Retour à Roswell
Suite de : Un si douloureux secret
Résumé des parties précédentes : Sept ans ont passé depuis que Liz et Michael ont quitté Roswell. Ils se sont mariés et sont les parents d'un petit Jordan, portrait craché de son père. Liz a fini par devenir styliste, par hasard et Michael a fini dans les forces de l'ordre. Jordan a déjà des pouvoirs, tout comme Liz. Dans le cas de la jeune femme, ils sont dû à son sauvetage par Max.
Un coup de téléphone des parents de Liz les rend nostalgique. Finalement, la famille décide de fare son grand retour à Roswell. De retour, elle prend sa mère à part pour lui dire qu'elle est enceinte.
Disclaimer : L'univers de Roswell ne m'appartient pas. Seul Jordan m'appartient (enfin façon de parler )
Mot de l'auteur : merci pour les reviews! Désolée pour l'attente. Voici la suite. J'espère qu'elle vous plaira.
Chapitre 3
Liz embrassa sa mère et lui souhaita bon voyage. Elle lui dit de lui téléphoner une fois arriver puis elle dit au revoir à son père. Michael lui prit la main et ils regardèrent l'avion décollé. Ils sourirent en voyant la mine ébahi de leur fils puis ils repartirent en direction du Crashdown. Tant que ses parents seraient partis, ils s'étaient mis d'accord pour vivre dans leur appartement, car cela était bien plus près pour ouvrir le Crashdown le matin et ensuite pour rentrer.
Ils arrivèrent à l'appartement. Michael ordonna à son fils d'aller prendre sa douche. Celui-ci y alla sans pour autant ne pas faire une moue contrariée. Liz se dirigea vers la cuisine et mit à réchauffer un plat congelé de hachis parmentier. Comme c'était leur première soirée seuls, elle n'avait pas prévu quelque chose d'extraordinaire et avait préféré faire dans la simplicité. Elle s'activait dans la cuisine, tout en sentant le regard de son mari sur elle. Elle allait mettre les verres sur la table quand la pièce se mit à tourner, ses forces la quittèrent et elle entendit comme de très loin les verres se briser eu contact du sol. La voix de Michael lui parvint déformée, comme à travers un brouillard et elle sentit qu'on la portait. Elle aurait voulu parler, mais aucun son ne sortait. On la déposait sur un lit quand les ténèbres se refermèrent complètement sur elle.
Michael sortit de la chambre anxieux. Il tomba sur son fils, tout propre dans son pyjama. Celui-ci était très pâle. Michael prit son fils dans les bras et l'emmena dans le salon où il le déposa sur le canapé. Le petit garçon, qui n'avait rien dit jusque là, ouvrit la bouche et parla d'une voix chevrotante :
- Qu'est-ce qu'elle a maman ?
- Elle est malade. Mais ne t'inquiète pas, elle va se reposer, faire un gros dodo, et après ça ira mieux.
- Elle va pas mourir hein ?
Michael enlaça son fils et le fit asseoir sur ses genoux.
- Bien sûr que non. Sinon, qu'est-ce qu'on ferait sans elle ? J'ai une idée, tu veux bien m'aider ?
- Oui
- Je vais aller ranger la cuisine et finir de préparer à manger. Et toi, tu vas aller dans la chambre et t'occuper de maman.
- Je fais quoi ?
- Tu lui fais un gros câlin. Tu sais, comme quand elle te rassure quand tu fais des cauchemars. Et si elle se réveille, tu viens prévenir papa. D'accord ?
- D'accord
Le petit garçon avait pris un ton solennel. Il fit un bisous sur la joue de son père et se dirigea vers la chambre de ses parents. Il s'allongea sur le grand lit et se colla à sa mère. Il lui caressa les cheveux tout en lui chantant une berceuse et en lui disant qu'il l'aimait, et que tout allait aller mieux.
Michael venait de finir de nettoyer le verre brisé. Il sortit le hachis du four avant que celui-ci ne brûle. Il s'appuya à l'évier et pensa à Liz. La dernière fois qu'elle avait eu un malaise ressemblant à celui-là, elle attendait Jordan. Et elle n'était pas resté aussi longtemps inconsciente. Il se reprit et alla chercher Jordan. Il le fit manger, mais lui n'avala rien. Il ne pouvait pas. L'angoisse lui nouait l'estomac et il n'aurait rien pu avaler. Il alla coucher son fils, qui insista pour aller dire bonne nuit à sa mère. Il le borda et le rassura sur l'état de santé de Liz. Mais en sortant il se rendit compte que la personne qu'il tentait de rassurer n'était pas le petit garçon, mais bien lui-même. Il se dirigea vers la chambre, se déshabilla et, en caleçon, se glissa sous les draps. Il prit Liz qui ne s'était toujours pas réveiller dans ses bras. Michael adorait la voir dormir, sauf en cet instant où chaque seconde de plus ne faisait qu'augmenter son angoisse. Il ne parvint pas à trouver le sommeil et parla à Liz, d'une voix douce. Il lui raconta comment ils s'étaient rapprocher, comment ils s'étaient aimés. Bref, il lui raconta leur histoire une bonne partie de la nuit. Puis, après avoir fini, il serra un peu plus sa femme et se tut, attendant simplement qu'elle se réveille.
Vers minuit, il sentit la jeune femme s'agiter. Il lui passa une main dans les cheveux et la vit ouvrir les yeux. Il ne dit rien, la laissant recouvrer lentement ses esprits. Elle était belle, et Michael se sentait soudain libérer d'un poids énorme. Elle le regarda et demanda d'une faible voix :
- Quelle heure est-il ?
- Un peu plus de minuit.
Elle se prit la tête entre les mains. Elle souffrait visiblement. Michael alluma la lampe de chevet et s'assit.
- Tu as mal à la tête ?
- Oui. Mais ça va passer.
- Quand comptais-tu me le dire ?
Liz ouvrit plus les yeux et regarda son mari, assis sur le bord du lit et lui tournant le dos. Elle baissa les yeux.
- Je n'avais pas vraiment de certitude. Je n'en ai été sure qu'avant-hier.
- Et tu as préféré attendre de faire ton premier malaise pour me mettre au courant ?
Liz se leva péniblement. L'attitude de son mari lui tapait sur les nerfs autant que le marteau piquer dans sa tête.
- Ca ne fait que deux jours que j'en suis sure !
- Tu aurais du m'en parler avant même d'avoir des certitudes !
- Michael ! Je n'ai pas besoin de tes réprimandes !
- Mes réprimandes ??!!
Michael se leva brusquement, fit le tour du lit, força Liz à s'asseoir sur le lit, puis vint s'agenouiller devant elle.
- Mes réprimandes ??!! Est-ce que tu sais à quel point j'ai eu peur quand tu étais enceinte de Jordan ? J'ai le droit d'être terrifié à l'idée qu'il puisse arriver quelque chose à ma femme, non ??!! Ce n'est pas que je ne sois pas heureux de cette nouvelle grossesse ! Mais ça me terrifie ! La première fois a été éprouvante ! Qui peut-me dire ce que va me réserver celle-là ?
Liz était émue par la franchise de son mari. Elle l'embrassa et quand elle recula, elle lu sur son visage une franche surprise.
- Je t'aime Michael.
- Je t'aime aussi Liz. Mais ça me fait peur. Comprends-moi. Depuis combien de temps es-tu enceinte ?
- Un mois et demi, peut-être deux.
- Heureusement que ta patronne t'a donné un congé illimité ! Car je crois qu'on a trouvé notre problème familiale !
Liz sourit à la remarque de son mari. Elle voulut se lever, mais la terre se mit à tourner. Michael la rattrapa et la fit s'allonger sur le lit.
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée que tu te lèves.
- Oui. Mais je ne vais rester tout le temps aliter !
- Reste ici. Je vais te chercher quelque chose pour ta migraine. Tu as faim ?
Liz posa une main sur son estomac qui gargouillait alors que son époux enfilait un pantalon. Quand Michael entendit le bruit, il fit un grand sourire et se dirigea vers la porte.
- Je vais prendre ça pour un oui.
Liz sourit et se laissa aller sur les oreillers. Plus que trois mois à tenir, après tout rentrera dans l'ordre. Elle était lasse, et sa migraine ne lui laissait pas de répit. Elle posa une main sur son ventre et sourit malgré elle.
- Maman ? Tu vas bien ?
Liz se redressa pour voir son fils debout dans l'embrasure de la porte. Il était encore à moitié endormi et se frottait les yeux avec ses points.
- Oui, je vais bien mon cœur. Allez, viens là !
Le petit garçon qui n'avait pas bougé jusque là se précipita vers le lit et monta dessus. Il rentra sous les couvertures et se colla à sa mère. Il la regardait de ses yeux verts émeraude, les mêmes que ceux de son père, et demanda d'une petite voix :
- Pourquoi tu es malade ?
- Oh, mon bonhomme !
Elle serra son fils plus fort contre elle et lui ébouriffa les cheveux. Elle voulut parler, mais son mari entra dans la pièce, un plateau dans les mains. Il déposa son fardeau à côté de Liz et regarda son fils :
- Alors crapule ! Tu devrais pas être couché et en train de dormir à cette heure ?
- J'ai entendu du bruit. Et j'ai vu que maman était réveillée.
- Oui, tu vois elle va mieux.
Michael jeta un regard à sa femme qui acquiesça de la tête. L'alien se retourna vers son fils et continua :
- Mais elle va encore être malade. En fait, elle est pas vraiment malade. Mais elle va être très fatiguée et il va falloir être sage avec elle.
- Pourquoi ?
- T'aimerais bien avoir un petit frère ou une petite sœur ?
Liz avait pris la parole et regardait son fils qui demanda :
- Pourquoi ? Je vais en avoir un ?
- Oui mon cœur. J'attends un bébé.
- C'est vrai, papa ?
Comme pour être sure, le petit garçon avait tourné la tête vers son père. Cette fois-ci, il était bien réveillé et ses yeux brillaient. Michael ne put s'empêcher de s'attendrir devant l'image de son fils.
- Et oui crapule, c'est vrai.
- C'est super ! Mais je veux une petite sœur ! Comme ça, je pourrai la protéger, comme tu le fais avec maman, papa. Et puis aussi, elle touchera pas à mes voitures !
Liz éclata de rire et fut aussitôt rejointe par son époux. Ils passèrent l'heure suivante à expliquer à leur fils comment ça aller se passer, où le bébé grandissait. Les choses de la vie, quoi ! Jordan fini par s'endormir dans les bras de sa mère. Michael le prit dans les bras et alla le coucher dans son lit. Puis il ramena le plateau à la cuisine et alla se coucher. Quand il entra dans la chambre, il vit que Liz s'était endormi. Il défit son pantalon et alla s'allonger à côté de celle qu'il aimait. Il lui caressa un instant les cheveux, l'embrassa sur le front et murmura :
- Je t'aime, Liz.
- Ecoutez ! Je suis en vacances ! Je ne suis pas venu à Roswell pour travailler ! Même si ce n'est l'affaire que d'une enquête ! … Jim !
Liz jeta un coup d'œil à son mari qui s'époumonait dans le combiné. Ils venaient de se lever depuis une heure, et le Crashdown était fermé. Ils avaient décidés que pour une journée, ça ne ferait pas de mal. Michael était au téléphone avec Jim Valenti qui voulait que l'extraterrestre l'aide dans une affaire de meurtre. Cela faisait un bon quart d'heure que les deux hommes se battait au téléphone. Liz se leva et se dirigea vers le salon où elle s'assit sur le canapé à côté de son fils qui visionnait une cassette de Walt Disney. Elle leva kes yeux quand elle sentit la présence de son mari. A son air, il avait accepté l'enquête. Elle lui dit simplement :
- Essaye de rentrer tôt.
Michael eu un air étonné et demanda :
- Comment fais-tu pour savoir que j'ai accepté ?
- Je ne suis pas ta femme pour rien Michael ! Ca fait sept ans que nous sommes ensemble, et je commence à te connaître.
- Où il va papa ?
Ils se tournèrent vers leur fils. Michael vint s'accroupir devant son fils.
- Ecoute crapule. Il y a un monsieur qui m'a aidé et aujourd'hui, c'est lui qui a besoin de mon aide.
- Tu vas travailler sur un monsieur qui est mort ?
- Oui. Je voudrais rester, mais je ne peux pas. Je ferai le plus vite possible.
- C'est pas grave. Mais attrapes le méchant.
- Promis crapule. (Michael se tourna vers Liz) Je suis désolé, amour. Je me dépêche mais fais attention à toi, te fatigues pas trop, et...
- Evites de t'énerver. Je sais Michael. Allez, fonces. Et évites d'aller trop vite et de mettre le mauvais bougre en prison !
- Bon j'y vais. Je t'aime. Toi aussi, fiston.
- Je t'aime aussi Michael.
Michael prit sa veste, son arme, sa plaque et ses clés et sortit. Liz regarda la fin du dessin animé avec son fils. Cinq minutes avant la fin, quelqu'un frappa en bas, à la porte du Crashdown. Liz se leva et descendit voir. Elle attrapa les clés et ouvrit la porte. Quand celle-ci fut ouverte, elle se figea et ne put prononcer un mot. En face d'elle, Max, Isabelle, Maria, Kyle et Alex n'en firent pas plus.
