Voila une autre suite, bonne lecutre, je pense que je mettrais plusieurs autre suite, ca vous dit ?
Un autre jour se termine. Encore un de ces jours où on aurait mieux fait de rester au lit. Moi qui suis tellement matinal, je me réveille à 11h. Le briefing loupé, tant pis de toute façon c'était pour partir sur une planète désertique très chaude.
Parlons de mes problèmes, mes allergies aux agrumes, mon hypoglycémie. Depuis que je suis tout petit les citrons sont mes pires ennemis. Ah et mon hypoglycémie, ça m'en a joué des tours surtout au lycée où tout le monde se moqué de moi. Je devais manger pour ne pas tomber dans les pommes.
Quelle belle sensation, quand tu te sens partir, ta vue se brouille, tu ressens des picotement au bout de tes membres, ta tête tourne ou plutôt la pièce tourne. Enfin très compliqué à discerner. Comment ne pas se sentir bien alors que tu te sens planer, comme si tu volais tel un oiseau.
Ah, un oiseau libre comme l'air, volant à l'air libre. Mon rêve serait d'avoir une liberté, ne plus me préoccuper de mes responsabilités pendant quelques temps. Pouvoir faire ce que je veux quand je veux. Le rêve absolu.
Mais bien sur tout le monde pense que je suis boulimique de travail, ce qui est le cas. Je me renferme dans une bulle et mon labo et mon sanctuaire. Quand je travaille je ne pense à plus rien, je me sens bien, mes soucis s'envolent comme de la poussière. Avoir un prix Nobel serait une récompense. Mais chaque personne que je croise pense l'inverse.
Il pense que je suis égoïste, arrogant, hypocondriaque. Ce qui, dans un sens, est vrai, mais pas totalement. Grâce à ses sentiments si particuliers je peux me construire une âme qui n'est pas à moi. L'âme que chaque personne doit voir en moi. Encore un moyen de me punir, de montrer que je suis nul, un boulet pour les autres.
Et voila maintenant je pleure, mes calmants, ou sont mes calmants. Je vais recommencer à faire des crises de panique. Ces crises se produisent au moins tout les soirs. Tu sens ton cerveau ne plus s'oxygéner, tu te sens chouté comme quand tu as fumé un joint. C'est l'effet combiné des calmants et des crises.
Sheppard me dit d'aller voir la psy, et puis quoi encore, à ce que je sache je ne suis pas encore fou. J'ai peur, tellement peur que tout le monde découvre ce que je suis réellement.
Un être qui ne se comprends pas lui-même, qui se cherche depuis tant d'année.
Rodney Mckay, l'homme qui murmurait à son livre…
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