Merci encore pour vos reviews. Cela me fait extrêmement plaisir =)

J'espère vraiment que mon histoire vous plaît.

Allez voici ma petite suite !


( The Strokes – Heart in a cage)

Deux mois étaient passés. Le froid était beaucoup plus présent et des feuilles avaient abandonnées les branches des arbres pour se retrouver éparpillées sur le sol. Je me dirigeai vers le hall principal du lycée, et aperçu Julian et Eden vers les casiers. Je m'avançai vers eux et les entendirent déjà, dès bon matin, se disputer. Ce n'est pas croyable. Ils ne sont pas fatigués à force ? L'avantage de leurs disputes quotidiennes, c'est qu'Eden était une toute autre personne, enfin seulement devant moi, Louis et Julian. Elle n'était plus timide en notre présence. Un lien très fort s'était crée entre nous.

J'avais acquis une certaine popularité. Julian, lui était devenu le quarterback de l'équipe de football et bien évidemment, était devenu le garçon le plus populaire du lycée et des dindes gloussaient à longueur de journées à chaque fois qu'il avait le malheur de passer devant elles.

J'avais appris à connaître Louis. Nous étions très proches. Il était si calme et attentionné. Les autres élèves ne se moquaient plus ou du moins très peu d'Eden. Certaines personnes n'osaient plus trop le faire et ce dû notamment à la popularité de Julian. Mais quelques personnes persistaient voyant bien que ces deux là se haïssaient malgré le fait que nous étions toujours tous les quatre ensembles.

- Non mais tu as un souci de changement de personnalités ou quoi ?! Se défendit Julian. Pourquoi être aussi timide et réservée avec les autres alors que tu n'hésite pas à m'aboyer dessus tel un chien enragé !

- Non mais je te retourne le compliment pauvre idiot. Je n'y peux rien si ta simple présence m'horripile. Répliqua-t-elle les joues rougies à cause de son énervement.

J'arrivai enfin à leur hauteur et les salua, mais à priori c'est comme si j'étais complètement invisible.

- Je ne sais même pas pourquoi je te parle alors !

- Mais je ne t'ai jamais demandé de le faire. Certes nous avons des amis en commun mais NOUS, nous ne le sommes pas ! Ajouta-elle en marquant bien le « nous »

- Très bien ! Salut Nessie ! Me dit-il énervé sans même me regarder, son regard furibond ne lâchant plus celui d'Eden.

La tension était palpable, il ferma d'un geste brusque son casier et partit en direction de notre salle de classe. Eden fit de même, et me laissa seule, ahurie en plein milieu du couloir. Sympathique.

- Comment vas-tu Nessie ? Bien dormie ? Oh mais très bien, merci de me poser la question ! Leur criais-je.

- Dispute matinale ? Me demanda Louis qui m'avait rejoint, un sourire moqueur s'étirant sur son visage

- Comme d'habitude. Ce qu'ils peuvent m'agacer ! Je te jure ! répondis-je à la fois énervée et hilare

- C'est obligé que se soit comme cela. C'est le jour et la nuit. La tension est toujours palpable entre eux. Ils essaient de se supporter un minimum à cause de nous.

- Ouais, ils ne peuvent plus se passer de nous. Raillais-je

Bon allez on va les rejoindre, avant qu'ils ne s'entretuent dans la salle. Blagua Louis

(The Glasvegas – Daddy's gone)

Ayant une heure de libre avant le déjeuner, grâce à l'absence de Mr Banner (Vive le froid et les rhumes !), Eden et moi avions décidé de la passer au calme à la bibliothèque. Les garçons, quant à eux ont préférées admirer l'entraînement des pom pom girls. Enfin surtout Julian… Installées confortablement et au chaud dans des fauteuils, nous passions plus notre temps à discuter plutôt qu'à nous instruire, sous l'énervement de la bibliothécaire.

- Mais Eden… Je ne sais pas si c'est trop indiscret ou si tu ne veux pas m'en parler… mais y-a-t-il une raison à ta timidité maladive? Hésitais-je à lui demander.

Je vis son malaise, et me demandai si j'avais bien fait de lui poser la question. Mais ça faisait plus d'un mois que cela me tracassait et je cherchais désespérément une explication face à son comportement. Etait-ce naturel ? A-t-elle connu un gros chagrin d'amour qu'il l'a plongea dans un profond mutisme ? Je n'en savais strictement rien et j'avais l'espoir qu'elle me fasse un peu confiance et qu'elle éclaire enfin ma lanterne.

- Tu sais, je crois être comme cela, car j'ai très peu confiance en moi ! M'avoua-t-elle gênée, ses yeux ne lâchant plus ses chaussures.

- Mais pourquoi ? Demandais-je avec empressement, stupéfaite par sa réponse. Tu es très belle, je te l'assure. J'ai déjà remarqué plusieurs garçons te regarder. Même Julian, t'avait abordé la première fois à la cantine.

- Il saute sur tout ce qui bouge, tu crois vraiment que c'est un exemple très convaincant ? Rigola-t-elle

- Oui, bon c'est sûr. Mais ce que je veux dire, c'est que tu n'as pas à douter de toi. Tu es magnifique !

- Ce n'est pas que physique, si tu vois ce que je veux dire… C'est émotionnel.

- Un idiot t'a fait souffrir ?

- Plusieurs même. M'avoua-t-elle gênée.

- Mais envoie les balader ! M'énervais-je

- Ce n'est pas ce que tu crois. Je la vis hésiter et elle continua. Je n'ai jamais connu mon père tu sais. Je vis seulement avec ma mère. Elle m'a élevé toute seule. Mon père ne voulait pas de moi et ne m'aimait pas.

- Mais ce n'est pas de ta faute. Son regard triste me fit mal au cœur. Sais-tu au moins ce qui s'est réellement passé entre eux deux ?

- Nessie, s'il voulait vraiment de moi, crois-tu qu'il n'aurait pas cherché à me connaître en 18 ans… Cela était comme une évidence pour elle. Et ce n'est pas le seul, repris-t-elle, mon grand-père, du côté de ma mère j'entends bien, n'a pas voulu me rencontrer une seule fois à cause de cette histoire entre mon père et ma mère. Seule ma grand-mère a soutenu ma mère lors de cette épreuve. Ce qui l'a même amené à demander le divorce. Me dit-elle, une larme roulant sur sa joue. Ils n'ont pas voulu de moi tout simplement. Depuis toute petite je m'applique à bien faire les choses pour ma mère et ma grand-mère pour qu'elles continuent à m'aimer. Je ne veux décevoir personne et je ne veux plus souffrir, si j'apprends qu'une personne ne m'aime pas. La seule solution est de m'effacer et de ne parler à personne, pour éviter de souffrir plus.

- Ta famille t'aime voyons ! Tu nous as aussi Louis et moi, n'oublie pas cela ! Affirmais-je affectée par son histoire. Tu ne peux pas éviter le regard des autres Eden. C'est inévitable. Ta carapace ne te protégera pas beaucoup. Tu rates énormément de choses en te renfermant sur toi-même. Elle ne retiendra pas les balles tu sais. La tristesse et la souffrance font parti de la vie. Tu ne peux pas te permettre de ne parler à personne afin d'éviter que les gens puissent te détester ! Et comment veux-tu qu'ils puissent voir à quel point tu es formidable si tu ne t'ouvres pas à eux. Crois mois ce n'est pas la bonne solution.

- Je n'y peux rien, je suis comme ça.

- Mais je deviendrai folle moi, de cacher ma souffrance comme tu le fais, si tu ne te confis à personne.

- J'ai ma propre méthode, mais tu ne te moques pas...

- C'est quoi ? demandais-je curieuse de connaître sa réponse. Tu n'es pas une psychopathe qui tue tous les hommes qu'elles détestent quand même. Faudrait que je prévienne Julian. Sa vie est en grand danger. Blaguais-je afin de lui décrocher un simple petit sourire. Ce qu'elle fit.

- Non, même si cela me tenterait bien. La musique. Répondit-elle simplement.

- …

- La musique permet de m'évader et de faire passer toutes mes émotions.

- On va encore mieux s'entendre alors. Tu joues d'un instrument ?

- Non je chante tout simplement, quand je suis toute seule.

- Sérieux ? Fis-je excitée d'entendre sa réponse. Tu pourras un jour me chanter quelques choses. La suppliais-je

- On verra. Je ne chante pas très bien.

- Pas grave !

(Red Hot Chili Peppers – My friends)

La sonnerie nous signala qu'il était l'heure de déjeuner. Je lui tendis un mouchoir afin qu'elle efface les larmes qui avaient saccagé ce si beau visage. Ses yeux étaient encore gonflés à force d'avoir pleuré. Nous nous dirigeâmes vers la cantine et une fois à l'intérieur, nous nous installâmes sur la table la plus reculée de la pièce, afin d'éviter que les regards ne soient posés sur elle. Eden s'installa dos à la foule et baissa la tête pour se cacher. Je partis nous chercher à manger. Il fallait qu'elle reprenne des forces. Je ne m'étais toujours pas remise de ces dernières confidences. J'étais à la fois triste et heureuse. Triste, à cause de ce qu'elle devait ressentir mais heureuse, car j'avais la preuve qu'elle me faisait enfin confiance. Je retournai à notre table, et me plaça face à elle.

- Tiens. Je t'ai pris pleins de bonnes choses. Lui dis-je en poussant son plateau face à elle.

- Merci Nessie

- Merci à toi. Je suis contente que tu m'aies dit cela. Lui avouais-je

- Tu sais la plupart des habitants savent que je suis la pauvre petite fille abandonnée. Ce n'est pas un grand scoop ici.

- Oui, mais les autres ne savent pas ce que toi tu ressens. C'est une grande différence. Dis-je avec un regard réconfortant.

Je vis les garçons se diriger vers nous. D'ailleurs, je n'étais pas la seule, car Eden en profita pour cacher une partie de son visage avec sa main. D'extérieur on pouvait croire que s'était un simple geste blasé, mais je sus qu'elle voulait leur dissimuler sa tristesse. Louis se mis à côté d'elle et Julian pris place à côté de moi. Ils ressentirent tous les deux le malaise présent à notre table et Julian demanda :

- Qu'est ce que vous avez ?

- Rien du tout. L'heure à la bibliothèque nous a complètement achevé. Répondis-je afin d'éviter de s'étaler trop longtemps sur le sujet.

- Tu m'étonnes ! Vous auriez dû venir avec nous !

- Je ne crois pas que voir des pom-pom girls gesticuler dans tous les sens soit beaucoup mieux. Railla Louis

Eden n'avait toujours pas relevé la tête et ne cessait de remuer ses pâtes dans tous les sens. Seul Julian l'avait également remarqué, et je le vis froncer les sourcils. D'habitude, elle lui aurait déjà fait une remarque cinglante. Cela dû réellement le perturber car il lui demanda :

- Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as perdu ta langue ? Demanda-t-il espérant qu'elle relève son visage

- Laisse-moi tranquille stp. Fus la seule réponse qu'elle lui donna.

Il ne dû pas apprécier sa réponse. A croire que ces chamailleries lui manquaient. Louis me demanda d'un signe de tête ce qu'il se passait. Le simple regard que je lui fis, le mis de suite sur la piste.

- Bon alors Julian. Tu compte vraiment sortir avec cette Kelly Davis ? Demanda-t-il afin de changer de sujet.

- Non ! Tu veux sortir avec miss monde ? M'exclamais-je, en évitant de peu de m'étouffer avec un spaghetti.

- Bin… Ce n'est pas l'amour fou. C'est juste pour m'amuser, si tu vois ce que je veux dire. C'est sûr que nous n'allons pas débattre sur les problèmes que rencontre l'environnement... Avoua-t-il

Je vis Eden esquisser un sourire. Julian le remarqua de suite, à croire qu'il avait un radar à la place des yeux.

- Vas-y, dit le fond de ta pensée Eden !

- Oh mais cela ne me regarde pas ! Répondit-elle le regard toujours plongé dans son assiette.

- Bon ça suffit ! Qu'est-ce que tu as ? Demanda-t-il agacé

- Laisse la tranquille. Elle ne t'a rien dit et toi tu la cherches !

Il ne m'écouta pas, se pencha rapidement et saisi le visage d'Eden entre ses mains. Surprise, cette dernière écarquilla ses beaux yeux verts encore ravagés, gonflés et rougis par les larmes de tout à l'heure. Il était sans voix et resta figé plusieurs secondes, par ce regard rempli de tristesse. Elle repoussa ses mains d'un geste brusque.

- Laisse-moi respirer aujourd'hui ! S'énerva-t-elle

- Euh…Excuse moi. Répondit-il encore choqué par ce qu'il venait de voir.

Louis fis de suite la conversation avec Eden, afin de lui faire oublier ce petit incident et de lui parler tout simplement d'autres choses. Après quelques minutes, Eden riait de bon cœur aux blagues de Louis. Ses yeux étaient encore légèrement gonflés. Julian, lui ne dût pas oublié ce qu'il s'était passé car je le vis la regarder du coin de l'œil. Sa future « dinde attitrée » courue vers nous, lui sauta au cou et l'embrassa à pleine bouche. Bahhh comment il fait franchement, elle avait au moins un centimètre de gloss. Elle le lâcha enfin, s'assit sur ses genoux et nous regarda un par un avec son air hautain. Son visage s'étira lorsqu'elle vit Eden.

- Oh ma chérie ! Qu'est-ce qu'il y a tu veux un câlin de maman ! Tu n'as pas eu ta sucette ce matin. Persifla-t-elle

J'étais sur le point de répliquer, car comme à son habitude Eden encaissa sans rien dire, mais une autre personne fut plus rapide que moi.

- Et si tu allais voir si je n'étais pas ailleurs. Essaie pour voir. Tu gâches mon repas tu vois. J'étais très bien avec mes amis avant que tu viennes cracher ton venin.

Je failli tomber de ma chaise. D'ailleurs je ne fus pas la seule, Louis était dans le même état que moi. Eden, quant à elle, avait la bouche grande ouverte, surprise par les dires de Julian. Ce dernier poussa légèrement Kelly Davis afin de la faire se lever. Elle resta ahurie pendant quelques secondes, puis se ressaisit et partie telle une furie. Julian se leva et nous dit :

- Bon je vous laisse. Cette ambiance me met mal à l'aise. On se voit tout à l'heure. Ah et Wilson, stp, arrête de gober les mouches, tu vas me faire regretter d'avoir pris ta défense ! Dit-il, goguenard.

Je passai mon après-midi à parler avec Eden pendant toutes nos heures de cours. Ce qui nous a fallu à plusieurs reprises, d'avoir quelques réprimandes de nos professeurs. Elle paressait beaucoup plus d'étendue et me souriait avec plus de facilité. La sonnerie de notre dernier cours retentit. Eden se leva et me salua avant de partir. Louis et Julian firent de même. Je rangeai tranquillement mes affaires, plongée dans mes pensées. Je sortis de la salle et une personne me bouscula. Je me relevai et vis Kelly Davis me lancer son regard le plus mauvais qu'elle avait en réserve.

- Oh ! Désolé je ne t'avais pas vu. Tu es si peu intéressante, qu'on ne fait même pas attention à toi. Cracha-t-elle

Je n'eus pas le temps de répliquer qu'elle était déjà partie. Quelle vipère celle-là ! Je vais lui arracher la tête un jour ! Je me ressaisis et continuai mon chemin tout en repensant à Eden.

Il fallait que je trouve une solution pour la faire évoluer. Mais quoi ?

Aucun doute, je trouverai une bien idée.


Voilà mon quatrième chapitre. Je ferai mon possible pour vous publier encore d'autres chapitres cette semaine.

Que voulez-vous pour la suite ?

- Encore une journée au lycée avec ses amis?

- Jacob?

- Nessie à ses cours de danse?

A vous de choisir héhé ;)