/!\ Lemon !!!
Chapitre 10 : Las palabras de amor
Draco s'était assis à côté d'Harry sur la canapé.
- C'était la plus belle
nuit de ma vie et en même temps le réveil a été
atroce.
- C'est pas de ma faute si pour moi
c'était une évidence que tu ne pouvais pas m'aimer,
après tu n'aimais personne même tes amis … même
tes parents.
- En tout cas ça s'est bien
fini, dit Draco tournant son visage radieux vers Harry.
Le brun remit une longue mèche blonde derrière l'oreille de son amant et déposa un léger baiser sur sa lèvre inférieure.
- J'ai oublié de te
dire que nous étions invités chez Hermione et Ron pour
aller pendre la crémaillère dans leur nouvelle maison.
- Pauvre Molly, elle qui pensait pouvoir rester
toujours à côté du bébé, j'ai
jamais vu Ron aussi rapide pour faire quelque chose … hum et on va
leur offrir quoi, c'est comme qui dirait qu'on a pas beaucoup de
temps devant nous.
- Je me suis déjà
occupé de tout, dit Harry en se levant, un bouquet de fleurs
pour Mione, une bouteille du meilleur vin moldu pour Ron et pour Sam
… j'ai honte mais j'ai craqué en voyant ça.
Harry prit une poche et sortit un petit ensemble ressemblant étrangement à la tenue d'un joueur de Quidditch célèbre : Victor Krum.
-
Harry, tu es irrécupérable.
- Je me
suis dit que ça ferait plaisir à Hermione et que ça
énerverait Ron même s'il fut un temps où c'était
son joueur préféré.
- Il a
quand même failli lui piquer sa future femme.
-
Il n'avait qu'à se bouger le …
- Pas
de vulgarité Potter.
- Bien Malfoy, je te
laisse tout seul alors je vais me préparer. Hermione nous
attend dans vingt minutes.
- Vingt minutes, s'écria
Draco, mais j'ai même pas le temps de prendre une douche en
vingt minutes.
- Hey, t'es magicien non ?
Harry partit s'enfermer dans la salle de bain. Il en ressortit dix minutes plus tard et alla dans le salon, souriant à l'avance en imaginant la panique de Draco qui n'aurait pas le temps de se changer. Lorsqu'il arriva son sourire s'effaça, Draco était tranquillement assis dans le canapé, lavé, habillé sur son trente et un avec un pantalon noir, une chemise blanche légèrement entrouverte, les cheveux détachés, le bouquet de roses destiné à Hermione dans la main.
-
Tu as été long, dit Draco avec un sourire satisfait.
-
Comment tu …
- Hey, je suis un magicien, tu l'as
dit toi-même, Draco regarda sa montre, il nous reste exactement
9 minutes.
Le sourire d'Harry revint. Il se dirigea vers Draco d'un pas félin, lui prit le bouquet des mains qu'il déposa sur une petite table basse et s'assit a califourchon sur lui, l'agrippant par son col de chemise.
-
9 minutes, c'est court, il faut l'utiliser à bon escient.
- Mh mh, des idées Potter ?
Harry approcha sa bouche de l'oreille de Draco et susurra sensuellement:
- Bien sûr, j'ai même beaucoup
d'idées.
- Ah oui ? dit Draco qui
commençait à se sentir à l'étroit dans
son pantalon.
- Oui mais pour l'instant je dois
aller ranger la salle de bain, dit Harry en se levant tout d'un
coup.
- Qu … quoi ?
- Ah non
finalement on n'a plus le temps.
Sur ces mots Harry prit la poche où se trouvaient le vin et l'uniforme de Sam, attrapa le bouquet de fleurs qu'il tendit à Draco et transplana. Draco resta un moment au milieu du salon avec son bouquet, il jeta un œil à la bosse qui déformait son pantalon et maudit Harry avant de transplaner. Il vit Harry devant la porte de la maison de Ron et Hermione, qui venait juste de sonner. Il s'approcha de lui et lui murmura à l'oreille:
-
Tu as de la chance que le tranplanage est tendance à refroidir
mes ardeurs, tu ne perds rien pour attendre. Hermione c'est super
de te revoir, ça faisait longtemps.
- Ca
fait juste une semaine, dit Hermione.
- Oui mais
tout le monde sait que je suis indispensable ici, dit-il en lui
offrant le bouquet de fleur. Toujours aussi belle, dit Draco en lui
plantant un baiser sur la joue.
Derrière, Harry rentra plus calmement alors que Draco se dirigeait déjà vers le bébé qu'il avait aperçu dans le salon.
- Bon sang mais comment tu fais pour vivre avec
lui, dit Hermione en embrassant Harry.
- C'est
simple il suffit de savoir où se trouve le bouton off, dit
Harry avec un sourire mystérieux.
- Ne m'en
dis pas plus, dit Hermione.
Elle ferma la porte derrière Harry et l'emmena au salon. Il fit le tour de la pièce, Draco avait Sam sur les genoux. Harry se pencha vers Hermione.
- Je savait pas que Draco aimait les
enfants.
- Tu verras: quand Sam aura mis la main
sur une de ses mèches de cheveux, il l'aimera beaucoup
moins, dit Hermione avec sourire sadique.
Harry continua son introspection. Les jumeaux Weasley étaient assis dans le canapé, tous deux avait une jeune fille sur leurs genoux. Des jumelles, semblait-il, riant à toutes leurs blague. Harry vit Sirius assis dans un fauteuil, son regard était fixé sur quelqu'un d'autre, Harry tourna la tête en direction de l'autre personne et eut un hoquet de surprise en reconnaissant son ancien professeur de potion. Il le regarda attentivement, sa peau était bronzé, ses cheveux noirs était aussi long que ceux de Draco, il était vêtu d'un costume noir à la fois simple et très classe, et il discutait avec Molly Weasley. Harry s'approcha de lui.
- Bon… bonjour professeur Rogue.
L'interpellé tourna son regard noir vers lui. Il le regarda de haut en bas, faisant frissonner Harry.
- Potter, j'ai
appris il y a peu que vous étiez revenu parmi nous.
-
Euh… oui.
- Je suis flatté que vous ayez
eu l'amabilité de venir jusqu'à moi.
Harry ravala sa salive. Pourquoi se laissait-il toujours impressionner par lui ? Il se mordit la lèvre pour s'empêcher de trembler comme une feuille chaque fois qu'il le regardait.
-
En fait je venais voir Madame Weasley, dit Harry d'un ton presque
victorieux.
- Bien… au fait comment va votre
parrain Potter ?
- Vous n'avez qu'à le
lui demander tout ce que je peux vous dire c'est qu'il a bien
repris après sa tentative de suicide, dit Harry presque
hargneusement.
En l'espace d'un seconde le visage du professeur se défit, il ne peut s'empêcher de jeter un regard vers Sirius qui avait les yeux fixés sur son verre de Whisky pur feu. Il les tourna de nouveau vers Harry.
-
Je vois que vous n'avez pas perdu votre tact habituel Potter.
-
Je remarque que vous par contre vous n'avez toujours pas retrouvé
votre cœur professeur.
- Harry ! dit Molly
Weasley, choquée.
Harry lui sourit gentiment et tourna les talons pour aller voir Sirius qui l'accueillit avec un léger sourire cachant une profonde tristesse. La soirée continua dans la bonne humeur, Ginny, Charlie et Bill avait rejoint les invités. Au moment du dessert Hermione ouvrit les cadeaux pour Sam, tout l'assemblée éclata de rire devant le petit uniforme miniature, Ron jeta un regard mi-coléreux mi-amusé à Harry qui répondit d'un grand éclat de rire. Severus offrit à Sam un grand tableau représentant un drôle de petit serpent expliquant de façon imagée comment fabriquer une potion capable de transformer n'importe quel objet en bonbon. Sirus lui offrit une gourmette magique à son nom écrit de fines lettres dorées, elle avait la particularité de toujours émettre une lueur plus ou moins faible suivant les pensées du bébé. Les jumeaux avaient tous les deux amené des peluches, Molly avait déjà fait toute la garde-robe du bébé, Charlie avait offert une petit dragon en peluche qui s'amusait à voler dans la maison tandis que Bill lui avait offert un ensemble avec un jean délavé et un T-Shirt à l'effigie du groupe Moldu AC/DC qu'il aimait particulièrement, tout cela sous le regard désapprobateur de madame Weasley. Arriva la fin du repas, le bébé était depuis longtemps au lit, peu à peu les invités partirent, Ginny partit avec Charlie et Bill, puis les jumeaux s'en allèrent avec leurs amies. Molly et Hermione allèrent dans la cuisine, suivies de Ron que sa mère avait obligé à venir faire la vaisselle avec eux. Dans le salon il ne restait plus que Draco, Harry, Sirius et Severus. Ce dernier avait observé l'animagus toute la soirée. La tension était palpable, Harry et Severus se défiaient du regard, Sirius fixait son énième verres de Whisky jusqu'à ce que Draco engage la conversation.
- Alors
Severus, ton voyage s'est bien passé ?
-
Apparemment oui dit Harry il nous a saoulé avec toute la
soirée.
- Harry ! s'exclama Draco.
-
Laisse tomber Draco… Je me demande ce que tu fais avec Potter je ne
m'attendais pas à une telle faute de goût surtout
venant de ta part.
- Severus, dit Draco sur le même
ton.
- En parlant de faute de goût professeur
Rogue, quelqu'un a-t-il succombé a vos… breuvages et autre
filtre d'amour ? Ca ne doit pas être facile pour vous, on ne
fait pas beaucoup de rencontres quand on vit au fond d'un cachot.
- Je ne cherche pas à rencontrer quelqu'un.
- Hum, intéressant, vous savez, j'ai une
amie psychologue qui travaille avec moi dans la police moldue, votre
cas l'intéresserait. Elle est spécialisée en
assassins mentalement déficients, en particulier ceux qui
jouent avec leur victime avant de l'achever.
-
ARRETE !!!! Hurla Sirius en se levant de son fauteuil. Arrête
Harry, je n'ai pas besoin de ton aide, tu ne sais rien de se qui
s'est passé, le seul à pouvoir me juger et juger
Severus ici c'est Draco ! Tu ne sais rien de ce que j'ai enduré
et de ce que j'endure toujours, et si tu as su que j'avais tenté
de me suicider c'est simplement parce que Draco était avec
toi ! J'ai fait bien d'autres tentatives avant celle-là et
le seul à être présent c'était Draco,
alors arrête de parler de choses que tu ne connais pas !
Harry se leva, il jeta un regard haineux à Severus et son parrain et transplana sans jeter un regard à Draco.
- Bravo Sirius, dit Draco, je sens que je vais passer une très bonne nuit.
Alertés par les cris, Molly et Hermione arrivèrent suivies de Ron. Rogue ne savait plus ou se mettre, Sirius était debout, les poings serrés sous le regard ennuyé de Draco.
-
Qu'est-ce qui se passe ? s'inquiéta Molly.
-
Eh bien après une joute verbale avec Severus Harry s'est
fait humilier par son parrain le poussant à transplaner je ne
sais où, dit Draco comme s'il racontait une bonne histoire.
- Je crois que je vais m'en aller, dit Severus.
- C'est pas à toi de t'en aller, dit
Sirius en transplanant.
Draco se tourna vers Hermione.
- Je suis désolé,
Mione, la fête est finie, ton repas était génial
mais je soupçonne Molly d'y être un peu pour quelque
chose, dit Draco avec un sourire charmeur vers la mère de Ron.
Je vais vous laisser, il faut que je retrouve Harry.
-
Et moi je dois retrouver Sirius, dit Severus en baissant la tête.
- Tu veux que je t'emmène chez lui ?
demanda Draco.
- Non je… je sais où il
habite maintenant, répondit le professeur en passant
nerveusement la main dans ses cheveux.
Severus transplana pour arriver devant la maison. Il s'approcha de la porte d'entrée et il s'apprêtait à frapper à la porte lorsqu'elle s'ouvrit.
POV Sirius
J'entendis le plop indiquant que quelqu'un
venait de transplaner. Je jetai un coup d'œil par la fenêtre
et vis Severus. A contrecoeur j'ouvris la porte avant même
qu'il ne puisse la toucher.
- Qu'est ce que tu
veux Rogue ? dis-je froidement.
- Je… euh… je
voulais te parler.
- Dis plutôt que tu es
venu me porter le coup fatal ! dis-je en levant le verre de Whisky
que j'avais dans la main.
- Sirius… laisse-moi
entrer.
- Ecoute mon chéri j'ai pas envie
de te voir okay ? J'en ai marre d'être… d'être à
tes pieds, de ne vivre que pour toi et… et de vouloir mourir à
cause de toi. Tu m'as pourri mes sept ans à Poudlard, tu
reviens et tu me pourris le reste de ma vie en une seule nuit. Toi et
Harry vous débarquez du jour au lendemain croyant tout savoir,
oh c'est vrai Draco et moi on n'en menait pas large sans vous, lui
est devenu une espèce de playboy jouant de ses charmes comme
une pute et moi je ne suis devenu qu'une pauvre loque humaine
suicidaire et en plus je viens de me rendre compte que j'étais
porté sur la bouteille. Harry est revenu, c'est merveilleux
tout le monde est heureux, mais qui c'est maintenant qui se
retrouve seul c'est bibi.
- Sirius je…
-
Non, y a pas de Sirius qui tienne… Je… je suis à bout.
Ma colère descendit, faisant place à une profonde détresse. Je baissai la tête pour cacher les larmes qui commençaient à me monter aux yeux. Je mis ma main sur ma bouche pour étouffer un sanglot lorsque je sentis deux bras m'encercler.
- Je t'aime
Sirius, murmure Severus à mon oreille.
-
Quoi ? dis-je en levant vers lui un regard embué.
-
Je t'aime, répéta Severus.
Don't
touch me now
Don't
hold me now
Don't
break the spell darling, now you are
Near
Look
in my eyes
And
speak to me
The
special promises I want to hear
Las
palabras de amor
Je fermai les yeux, me laissant emporter par ses mots. Je les avais tant attendu ces mots! Je le regardai dans les yeux et dis entre deux sanglots:
- Redis-le moi, redis-le
moi pour être sûr que ça n'est pas un rêve.
- Je t'aime Sirius Black.
Je me jetai à son cou en murmurant des « moi aussi ». Je n'avais pas envie d'aller plus loin, juste de rester dans ses bras, l'écoutant encore me dire qu'il m'aimait, qu'il regrettait, je gravais ses paroles en moi. Ces quelques mots venaient de me redonner le goût à la vie. La porte se referma derrière lui, je sentis ses doigts essuyer mes dernière larmes, j'était devenu si impuissant.
Let
me hear the words of love
Despacito
mi amor
Love
me slow and gently
One
foolish world, so many souls
Senselessly
hurled through the never ending
Cold
And
all for fear, and all for greed
Speak
any tongue but for God's sake we
Need
Las
palabras de amor
Sa bouche vint remplacer ses doigts, il m'embrassa dans le cou, remonta lentement jusqu'à frôler mes lèvres. Je sentis ainsi son souffle chaud, il prit mon menton et approcha mon visage du sien, collant son front au mien.
- Je
suis tellement désolé Sirius, j'ai été
stupide, je pensais juste à me venger, je pensais juste que
j'allais te mettre en colère … je ne pensais pas que je te
mènerais au bord du gouffre.
- C'est pas
grave, je m'en fous tant que tu es là pour me rattraper à
la dernière seconde… Heureusement que tu es ponctuel.
Il sourit tristement puis déposa ses lèvres sur les miennes, les caressant, les mordillant. Il força le passage de sa langue sans rencontrer beaucoup de résistance et nos deux langues se retrouvèrent après un an de séparation. Nous nous embrassâmes comme deux affamés, s'agrippant l'un à l'autre comme à une bouée de sauvetage. Il se colla à moi, j'avais tant besoin de son contact, ses mots résonnaient encore dans ma tête. Il m'aimait, peu importe la façon dont il me le faisait comprendre, je savais qu'il m'aimait et chaque parcelle de moi lui rendait au centuple.
Let
me hear the words of love
Despacito
mi amor
Let
me know, this night and evermore
This
room is bare
This
night is cold
We're
apart and I'm growing old
But
while we live, we'll meet again
So
then my love we may whisper once more
It's
you I adore
Las
palabras de amor
Je le pris par le col de sa chemise et l'amenai à ma chambre. La pièce était aussi vide que moi avant son arrivée, un lit, une armoire, une table de chevet et des murs gris. Moi qui pensais vieillir seul, étant condamné à rester en vie après en avoir fait la promesse à Draco... Pourquoi est-ce que je pensais à Draco dans un moment pareil ? Je me retrouvai allongé sur le lit. Severus enleva sa veste et vint se mettre à califourchon au-dessus de moi, avec une lenteur cruelle il détacha chaque bouton de ma chemise. Les souvenirs de notre première fois me revinrent en mémoire mais cette fois je savais que ça finirait bien. Il était revenu et nous nous retrouvions de nouveau. Il continua de me murmurer qu'il m'aimait tout en enlevant ma chemise. Il vint me chuchoter à l'oreille tout ce qu'il avait l'intention de me faire. Je me sentis partir rien qu'en écoutant sa voix grave, profonde, enivrante. Il enleva sa chemise devant mes yeux brillants de désir, puis il revint prendre mes lèvres, frottant lascivement son bas-ventre contre le mien. Je commençai à gémir sous cette torture. Si j'avais su il y a sept que le petit Servilus deviendrait un dieu du sexe, j'aurais sans doute été moins méchant. J'espérais que James ne nous regardait pas de là-haut. Mon dieu, après Draco je pensais à James! Un coup de langue sur mon érection me sortit de mes pensées. Quand est-ce qu'il m'a enlevé le peu de vêtements qu'il me restait ? Tant pis, je sentais sa bouche toujours aussi experte sur moi, aussi enivrante que l'alcool, aussi excitante que des montagnes russes. Il me prit entièrement dans sa bouche en me fixant de ses yeux noirs alors qu'il me menait à l'extase. Je hurlai son nom sans retenue et posai mes mains sur ses cuisses pour le faire remonter jusqu'à moi et l'embrasser. Je lui enlevai son pantalon et son boxer sans prendre de précaution. Je le voulais, je le voulais en moi maintenant.
Let me hear the
words of love
Despacito mi amor
Touch
me now
Las palabras de amor
Let
us share the words of love
For evermore
For
evermore
Comme s'il lisait dans mes pensées, il fit apparaître un préservatif que je déroulai sur son érection puis il la lubrifia d'un coup de baguette. Il vint se placer entre mes jambes, laissant pendre ses cheveux négligemment sur ma propre virilité qui se réveilla de nouveau à cette nouvelle sensation. Il me pénétra lentement, j'émis un grognement de frustration. Au diable la délicatesse, je voulais de la fougue, de la bestialité, je voulais qu'il me fasse oublier qu'il y a quelques heures encore je n'étais qu'une petite chose fragile. Il comprit et ressortit de moi pour me pénétrer avec plus de violence. Aucune douleur, juste un désir fulgurant, un éclair qui me traversa de part en part.
- Encore, encore Sev, encore, articulai-je difficilement.
Il recommença encore et encore, criant mon nom, criant son amour, ces mots d'amour qui me rendaient si heureux. Nous pleurâmes de plaisir, nos deux corps s'emboîtant à la perfection. Sa main se posa sur mon sexe, le caressant au même rythme que ses coups de reins de plus en plus forts. Plus rien ne comptait à part ce regard de braise qui semblait m'envelopper. Je me sentis de nouveau partir et je me déversai entre nos deux ventres en hurlant son nom. Il me rejoignit rapidement dans la volupté puis s'écroula sur moi. Je le pris dans mes bras, embrassant ses cheveux, son cou. Il roula sur le côté et se lova contre moi, la tête sur mon épaule, un bras sur mon torse, mêlant ses jambes avec les miennes. Encore couverts de sueur nous nous endormons tout les deux le sourire aux lèvres.
A suivre ...
