hiboux Susan se recule brusquement et dans un cri bascule de l'autre coté de la chaise pour se retrouver, sur les fesses, à même le sol. Son premier réflexe après avoir regarder l'oiseau est de rire. En effet celui-ci la regarde hautainement et semble désigner la lettre posée sur son bureau. Puis sans un autre regard reprend son envol, et s'en va au loin.

« Et dire que certains pense que l'orgueil est le propre de l'homme. »

Amusée par sa propre bêtise, elle se relève et se dirige vers sa table de travail afin de récupérer la fameuse lettre. Une lettre de Poudlard, manifestement. Elle se demande vaguement si Dumbledore s'inquiète de l'avancée de sa recherche. Elle fronce des sourcils devant la brièveté de la lettre, saisis sa cape et sors en trombe de son bureau.

« Lucy je pars pour une urgence, si mon mari passe dîtes lui simplement que je suis sortie.

-Bien Mme Potter »

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Ok. Pour l'instant elle avait encore du mal mais il faudrait bien qu'elle s'y habitue. On était donc en 1976. Après une nuit de sommeil elle ne s'y faisait toujours pas. Tournant en rond dans la chambre qu'on lui avait attribuée pour la nuit, Elycia repensait encore et toujours à cette histoire incroyable et censée impossible qu'elle était en train de vivre. Machinalement elle porta la main à son cou et joua avec le pendentif en forme d'étoile que lui avait confiée Hermione avant de mourir. A cette pensée le ventre de la jeune fille se contracta. C'était grâce à elle qu'elle était ici. Elle sentait, non, elle savait que le pendentif était la cause de son arrivée ici. Cependant elle avait tu l'existence du bijou. Pour le moment moins ils en savaient mieux cela vaudrait. Elle se voyait mal débarquer pour leur dire : « Salut chez moi c'est le chaos complet. Vous êtes à peu près tous morts dans d'atroces souffrances et tout ça pour rien. » Evitons de déclencher une hystérie collective. Merci bien.

Avec un soupir elle s'effondra sur son lit. Elle n'avait jamais été doter de tact. D'après sa mère elle tenait cela de son père. Elle sourit un peu tristement en sentant une grande vague de mélancolie la submerger. Celui qui a dit que l'on s'habitue à tout, même à la douleur est un grand crétin pense-t-elle. Elle se sent un peu seule et pense aux nombreux étudiants qui se pressent sûrement en cours à cette heure-ci.

Elle n'avait jamais vraiment eu de compagnie de son âge. Avoir des enfants en temps de guère n'est pas très recommandable. Trop dangereux paraît-il. Surtout trop douloureux avait-elle vite compris. Et personne n'était assez maso pour risquer de faire des gosses dont l'espérance de vie ne brillait pas par sa longévité.

Elle grimaça à ces pensées et s'allongea un peu mieux sur ce grand lit. Ça non plus elle n'en avait jamais vraiment eu le droit. Enfin disons plutôt la possibilité. Sachant qu'il fallait sans cesse se cacher, se déplacer, avoir un lit baldaquin n'était pas des plus pratiques. Quand le professeur Dumbledore avait remarqué son ébahissement à la vue d'un simple lit et d'un plateau de nourriture il avait de suite deviné qu'elle n'avait pas eu une vie facile et était allé chercher lui-même l'infirmière.

Il les avait laissé seules bien entendu et elle avait vu la jeune infirmière froncer les sourcils devant l'état de son corps. Elle avait de nombreux bleus et cicatrices. Certaines petites d'autres moins, comme celle au niveau de son ventre ou encore celle qui longeait l'extérieur de sa cuisse. Même si elle aurait voulu le cacher, le directeur de Poudlard aurait tout de suite deviner que ces blessures étaient celles de la guerre. Après examen et administration de diverses potions aux goûts plus ou moins infectes, l'infirmière de l'école était parti sans un mot attendant sûrement qu'on lui explique le pourquoi du comment plus tard.

Elle s'était rhabillé et avait attendu que Dumbledore revienne. Ce qu'il fit à peine dix minutes plus tard. Il la sonda du regard mais elle resta silencieuse.

« Bien. J'aimerai vous poser quelques petites questions si vous voulez bien. »

Devant son silence qu'il avait prit pour un accord il continua.

« Est-ce que quelqu'un, un parent, un ami vous attends chez vous ? »

Désarçonnée par la question elle ne répondit pas de suite.

L'attendre ? Plus personne ne l'attendait ou du moins pas pour l'accueillir à bras ouverts. Elle s'étonna aussi qu'on ne lui demanda pas d'emblée comment était le futur.

« Non »

La réponse était courte. Pas besoin de s'attarder sur un sujet douloureux. Elle n'avait pas envie de s'appesantir dessus et qu'on lui témoigne de la compassion.

« Et bien dans un certains sens il le vaut mieux car nous n'avons aucun moyens de vous ramener chez vous. »

Aucune réponse. Il devait déjà avoir deviné qu'elle n'en n'avait aucune envie. Après tout n'était-ce pas le grand Albus Dumbledore ? Une légende aussi bien dans la vie que dans la mort ? Un très grand sorcier ? Il se devait d'avoir un minimum d'intelligence non ? Elle se demanda pendant un bref instant ce qu'il allait advenir d'elle. Vivre au jour le jour à cette époque ce n'était pas la même chose et puis, elle ne savait même pas comment fonctionnait le monde magique à cette période. Comme s'il l'avait deviné, il répondit à sa question muette.

« Et comme je suppose que vous n'êtes pas encore majeure, il va falloir vous trouver une famille d'accueil. »

Encore ce matin elle ne savait pas ce qu'il allait lui arriver. Après lui avoir souhaité une bonne nuit, il était parti. La tête pleine de questions, elle avait pensée qu'elle aurait eu dû mal à s'endormir. Il n'en était rien. à peine avait-elle posée la tête sur l'oreiller qu'elle était tombée dans un lourd sommeil. La principale question concernait le manque, étonnant d'ailleurs, de curiosité du directeur. Elle avait échafaudé maintes et maintes suppositions mais s'était finalement arrêter lorsque son esprit lui avait suggéré qu'en fait Albus Dumbledore était la réincarnation de Merlin qui était revenu sur Terre dans le seul but de veiller sur les élèves dans lesquels se cacheraient Arthur. Désespérée par sa propre bêtise, elle avait fini par se demander qui lui tiendrait lieu de famille d'accueil.

Soudain un « plop » sonore se fit entendre. Sans chercher à comprendre elle saisit sa baguette et se jeta de l'autre côté de son lit à l'abri d'une éventuelle attaque. L'oreille aux aguets, attentive au moindre bruit, elle fut surprise de ne rien entendre. Se maudissant de sa propre méfiance et de ses réflexes, elle se releva et fut surprise de découvrir un elfe, les yeux ronds la regarder de manière étrange.

« Euh… oui ?

- Eh bien le professeur Dumbledore m'envoie vous chercher pour vous accompagner dans son bureau. »

Se sentant maintenant parfaitement stupide, elle suivit la créature sans plus rien ajouter. En marchant à travers les couloirs du château, essaya de se souvenir d'anecdotes que lui avaient raconté son père. Comme elle aurait aimer suivre un cursus scolaire dans cette école. Pouvoir râler sur la quantité de devoirs qu'elle aurait eu à faire, aller en retenue pour un escapade nocturne ou tout simplement avoir des amis avec qui partager ce genre d'activité. Arrivée devant une gargouille elle s'arrêta et sourit en entendant le mot de passe. Chocogrenouille. Elle s'avança sans plus de cérémonie et toqua à la porte et l'ouvrit lorsqu'on l'y invita.

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« Je vais y arrivé, je vais y arrivé »

Telle était la phrase que James Potter se répétait depuis ce matin. Ce n'était pas bien dur. Il l'avait déjà fait des tas de fois. Assis dans un des fauteuils, confortable il est vrai, de la salle commune des Gryffondors en compagnie de deux de ses meilleurs amis, il remuait dans sa tête un tas de pensées concernant une même et unique personne.

Il avait bien essayé de l'oublier mais c'était impossible. Il avait donc rongé son frein et rangé sa panoplie de parfait frimeur au placard en attendant que madame daigne tombée dans ses bras. Il se contentait de joué les camarades de classe super sympa et irréprochable. Enfin quand elle était dans le coin. Car malgré son amour immodérée pour Lily Evans il était hors de question qu'il mette de côté sa haine pour Rogue. Il tenait à sa fierté tout de même.

Sortant de ses pensées il vit que Remus le regardait un sourire indulgent scotché aux lèvres. Il était sûr que son ami lycanthrope avait deviné ce qui ou plutôt qui était dans sa tête.

Peter lui perdit patience et se dirigea vers le dortoir avec la ferme intention de faire sortir Sirius de la salle de bain. C'est qu'il avait fin et qu'il ne tenait pas spécialement à avoir une retenue dès le premier jour de classe pour retard.

« Alors tu vas le lui demandé quand ? »

James se tourna vers Remus et lui sourit nerveusement.

« Hem, et bien disons que j'attends le bon moment. Je n'ai pas spécialement envie de me prendre un râteau. »

Un sourire d'autodérision sur les lèvres il pensa qu'un refus de sa belle ne porterait pas un coup seulement à sa fierté.

« Cornedrue, honnêtement je pense que cette année sera la bonne. »

James sentit son moral remonter. Il faisait confiance à Remus et s'il disait que cette année serait la bonne, forcément ça le serait.

« C'est bon monsieur est enfin sortit de la salle de bain, on va peut-être pouvoir enfin déjeuner. Enfin si sa seigneurie le veux bien. »

En effet Sirius Black enfin arrivé la troupe était au complet. Sirius leur lança un grand sourire et passa en avant.

« Eh bien qu'attendez-vous ? Le déluge ?

-Non on attendait la catastrophe naturelle qui me sert de poteau ! »

Et c'est avec le sentiment que cette journée ne serait pas comme les autres que James se dirigea vers la grande salle.

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Susan venait à peine d'arriver dans le bureau de Dumbledore qu'elle sentit que quelque chose d'important elle pensa de suite à son fils et leva un regard inquiet vers le directeur de Poudlard.

« Ne vous en fait pas James est en parfaite santé, je vous ai fait venir ici pour un autre sujet. Je sais que Julius est occupé mais je suis sûr que vous l'informerai de tout ça cependant il faudra que tout cette affaire soit discrète. »

Soulagée que James aille bien, elle prit place sur la chaise que lui indiqua Dumbledore et attendit patiemment qu'on lui explique ce qu'elle faisait ici.

« Je pense maintenant savoir d'où vient le tremblement de terre. Il semblerait finalement qu'il soit dû à un phénomène magique très rare voir normalement impossible. Une personne à voyager dans le temps et est arrivé à Poudlard dans la nuit. Cette personne nous vient de 2016. »

Avec un sursaut de surprise Susan écarquilla des yeux. Elle songea que si ce n'était pas une blague il faudrait que Dumbledore annonce ce genre de nouvelle avec plus de tact !

« Mais… mais c'est impossible ! s'écria-t-elle. De 40 ans vous vous imaginait. Le seul moyen connu de remonter le temps sont les retourneurs de temps et leurs effets ne s'étendent que de quelques heures !

-Je sais Susan mais comme vous l'avez dit vous même, ce ne sont que les seuls moyens connus ! »

Un silence s'installa pendant lequel chacun était perdu dans ses pensées.

« Attendez ! Vous avez dit qu'une personne avait remonté le temps…

-Voilà la raison pour laquelle je vous ai fait venir. Cette jeune personne est âgée de 16 ans et dit s'appeler Elycia Potter. »

Si elle n'était pas assise elle se serait sûrement évanouie. Et vive Dumbledore et sa douceur légendaire !

« Potter ?

- Oui et il ne fait aucun doute qu'elle est une Potter. »

Un coup frappée à la porte se fit entendre. Le cœur battant elle n'entendit presque pas Dumbledore demander d'entrer à cette personne.

Quand elle croisa le regard de la jeune fille qui eut l'air aussi chamboulée qu'elle, elle sut que c'était une Potter. Son instinct le lui criait. La jeune fille ne se sentait visiblement pas très bien. Son instinct maternel reprit le dessus, elle se précipita vers Elycia et la prit dans ses bras. Elle sentit une sorte de résistance puis la jeune fille se mit à pleurer et à s'abandonner. Désemparée Susan lui chuchota des mots apaisants comme elle le faisait à James lorsqu'il faisait un mauvais rêve et lui caressa les cheveux.

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Quand Elycia ouvrit la porte son regard se porta directement sur la femme qui était présente. Les cheveux noirs corbeaux et des yeux bleus profonds. Elle sut d'emblée que c'était son arrière grand mère. Elle sentit qu'elle pourrait peut-être avoir de nouveau, une famille et se sentir aimée. Elle sentit que bientôt ses jambes ne pourraient plus la soutenir. La femme se précipita vers elle et la prit dans ses bras. Exactement comme le faisait son père. Elle essaya d'abord de résister au chagrin qui l'envahissait et pour la seconde fois depuis qu'elle était ici elle pleura de tout son cœur. Elle entendit vaguement des paroles qui lui firent l'effet d'une pommade apaisante sur son cœur et une main lui caresser les cheveux.

Peut-être qu'enfin tout irait mieux et elle se promit de tout faire pour se reconstruire une vie et détruire celle de celui qui lui avait tout pris.