Entrant dans la salle de classe, je me dirigeais d'un pas sur vers ma chaise où je m'affalais en jetant mon sac à dos sur le bureau de bois, mon regard fixant droit devant moi d'un air dur et froid, un peu comme l'expression de Rivai habituellement. Mes amis me voient, et froncent les sourcils. Ils comprennent sans grand mal que je suis pas en forme. Pas que je sois fatigué à cause de mon entraînement, mais que je suis énervé, et dans ces moments, même Jean n'ose pas me faire chier, au lieu de ça, il essaye de me faire retrouver le sourire qui illumine mon visage au quotidiens, et qui font de moi ce que je suis. Mais bon, je suis un Jäger, et malheureusement, j'ai reçus de ma mère, en plus de la couleur de mes cheveux, mon caractère bien difficile à cerner entre mes moments de joie de vivre et mes colères dévastatrices. Mais il est rare de me voir énervé. Jusqu'à aujourd'hui, mes amis ne m'ont vu en colère que deux fois, et tous se souviennent et savent, que je suis pire que Rivai dans ses moments. C'est pourquoi ils viennent s'asseoir, et c'est Mikasa qui a le courage de me demander ce que j'ai.
« Rien.
-Eren, on voit bien qu'il y a quelque chose.
-J'ai rien.
-Eren.
-Putain je viens de vous dire que j'ai rien, foutez moi la paix enculé ! » M'emportais-je, faisant que tout le monde était tourné vers moi qui m'était levé et me dirigeais vers un endroit où j'étais sur d'être tranquille.
En ce moment, je suis énervé, contre moi mais aussi contre Rivai. Les raisons de cela ? Je l'ignore, et c'est ce qui fait que je suis si réactif. Si à fleur de peau. J'arrive sur le toit où j'ai réussis à accéder malgré moi, et balance mon sac contre un mur en rageant. Je savais que je n'aurais pas du crier, que j'aurais du rester calme, mais c'est impossible. Putain de caractère de merde. Faisant les cents pas en m'arrachant les cheveux, je ne vois pas Petra qui me fixe, ses bras croisaient sur sa poitrine, et un air sévère sur le visage. Je ne sais pas pourquoi elle est comme ça, mais elle aussi elle me gonfle. Et je sens que c'est l'heure des règlements de compte. Me stoppant, je lui lance un regard emplit de haine avant de commencer ma liste de reproche qui est relativement longue.
« Qu'est-ce que tu as à me fixer toi ?
-Parle moi autrement le gamin ! Siffla-t-elle, m'agaçant d'avantage.
-Le gamin il a ton âge salope.
-T'approche plus de Rivai. »
Je sens que je vais lui en coller une dans pas longtemps.
« Toi éloigne toi de lui ! C'est pas moi qui est tout le temps agrippé à son bras comme une putain de sangsue.
-D'où ça te regarde ! Et je pourrais en dire de même avec toi ! Ah, ils sont beau les entraînement hein ? »
Ouvrant grand les yeux, je la regardais me sourire, fier de son coup. Elle nous a vu hier. Elle est venu nous voir. Et c'est en partit pour ça que je suis énervé, c'est parce que hier, elle nous a vus, et a joué les jalouses devant moi et Rivai qui n'a rien fait pour me défendre.
Sans m'en rendre compte, et part colère, je me suis avancé vers elle, prêt à lui en coller une avant qu'un bras ne vienne entourer mon cou par derrière et ne me force à reculer. C'est là que Petra sembla pétrifiée et je compris pourquoi lorsque la voix de Rivai me parvint aux oreilles, me demandant de me calmer. Me libérant de sa prise, je me retournais vers lui, furieux.
« Que je me calme ?! Tu te souviens pas de ce qui c'est passé hier ? Dois-je te rappeler que hier elle m'a carrément rabaissé à l'état de merde ambulante et tu n'as rien fait !
-Et il a bien fait ! S'exclama Petra en souriant, venant se poster auprès de Rivai qui lui jeta un regard noir, déjà qu'il me trompe pour toi.
-QUOI ?!
-Ta gueule Petra !
-Tu sors avec elle ?! »
Rivai posa son regard sur moi et ce fut la goûte d'eau qui fit déborder le vase déjà trop plein. Les larmes ce sont misent à couler sur mes joues, alors que je tremblais de tout part, essayant de me retenir de ne pas lui sauter dessus.
Je vis Rivai se tourner vers Petra, et sans savoir pourquoi, il lui agrippa les cheveux, ce qui me surpris, et l'amena avec lui, me laissant seul ici.
Je ne comprenais pas trop ce qui ce passais, mais je crois bien que Rivai aussi à pété un câble. La raison m'est inconnu, mais quelque chose me dit que Petra y est très impliqué, c'est pourquoi je me lance à leur poursuite. Je les retrouve très vite dans un couloir désert, et Petra ne fait pas la fier.
« Je peux savoir c'est quoi cette comédie ? La leçon d'hier ne t'a pas suffit apparemment ?
-Comment as-tu pus ma laisser tomber pour ce gosse ? Regarde le, regarde moi !
-Justement je te regarde, et je vois qu'une salope gâté pourrie. »
Je n'avais jamais vu Rivai dans un tel état. Même moi j'avais peur. Je le vis s'approcher d'avantage d'elle.
« Ne t'avise plus jamais de le faire pleurer, c'est clair ? »
Petra fini par le bousculer et partir en courant, alors que Rivai ferma les yeux pour se calmer avant de les poser sur moi. Ni lui ni moi ne bougeâmes. Nous restâmes ainsi à nous regarder durant un long moment avant qu'il ne vienne pour me prendre dans ses bras. Je n'ai pas cherché à m'éloigner, me blottissant contre lui alors qu'il me murmura ces trois petit mot qui me fit fondre à tout jamais.
Les secondes, les minutes, les heures, les jours, les semaines, les mois passèrent, et aujourd'hui, ont est en vacances. Du moins, je dis vacance car, après, Rivai et moi entamons la tournée avec le cirque, et bien que ce soit le week-end, pour nous, c'est un peu comme des vacances.
Depuis que Rivai ma dit pour la première fois « Je t'aime », Petra ne nous a plus jamais fais chier. Elle se fait désormais toute petite dans la troupe à Rivai qui a intégré la mienne, étant donné que tout le lycée est au courant pour nous deux. Bon, on ne sais jamais embrassé, mais bon, est-ce vraiment un problème ? Je ne pense pas. Il nous faut du temps, à tout les deux. Donc on ce contente de bisous sur la joue, sur le front, dans le cou, des câlins et des paroles. Et ça nous suffit, pour le moment. Ont est bien ainsi. Ça nous vas. On ne s'en plain pas.
Aujourd'hui, je vais chez Rivai. D'un car après on part directe au cirque pour la tournée, et de deux car il souhaitait m'inviter, et vu que je vis seul, je n'ai pas refusé. C'est pourquoi je suis devant sa porte, avec lui qui l'ouvre, et que je découvre les lieux vraiment très propre. Je ne peux m'empêcher de rire en retrouvant le côté maniaque de Rivi qui, pour me punir, me donne une claque derrière la tête en m'ordonnant d'enlever mes chaussures. J'obéis en me calmant, et le suis dans sa chambre que je découvre et qui est à son image, simple mais jolie. On range mes affaires, avant qu'une voix grave ne me parvienne aux oreilles. Je savais que Rivai était aussi orphelin mais qu'il avait été adopté étant gosse. Mais je ne m'attendais pas à ce que son tuteur soit le directeur du lycée M. Smith !
Je suis planté sur place, les yeux aussi gros que des soucoupes alors que Erwin rit de bon cœur et que Rivai sourit. Je me retourne d'ailleurs vers lui et lui lance un regard noir ce qui le fait ricaner. Jamais je n'aurais pensé que M. Smith soit le tuteur de Rivai. Jamais. Ce n'est qu'une fois la surprise passé que l'on ce décide à aller au salon où l'on s'assoit sur le canapé. Je regarde autour de moi, admirant les lieux comme si c'était un château, alors que Rivai vient me placer entre ses jambes, contre lui, dans une position semi allongé, afin de laisser un minimum de place à son tuteur qui nous regarde avec une regard tendre, heureux pour nous visiblement.
« Je t'avais dit quoi Rivai ?
-Ta gueule Erwin.
-Ton langage ! »
Et moi j'explose rire. Tout simplement.
